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Communiqués du NPA...

  • 17 octobre : révolte générale !

    Le 13 octobre, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues du pays, démontrant, encore une fois,  la force de la mobilisation des jeunes, lycéenNEs et étudiantEs et la solidarité qui les entoure. Mais il faut aller encore plus loin si nous voulons gagner : le 17 octobre doit être le rendez-vous de toutes nos colères. 

    Le ministre de l’éducation espérait probablement que l’annonce du remplacement de 3000 professeurs suffirait à calmer la colère, mais ce n’est qu’un effet d’annonce et du “bricolage”. Loin des 10 milliards exigés par le mouvement et loin de répondre aux immenses besoins que met en lumière la mobilisation des lycéenNes. Aucune réponse sérieuse ne pourra venir de ce gouvernement, car sur le fond, ils refusent de remettre en cause les raisons de notre précarité : l’inégale répartition des richesses, entre celles et ceux qui ont tout et celles et ceux qui sont privés de tout.

    Le projet de budget est d’ailleurs un pas de plus dans l’austérité et viendra mettre encore plus à mal l’ensemble de nos services publics : écoles, universités, hôpitaux… Les lycéenNEs ne demandent d’ailleurs pas que des sous pour l’école publique : ils revendiquent le respect et la dignité, le droit à une avenir et la fin du tri social, dénonce les politiques racistes et les violences policières ! 

    Pour reprendre la main, tout en réprimant violemment les lycéenNEs, le gouvernement tente de diviser le mouvement en opposant les « casseurs » à celles et ceux qui manifestent avec des pancartes, en jouant sur des logiques racistes pour discréditer la révolte et justifier la répression. Laisser la division gagner ferait perdre le mouvement. Il faut au contraire assumer que nos luttes prennent des formes différentes et sont complémentaires. Nos combats ont un même ennemi : le capitalisme et les politiques des gouvernements à son service, qui détruisent nos vies et la planète. 

    Le 17 octobre doit nous servir à mettre toutes nos colères sur table, par la grève et dans la rue : lycéenNEs, étudiantEs, salariéEs, public, privé, paysanNEs, retraitéEs, chômeurEs… Faisons du 17 octobre une révolte générale !

  • Toustes ensemble ! Le 13 octobre, un pas vers la grève

    Après avoir rassemblé un demi-million de personnes dans la rue le mardi 6 octobre, la mobilisation lancée par les lycéenNEs contre les inégalités et pour leurs conditions de vie et d’étude se poursuit. Elle franchit un nouveau cap le 13 octobre : de plus en plus de secteurs entrent dans la grève, par solidarité avec la révolte de la jeunesse et contre la répression, mais aussi pour faire converger les luttes contre l’austérité et pour l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux.

    Au-delà de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, les appels à la grève du 13 octobre se multiplient. SUD Rail et FO Cheminots, SUD PTT, la CGT-Culture et SUD Culture, Solidaires Finances publiques et la CGT des missions locales appellent à cesser le travail, tout comme la CNT. La FSU étend son appel à la grève aux agentEs des collectivités territoriales et de la PJJ.

    L’UFSE-CGT appelle les agentEs de l’État à rejoindre les manifestations « par tout moyen, y compris la grève », la Fédération CGT des services publics couvre les territoriaux par un préavis courant jusqu’au 31 octobre, et FO Fonction publique appelle également à la mobilisation, dans le cadre d’un préavis courant jusqu’à fin décembre.

    Au niveau interprofessionnel, l’Union syndicale Solidaires veut faire de la journée un temps fort de convergence par la grève, tandis que la CGT, au niveau confédéral, appelle l’ensemble de ses organisations à se tenir aux côtés de la jeunesse et à être présentes dans les cortèges. Des unions départementales FO, CGT, FSU et Solidaires s’engagent aussi dans la mobilisation interprofessionnelle, parfois en appelant explicitement à la grève dans le public comme dans le privé.

    Une brèche est ouverte. Amplifier les manifestations, généraliser et reconduire la grève partout où c’est possible, multiplier les cadres d’auto-organisation (assemblées générales, coordinations, etc.) : voilà la meilleure réponse à la répression et aux tentatives de division.

    Toustes ensemble, nous pouvons renverser le rapport de force et rouvrir les possibles face à la fascisation et au rouleau compresseur capitaliste, à ses politiques antisociales, racistes et écocidaires.

  • Brésil : l’extrême droite progresse, la bataille continue...

    Le premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 4 octobre, a été marqué par une progression inquiétante de l’extrême droite.

    Avec 47,03 % des suffrages contre 45,16 % pour Lula, Flávio Bolsonaro arrive en tête du premier tour, avec plus de deux millions de voix d’avance. L’extrême droite progresse également au Parlement et dans les États : le parti de Bolsonaro obtient 121 sièges à la Chambre des députés (sur 513) et devient la première force au Sénat. Ces résultats confirment l’enracinement du bolsonarisme, quatre ans après la défaite de Jair Bolsonaro, aujourd’hui emprisonné pour sa participation à une tentative de coup d’État.

    La politique de conciliation entre les classes de Lula n’a pas répondu aux attentes populaires, alimentant un mécontentement que l’extrême droite a su exploiter en se présentant comme une force antisystème.

    Le projet du clan Bolsonaro s’appuie sur une alliance entre secteurs de la bourgeoisie, finance, agro-industrie, militaires et courants religieux ultraconservateurs. Il combine programme économique néolibéral et offensive réactionnaire contre les droits des travailleurEs, des femmes, des personnes LGBT+, les libertés démocratiques et l’environnement, notamment en Amazonie.

    L’enjeu dépasse largement le Brésil. Donald Trump, qui multiplie les ingérences en Amérique latine, trouverait avec Flávio Bolsonaro un allié de premier plan.

    Les premières réactions montrent que la société brésilienne n’est pas résignée. Le 7 octobre, des milliers de lycéenNEs et d’étudiantEs ont manifesté à Rio de Janeiro pour défendre l’éducation publique et les libertés démocratiques et revendiquer la fin de la semaine de six jours de travail.

    Dans ce contexte, le NPA-l’Anticapitaliste réaffirme sa solidarité avec les forces opposées au bolsonarisme et son soutien à la candidature de Lula, malgré nos désaccords.

    Les combats du peuple brésilien contre l’extrême droite, pour les droits sociaux, les libertés et l’indépendance face à l’impérialisme étasunien, sont aussi les nôtres.

  • État espagnol : solidarité avec la mobilisation pour le droit au logement !

    María del Carmen Abascal, connue sous le nom de Mari Carmen, est morte mercredi 7 octobre à Madrid, à 87 ans. Devenue un symbole de la lutte pour le droit au logement, elle avait, au cours des dix dernières années, fait échec à quatre tentatives d’expulsion. Depuis son lit d’hôpital, elle a adressé un ultime appel aux manifestantEs : « Battez-vous ! »

    Car depuis le 26 septembre, une mobilisation massive secoue l’État espagnol. L’expulsion de Mari Carmen et la répression contre les personnes venues la soutenir ont déclenché une colère qui s’est exprimée dans des manifestations de très grande ampleur le 3 octobre. La lutte avait déjà permis à Mari Carmen de retrouver son logement. Alors que les principaux syndicats appellent à la grève générale, le Premier ministre Pedro Sánchez (PSOE) a convoqué des élections législatives pour le 29 novembre, après l’échec de deux décrets-lois ne répondant que très partiellement aux revendications.

    Sánchez cherche à transformer cette mobilisation en soutien électoral à son gouvernement, en brandissant la menace réactionnaire. Mais huit ans de gouvernements PSOE-Podemos puis PSOE-Sumar n’ont pas mis fin à la spéculation : plus de 250 000 expulsions ont eu lieu pendant cette période. Le logement reste une source d’enrichissement pour les fonds d’investissement et les propriétaires rentiers. Face à la montée de la droite et de l’extrême droite, cette gestion social-libérale est une impasse. Le droit au logement exige de s’attaquer aux intérêts des profiteurs.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien à cette mobilisation et à nos camarades d’Anticapitalistas. Construire la grève générale, renforcer l’organisation populaire et imposer les revendications du mouvement social sont essentiels pour faire reculer les politiques antisociales et l’extrême droite. Cette dynamique peut aussi ouvrir la voie à des candidatures unitaires de rupture, comme Adelante Andalucía. Quel que soit le résultat des élections, les structures construites dans la lutte doivent permettre de poursuivre et d’amplifier la mobilisation.

  • Le RN au Sénat : la notabilisation en marche...

    Avec la constitution inédite d’un groupe au Sénat, le RN se réjouit d’une victoire institutionnelle : la notabilisation après la « dédiabolisation » ?

    Un groupe, ce sont des financements, des collaborateurs (autant de futurs cadres à placer), des questions au gouvernement, des journées parlementaires pour dérouler le programme, des commissions d’enquête, une présence dans les commissions mixtes paritaires, un poste de secrétaire au bureau du Sénat, voire — ils en rêvent déjà — une vice-présidence ! 

    Tractations

    Les élections ont ouvert une semaine de tractations pour les instances. Le président du groupe LR s’interroge sur « quelques collègues » : il ignore « dans quel groupe ils siègent ». Plusieurs pourraient rompre le « cordon sanitaire ». Aymeric Durox, sénateur RN déjà en place, annonce sur Radio Courtoisie de possibles ralliements : « Surveillez bien l’actualité dans les jours qui viennent […] il y aura d’autres patriotes qui vont nous rejoindre. » L’actualité, ce fut plutôt que Jordan Bardella — premier ministrable, qui prépare un budget 2027 respectable pour séduire une droite en perte de repères — parlait, à 17 ans, comme Soral. Qui l’aurait cru ?

    Une droite fragilisée, mais pas siphonnée

    L’un des enjeux pour le RN portait sur la fragilisation de la droite. Or LR limite la casse : l’UDR voit ses espoirs déçus et reste le petit satellite d’union des droites du RN. Sa stratégie revient plutôt à construire des ponts en attendant une nouvelle génération plus encline à s’allier ouvertement pour bâtir une majorité. Mais si LR échappe au siphonnage, c’est en reprenant les idées du RN… L’assurance du groupe LR que « la majorité sénatoriale ne bougera pas » n’a donc rien de rassurant. 

    Un ancrage territorial en progression

    La forte progression du RN par rapport aux sénatoriales de 2020 était attendue. Elle reflète sa poussée aux dernières municipales, et un peu plus. Bénéficiant des scrutins à la proportionnelle dans les départements les plus peuplés, le RN et l’UDR font élire leurs sénateurs dans ceux où ils comptent le plus d’élus communaux, exception faite de la Seine-Maritime et, dans une moindre mesure, de l’Hérault. Partout, ils dépassent largement leur socle de grands électeurs étiquetés, grâce à une assise d’élus non encartés mais sympathisants et au travail local de certains cadres en direction des communes rurales : c’est ce qui explique la percée en Seine-Maritime, comme en Gironde. 

    Une victoire à ne pas sous-estimer

    Cette petite victoire sénatoriale n’est pas la marche inéluctable vers le pouvoir que claironne le RN. Mais il compte bien en tirer parti : la présidente du groupe a été nommée responsable des parrainages pour la présidentielle. Notabilisation n’est pas construction d’une organisation de masse, mais pour gagner des élections, cela compte. Et cet ancrage territorial offre des points d’appui pour une éventuelle politique de gouvernement. « L’affaire Bardella » ne freinera cette notabilisation que si elle ne retombe pas comme un buzz médiatique vite oublié. 

    Commission nationale antifasciste

  • Après le 6 octobre, toujours plus de raisons de se mobiliser !

    Après deux semaines de mobilisation des lycéennes et des lycéens, la mobilisation du 6 octobre a été une réussite. Près de 500 000 personnes, jeunes, salariéEs, parents, venus en soutien et en protection à l’appel des syndicats, ont participé aux nombreuses manifestations qui ont eu lieu partout en France.

    En totalisant les lycées fermés administrativement par le ministère et ceux qui ont été bloqués, 1800 lycées, soit près de la moitié des lycées du territoire, ont été dans le mouvement. Dans le 93 ou à Paris, certains collèges les ont rejoints dans la lutte, ainsi que des enseignants du secondaire ou de l’enseignement supérieur. 

    Le mouvement s’est désormais largement développé dans les universités : plus de 50 sites universitaires sont aussi bloqués ou fermés. Avec les mêmes revendications : refus de la politique d’austérité à l’École, rejet des réformes Blanquer et suppression de Parcoursup, exigence de conditions d’études moins aliénantes et fin du 8h-18h. Mais aussi la détestation de l’extrême droite, des violences policières et du racisme, du capitalisme, et des violences sexuelles.

    Ce sont eux les casseurs

    Et pour quelle réponse ? D’abord une répression d’une brutalité inouïe, assumée par Lecornu, Nuñez et ce gouvernement de casseurs, qui a déjà fait plusieurs dizaines de blessés, dont de très graves. Puis le gouvernement a tenté de décrédibiliser le mouvement des jeunes en les accusant d’être manipulés par “la FI et ses proxy d’ultragauche”, mais aussi en rejetant la responsabilité des violences sur les parents. Ces derniers, comme les enseignantEs, ont pris leurs responsabilités et ont accompagné les jeunes.

    Le gouvernement concède un peu de saupoudrage avec la plate-forme ouverte par le ministre de l’Éducation nationale… qui sera bien vite fermée et oubliée. Enfin, pour gagner un peu de temps, “un temps de démocratie interne”, selon Sébastien Lecornu. Impossible, en effet, pour ce gouvernement, qui deale avec des investisseurs les taux d’intérêts de la dette, de répondre en quelques semaines à 20 ans de désengagement financier dans l’éducation et l’enseignement supérieur et à 10 ans de casse des services publics. Quant à la suppression de Parcoursup, elle n’est pas à l’ordre du jour, le gouvernement refusant d’ouvrir les places nécessaires à l’accueil des jeunes des classes populaires à l’université.

    La démocratie, elle est devant les lycées, les facs et les boîtes

    La vraie démocratie, elle est dans la rue, dans les assemblées générales de lycéens et celles des personnels mobiliséEs. Ce mouvement sait s’organiser, discuter, décider et ne se laissera pas imposer son emploi du temps par le pouvoir, au gré des fermetures administratives et des suspensions de cours.

    La question clé pour le monde du travail est celle de rejoindre, par la grève, le mouvement lycéen. C’est ce que les personnels d’éducation et d’autres salariéEs ont commencé à faire ce 6 octobre et continueront dans les jours qui viennent, en solidarité avec les jeunes et pour leurs revendications. 

    Dès le 8 octobre, nous serons dans la rue avec les jeunes, pour leur avenir, pour notre avenir. D’autres dates sont à construire : journées de grève mais aussi journées de manifestation le week-end pour mobiliser très largement.

    Face à l’austérité, à la répression et au racisme, étendre la grève et les luttes permettra de construire un grand “Tous ensemble” contre Macron, Le Pen et leur monde.

  • Révolte lycéenne : halte à la répression...

    Depuis deux semaines, nous assistons à la mobilisation lycéenne la plus importante de ces dernières années. Portée par son caractère massif et son soutien au-delà des seulEs lycéenNEs, elle résiste à une répression policière extrême contre des personnes mineures.

    Tout part le 21 septembre dernier du lycée Saint-Exupéry à Créteil (94). Élèves et personnels se rassemblent pour demander plus de moyens pour l’éducation. Une semaine après, plus de 400 lycées sont bloqués, puis plus de 700, lors de la journée d’action du 2 octobre. Le 6 octobre, la mobilisation franchit un nouveau cap : plus de la moitié des lycées sont bloqués ou fermés pour la journée. Les manifestations rassemblent près d’un demi-million de personnes dans tout le pays. EnseignantEs, étudiantEs, parents et salariéEs d’autres secteurs rejoignent les lycéenNEs, élargissant la mobilisation.

    Le mouvement est marqué par son caractère massif et radical : il lie habilement la baisse des moyens consacrés aux conditions d’étude à l’augmentation des budgets militaires, et se positionne souvent en solidarité avec la Palestine. Ses méthodes sont le blocage des lycées, la jonction avec les établissements alentour et, depuis peu, avec les universités, et parfois la manifestation sauvage devant les mairies, ­préfectures et rectorats.

    Des budgets d’austérité en cause

    L’alerte avait pourtant été donnée dès le début de l’année 2026. Après les annonces de fermetures de classes, d’options ou de suppressions de postes par les rectorats en février, des mobilisations avaient éclaté, se concentrant notamment dans les Bouches-du-Rhône.

    ProfesseurEs, assistantEs d’éducation, psychologues ou infirmières scolaires, moyens matériels… tout vient à manquer en cette rentrée 2026, et le nombre d’élèves par classe est de plus en plus important.

    Les lycéenNEs mobiliséEs affirment clairement que la baisse des budgets alloués à l’éducation est à l’origine des difficultés qu’ils subissent durant leurs études, en empirant la situation de nombreux établissements déjà délabrés. En cette période de débat budgétaire où le gouvernement prévoit encore de demander des efforts aux mêmes catégories de la population, l’exaspération générale ne pouvait se traduire que par un éclatement de la colère. Elle vient cette fois des lycées, et a vocation à s’étendre jusqu’au 17 octobre tant que le gouvernement persiste dans cette voie.

    Une répression raciste et classiste de l’État

    Face à ces mobilisations légitimes après des décennies de coupes dans le budget de l’éducation, le pouvoir répond comme d’habitude par la seule force policière et la fermeture préventive des établissements concernés. 5 060 jeunes ont déjà subi une garde à vue en 10 jours. Des centaines d’élèves ont été blesséEs dans une fuite en avant répressive inédite contre des personnes mineures en France. Celle-ci ne vise pas aveuglément : elle touche principalement les classes populaires et les personnes racisées, victimes du racisme et du classisme systémiques de l’institution policière gangrénée par les idées d’extrême droite. Elle renforce en retour l’autodéfense des jeunes, parfois épauléEs par des adultes de leur entourage venuEs s’interposer. Des groupes fascisants s’invitent par endroits pour débloquer, mais sont vite repoussés.

    Un mouvement qui a vocation à s’élargir !

    Deux semaines après, des appels émergent de plusieurs organisations pour soutenir les luttes lycéennes : syndicats étudiants, de travailleurs de l’éducation, fédérations de parents d’élèves… même les plus modérées ne peuvent que constater la légitimité des revendications exprimées et la disproportion de la réponse policière. Le mouvement tend à s’étendre pour exiger des conditions d’enseignement dignes, de l’argent pour les services publics et la fin des violences policières.

    Suppression de la sélection à l’université et de Parcoursup, liberté syndicale et droit de grève au lycée : toutes ces revendications doivent être mises en œuvre rapidement avant une politique d’investissements massifs dans l’enseignement public et la rénovation des établissements. Au-delà, c’est toute une vision de l’éducation et le rapport à la jeunesse de cette société qu’il faudra repenser, comme avec la mise en place de l’autogestion dans les lycées.

    Jeunesses Anticapitalistes

  • Budgets 2027 : sabrer nos droits pour préserver les profits...

    Le projet de budget de l'État (PLF) et de la Sécurité sociale (PLFSS) présentés jeudi 1er octobre en Conseil des ministres prévoient 43 milliards d’euros d'austérité supplémentaire, portant à 54 milliards les réductions de dépenses publiques imposées en 2027 en tenant compte des mesures déjà engagées.Derrière le discours de « l'effort partagé », le gouvernement Lecornu poursuit la politique du président des riches : faire payer la crise aux classes populaires pour préserver les profits.

    Hormis la bourgeoisie, personne n'est épargné : désindexation des pensions dès 1 260 euros, gel des APL, de la prime d'activité et de prestations familiales, nouveaux déremboursements, attaques contre les accidentéEs du travail, hôpitaux au régime sec. Les budgets de l'éducation, des collectivités et de la lutte climatique sont rabotés.

    Pendant ce temps, les 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises, niches fiscales et exonérations de cotisations sont pour l'essentiel maintenus. Et 6,4 milliards supplémentaires vont aux dépenses militaires. La dette publique et le déficit de la « Sécu » ne viennent pas de dépenses sociales excessives, mais de recettes sacrifiées pour le patronat.

    Rien qu'au deuxième trimestre 2026, les grandes entreprises françaises ont versé 61 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, tandis que le pouvoir d'achat recule pour la deuxième année consécutive.

    Pour que l'argent public serve les besoins de la population plutôt que les actionnaires, les affrontements parlementaires ne suffiront pas. En 2025, les 44 milliards de coupes du budget Bayrou avait provoqué la mobilisation Bloquons tout et la journée de grève du 18 septembre. Aujourd'hui, La jeunesse mobilisée pour les moyens d'étudier et un avenir sans précarité ouvre une brèche : élargissons-la par une mobilisation d'ensemble, dans la rue et par la grève, dès le 6 octobre !

  • Soutenons la lutte du peuple brésilien contre l’extrême droite !

    Dans quelques jours, l'Amérique latine pourrait voir se consolider les appétits de domination de la puissance étatsunienne. Donald Trump mène une politique offensive, d'ingérence sur le processus électoral brésilien, afin d'avoir un gouvernement de plus dans le continent, allié et soumis aux États-Unis.

    De fait, Trump et son administration se prévalent de plusieurs victoires en Amérique latine et dans la Caraïbe, depuis quelques mois, au Vénézuéla, au Pérou, en Colombie, au Chili notamment, alors qu’il accroît sa pression sur Cuba.

    Dans ce contexte, les élections au Brésil des 4 et 25 octobre prochains vont être déterminantes dans la confirmation ou le frein mis aux avancées de l’impérialisme des États-Unis dans le continent et des attaques en cours contre tous les droits fondamentaux. Une éventuelle victoire de Flavio Bolsonaro (fils de l’ex-président aujourd’hui incarcéré) face à Lula auraient aussi des conséquences délétères pour toute l’Amérique latine, et bien au-delà.

    La montée des droites extrêmes, la formation de gouvernements ultra-libéraux et ultra-conservateurs en guerre contre les libertés, les droits et les conditions de vie des travailleurs.euses, des femmes, des minorités ethniques ou sexuelles et des migrant.es, partout dans le monde est promue par Trump et ses soutiens milliardaires.

    Le clan Bolsonaro n’est pas seulement comptable de la politique de Jaïr Bolsonaro, principal responsable de l’effroyable bilan – des centaines de milliers de morts au Brésil - de sa politique lors du Covid, de l’effondrement des conditions de vie des populations pauvres du Brésil, de l’aggravation des destructions environnementales et d’une tentative de putsch après sa défaite contre Lula aux élections de 2022 qui l’ont conduit en prison. Ce mouvement, aujourd’hui incarné par son fils, annonce le pire pour le peuple brésilien, pour l’Amérique latine et pour la lutte contre le réchauffement climatique.

    S’il est élu, avec son parti et ses alliés (politiques, financiers, évangélistes, grands propriétaires terriens, militaires), il s’apprête à vendre aux Etats-Unis et aux multinationales une partie importante des ressources énergétiques et minières du Brésil, à accélérer la déforestation de l’Amazonie et à inverser la politique internationale de Lula qui représentait un certain contrepoids à la politique guerrière de Donald Trump.

    Nous, organisations politiques françaises soussignées, affirmons notre entière solidarité avec tous les partis, peuples autochtones et les mouvements sociaux qui, au Brésil, mènent la lutte contre le clan Bolsonaro, les extrêmes droites et la menace imminente qu’ils représentent. En ce sens, quelles que soient nos différences ou éventuels désaccords avec le gouvernement sortant, nous appuyons avec force la candidature de Lula et la coalition qu’il mène. Nous sommes conscient.es que le combat qu’ils et elles mènent au Brésil est lié à celui qu’en France nous menons et mènerons contre l’extrême droite et son monde, également inspirée et solidaire de Trump et de ses projets impérialistes.

    Partis signataires :

    Gauche Ecosocialiste (GES)

    Les Verts Populaires 

    NPA-L’Anticapitaliste 

    Réseau Ecosocialistes et Insoumis.es (RESI)

  • Organisons-nous pour un monde libéré de toutes les oppressions !

    Aujourd’hui, nous marchons pour la fermeture des abattoirs.

    Parce que les corps d’animaux non-humainEs y sont transformés en objets, en aliments, cachant les regards, les bonheurs, et surtout les peines et les souffrances derrière la mort et les emballages,

    Parce que les animaux sont soumis·es à une exploitation de leur corps comme marchandise, pour alimenter le capital des patrons de l’industrie agroalimentaire,

    Parce que la classe dominante tire également ses profits des travailleur·ses exploité·es à cette tâche de mise à mort, que personne ne souhaite faire, et qui est donc reléguée aux personnes déjà en situation de surexploitation : immigré·es, sans-papiers, précarisé·es…

    Parce que l’abattoir est le lieu où se croisent ces dominations, permises par le système capitaliste dans lequel nous vivons : si c’est un lieu de mort pour les animaux, c’est aussi une usine où les conditions de travail sont particulièrement aliénantes, usantes physiquement et sources d’extrêmes souffrances psychologiques,

    Parce que nous venons de traverser un épisode de chaleurs exceptionnelles, et que l’élevage est responsable d’au moins 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre qui conduisent au dérèglement climatique, sans parler de la déforestation et de l’accaparement des ressources en eau, en surface, etc.

    Le spécisme, organisé par la bourgeoisie, nous empêche de penser une écologie émancipatrice et populaire, ainsi qu’une société débarrassée de toutes les oppressions.

    De nos luttes maintenant dépend le monde de demain !

    Dans nos pays riches où notre alimentation et nos vêtements pourraient facilement ne pas nécessiter de produits d’origine animale, il est urgent de s’organiser collectivement, avec toutes les victimes du capitalisme, pour construire le rapport de force !

    Nous proposons un plan de lutte répondant aux intérêts des travailleurEs et des animaux non-humainEs exploitéEs :

    • fermeture immédiate des abattoirs sous le contrôle des travailleur·ses,
    • reconversion sans perte de salaire,
    • interdiction des élevages industriels,
    • démantèlement de l’industrie de la viande et des produits laitiers,
    • engagement d’un plan de végétalisation de la production alimentaire,
    • reconnaissance juridique des sanctuaires et refuges,
    • création d’un service public des métiers du soin aux animaux.