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Communiqués du NPA... - Page 2

  • Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à manifester pour la fermeture des abattoirs le 3 octobre...

    À l’appel de l’association L214, la marche pour la fermeture des abattoirs revient à Paris ce 3 octobre. Cette manifestation est l’un des rares cadres où peuvent à la fois :

    • s’exprimer des revendications sur la fin de l’exploitation des animaux ;
    • être mises en lumière les conditions de travail sordides que le capital fait subir aux travailleurEs qu’il charge de les abattre.

    L’industrie de l’exploitation animale, qui ne se limite pas aux abattoirs et inclut d’autres pratiques à abolir, telles que les usines de reproduction d’animaux, par exemple, est un rouage majeur de l’économie capitaliste.

    Aujourd’hui, l’exploitation animale est la cause de nombreux problèmes de santé et l’une des causes majeures du dérèglement climatique et de la déforestation. Elle participe au colonialisme et à l’impérialisme à travers le monde, tout en conduisant à la souffrance de centaines de milliers de travailleurEs et de paysanNEs et à la mort industrielle et de masse de milliards d’animaux. Les intérêts capitalistes passent avant tout.

    La loi Duplomb et la loi dite d’urgence agricole en sont des exemples récents : l’État et les lobbies ont une fois de plus avancé main dans la main pour autoriser la construction d’élevages toujours plus grands et la mise à mort d’un nombre croissant d’animaux, malgré l’importante mobilisation de notre classe pour les combattre.

    Les animaux ne sont pas des marchandises ! Pour en finir avec leur exploitation, le NPA-l’Anticapitaliste propose de toute urgence d’interdire l’élevage industriel, d’accompagner la reconversion sans perte de salaire des travailleurEs du secteur, sous leur contrôle, de démanteler l’industrie de la viande et des produits laitiers, d’engager un plan de végétalisation de la production alimentaire, de soutenir les sanctuaires et les refuges et de créer un service public des métiers du soin aux animaux.

    La fermeture des abattoirs devra être organisée et planifiée avec les travailleurEs du secteur. C’est pour toutes ces raisons que le NPA-l’Anticapitaliste appelle à marcher pour la fermeture des abattoirs et à manifester pour réclamer un changement de toute urgence de politique alimentaire.

    Rendez-vous ce samedi 3 octobre 2026 à 14 heures à Paris, place de la République.

  • Nuñez, Geffray, démission ! Ce sont eux, les casseurs.

    Les lycéenNEs se mobilisent, le gouvernement réprime. La situation dans l’Éducation nationale se dégrade depuis des années. Les gouvernements successifs et les différents ministres, Blanquer en tête, ont accéléré la casse. Le manque de moyens est de plus en plus insupportable. Quand il n’y a pas assez de chaises, que les plafonds s’effondrent, qu’il y a des rats et pas assez d’enseignantEs ni de personnels, on touche le fond. Et les lycéenNEs, qui subissent en plus la pression de la sélection et de Parcoursup, le savent bien. C’est pour cela qu’ils et elles se mobilisent et bloquent leur lycée : pour exiger des conditions d’éducation dignes !

    Un gouvernement qui répond par la répression

    Sans surprise, le gouvernement refuse de comprendre. Du côté de Geffray et du ministère de l’Éducation nationale, la seule réponse a été d’ouvrir une plateforme de concertation, avant de laisser le rôle central à Nuñez, son collègue de l’Intérieur, qui n’a eu d’autre réponse que d’envoyer la police pour réprimer les lycéenNEs mobiliséEs. Il s’était déjà fait la main lors du dernier mouvement sur les retraites quand il était préfet de Paris !

    Plusieurs tirs de grenades lacrymogènes et de LBD à la tête, des gaz, des passages à tabac, des centaines de gardes à vue : ce niveau de violence glaçant contre des enfants et des adolescentEs ne doit pas rester impuni. Un enfant a eu la bouche défoncée, un autre un œil crevé : jusqu’où cela ira-t-il ?

    Heureusement, la répression n’a pas intimidé les lycéenNEs, qui poursuivent et amplifient même leur mouvement, soutenuEs par des éluEs, des membres du personnel et des parents d’élèves qui s’organisent pour les défendre. Aujourd’hui encore, des centaines de lycées sont bloqués et le mouvement s’enracine et s'étend déjà à certaines universités.

    Tous ensemble en soutien aux lycéenNEs

    Des appels à développer le mouvement chez les étudiantEs se multiplient.

    Nous apportons tout notre soutien au mouvement, que nos jeunes camarades construisent. Nous appelons l’ensemble des forces sociales et politiques à soutenir ensemble la mobilisation lycéenne et à se retrouver très rapidement dans la rue contre la répression et les violences policières. Une date intersyndicale est d’ailleurs avancée pour le 6 octobre et la mobilisation doit être massive ! Car nous considérons comme légitimes tant leurs revendications que leurs actions. Ce qui est illégitime, c’est la réponse brutale de ce gouvernement.

    Le projet de budget de Lecornu annonce une poursuite de la casse des services publics, dont celui de l’Éducation nationale. Il vient même d’annoncer l’instauration, pour certaines filières gratuites jusque-là (BTS, classes prépas…), de frais d’inscription, ainsi que la baisse du nombre de fonctionnaires et le gel des APL… C’est une véritable provocation. 

    Nuñez et Geffray doivent donc partir, et avec eux le reste du gouvernement, tout aussi responsable de la casse sociale et de la répression.

  • Des tensions inédites sur l’eau...

    Les luttes pour l’eau se multiplient. Alors qu’une sécheresse sans précédent frappe la France et menace l’accès à l’eau, le gouvernement distribue des miettes aux agriculteurEs tout en multipliant les projets industriels qui accaparent cette ressource.

    Les différentes vagues de canicule depuis le printemps et les températures exceptionnelles pour le mois de septembre ont entraîné une sécheresse jamais vue en France. Des villes comme Ajaccio, Nice ou Paris ont connu un écart de plus d’un mois entre deux pluies de plus de 1 mm. De nombreux cours d’eau sont à sec en Bretagne, dans les Pyrénées et en Bourgogne, régions que l’on pensait protégées de la sécheresse. La Garonne et la Loire sont en situation de crise. Le résultat est, entre autres, que l’approvisionnement en eau potable est en tension pour 1,1 million de personnes. 93 départements sont concernés et 74 sont en situation de crise : cela entraîne des coupures d’eau, des restrictions d’arrosage des potagers individuels qui permettent aux plus précaires de se nourrir, et une pollution générée par l’acheminement d’eau en citerne ou la distribution d’eau en bouteilles.

    Des « miettes » pour les agriculteurEs

    Dans une France à + 4 °C, trajectoire sur laquelle nous sommes engagés, l’assèchement des sols s’intensifiera partout. Malgré un plan d’urgence présenté à grand bruit, que la Confédération paysanne qualifie de « miettes », le gouvernement ne compte pas aider de façon conséquente les agriculteurEs ayant souffert de la canicule et des incendies : le feu n’est pas considéré comme un aléa climatique ! En dehors des assurances individuelles, qui sont subventionnées par la PAC à travers une enveloppe n’indemnisant qu’au prorata de la production, la majorité d’entre elles et eux ne pourra compter que sur les aides débloquées par l’État, qui arrivent en général plusieurs mois après les dommages subis. On peut craindre dès cet automne des faillites parmi les exploitations les plus petites et une explosion des prix de la viande issue d’élevages en plein air (les éleveurs ayant dû acheminer du fourrage dès le mois de juillet pour compenser le manque d’herbe), mais également des fruits (certaines récoltes ayant été impossibles à exploiter, comme celles de pommes), des légumes et des céréales.

    Le choix du gaspillage

    Pourtant, alors qu’il faudrait décréter un état d’urgence de l’eau, avec des mesures drastiques contre le gaspillage, nous voyons s’accélérer la construction de data centers — il y en a déjà plus de 300 actuellement — avec le projet macronien « Choose France », qui prévoit la construction de plus de 400 data centers d’ici quatre ans, ainsi que des chantiers autoroutiers titanesques sur des zones humides et protégées et des coupes rases dans des secteurs forestiers faisant partie de parcs régionaux.

    La mobilisation peut paraître insuffisante au regard des drames : les manifestations du 26 septembre ont réuni 130 000 participantEs dans 227 villes. Cependant, des collectifs s’organisent contre ces différents projets dans tout le pays.

    Partout, des luttes pour l’eau

    Au niveau international, selon l’Organisation météorologique mondiale, 36 % de la superficie des bassins versants a enregistré en 2025 des débits inférieurs à la normale.

    Les luttes contre la surconsommation de l’eau par les géants de l’industrie du numérique et du BTP, contre les prélèvements massifs dans les rivières et les nappes phréatiques et les rejets d’eau chaude des data centers, et contre l’abattage par les grosses entreprises du bois des forêts qui entretiennent le cycle de l’eau, que ce soit en France, au Chili, en Espagne, en Inde, au Brésil ou aux États-Unis, sont en train de se multiplier. Ces luttes pour l’eau, et donc pour notre survie, remettent également en question le choix de la société dans laquelle nous voulons vivre.

    Commission nationale écologie

  • Stop pesticides, une urgence !

    Les pesticides tuent. Le 3 octobre prochain, des rassemblements et actions contre les pesticides auront lieu sur plusieurs continents. En France, nous convergerons à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure, pour bloquer le site de Syngenta.

    Nous participerons à une manifestation et à une fête paysanne, organisées par Cancer Colère, la Confédération paysanne, le CSVPO (Collectif de solidarité avec les victimes des pesticides de l’Ouest) et les Soulèvements de la Terre, et soutenues par des organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes et culturelles.

    Cette large convergence, emmenée par les victimes et les malades ainsi que par les paysanNEs venuEs avec leurs tracteurs, exigera la fin de la production des pesticides mortels. Malgré les menaces et les intimidations de la préfecture, nous serons présentEs ­massivement.

    Un gouvernement au service de l’agrochimie

    Faut-il encore expliquer pourquoi l’utilisation des pesticides doit être stoppée ? Visiblement, oui. 

    Le gouvernement Macron, avec Annie Genevard à l’Agriculture, épaulé par la droite sénatoriale emmenée par Duplomb, la FNSEA et la Coordination rurale, poursuit sur sa lancée, ignorant les plus de 2 millions de signatures contre la loi Duplomb, snobant l’opposition massive à sa politique du pire pour le vivant. Dernier épisode en date : la loi d’urgence agricole, adoptée en juillet, avec son lot de calamités, dont la réintroduction de deux insecticides néonicotinoïdes interdits en France.

    Syngenta, empoisonneur sans frontières

    Syngenta commercialise certains des pesticides les plus dangereux au monde (paraquat, thiaméthoxame, chlorothalonil, atrazine). Plusieurs sont interdits en Europe en raison de leur grande toxicité pour la santé, mais sont exportés dans des pays du Sud, notamment au Brésil, en Inde ou au Kenya. Nous voulons mettre fin à cette économie d’exportation des poisons, véritable racisme environnemental.

    L’agrochimie sert aussi la guerre : l’agent Orange, herbicide produit par Monsanto et Dow, a ravagé le Vietnam ; aujourd’hui, l’armée israélienne épand des herbicides pour détruire les terres agricoles de Gaza. Les poisons de l’agro-industrie sont aussi des armes de l’impérialisme.

    Le cancer, une question politique

    La progression des cancers, y compris chez les plus jeunes, inquiète et mobilise la communauté scientifique au point que de nombreux médecins exigent l’arrêt de l’emploi des pesticides. Lymphome et myélome, mais aussi la maladie de Parkinson, sont reconnus comme maladies professionnelles liées aux pesticides. Des études suggèrent également un lien entre épandages et cancers pédiatriques.

    Les coupables ne sont ni les paysanNEs ni les salariéEs de l’industrie chimique, qui, avec les salariéEs agricoles, en sont les premières victimes. De nombreuses communes voient leur eau déclarée non conforme à cause des pesticides. L’ensemble de la population est aussi touché par la pollution des sols, de l’eau, de l’air et des aliments. La question posée est bien celle de la rupture avec l’agrochimie, inséparable de l’agriculture industrielle. Il faut imposer la réorientation des subventions englouties dans les entreprises de l’agro-industrie vers les pratiques agroécologiques respectueuses de notre santé, des sols et de la biodiversité, ainsi que l’accompagnement des agriculteurEs dans cette transformation. Nos exigences sont fortes, notre colère aussi !

    « Pesticides, Syngenta, ni ici ni ailleurs ! »

    Nous serons des milliers, le 3 octobre, à travers le monde, à constituer des cortèges festifs et revendicatifs, « pour rallier les luttes paysannes, écologistes, décoloniales et pour la santé des travailleurEs de la terre et des victimes du colonialisme chimique », comme le proclame l’appel des organisateurEs de l’évènement.

    Commission nationale écologie

  • Coups, tir au visage, arrestations et lacrymos : solidarité avec les lycéenNEs répriméEs

    Depuis plusieurs jours, des lycéenNEs de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de toute la France se mobilisent et bloquent leurs lycées pour protester contre leurs conditions d’études indignes et le manque de moyens dans leurs établissements.

    Le pouvoir n'a répondu à la colère de la jeunesse que par de très nombreuses violences policières : passages à tabac, tacles, lacrymos, déblocages brutaux et gardes à vue. La brutalité de ces violences n’est évidemment pas sans lien avec le fait que c’est en grande partie la jeunesse non blanche des quartiers populaires qui se mobilise.

    Ce matin, les lycéenNEs du lycée professionnel Château d’Épluches, à Saint-Ouen-l’Aumône, ont organisé un rassemblement devant leur établissement et ont fait face à un niveau de violence et de répression policière inédit. Une vidéo montre qu’un policier a tiré une grenade lacrymogène dans la mâchoire d’un lycéen, à moins de trois mètres : un tir présentant un risque mortel. Le jeune a dû être évacué aux urgences et nous n’avons actuellement pas d’information sur son état. Mais les policiers ne se sont pas arrêtés là : ils ont ensuite empêché une évacuation sereine des lycéenNEs, encore sous le choc de l’agression, et ont même placé un autre lycéen en garde à vue. 

    Notre solidarité et nos pensées vont au jeune lycéen qui a été violemment agressé et qui est toujours à l’hôpital. Nous pensons également à ses proches et à toustes ses camarades.

    À Grenoble, les jeunes du lycée Emmanuel-Mounier ont subi coups de matraque, gazage et arrestations. La jeunesse a raison de se révolter. Elle a raison d’exprimer sa colère face à un pouvoir qui détruit ses conditions d’études et son avenir.

    Cette colère est d’autant plus légitime que Lecornu s’apprête à imposer un budget de casse sociale en sabrant 54 milliards d’euros dans les dépenses de l’État. C’est par la rue, la grève et les blocages que salariéEs, étudiantEs et lycéenNEs pourront, dans l’unité, faire reculer le gouvernement.

    Notre solidarité va à l’ensemble des lycéenNEs en lutte qui ont subi des violences policières, des gardes à vue et de la répression alors qu’ils et elles se battent pour pouvoir étudier dignement.

    Nous dénonçons cette répression policière d’une violence scandaleuse contre des lycéenNEs et l’impunité dont elle bénéficie.

    Organisons partout la solidarité pour soutenir la mobilisation légitime des lycéenNEs et les protéger face à la police ! L’unité et le nombre sont notre force !

    Flics hors des lieux d’études ! Désarmons la police !

  • Bardella antisémite : qui aurait pu prédire ?

    Quelque jours après que le député Jean-Philippe Tanguy, numéro 2 du RN ait repris la devise nazie « le travail rend libre », Mediapart rapporte des propos de l’actuel président du RN, au début de sa carrière politique, qui témoignent d’un antisémitisme obsessionnel. Cela n’est une surprise que pour celles et ceux qui ont voulu donner du crédit à la politique de dédiabolisation du RN.

    L’antisémitisme structure en effet la vision du monde de l’extrême droite, y compris dans les discours de Marine Le Pen : opposition entre les « nationaux » et les « mondialistes », dénonciation des élites « apatrides » ou « cosmopolites » et fantasme d’un complot organisant l’immigration. Derrière le « grand remplacement » demeure le vieux mythe antisémite d’une puissance occulte travaillant à la domination du monde.

    Les premières cibles de l’extrême droite sont aujourd’hui les musulmanEs, les personnes noires et arabes, les Roms et les migrantEs. Mais le racisme est un système : une force politique fondée sur la pureté nationale portera toujours une menace contre l’ensemble des minorités. Toute stratégie qui oppose la lutte contre l’antisémitisme à celle contre l’islamophobie, la négrophobie ou le racisme anti-Roms est donc vouée à l’échec. 

    L’urgence est à la construction d’un large front antifasciste large. Contre la fascisation, contre l’extrême-droite et toutes les formes de racisme, organisons la solidarité et la riposte, dans les urnes mais aussi, sans attendre, par nos luttes. Le NPA-l'Anticapitaliste appelle notamment à renforcer la mobilisation nationale, à Orléans, les 24 et 25 octobre, alors que s’y tiendra le congrès du RN.

  • La température retombe, pas nos colères !

    Alerte, ça brûle ! Alors que sept limites planétaires sur neuf sont déjà franchies, les phénomènes climatiques s’intensifient et menacent la vie de millions de personnes. 

    Près d’un milliard de personnes vivront sur des côtes basses d’ici 2050. De petits États insulaires pourraient être en partie ou totalement submergés. Typhons, tornades, cyclones, coulées de boue, inondations, sécheresses… les catastrophes climatiques font des milliers de morts chaque année. La production alimentaire mondiale pourrait reculer jusqu’à 14 % d’ici 2050. Celles et ceux qui ont le moins pollué paieront le plus. Aux conséquences du colonialisme et du pillage des ressources, il faut ajouter le colonialisme chimique : les pays du Nord, dont ceux d’Europe, continuent de fabriquer des pesticides qu’ils interdisent sur leur territoire en raison de leur toxicité, mais qu’ils commercialisent dans les pays du Sud.

    La chaleur tue !

    Entre 1,5 et 2 °C de réchauffement, les étés meurtriers deviendraient la norme. Les habitantEs des quartiers populaires, les familles précaires, les personnes âgées, celles et ceux qui travaillent dehors ou dorment dans la rue en ont payé le prix fort. On imagine ce qu’il en serait avec un réchauffement de 2,5 °C, seuil qui pourrait être franchi selon le GIEC !

    Cette situation prévisible était annoncée, notamment par les rapports successifs du GIEC. Elle empirera si on ne stoppe pas les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, le gouvernement, si dur avec les mobilisations de défense de l’eau et des espaces naturels, est bien doux avec TotalEnergies, l’industrie chimique et l’agro-­industrie.

    La politique du gouvernement aggrave la crise 

    Face aux conséquences de l’été caniculaire, durant lequel pompiers, paysanNEs et soignantEs ont été en première ligne, l’objectif immédiat est clair : il faut imposer un plan d’urgence climatique avec des mesures pour la protection des salariéEs et de la population, avec des ­services publics pour le logement, la santé, la lutte contre les incendies, la restauration des forêts et des sols, la gratuité et le développement des transports en commun…

    Mais on ne peut pas s’adapter indéfiniment. Il faut prendre le mal à la racine : rompre avec l’agro-industrie au profit d’une agriculture paysanne et écologique, imposer une politique de sortie des énergies fossiles et l’interdiction de tout nouveau projet fossile, taxer les superprofits des entreprises des secteurs des énergies fossiles et de l’armement, instaurer un impôt climatique sur les plus gros patrimoines. Il faut aussi désarmer les criminels climatiques : exproprier TotalEnergies.

    Un automne des luttes

    L’appel du 26 septembre, signé par plus de 35 000 personnes et plus de 400 organisations, est bien plus qu’une manifestation pour le climat. Il s’inscrit dans la durée pour imposer les mesures d’urgence et la rupture avec les fossiles. Il vise la construction d’un mouvement par en bas, à partir d’assemblées locales qui se coordonneront pour décider de la suite de la mobilisation, avec d’ores et déjà un rendez-vous mi-novembre. L’appel exige des mesures qui mettent en lien les différents secteurs en lutte : services publics, pompiers, Gilets jaunes, quartiers populaires, paysanNEs… et qui leur permettent de converger contre le budget d’austérité et contre le gouvernement.

    Descendre dans la rue massivement, se coordonner, s’organiser, c’est aussi lutter contre l’extrême droite, qui se nourrit de nos défaites.

    Commission nationale écologie

  • Soutenir le NPA...

    Un lien :
    https://don.npa-lanticapitaliste.org/

    AIDEZ-NOUS A INTERVENIR DANS LA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE

    Lors d’une Conférence Nationale tenue en juin dernier, le NPA a décidé de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle. Il ne restera pas l’arme au pied pour autant. La construction d’un front social et politique antifasciste large est une nécessité impérieuse. Il doit permettre de mobiliser par en bas notre camp social afin de battre l’extrême-droite dans la rue comme dans les urnes, inverser la dynamique du rapport de force entre les classes et répondre aux urgences sociales et écologiques et démocratiques.

    Un tel front n’existe pas encore mais des points d’appui existent. Concernant les urnes, et malgré ses limites, la candidature de Jean-Luc Mélenchon est la seule à même de rassembler les votes des classes populaires, d’accéder au 2e tour et peut-être battre le RN. Concernant la rue, le chantier est immense et la campagne présidentielle pourrait être l’occasion de reconstruire une activité militante et unitaire de terrain à tous les niveaux.

    Tout en oeuvrant à la construction de ce front social et politique antifasciste, le NPA fera entendre sa propre voix, unitaire et révolutionnaire, durant la séquence de l’élection présidentielle. Face aux crises économiques, écologiques et démocratiques, face à l’impérialisme, au colonialisme et aux guerres actuelles et celles qui se préparent, il avancera ses propositions programmatiques qui s’inscrivent dans le manifeste pour une révolution éco-socialiste de la IVe Internationale.

     

    AIDEZ NOUS A OUVRIR UN NOUVEAU LIEU MILITANT

    Après 50 ans passés en tant que locataire, plusieurs occasions manquées et quelques péripéties, le NPA et son imprimerie Rotographie ont pu acquérir fin 2025 leur local historique de Montreuil. Dans la foulée et après plusieurs années de réflexion et d’études, les travaux de rénovation du rdc ont débuté en juillet dernier. Il s’agit de créer un lieu militant, combinant un nouveau local pour la librairie La Brèche et une salle polyvalente attenante. D’une capacité d’accueil d’environ 100 personnes et équipée d’un bar, sa vocation est accueillir divers types d’évènements politiques au-delà du NPA, qu’il soient publics ou non.

    Si nous en sommes là, c’est grâce à votre générosité en 2024 et 2025. Sauf aléas sérieux, ces travaux devraient se terminer avant Noël. Toutefois, l’ouverture d’un commerce et d’une salle aux normes ERP nécessite de faire les choses dans les règles : recours à un architecte et des bureaux d’études, réalisation des travaux par des professionnels, respect des normes avec les conséquences afférentes en terme de matériaux, de configuration des espaces, etc. Sans surprise, tout cela a un coût ! Aujourd’hui, plusieurs dizaines de milliers d’euros sont encore nécessaires afin boucler le budget !

     

    UN DOUBLE DÉFI COHERENT

    Intervenir dans la rue et dans les urnes dans le cadre de l’élection présidentielle, ouvrir un nouveau lieu militant tourné vers l’extérieur, voilà deux défis distincts mais cohérents. En nous soutenant financièrement, vous nous permettez de mettre en œuvre notre politique dans toutes ses dimensions, sur tous les terrains, mais aussi sur le court, le moyen et le long terme. En effet, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, les luttes ne se termineront pas au printemps 2027 et nous aurons toujours besoin d’un lieu pour échanger, débattre, s’organiser, acheter des livres et faire (aussi) la fête !

     

  • Le 15 et 29 septembre, mobilisons-nous pour des logements dignes et une Université ouverte à toutes et tous !

    Face à la crise qu’il a lui-même créé, le gouvernement s’attaque une nouvelle fois à la jeunesse, de plus en plus précarisée. Dès la rentrée , les Jeunesses Anticapitalistes seront présentes dans les facs et dans la rue pour organiser la riposte !  

    Selon les révélations des Echos au mois d'août, les inspections générales des finances et des affaires sociales ont publié un rapport en juin s’intitulant “Revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales”. Ce rapport, ayant pour objectif de baisser les dépenses , préconise “d’améliorer le caractère redistributif des APL versées aux étudiantes rattachées au foyer fiscal de leurs parents, en prenant en compte les ressources familiales”. En conséquence, ce serait 200 000 étudiants qui se verraient sans aides pour leur logement et 150 000 qui verrait cette dernière diminuer drastiquement. 

    Les étudiants étrangers ont été les premiers à être attaqués. Leurs  APL ont déjà été supprimées à partir du 1er juillet. Dans la continuité de la mesure au nom ironique ”Bienvenue en France”, le tri social et raciste orchestré par le gouvernement se met en place pour mettre la jeunesse au pas. Ces révélations sont une nouvelle attaque pour la jeunesse et notamment  les plus précaires. Sans cette aide, beaucoup seront dans l’obligation de rester au sein de foyer familial ou même de devoir arrêter leurs études, faute de moyens financiers. Pour d’autres, ces aides étaient un moyen de s’émanciper, voire d’échapper aux violences intra -familiales. 

    Ces attaques entrent dans un contexte plus large d’une dynamique de précarisation de la jeunesse. À chaque rentrée, c’est le même constat : des queues interminables pour les visites d’appartements  pour espérer avoir un toit décent, des propriétaires voyous qui louent des logements hors-normes de sécurité et des étudiants forcés d'accepter des loyers indécents pour des logements insalubres . Dans une France à Macron où 1 étudiant sur 2 ne mange pas à sa faim, c’est également 1 étudiant sur 2 qui est en situation de mal logement. Pour beaucoup, les vagues de chaleur et la canicule de cet été n’ont fait que révéler la situation des logements étudiants, tout autant difficile en hiver. Pour certains, les logements ont pu monter entre 30°C et 40°C. Sans clim ni ventilateur, les jeunes ont du faire preuve de créativité : couverture de survie, craies blanches ou blanc de Meudon sur les fenêtres pour gagner quelques degrés. 

    Face au projet austéritaire que nous prévoit le gouvernement, nous devons préparer la riposte dès la rentrée. Organisons nous dans nos facs le 15 et le 29 septembre !

    Pour : 

    - la rénovation et l’augmentation des logements CROUS 

    - le retour des APL pour les étudiants hors UE 

    - le maintien des APL pour les étudiants 

    - l’accueil de tous les étudiants étrangers 

    - une université libre et gratuite pour toutes et tous. 

    https://npa-lanticapitaliste.org/sites/default/files/rentree_15_et_29_septembre_2026_ja_02.pdf