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Communiqués du NPA... - Page 2

  • Pour Noahm, contre les violences LGBTIphobes : des prides politiques...

    Le meurtre de Noahm, agressé à Metz aux cris d’insultes homophobes, rappelle la persistance des violences LGBTIphobes. Alors que le caractère homophobe de l’agression n’a pas été retenu par le parquet, les marches des fiertés demeurent des moments essentiels de mobilisation.

    Samedi 30 mai, à Metz, Noahm est agressé violemment avant d’être déclaré en état de mort cérébrale trois jours plus tard. Les motifs de cette agression sont très vite connus. Sous les cris de « Sales pédés » et « Sales pédales », Noahm a été tué parce qu’il se maquillait et qu’il était considéré comme efféminé. Noahm a été tué parce qu’il était gay. Nous adressons toutes nos pensées à sa famille et à ses proches.

    Un climat LGBTIphobe

    Pourtant, le motif homophobe n’a pas été retenu par le parquet, ce qui constitue une nouvelle violence infligée à Noahm et à ses proches. La justice et, avec elle, toutes les institutions de l’État invisibilisent quotidiennement les violences LGBTIphobes. Par exemple, malgré leur caractère explicitement homophobe, des guets-apens ne sont pas reconnus comme tels par la justice.

    Le cas de Noahm est révélateur du climat LGBTIphobe ambiant. En 2025, SOS Homophobie a recensé 1 771 signalements LGBTphobes dont 186 agressions physiques. La montée de l’extrême droite et la banalisation de ses idées réactionnaires, notamment contre les personnes trans, alimentent un climat LGBTIphobe. À Lille, au Mans et à Maubeuge, des locaux d’association LGBTI ont été vandalisés par des groupes d’extrême droite.

    Contre l’homonationalisme

    Pourtant, l’extrême droite explique toujours que le danger pour les personnes LGBTI en France, c’est l’immigration. L’extrême droite présente les LGB (lesbiennes, gaies et bies) comme des personnes blanches victimes des populations racisées. Même si l’extrême droite est toujours aussi homophobe, elle prétend vouloir nous protéger et utilise nos luttes pour justifier son racisme. Son homonationalisme propose une intégration partielle des LGB blancs à la nation, tout en rejetant les personnes queer non blanches et les personnes trans. Ce sont bien ces dernières qui sont les plus précaires et les plus opprimées par la société. 

    Des prides politiques

    Face à cette violence LGBTIphobe et à toutes les autres, il est nécessaire de se mobiliser à l’occasion des différentes marches des fiertés. À Metz, samedi 13 juin, des centaines de personnes ont manifesté lors de la pride annuelle pour rappeler les combats à mener contre les attaques homophobes et transphobes.

    À Paris, la Pride des banlieues a eu lieu le samedi 6 juin dernier. Plusieurs milliers de personnes ont marché pour un logement digne, en particulier pour les personnes queers, sous des slogans antiracistes et pour la Palestine. Cette pride est un exemple, comme il en existe tant, montrant que les droits LGBTI, l’antiracisme et l’anticapitalisme peuvent et doivent aller de pair pour une véritable émancipation pour toutes et tous.

    Les prides doivent être des moments de lutte, de politisation de notre communauté et de mise en avant de nos revendications. L’extrême droite est et restera notre pire ennemie, continuons à nous mobiliser.

    Commission LGBTI du NPA

  • Du 18 au 25 juillet, les Rencontres internationales jeunes...

    Chaque été, les jeunes de la Quatrième Internationale organisent un camp politique d’une semaine : les Rencontres internationales jeunes (RIJ). Cette année, pour leur 41e édition, les RIJ auront lieu en Allemagne du 18 au 25 juillet.

    Une semaine de révolution

    Ce camp permet de se retrouver entre jeunes du monde entier pour discuter, se former, réfléchir à comment transformer la société vers un horizon écosocialiste. En bref, tisser des liens au-delà des frontières pour renverser le capitalisme.

    En Iran, en Palestine, au Liban, en Ukraine, au Venezuela, au Congo ou encore à Cuba, les attaques impérialistes se multiplient. Les grandes puissances détruisent, tuent et pillent toujours plus de territoires. Partout, l’extrême droite progresse et ses idées réactionnaires se propagent. Face à ces impérialismes, il est urgent de renforcer nos liens internationalistes et de travailler ensemble à une riposte antifasciste et anti-impérialiste.

    Un programme diversifié

    Au programme : discussions sur le renversement du capitalisme, conférences en plénière, ateliers, camping, jeux, soirées, rencontres, etc. Lors de cette semaine, nous aborderons les luttes antiracistes, le mouvement féministe, les stratégies antifascistes, le travail syndical et bien d’autres sujets. Mais surtout, nous échangerons sur nos expériences, nos luttes (avec un dispositif de traduction bien établi).

    Si tu viens, tu pourras en apprendre plus sur les luttes lycéennes en Belgique, le validisme à l’université, la solidarité avec le peuple kurde ou bien le mouvement transféministe en Argentine.

    Un camp autogéré

    Parce que nous ne voulons pas des oppressions et du capitalisme, parce que nous voulons construire la camaraderie au-delà des frontières, nous essayons de mettre en pratique nos principes : le camp est en autogestion. La nourriture, le nettoyage, notre sécurité collective, la tenue du bar… sont des tâches effectuées collectivement. C’est un petit aperçu de la façon dont nos vies pourraient s’organiser dans la société que nous cherchons à construire.

    Cela inclut également des temps et espaces en non-mixité pour les personnes racisées, pour les femmes et les personnes minorisées de genre et pour les personnes LGBTI, afin de garantir un lieu de discussions et de débat entre personnes subissant la même oppression.

    Des rencontres ouvertes à toustes

    Tu es jeune, tu te reconnais dans les idées anticapitalistes, militantE ou non, le camp est ouvert à toutes et tous, y compris si tu es simplement sympathisantE. Nous sommes hébergéEs directement sur le camp, les couchages se font en tente.

    Pour les personnes vivant en France, l’inscription est de 120 € (ce qui couvre les frais pour le camping, la nourriture et toute la logistique sur place), auxquels s’ajoutent les frais de transport. Mais l’argent ne doit pas être un problème : si tu as besoin d’aide pour payer, dis-le-nous au moment de ton inscription ! Des transports collectifs seront organisés, demande-nous pour en savoir plus.

    Pour s’inscrire, rendez-vous sur la page Instagram des Jeunesses anticapitalistes. Pour plus d’infos et de précisions, tu peux nous contacter par mail à l’adresse : jeunes@nouveaupartianticapitaliste.org

    Lien du formulaire d’inscription :
    https://framaforms.org/inscription-aux-rij-2026-1770849782

    Les Jeunesses anticapitalistes

  • Affaire Lyhanna : écouter les enfants, protéger les victimes...

    La mort de Lyhanna, 11 ans, a bouleversé le pays. Comme souvent après un drame d’une telle ampleur, le gouvernement répond par l’annonce de sanctions plus sévères. Darmanin évoque un durcissement des peines contre les auteurEs de crimes pédocriminels. Mais l’affaire Lyhanna montre justement les limites d’une réponse uniquement punitive.

    Car ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas l’absence de lois. C’est l’accumulation des alertes qui n’ont pas été traitées à temps. Le principal suspect avait déjà fait l’objet d’accusations de violences sexuelles sur mineure. Pourtant, plus de 9 mois après le dépôt de plainte, il n’avait toujours pas été entendu. Après le drame, le ministère de la Justice a ordonné le réexamen de 70 000 dossiers concernant des violences commises sur des mineurEs. Ce chiffre est vertigineux et montre que le problème n’est pas d’abord celui du niveau des peines, mais celui de la ­capacité des ­institutions à agir.

    Protéger les enfants plutôt qu’alourdir les peines

    La justice française est l’une des moins dotées d’Europe occidentale. La France compte seulement 11,3 juges professionnels pour 100 000 habitantEs, contre 17,6 en médiane européenne. La situation est encore plus dégradée pour les procureurEs : 3,2 pour 100 000 habitantEs, contre plus de 11 en moyenne européenne. Derrière ces chiffres, ce sont des enquêtes qui s’accumulent, des dossiers qui attendent, des signalements qui restent sans réponse pendant des mois.

    À chaque drame, le débat public se concentre sur les peines. Pourtant, une peine plus lourde n’aurait pas protégé Lyhanna si les alertes précédentes n’avaient déjà pas été traitées. Une sanction intervient après les faits. La protection des enfants exige avant tout des moyens pour enquêter, recueillir les signalements, entendre les victimes et agir rapidement.

    Mais l’affaire Lyhanna révèle aussi quelque chose de plus profond. Elle met en lumière la difficulté persistante de notre société à écouter la parole des enfants.

    Sortir de la culture de la domination

    Le combat pour les droits des enfants rejoint celui des femmes. Les féministes ont montré depuis longtemps que les violences les plus graves s’inscrivent dans un continuum de domination. Les violences sexuelles, les violences conjugales ou les féminicides ne surgissent pas du néant. Elles prennent racine dans des rapports sociaux où certaines personnes disposent d’un pouvoir sur d’autres.

    Cette logique concerne également les enfants. Historiquement, le patriarcat s’est construit autour du pouvoir du chef de famille sur son épouse et sur ses enfants. Les féministes parlent parfois du foyer comme du « berceau des dominations ». C’est souvent là que s’apprennent les rapports de pouvoir : qui décide, qui obéit, qui est cru et qui ne l’est pas.

    Les violences éducatives ordinaires participent de cette culture. Gifles, humiliations, menaces, chantages affectifs ou autoritarisme quotidien reposent tous sur une même idée : l’enfant doit obéir parce qu’il est enfant. Son ressenti, son refus ou sa parole passent après l’autorité de l’adulte. Personne n’accepterait pourtant qu’un adulte soit frappé ou humilié « pour son bien ».

    Le lien avec les violences faites aux femmes apparaît alors clairement. Dans les deux cas, la parole des victimes est souvent accueillie avec méfiance. Combien de femmes victimes de violences ont-elles entendu dire qu’elles exagéraient ? Combien d’enfants victimes de violences sexuelles ont-ils entendu qu’ils inventaient ou qu’ils avaient mal compris ?

    Pour une réponse globale

    Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène. La Ciivise estime qu’environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France. Dans l’immense majorité des cas, les auteurEs sont des hommes et les violences sont commises dans l’entourage proche ou familial. La pédocriminalité n’est pas une succession de faits divers isolés. C’est un phénomène social massif.

    C’est pourquoi de nombreuses organisations féministes et enfantistes réclament une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. L’idée est simple : sortir d’une approche centrée uniquement sur la répression pour construire une politique publique globale. Prévention, éducation, formation obligatoire des professionnelLEs, repérage précoce des violences, accompagnement des victimes, renforcement des moyens de la justice et de la protection de l’enfance. Il s’agit d’agir avant les drames plutôt qu’après.

    L’affaire Lyhanna pose une question fondamentale. Une société protège-t-elle réellement ses enfants lorsqu’elle ne les écoute qu’une fois morts ? Tant que la parole des enfants, comme celle des femmes, continuera d’être accueillie avec davantage de suspicion que de confiance, les violences continueront de prospérer. Les croire, leur donner les moyens d’être entenduEs et investir massivement dans leur protection : voilà l’urgence.

    Commission nationale d'intervention féministe

  • Parcoursup, un rouleau compresseur...

    Le mardi 2 juin, à 19 heures, les premiers résultats de Parcoursup sont tombés. Pour les 1 046 000 candidatEs inscritEs sur la plateforme, c’est le début de plusieurs longues semaines de stress, d’angoisse et d’incertitude quant à leur avenir. Cette année, ce sont un tiers des candidatEs qui n’ont reçu aucune réponse favorable.

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  • Solidarité avec la lutte du peuple bolivien !

    La Bolivie connaît son plus grand mouvement social depuis le début du millénaire.

    Frappée de plein fouet par des augmentations vertigineuses des prix, suite à la suppression des subventions pour les hydrocarbures, et par une contre-réforme agraire au profit des gros propriétaires terriens, la population multiplie depuis plus de 45 jours les blocages de routes, les grèves illimitées, les manifestations, les marches et les occupations.

    Le gouvernement de Rodrigo Paz répond par une répression sanglante, avec plus de 7 personnes tuées, et par une loi sur l’état d’exception accordant l’impunité à tous les militaires et policiers qui commettraient des exactions, tout en affirmant vouloir négocier !

    Paz bénéficie du soutien des dirigeants d'extrême droite latino-américains, de Milei en Argentine à Kast au Chili, ainsi que de celui de Trump. Mais il peut aussi compter sur l’appui de Machado, la principale figure de l’extrême droite du Venezuela.

    L'enjeu est important pour la région. Une défaite de Paz sera un encouragement pour les peuples latino-américains et un avertissement pour tous ceux qui croient balayer les mouvements sociaux à la tronçonneuse.

    Le NPA-l'Anticapitaliste appelle les organisations syndicales françaises, les partis de gauche et les organisations du mouvement social à exprimer ensemble notre solidarité avec le peuple bolivien. 

    Nous appelons à participer à toutes les mobilisations et initiatives unitaires, à l’image du rassemblement appelé ce mercredi 17 juin à 20 h à Paris. 

    Reprenant les revendications de la population bolivienne en lutte, nous disons :

    • Halte à la répression contre les travailleurEs, les paysanNEs et les peuples indigènes !

    • Libération des militantEs emprisonnéEs !

    • Retrait des réformes néolibérales !

    • Augmentation des salaires et maintien de la réforme agraire !

    Face à l’ingérence de Trump et de ses alliés d’extrême droite, solidarité avec les luttes du peuple bolivien !

  • Mondial 2026 : la coupe du capitalisme fascisant...

    La Coupe du monde 2026 s’ouvre ce jeudi 11 juin au Canada, au Mexique et surtout aux États-Unis de Trump. Présentée par la FIFA comme une célébration du football et du rapprochement entre les peuples, elle apparaît déjà comme une manifestation des maux du capitalisme contemporain, en voie de fascisation : racisme, restrictions des libertés, catastrophe écologique et marchandisation toujours plus poussée du sport le plus populaire de la planète.

    Le refoulement de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan est devenu le symbole de ce Mondial. Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains, il a été empêché d’entrer sur le territoire étasunien par la police de Trump et ne pourra pas officier. La FIFA a validé cette exclusion sans protester. Plusieurs membres de la délégation iranienne se sont vu refuser leur visa, le camp de base de l’Iran a dû être déplacé des États-Unis vers le Mexique, des équipes sont contrôlées sur le tarmac à leur arrivée, l’attaquant irakien Aymen Hussein a été retenu pendant des heures à son arrivée et de nombreux supporters, essentiellement africains, ont été empêchés de se rendre à la compétition. Derrière les discours sur l’universalité du football, cette Coupe du monde est déjà marquée par un racisme débridé.

    Des deux côtés de l’Atlantique, la même logique sécuritaire est à l’œuvre. Aux États-Unis, les supporters sont accueillis dans un climat de contrôles, de détentions arbitraires et de peur entretenue par les politiques racistes et anti-immigration de Trump. En France, plusieurs municipalités ont déjà annoncé avoir choisi de répondre aux aspirations populaires par des couvre-feux, comme à Toulouse ou à Clermont-Ferrand. On a vu le soir de la victoire du PSG à quoi mène cette logique répressive, qui accompagne partout la montée de l’autoritarisme et la fascisation du monde.

    Cette Coupe du monde sera également la plus polluante de l’histoire. Avec 48 équipes au lieu de 32, 104 matchs répartis sur trois pays et des déplacements aériens massifs, elle devrait générer près de 8 à 9 millions de tonnes de CO₂, soit près du double de l’édition 2022, qui était déjà un record. Les joueurs et les spectateurs vont parfois être exposés à des conditions de chaleur et d'humidité dangereuses. Dans le même temps, la FIFA espère battre tous ses records de revenus grâce à l’explosion du nombre de rencontres et à des billets vendus à des prix exorbitants — un véritable tri social par le ticket d’entrée.

    Cette Coupe du monde est en partie organisée aux États-Unis — où la politique de chasse aux immigréEs a atteint des sommets de violence sous le nouveau mandat de Trump, où les atteintes aux libertés démocratiques se multiplient et qui mènent une politique de guerres impérialistes — et au Mexique — marqué par « la guerre à la drogue » dont la population paye le prix fort avec plus de 400 000 mortEs et 100 000 disparuEs au cours des vingt dernières années.

    Cette compétition révèle jusqu’à la caricature ce que devient le sport sous le capitalisme. Pour notre part, nous continuerons à défendre un football populaire, accessible à toutes et tous, contre le racisme, l’autoritarisme et la marchandisation du monde.

  • En finir avec l’exploitation des animaux : une approche programmatique...

    Depuis son dernier congrès, le NPA-A reconnaît la sentience1 des animaux humains et non-humains, et appuie les réformes visant à abolir ou limiter l’exploitation animale pour le divertissement, l’alimentation, la recherche, les vêtements ou le commerce d’animaux de compagnie. Nous proposons ici l’esquisse d’un tel programme.

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  • À Montreuil, l’extrême droite cible des enfants et le ministre suit...

    En relayant sans vérification une campagne de désinformation lancée par l’extrême droite contre une école maternelle de Montreuil, le ministre de l’Éducation nationale a contribué à exposer des enfants, leurs familles et des personnels éducatifs à une vague de haine. Alors que l’extrême droite multiplie les offensives contre l’école publique, l’égalité et les valeurs d’émancipation, le gouvernement choisit une nouvelle fois de lui servir de caisse de résonance. Le NPA-l’Anticapitaliste s’associe nationalement au communiqué du comité de Montreuil, apporte son soutien aux personnes visées et dénonce une dérive particulièrement grave lorsqu’elle met en danger des enfants.

    L’extrême droite prend pour cible des enfants de maternelle et le ministre lui emboîte le pas. Il doit démissionner.

    Depuis hier, une vidéo sortie de son contexte, issue de la fête de fin d’année d’une école de Montreuil, circule massivement sur les réseaux sociaux. La séquence diffusée ne constitue en réalité qu’une très brève introduction du spectacle.

    Ce spectacle évoque la guerre du Vietnam et le mouvement pacifiste qui s’y est opposé avec l’intention de promouvoir le pacifisme et le devoir de mémoire. La scénette débute par l’apparition d’enfants en tee-shirts de camouflage qu’ils et elles enlèvent rapidement pour faire apparaître le symbole « Peace and love ». Ce message a été compris immédiatement par tous les parents.

    Nous sommes particulièrement choqué·es que des enfants de maternelle, leurs familles et des personnels éducatifs soient ainsi livré·es à la haine et exposé·es sur les réseaux sociaux. L’extrême droite et ses réseaux sociaux n’en sont pas à leur coup d’essai pour tronquer des images, inverser les intentions des enseignant·es et stigmatiser une fois de plus des enfants, des enseignant·es et la population de Montreuil.

    Nous sommes aussi choqué·es que le ministre de l’Éducation nationale ait relayé cette campagne de l’extrême droite sans aucune vérification préalable auprès des enseignant·es et ait même diligenté une enquête administrative et promis des sanctions. C’est une nouvelle preuve que ce gouvernement préfère se ranger du côté de l’extrême droite plutôt que de s’attaquer à la violence systémique faite aux enfants.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien à l’équipe éducative, aux enfants, aux familles et à l’ensemble de la communauté scolaire et éducative de cette école maternelle.

    Nous dénonçons les manipulations de l’extrême droite qui affichent les visages d’enfants de maternelle et les mettent en danger pour nourrir leurs campagnes de haine.

    Nous demandons également que cessent immédiatement la diffusion des images et ce harcèlement et que les personnes visées soient protégées.

    Face aux tentatives de division et de stigmatisation, nous continuerons à défendre une école publique émancipatrice, la protection des enfants et les valeurs de paix, de solidarité et d’inclusivité.

    Nous exigeons la démission d’Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, qui a failli dans sa mission de protection des enfants et des personnels. Circonstance aggravante, lorsqu’il s’agit d’enfants de maternelle dont les visages ont été montrés. En préférant suivre l’agenda de l’extrême droite, il contribue à sa stratégie de violentisation ethno-raciale de la société et lui sert de marchepied pour accéder au pouvoir.

  • La France empoisonne ses paysannEs, ses habitantEs et ses écosystèmes pour les actionnaires...

    Présentée comme une réponse à la crise agricole, la loi adoptée le 2 juin par l’Assemblée nationale poursuit en réalité la même logique productiviste que les gouvernements précédents. Pesticides, mégabassines, élevage industriel : au nom de la compétitivité, le vivant et les intérêts des paysannEs sont sacrifiés au profit de l’agro-industrie.

    Ils ont menti. Ils ont détruit. Ils recommencent. En mai 2017, Emmanuel Macron monte les marches de l’Élysée au son de l’Hymne à la joie. Il allait interdire le glyphosate, réduire les pesticides de moitié, protéger la biodiversité. « Make our planet great again ». Neuf ans plus tard, le bilan est brutal : la France artificialise deux fois plus vite que ses voisins, les pesticides n’ont jamais autant circulé dans nos nappes, 90 000 fermes ont disparu. Et le 2 juin 2026, l’Assemblée nationale adoptait à 369 voix contre 178 une loi qui organise méthodiquement la destruction du vivant au profit d’une poignée de grands propriétaires terriens. Ce n’est pas une erreur de politique publique. C’est un choix de classe.

    Écophyto, symbole d’une trahison permanente

    En 2017, Macron promet : le glyphosate sera interdit « au plus tard dans trois ans ». En 2020, la France bat un record historique : 8 644 tonnes vendues en un an. Le plan Écophyto, censé réduire de moitié les pesticides avant 2018, a été décalé, édulcoré, enterré. Entre 2016 et 2018, les ventes de produits phyto­sanitaires avaient bondi de 25 %. Le ministère de l’Agriculture — fief de la FNSEA — a toujours gagné ses bras de fer contre l’écologie. Toujours.

    Des ministres, un seul patron : la FNSEA

    Neuf ans, cinq ministres, une seule politique. Travert (2017-2018) enterre la sortie du glyphosate et reçoit les félicitations de la FNSEA. Denormandie (2020-2022) accorde les premières dérogations pour les néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles ». Fesneau (2022-2024) se félicite d’avoir posé « une brique importante » — pendant que pour 3 agriculteurs partant à la retraite, 1 seul jeune s’installe. Genevard (depuis 2024) n’a plus besoin de masque : c’est elle qui déclare que le mot « sobriété » est « un chiffon rouge absolu » pour les irrigants, et qui préside sereinement à l’adoption de la loi Duplomb puis de la loi d’urgence agricole. Aucune n’a réglé le revenu des paysans. Aucune n’a rompu avec la FNSEA. Ce n’est pas de l’incompétence. C’est de la cohérence de classe.

    Duplomb légifère pour sa propre ferme

    Laurent Duplomb se présente comme « un petit paysan ». Depuis 2020, sa structure familiale a capté plus d’un million d’euros d’aides publiques — 209 000 euros à elle seule en 2023, ce qui le place dans le 1 % des exploitations les plus aidées de France. Sa propre loi de juillet 2025 relevait le seuil d’autorisation des élevages de 150 à 200 vaches. Seuil utile s’il veut agrandir. Il agrandissait, pendant le vote. Derrière lui, la FNSEA co-rédige les textes agricoles depuis des décennies : 20 % des exploitations captent la moitié des aides de la PAC. Le modèle tue les paysans. Et on continue de le financer.

    2 juin 2026 : le saccage voté en séance publique

    Troisième texte agricole en moins d’un an. « Trois textes qui conduisent dans la même impasse productiviste », résumait Mathieu Courgeau, président du Collectif Nourrir.

    Ils ont voté pour privatiser l’eau. Les mégabassines deviennent la réponse officielle à la sécheresse. Les réunions publiques sont supprimées. Seuls 6 % des agriculteurs irriguent, et 36 % de leur production part à l’export. « Avec les mégabassines, on exporte notre eau », dénonçait la députée Manon Meunier.

    Ils ont voté pour l’élevage industriel sans contrôle. Le gouvernement peut réécrire par ordonnance — sans vote, sans débat — le cadre réglementaire des bâtiments d’élevage. Les associations qui s’y opposent pourront se voir réclamer des dommages et intérêts : un mécanisme pour assécher les finances des opposantEs.

    Ils ont voté pour réintroduire les pesticides qui passent la barrière placentaire. L’acétamipride et le flupyradifurone — néonicotinoïdes interdits, toxiques pour les pollinisateurs, détectables chez le fœtus — sont en voie de réautorisation. Le Conseil constitutionnel avait censuré la mesure en août 2025. Qu’à cela ne tienne : le 30 avril 2026, les parlementaires ont voté contre la publication d’un rapport scientifique sur le sujet. On étouffe la science.

    Ce qu’ils appellent « urgence », nous l’appelons pillage

    Leur urgence agricole est l’urgence capitaliste : accélérer la concentration des terres, lever les derniers obstacles à l’agro-­industrie, transformer l’alimentation d’un peuple en variable d’ajustement des marchés. « Quand les politiques vont-ils prendre conscience qu’on va crever avec ce modèle ? », demandait Stéphane Galais, secrétaire national de la Confédération paysanne. Leur réponse, ils l’ont votée à 369 voix contre 178.

    Commission nationale écologie

  • Quelles orientations du NPA-l’Anticapitaliste pour la présidentielle ?

    Comme à chaque échéance de ce type, le NPA-l’Anticapitaliste organise un vaste processus démocratique pour décider de ses orientations en vue de l’élection présidentielle. 

    Les débats, engagés depuis plusieurs mois, ont abouti à la présentation de quatre plateformes, désormais soumises au vote de l’ensemble des militantEs. 

    Tout au long du mois de juin, des assemblées générales locales se tiendront pour élire des déléguéEs sur la base de ces textes. Ils et elles se réuniront les 27 et 28 juin lors d’une Conférence nationale chargée de décider des orientations qui seront portées par l’organisation.

    Ce débat de tactique électorale se fait sur la base d’un constat largement partagé. La période est marquée par des attaques majeures contre le monde du travail, les droits démocratiques et les minorités ; la fascisation progresse ; la progression de l’extrême droite et le risque de victoire électorale du RN constituent des dangers majeurs ; la construction d’un front antifasciste est une nécessité ; l’unité du mouvement ouvrier et social doit être recherchée ; l’indépendance politique du NPA-A, son projet révolutionnaire, écosocialiste et internationaliste doivent être défendus ; la solidarité avec les peuples opprimés et le refus des logiques impérialistes constituent des repères centraux ; enfin, les mobilisations demeurent le levier principal de transformation sociale et de résistance à la fascisation.

    Dans une situation de division qui n’est pas celle que nous souhaiterions, comment répondre au mieux à ces enjeux à partir de ce que nous sommes, de nos forces réelles et de notre implantation, afin d’être utiles à notre classe et à l’émancipation ? C’est à ces questions que les différentes plateformes proposent des réponses. Leur ordre de présentation résulte d’un tirage au sort.