Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Communiqués du NPA... - Page 2

  • Présidentielles 2027 : front antifasciste, pour la victoire de la gauche de rupture, unitaires et révolutionnaires !

    Afin de définir sa position pour les présidentielles 2027, le NPA-l’Anticapitaliste s’est réuni en conférence nationale les 27 et 28 juin 2026. Cette conférence a réuni des délégué·es, représentant les militantes et militants du NPA-l’Anticapitaliste qui ont débattu et voté dans les assemblées générales réunies dans le courant du mois du juin. 

    Au vu du danger de l'extrême droite, le NPA-l’Anticapitaliste ne présentera pas de candidature à l’élection présidentielle, œuvrera à la construction d’un front antifasciste large et à une candidature de rassemblement de la gauche de rupture.

    À l’heure actuelle, la candidature de Jean-Luc Mélenchon est la mieux à même de rassembler les votes des classes populaires pour permettre à la gauche d’affronter l’extrême droite dans les urnes.

    À l’issue des discussions qu’il mène avec LFI et les organisations et courants de la gauche de rupture, le NPA-l’Anticapitaliste décidera des formes de son engagement dans la campagne et des modalités de son soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, tout en menant une campagne en propre avec des meetings, des réunions publiques, du matériel, pour porter la nécessité du front unique antifasciste. 

    Le NPA-l'Anticapitaliste appelle l’ensemble des militantes et des militants du mouvement social et syndical, de la gauche, des révolutionnaires et des écologistes à se mobiliser et à constituer, partout où c’est possible, des fronts d’action antifascistes, des comités contre l’extrême droite dans l’unité la plus large. La victoire de l'extrême droite et de la droite n’est pas inéluctable ! Mobilisons-nous pour redonner l’espoir à notre camp social pour s’affronter aux classes dominantes et à leurs politiques mortifères !

    Montreuil, le 28 juin 2026

    Déclaration de la Conférence nationale présidentielle du NPA-l'Anticapitaliste (28 juin 2026)

  • Ni OGM ni NTG dans nos assiettes !

    Le 17 juin, les eurodéputéEs ont voté une réglementation sur les « nouveaux OGM » : les NTG (nouvelles techniques génomiques).

    Ces OGM dernière génération sont présentés comme étant conçus pour « résister aux nuisibles et au réchauffement climatique » et « pour promouvoir une agriculture plus résiliente, innovante et compétitive ». Comprendre : pour toujours plus de fric dans l’escarcelle de l’agrochimie. C’est la porte grande ouverte à leur déploiement, sans traçabilité, sans étiquetage et sans évaluation, avec un brevetage en perspective — donc à la privatisation du vivant.

    Qu’est-ce qui va changer avec les NTG?

    Les NTG sont des plantes modifiées génétiquement par altération ciblée du génome (mutagénèse), contrairement aux « anciens OGM » qui subissaient l’ajout d’un gène étranger (transgénèse) et restent sévèrement encadrés dans l’Union européenne. Trop contraignant pour les géants de l’agrochimie, Bayer, Syngenta, BASF... également leaders mondiaux sur les pesticides ! Ainsi, la Commission européenne a distingué deux catégories de NTG. D’une part, les NTG-1, qui ont subi moins de 20 modifications ciblées, sont considérées comme des plantes « équivalentes » à celles qui vivent dans la nature — donc pas besoin de les tracer, d’évaluer les risques, d’étiqueter : impossible de savoir si on mange des OGM ou pas ! D’autre part, les NTG-2, qui sont davantage modifiées, resteront soumises à la réglementation OGM.

    Les NTG-1 : grosse inquiétude chez les paysanNEs bio

    Comment garantir une filière bio exempte d’OGM et l’accès à des semences sans NTG ? La coexistence de cultures bio à proximité de cultures NTG risque de contaminer les premières, avec l’action du vent, des pollinisateurs... De plus, les sacs de semence seront étiquetés, mais une fois semées, plus d’étiquetage ou de traçabilité. Impossible de savoir si les récoltes obtenues contiennent des NTG. En outre, ces technologies peuvent provoquer des mutations aléatoires chez les plantes, avec des conséquences potentielles sur l’environnement et la santé.

    Brevetage du vivant

    Les NTG-1 ne seront soumises à aucune évaluation avant leur mise sur le marché et pourront être brevetées par les firmes qui les développent, contrairement aux plantes et semences conventionnelles.

    Avec les brevets, impossible pour les agriculteurEs de mettre au point leurs propres semences. Si, par croisement ou mutation naturelle, un paysan obtenait la même modification génétique qu’une plante NTG, il pourra être poursuivi pour contrefaçon.

    Que dire du « code de conduite », non contraignant, que la Commission a obligation d’« essayer d’élaborer », pour prévoir l’octroi de licences « à des conditions équitables et raisonnables » ? Les capitalistes de la chimie ne sont ni raisonnables ni équitables, mais seulement des criminels qui empoisonnent les corps vivants, à petits feux, pour gagner toujours plus.

    Retirons-leur le pouvoir de nuisance!

    Cultiver sans pesticides est possible, comme le montre une étude menée par l’INRAE sur dix ans.

    Partout, des milliers de personnes s’organisent : blocage du site BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, en Seine-Maritime, du site de Bayer à Rennes. Occupation et reprises de terres menacées et de chantiers.

    Le 26 septembre prochain, des actions seront organisées dans 25 pays contre les pesticides et les géants de la chimie. Rendez-vous dans l’Eure, à l’appel de la Confédération paysanne, de Cancer colère, du CSVPO (collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest), des Soulèvements de la Terre. Le NPA-A y sera.

    Commission nationale écologie

  • Justice pour les victimes de l’agent orange et du chlordécone !

    Cette semaine, la justice française examine deux cas emblématiques du colonialisme chimique des États et des multinationales : le crime de l’agent orange au Vietnam et le scandale du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique. Le capitalisme agrochimique continue d’empoisonner les populations, et notamment les ouvrierEs agricoles, en toute impunité.

    Le 16 juin a eu lieu l’audience du procès en cassation de Tran To Nga contre les firmes ayant produit ou commercialisé l’agent orange. Pour rappel, intenté depuis 2014, le procès en première instance au Tribunal d’Évry en 2021 s’est soldé par un rejet de la plainte, confirmé par la Cour d’appel de Paris en 2024. Ce pourvoi en cassation constitue la dernière chance pour Tran To Nga de faire condamner Monsanto, Dow Chemical et Cie, et de rendre justice aux 3 millions de victimes du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Le verdict sera rendu le 16 septembre prochain.

    Le 22 juin, la Cour d’appel de Paris a confirmé sa décision sur l’appel formé contre l’ordonnance de non-lieu du 2 janvier 2023 dans l’affaire pénale dite de la « pollution au chlordécone », ouverte notamment pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substances nuisibles. Après plus de quinze ans d’instruction, la confirmation de ce non-lieu est un véritable déni de justice pour les populations de Guadeloupe et de Martinique. Alors que l’empoisonnement des terres, des eaux, de l’alimentation et des corps est documenté, aucune responsabilité pénale n’a, à ce jour, été reconnue. L’extension récente de la Charte sociale européenne aux outre-mer oblige désormais l’État français à assumer juridiquement ce scandale sanitaire, environnemental et colonial.

    Le NPA-l’Anticapitaliste soutient Tran To Nga dans sa lutte pour les victimes de l’agent orange et dénonce l’impunité des multinationales de l’agrochimie.

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce le rôle colonial de l’État français dans le scandale du chlordécone et soutient les associations plaignantes face à la soi-disant « prescription », qui ne doit pas protéger les empoisonneurs.

    Le NPA-l’Anticapitaliste exige justice et réparations pour les victimes de l’agent orange et du chlordécone, ainsi que pour toutes les victimes du colonialisme chimique.

  • LGBTI : contre l’offensive réactionnaire, lutter, résister...

    À travers la planète, les attaques contre les personnes LGBTI+ s’intensifient. Des États-Unis à l’Inde, en passant par le Royaume-Uni, les droits LGBTI reculent après des années d’offensive et de campagnes réactionnaires financées par des milliardaires, et en particulier les droits des personnes trans. La France n’est pas épargnée.

    Depuis plusieurs années, une offensive réactionnaire et anti-trans se déploie dans de nombreux pays. Elle connaît aujourd’hui une nouvelle accélération à mesure que, partout dans le monde, les droites réactionnaires gagnent du terrain. À travers cette offensive, c’est le droit à l’auto-détermination des personnes et l’ensemble des droits reproductifs qui sont attaqués. 

    En France comme ailleurs, ces attaques et discours de haine ont libre antenne dans les médias tandis que les guets-apens et agressions homophobes et transphobes persistent. Bolloré et Stérin s’en prennent à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). L’accès à la PMA pour toustes est loin d’être garanti dans les faits, rendu difficile par l’absence de moyens et les coupes budgétaires successives dans le secteur de la santé.

    Un gouvernement ouvert aux réactionnaires

    Les proches de La Manif pour Tous, ceux qui ont voté contre le mariage pour toustes, contre la PMA pour les couples de femmes, contre la pénalisation des thérapies de conversion, sont entrés dans les derniers gouvernements de Barnier, Bayrou et Lecornu. Certains d’entre eux, comme Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur jusqu’en octobre 2025, ont soutenu au printemps 2024 le projet de loi s’attaquant aux mineurEs trans.

    Plus récemment encore, le gouvernement n’a pas hésité à soutenir la proposition de loi Rodwell. Ce texte raciste et liberticide vise notamment à restreindre l’accès au changement de prénom en conditionnant le droit à engager cette démarche à la présentation du casier judiciaire et en la rendant plus difficile pour les personnes ayant un acte de naissance étranger. Si les personnes trans ne sont que victimes collatérales d’un énième texte écrit sous couvert de lutte contre le terrorisme, il n’en constitue pas moins un recul inédit des droits trans en France. 

    Autre dommage collatéral, une mesure du budget 2026 a instauré depuis le 1er mars des frais de 50 € pour saisir le tribunal judiciaire ou le conseil des prud’hommes. De quoi compliquer davantage les demandes de changement d’état civil des personnes trans, une procédure déjà inutilement longue et complexe nécessitant le passage devant un juge au tribunal judiciaire.

     

    Contre-attaquer, pour gagner de nouveaux droits

    Dans ce contexte, nous savons qu’il n’y a plus rien à attendre des grands groupes capitalistes qui se font de plus en plus discrets pour le mois des fiertés depuis le retour au pouvoir de Trump, montrant bien l’hypocrisie du capitalisme arc-en-ciel. Nous n’étions de toutes façons pas dupes : c’est bien parce que le capitalisme a besoin de la famille hétérosexuelle pour sa survie que la division de genre et l’hétérosexualité comme normes indépassables existent. 

    Face au danger réactionnaire et face à une extrême droite qui, vent en poupe, donne le tempo dans tout le champ politique, l’urgence est à l’unité la plus large de notre camp social pour nos droits. Cette unité doit être l’occasion de passer à l’offensive pour aller gagner de nouveaux droits sans se contenter de répondre aux attaques des réactionnaires. En premier lieu, se mobiliser pour le changement d’État civil sur simple demande, gratuit, sans passage devant un psy ou un juge, pour toutes les personnes trans, avec ou sans papiers. C’est non seulement une revendication de longue date des organisations trans mais c’est aussi ce qui existe déjà en Irlande, en Espagne, en Allemagne ou encore en Suède. Sur le plus long terme, demandons la suppression de la mention de sexe à l’état civil. Continuons de nous battre pour des services publics de qualité pour toustes, pour nos ­transitions.

    Repartir à l’offensive, contre-­attaquer, là est l’urgence pour les droits LGBTI et reproductifs. Un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques, qui soit assez fort pour arrêter l’extrême droite et dégager le gouvernement, là est l’urgence !

    Commission nationale LGBTI

  • Pour Noahm, contre les violences LGBTIphobes : des prides politiques...

    Le meurtre de Noahm, agressé à Metz aux cris d’insultes homophobes, rappelle la persistance des violences LGBTIphobes. Alors que le caractère homophobe de l’agression n’a pas été retenu par le parquet, les marches des fiertés demeurent des moments essentiels de mobilisation.

    Samedi 30 mai, à Metz, Noahm est agressé violemment avant d’être déclaré en état de mort cérébrale trois jours plus tard. Les motifs de cette agression sont très vite connus. Sous les cris de « Sales pédés » et « Sales pédales », Noahm a été tué parce qu’il se maquillait et qu’il était considéré comme efféminé. Noahm a été tué parce qu’il était gay. Nous adressons toutes nos pensées à sa famille et à ses proches.

    Un climat LGBTIphobe

    Pourtant, le motif homophobe n’a pas été retenu par le parquet, ce qui constitue une nouvelle violence infligée à Noahm et à ses proches. La justice et, avec elle, toutes les institutions de l’État invisibilisent quotidiennement les violences LGBTIphobes. Par exemple, malgré leur caractère explicitement homophobe, des guets-apens ne sont pas reconnus comme tels par la justice.

    Le cas de Noahm est révélateur du climat LGBTIphobe ambiant. En 2025, SOS Homophobie a recensé 1 771 signalements LGBTphobes dont 186 agressions physiques. La montée de l’extrême droite et la banalisation de ses idées réactionnaires, notamment contre les personnes trans, alimentent un climat LGBTIphobe. À Lille, au Mans et à Maubeuge, des locaux d’association LGBTI ont été vandalisés par des groupes d’extrême droite.

    Contre l’homonationalisme

    Pourtant, l’extrême droite explique toujours que le danger pour les personnes LGBTI en France, c’est l’immigration. L’extrême droite présente les LGB (lesbiennes, gaies et bies) comme des personnes blanches victimes des populations racisées. Même si l’extrême droite est toujours aussi homophobe, elle prétend vouloir nous protéger et utilise nos luttes pour justifier son racisme. Son homonationalisme propose une intégration partielle des LGB blancs à la nation, tout en rejetant les personnes queer non blanches et les personnes trans. Ce sont bien ces dernières qui sont les plus précaires et les plus opprimées par la société. 

    Des prides politiques

    Face à cette violence LGBTIphobe et à toutes les autres, il est nécessaire de se mobiliser à l’occasion des différentes marches des fiertés. À Metz, samedi 13 juin, des centaines de personnes ont manifesté lors de la pride annuelle pour rappeler les combats à mener contre les attaques homophobes et transphobes.

    À Paris, la Pride des banlieues a eu lieu le samedi 6 juin dernier. Plusieurs milliers de personnes ont marché pour un logement digne, en particulier pour les personnes queers, sous des slogans antiracistes et pour la Palestine. Cette pride est un exemple, comme il en existe tant, montrant que les droits LGBTI, l’antiracisme et l’anticapitalisme peuvent et doivent aller de pair pour une véritable émancipation pour toutes et tous.

    Les prides doivent être des moments de lutte, de politisation de notre communauté et de mise en avant de nos revendications. L’extrême droite est et restera notre pire ennemie, continuons à nous mobiliser.

    Commission LGBTI du NPA

  • Du 18 au 25 juillet, les Rencontres internationales jeunes...

    Chaque été, les jeunes de la Quatrième Internationale organisent un camp politique d’une semaine : les Rencontres internationales jeunes (RIJ). Cette année, pour leur 41e édition, les RIJ auront lieu en Allemagne du 18 au 25 juillet.

    Une semaine de révolution

    Ce camp permet de se retrouver entre jeunes du monde entier pour discuter, se former, réfléchir à comment transformer la société vers un horizon écosocialiste. En bref, tisser des liens au-delà des frontières pour renverser le capitalisme.

    En Iran, en Palestine, au Liban, en Ukraine, au Venezuela, au Congo ou encore à Cuba, les attaques impérialistes se multiplient. Les grandes puissances détruisent, tuent et pillent toujours plus de territoires. Partout, l’extrême droite progresse et ses idées réactionnaires se propagent. Face à ces impérialismes, il est urgent de renforcer nos liens internationalistes et de travailler ensemble à une riposte antifasciste et anti-impérialiste.

    Un programme diversifié

    Au programme : discussions sur le renversement du capitalisme, conférences en plénière, ateliers, camping, jeux, soirées, rencontres, etc. Lors de cette semaine, nous aborderons les luttes antiracistes, le mouvement féministe, les stratégies antifascistes, le travail syndical et bien d’autres sujets. Mais surtout, nous échangerons sur nos expériences, nos luttes (avec un dispositif de traduction bien établi).

    Si tu viens, tu pourras en apprendre plus sur les luttes lycéennes en Belgique, le validisme à l’université, la solidarité avec le peuple kurde ou bien le mouvement transféministe en Argentine.

    Un camp autogéré

    Parce que nous ne voulons pas des oppressions et du capitalisme, parce que nous voulons construire la camaraderie au-delà des frontières, nous essayons de mettre en pratique nos principes : le camp est en autogestion. La nourriture, le nettoyage, notre sécurité collective, la tenue du bar… sont des tâches effectuées collectivement. C’est un petit aperçu de la façon dont nos vies pourraient s’organiser dans la société que nous cherchons à construire.

    Cela inclut également des temps et espaces en non-mixité pour les personnes racisées, pour les femmes et les personnes minorisées de genre et pour les personnes LGBTI, afin de garantir un lieu de discussions et de débat entre personnes subissant la même oppression.

    Des rencontres ouvertes à toustes

    Tu es jeune, tu te reconnais dans les idées anticapitalistes, militantE ou non, le camp est ouvert à toutes et tous, y compris si tu es simplement sympathisantE. Nous sommes hébergéEs directement sur le camp, les couchages se font en tente.

    Pour les personnes vivant en France, l’inscription est de 120 € (ce qui couvre les frais pour le camping, la nourriture et toute la logistique sur place), auxquels s’ajoutent les frais de transport. Mais l’argent ne doit pas être un problème : si tu as besoin d’aide pour payer, dis-le-nous au moment de ton inscription ! Des transports collectifs seront organisés, demande-nous pour en savoir plus.

    Pour s’inscrire, rendez-vous sur la page Instagram des Jeunesses anticapitalistes. Pour plus d’infos et de précisions, tu peux nous contacter par mail à l’adresse : jeunes@nouveaupartianticapitaliste.org

    Lien du formulaire d’inscription :
    https://framaforms.org/inscription-aux-rij-2026-1770849782

    Les Jeunesses anticapitalistes

  • Affaire Lyhanna : écouter les enfants, protéger les victimes...

    La mort de Lyhanna, 11 ans, a bouleversé le pays. Comme souvent après un drame d’une telle ampleur, le gouvernement répond par l’annonce de sanctions plus sévères. Darmanin évoque un durcissement des peines contre les auteurEs de crimes pédocriminels. Mais l’affaire Lyhanna montre justement les limites d’une réponse uniquement punitive.

    Car ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas l’absence de lois. C’est l’accumulation des alertes qui n’ont pas été traitées à temps. Le principal suspect avait déjà fait l’objet d’accusations de violences sexuelles sur mineure. Pourtant, plus de 9 mois après le dépôt de plainte, il n’avait toujours pas été entendu. Après le drame, le ministère de la Justice a ordonné le réexamen de 70 000 dossiers concernant des violences commises sur des mineurEs. Ce chiffre est vertigineux et montre que le problème n’est pas d’abord celui du niveau des peines, mais celui de la ­capacité des ­institutions à agir.

    Protéger les enfants plutôt qu’alourdir les peines

    La justice française est l’une des moins dotées d’Europe occidentale. La France compte seulement 11,3 juges professionnels pour 100 000 habitantEs, contre 17,6 en médiane européenne. La situation est encore plus dégradée pour les procureurEs : 3,2 pour 100 000 habitantEs, contre plus de 11 en moyenne européenne. Derrière ces chiffres, ce sont des enquêtes qui s’accumulent, des dossiers qui attendent, des signalements qui restent sans réponse pendant des mois.

    À chaque drame, le débat public se concentre sur les peines. Pourtant, une peine plus lourde n’aurait pas protégé Lyhanna si les alertes précédentes n’avaient déjà pas été traitées. Une sanction intervient après les faits. La protection des enfants exige avant tout des moyens pour enquêter, recueillir les signalements, entendre les victimes et agir rapidement.

    Mais l’affaire Lyhanna révèle aussi quelque chose de plus profond. Elle met en lumière la difficulté persistante de notre société à écouter la parole des enfants.

    Sortir de la culture de la domination

    Le combat pour les droits des enfants rejoint celui des femmes. Les féministes ont montré depuis longtemps que les violences les plus graves s’inscrivent dans un continuum de domination. Les violences sexuelles, les violences conjugales ou les féminicides ne surgissent pas du néant. Elles prennent racine dans des rapports sociaux où certaines personnes disposent d’un pouvoir sur d’autres.

    Cette logique concerne également les enfants. Historiquement, le patriarcat s’est construit autour du pouvoir du chef de famille sur son épouse et sur ses enfants. Les féministes parlent parfois du foyer comme du « berceau des dominations ». C’est souvent là que s’apprennent les rapports de pouvoir : qui décide, qui obéit, qui est cru et qui ne l’est pas.

    Les violences éducatives ordinaires participent de cette culture. Gifles, humiliations, menaces, chantages affectifs ou autoritarisme quotidien reposent tous sur une même idée : l’enfant doit obéir parce qu’il est enfant. Son ressenti, son refus ou sa parole passent après l’autorité de l’adulte. Personne n’accepterait pourtant qu’un adulte soit frappé ou humilié « pour son bien ».

    Le lien avec les violences faites aux femmes apparaît alors clairement. Dans les deux cas, la parole des victimes est souvent accueillie avec méfiance. Combien de femmes victimes de violences ont-elles entendu dire qu’elles exagéraient ? Combien d’enfants victimes de violences sexuelles ont-ils entendu qu’ils inventaient ou qu’ils avaient mal compris ?

    Pour une réponse globale

    Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène. La Ciivise estime qu’environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France. Dans l’immense majorité des cas, les auteurEs sont des hommes et les violences sont commises dans l’entourage proche ou familial. La pédocriminalité n’est pas une succession de faits divers isolés. C’est un phénomène social massif.

    C’est pourquoi de nombreuses organisations féministes et enfantistes réclament une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. L’idée est simple : sortir d’une approche centrée uniquement sur la répression pour construire une politique publique globale. Prévention, éducation, formation obligatoire des professionnelLEs, repérage précoce des violences, accompagnement des victimes, renforcement des moyens de la justice et de la protection de l’enfance. Il s’agit d’agir avant les drames plutôt qu’après.

    L’affaire Lyhanna pose une question fondamentale. Une société protège-t-elle réellement ses enfants lorsqu’elle ne les écoute qu’une fois morts ? Tant que la parole des enfants, comme celle des femmes, continuera d’être accueillie avec davantage de suspicion que de confiance, les violences continueront de prospérer. Les croire, leur donner les moyens d’être entenduEs et investir massivement dans leur protection : voilà l’urgence.

    Commission nationale d'intervention féministe

  • Parcoursup, un rouleau compresseur...

    Le mardi 2 juin, à 19 heures, les premiers résultats de Parcoursup sont tombés. Pour les 1 046 000 candidatEs inscritEs sur la plateforme, c’est le début de plusieurs longues semaines de stress, d’angoisse et d’incertitude quant à leur avenir. Cette année, ce sont un tiers des candidatEs qui n’ont reçu aucune réponse favorable.

    Lire la suite

  • Solidarité avec la lutte du peuple bolivien !

    La Bolivie connaît son plus grand mouvement social depuis le début du millénaire.

    Frappée de plein fouet par des augmentations vertigineuses des prix, suite à la suppression des subventions pour les hydrocarbures, et par une contre-réforme agraire au profit des gros propriétaires terriens, la population multiplie depuis plus de 45 jours les blocages de routes, les grèves illimitées, les manifestations, les marches et les occupations.

    Le gouvernement de Rodrigo Paz répond par une répression sanglante, avec plus de 7 personnes tuées, et par une loi sur l’état d’exception accordant l’impunité à tous les militaires et policiers qui commettraient des exactions, tout en affirmant vouloir négocier !

    Paz bénéficie du soutien des dirigeants d'extrême droite latino-américains, de Milei en Argentine à Kast au Chili, ainsi que de celui de Trump. Mais il peut aussi compter sur l’appui de Machado, la principale figure de l’extrême droite du Venezuela.

    L'enjeu est important pour la région. Une défaite de Paz sera un encouragement pour les peuples latino-américains et un avertissement pour tous ceux qui croient balayer les mouvements sociaux à la tronçonneuse.

    Le NPA-l'Anticapitaliste appelle les organisations syndicales françaises, les partis de gauche et les organisations du mouvement social à exprimer ensemble notre solidarité avec le peuple bolivien. 

    Nous appelons à participer à toutes les mobilisations et initiatives unitaires, à l’image du rassemblement appelé ce mercredi 17 juin à 20 h à Paris. 

    Reprenant les revendications de la population bolivienne en lutte, nous disons :

    • Halte à la répression contre les travailleurEs, les paysanNEs et les peuples indigènes !

    • Libération des militantEs emprisonnéEs !

    • Retrait des réformes néolibérales !

    • Augmentation des salaires et maintien de la réforme agraire !

    Face à l’ingérence de Trump et de ses alliés d’extrême droite, solidarité avec les luttes du peuple bolivien !

  • Mondial 2026 : la coupe du capitalisme fascisant...

    La Coupe du monde 2026 s’ouvre ce jeudi 11 juin au Canada, au Mexique et surtout aux États-Unis de Trump. Présentée par la FIFA comme une célébration du football et du rapprochement entre les peuples, elle apparaît déjà comme une manifestation des maux du capitalisme contemporain, en voie de fascisation : racisme, restrictions des libertés, catastrophe écologique et marchandisation toujours plus poussée du sport le plus populaire de la planète.

    Le refoulement de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan est devenu le symbole de ce Mondial. Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains, il a été empêché d’entrer sur le territoire étasunien par la police de Trump et ne pourra pas officier. La FIFA a validé cette exclusion sans protester. Plusieurs membres de la délégation iranienne se sont vu refuser leur visa, le camp de base de l’Iran a dû être déplacé des États-Unis vers le Mexique, des équipes sont contrôlées sur le tarmac à leur arrivée, l’attaquant irakien Aymen Hussein a été retenu pendant des heures à son arrivée et de nombreux supporters, essentiellement africains, ont été empêchés de se rendre à la compétition. Derrière les discours sur l’universalité du football, cette Coupe du monde est déjà marquée par un racisme débridé.

    Des deux côtés de l’Atlantique, la même logique sécuritaire est à l’œuvre. Aux États-Unis, les supporters sont accueillis dans un climat de contrôles, de détentions arbitraires et de peur entretenue par les politiques racistes et anti-immigration de Trump. En France, plusieurs municipalités ont déjà annoncé avoir choisi de répondre aux aspirations populaires par des couvre-feux, comme à Toulouse ou à Clermont-Ferrand. On a vu le soir de la victoire du PSG à quoi mène cette logique répressive, qui accompagne partout la montée de l’autoritarisme et la fascisation du monde.

    Cette Coupe du monde sera également la plus polluante de l’histoire. Avec 48 équipes au lieu de 32, 104 matchs répartis sur trois pays et des déplacements aériens massifs, elle devrait générer près de 8 à 9 millions de tonnes de CO₂, soit près du double de l’édition 2022, qui était déjà un record. Les joueurs et les spectateurs vont parfois être exposés à des conditions de chaleur et d'humidité dangereuses. Dans le même temps, la FIFA espère battre tous ses records de revenus grâce à l’explosion du nombre de rencontres et à des billets vendus à des prix exorbitants — un véritable tri social par le ticket d’entrée.

    Cette Coupe du monde est en partie organisée aux États-Unis — où la politique de chasse aux immigréEs a atteint des sommets de violence sous le nouveau mandat de Trump, où les atteintes aux libertés démocratiques se multiplient et qui mènent une politique de guerres impérialistes — et au Mexique — marqué par « la guerre à la drogue » dont la population paye le prix fort avec plus de 400 000 mortEs et 100 000 disparuEs au cours des vingt dernières années.

    Cette compétition révèle jusqu’à la caricature ce que devient le sport sous le capitalisme. Pour notre part, nous continuerons à défendre un football populaire, accessible à toutes et tous, contre le racisme, l’autoritarisme et la marchandisation du monde.