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Communiqués du NPA... - Page 5

  • Rotographie : une imprimerie au service des révolutions !

     

    Le NPA lance une campagne de dons pour racheter le bâtiment de Rotographie, l'imprimerie de la LCR puis du NPA et ainsi continuer l'activité de l'imprimerie au service des luttes et faire de ce lieu un local militant avec une librairie et des espaces de réunion. Créée en 1976, Rotographie s'est aussi mis au service des luttes internationales et notamment des mouvements révolutionnaires en Amérique du Sud, et ailleurs. Découvrez une partie de cette histoire grâce à cette séquence d'images inédites du documentaire "Rouge, la couleur qui annonce le journal"

    Campagne de dons :
    http://don.npa-lanticapitaliste.org

    Infos et dates de projections du documentaire :
    https://lanticapitaliste.org/videos/un-documentaire-sur-rouge-le-quotidien-de-la-lcr

  • Attal, Barnier, Bayrou : les dénis de Macron...

    Toujours pas ! Le compte n’y est toujours pas. En nommant cette fois-ci son vieux parrain François Bayrou, Macron croit, comme avec Michel Barnier hier, pouvoir démontrer que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ».

    Officiellement, Macron a reçu cette semaine les partis, sauf LFI et le RN, en expliquant que « personne autour de la table ne voulait être dans la dépendance du Rassemblement national », comme l’a confié Boris Vallaud, chef de file des députés PS. En réalité, Macron bégaye. Il nomme un Premier ministre qui ne peut survivre qu’avec la bienveillance de Marine Le Pen. Il poursuit dans le déni démocratique en ne reconnaissant pas la nécessité de nommer un Premier ministre issu du NFP et il continue d’ignorer totalement son illégitimité de président !

    François Bayrou rêvait du poste. Macron ne s’y est pas trompé. Il place son parrain pour continuer à être bienveillant avec le RN. D’autant que François Bayrou partage avec Marine Le Pen les mêmes problèmes judiciaires et qu’il pourrait être compréhensif pour les petits soucis de Le Pen. Jordan Bardella vient d’ailleurs de confirmer qu’« il n’y aura pas de censure a priori ».

    Plus que jamais, le RN est au centre du jeu politique : c’est lui qui va définir les lignes rouges du futur budget, imposer de nouvelles lois racistes et faire tomber la marionnette Bayrou quand il en aura envie. Un nouveau sondage présidentiel montre de plus que le RN a encore gagné du terrain cet automne. Drôle de fin de carrière pour le démocrate-chrétien Bayrou que d’être à la tête d’un gouvernement libéral-autoritaire et la marionnette du RN !

    Notre réponse doit être immédiate. « Deux choix s’offriront aux députés : le soutien au sauvetage de Macron ou la censure » a déclaré Mathilde Panot, représentante des députés LFI. Mais la censure d’un tel gouvernement, avec la menace que représente le RN pour les intérêts de tous les travailleurEs, pour la justice sociale et le partage des richesses, pour la démocratie et l’écologie, ne peut avoir lieu seulement à l’Assemblée nationale. 

    Le NFP dans son ensemble – partis, syndicats et associations – doit se mobiliser, renforcer la construction de comités à la base, promouvoir au quotidien des combats antiracistes et impliquer largement toutes celles et ceux qui ont voté pour son programme dans un vaste mouvement démocratique capable de remettre en cause les institutions anti-démocratiques de la 5e République, vers un processus constituant. Aucune solution ne viendra d’un homme ou d’une femme providentielle. Celles et ceux qui se sont battuEs et se battent contre l’extrême droite et la politique de Macron ont la clé pour les faire dégager et imposer les mesures sociales, écologiques et démocratiques du NFP. 

    L’ensemble des composantes du NFP doit se réunir pour prendre toutes initiatives nécessaires afin de mettre fin à cette mascarade dangereuse.

  • Grève du 5 décembre, pour la défense des services publics...

    Le gouvernement Barnier avait promis des attaques frontales contre les services publics, déjà bien amochés par sept ans de macronisme féroce. Bien sûr, le point d’indice des salaires des fonctionnaires est resté gelé, alors que l’inflation se fait sentir pour toutEs. 

    Au-delà, Kasbarian — que personne ne regrettera à son poste de ministre de la Transformation de l’action publique — avait décidé de s’attaquer à la santé des fonctionnaires en décrétant trois jours de carence d’indemnisation en cas d’arrêt maladie et un plafonnement à 90 % des remboursements des journées d’arrêt maladie. 

    Anne Genetet, éphémère ministre de l’Éducation nationale et députée des Français hors de France se croyait encore à Koh-Lanta et voulait une sentence irrévocable pour la scolarité des jeunes : l’obtention du diplôme du brevet devait devenir obligatoire pour passer au lycée. Avec l’acte II du « Choc des savoirs », les « groupes de besoins » allaient se généraliser et ainsi empêcher toute poursuite d’étude aux élèves les plus faibles dès la sixième… 

    La crise institutionnelle s’approfondit, notre colère aussi

    La journée de grève du 5 décembre, appelée par les 7 centrales syndicales de la fonction publique, prenait une autre ampleur lorsque nous apprenions, la veille au soir, que le gouvernement Barnier était censuré par l’Assemblée nationale, une première en France depuis 1962. Cela n’a pas entamé la détermination des grévistes : 65 % des enseignantEs dans le premier degré et 54 % dans les collèges et lycées, selon la FSU. Des assemblées générales, aux effectifs certes limités, de grévistes se sont tenues dans diverses villes pour discuter des suites de cette journée, dont les plus déterminées parlaient de reconduire la grève le jeudi 12 décembre. Les 180 manifestations ont rassemblé plus de 200 000 personnes.

    Le plan Barnier est inadmissible pour l’ensemble de la population. Après sa chute, le RN se met en embuscade pour gouverner le pays, ce qui serait un danger mortel pour les services publics et pour l’école1. Nous devons mettre en place un rapport de forces suffisant pour exiger quatre revendications élémentaires. D’abord, le retrait immédiat de la dernière réforme des retraites ; ensuite qu’il n’y ait plus aucun jour de carence pour les fonctionnaires ; que les salaires soient indexés sur l’inflation, seul moyen de lutter efficacement contre cette dernière. Et enfin, nous voulons un plan d’urgence d’embauches et d’augmentation de salaires dans tous les services publics, à l’image des revendications des enseignantEs de Seine-Saint-Denis l’année dernière. Et si Macron refuse cela, alors il dégage. Simple. Basique.

    Des rebonds en demi-ton

    Malheureusement, les centrales syndicales de la fonction publique ont sans doute été refroidies par les frimas de l’automne finissant. L’intersyndicale à 8 constate que « notre pays traverse une situation inédite », mais ne propose pas qu’elles restent « en contact étroit ». Plus restreint, la CGT, la FSU et Solidaires « appellent les agentEs publics à se mobiliser lors d’une semaine d’actions sectorielles et territoriales, de rassemblements, et d’expression revendicative, à compter du 9 décembre, avec un temps fort pouvant aller jusqu’à la grève. » Nous ne sommes pas certainEs que cela fera tousser l’Élysée. Il nous paraît indispensable de construire pied à pied un mouvement de grève massif et auto-organisé pour obtenir satisfaction de nos revendications. On ne sait pas si on aura un gouvernement dans les prochains jours mais notre objectif pour le 12 décembre est de renforcer l’avertissement : l’exécutif sera sous surveillance des salariéEs du public et du privé, prêt à livrer bataille contre eux et l’extrême droite.

    Commission Éducation nationale

    • 1. Lire Raphaël Alberto, Tamara DeVita, « L’extrême droite, un danger mortel (aussi) pour l’école », revue l’Anticapitaliste n° 160, octobre 2024.
  • New Delhi suffoque !

    Après un été caniculaire, pics à 47 °C, les 25 millions d’habitantEs de la mégapole étouffent depuis la mi-novembre sous un épais smog. Sa composition en particules fines est 60 fois supérieure aux limites de dangerosité retenues par l’OMS nous signale Reporterre. L’État d’urgence a été décrété.

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  • Souscription : Un local national et pour la capitale !

    Toutes les organisations militantes le savent. S’il est nécessaire d’avoir des forces dans la capitale, s’y construire a un caractère contradictoire. 

    Côté pile, l’échelle de la ville, sa diversité et sa proximité avec les lieux de pouvoir en font un lieu privilégié pour militer sur presque tous les sujets et rencontrer tous les courants. Les mobilisations y sont plus nombreuses, diverses et importantes qu’ailleurs. Le vivier militant est incomparable, en particulier grâce à la très grande concentration étudiante, le brassage sociologique et géographique. 

    Côté face, ce foisonnement produit de la concurrence entre les courants. Le turn over est important car bien des gens partent vivre ailleurs après quelques années. La proximité du pouvoir central écrase les enjeux et structures locales. Sans parler des problèmes de transport et... le prix strato­sphérique de ­l’immobilier.

    Rassembler nos activités

    Depuis 1976 et la création de l’imprimerie Rotographie, la LCR puis le NPA ont connu une situation de « double domiciliation » dans la capitale. À Montreuil, l’imprimerie, la rédaction du journal et la direction nationale. Dans Paris, l’activité militante, la librairie et la IVe Internationale. Rassembler toutes nos activités dans le bâtiment de Rotographie à Montreuil n’aura que des avantages pour la vie militante du NPA au niveau du Grand Paris.

    Concernant les salles de réunion, un premier travail d’aménagement effectué par nos propres moyens nous permet déjà de réunir notre direction nationale, nos comités et commissions dans des conditions acceptables. L’acquisition et la nécessaire rénovation du bâtiment ­permettraient d’aller plus loin. D’abord en proposant 4 petites salles (contre 2 actuellement). Ensuite en remplaçant l’actuelle salle de 40-50 places par une salle aux normes permettant d’accueillir environ 200 personnes sous une verrière. Un tel outil permettrait au NPA d’être utile au mouvement en accueillant des réunions publiques et des petits congrès.

    Un lieu pratique

    Concernant la vie quotidienne militante, la rénovation du bâtiment offrirait un grand espace ouvert avoisinant les 100m2 pour se restaurer, papoter, imprimer et retirer le matériel militant (affiches, autocollants, tracts), se retrouver avant un départ collectif. Concernant la logistique, avec un lieu de stockage au rez-de-­chaussée, charger un véhicule à couvert est déjà beaucoup plus simple.

    Associées à une localisation déjà avantageuse (porte de Montreuil) et sur l’une des lignes les plus intéressantes du réseau métropolitain, la concrétisation de ces aspects constituerait un réel saut qualitatif des facilités matérielles pour notre activité dans le Grand Paris. De manière indirecte, de telles améliorations auraient aussi un impact positif sur l’activité nationale. Voilà pourquoi nous sollicitons vos dons partout sur le territoire !

    Commission souscription

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  • Bachar al-Assad est tombé, vive le peuple syrien !

    En une dizaine de jours, l’un des régimes les plus brutaux de la planète est tombé. Des scènes de liesse, notamment lors de l’ouverture des prisons où certaines personnes étaient emprisonnées parfois depuis des décennies, se sont succédé. Ce dimanche 8 décembre, les statues de la famille Assad tombent dans toutes les villes de Syrie et toutes les communautés y participent.
    Bachar al-Assad, fossoyeur violent de la révolution syrienne, fils et digne successeur du dictateur Hafez al-Assad qui officiait dans les années 1980, a fui le pays sans donner de nouvelles.
    À la tête d’un régime qui utilisait les divisions religieuses pour se maintenir au pouvoir, Bachar al-Assad avait été proche de tomber lors du printemps arabe de 2011 et notamment des révoltes massives dans son propre pays. La répression meurtrière, les arrestations et la torture généralisée, les dizaines de milliers de disparitions, l’utilisation de l’armée et des armes chimiques comme politique de terreur contre sa population ont militarisé cette révolution populaire. En près de 15 ans, Assad a massacré et causé la mort d’un demi-million de personnes.
    S’en est suivi une dizaine d’années de guerre civile où divers groupes et factions sont intervenues avec l’immixtion de pays extérieurs (monarchies pétrolières, Turquie, Russie, Iran et Hezbollah libanais, mais aussi la France et les États-Unis) ainsi que le déploiement de l’État islamique/Daech qui ont écrasé le peuple syrien. Sans oublier les agressions israéliennes continues. Nous condamnons d’ailleurs l’invasion de la zone tampon du Golan par Israël ce matin.
    L’offensive réalisée ces derniers jours par des groupes rebelles syriens, profitant de l’opportunité de l’affaiblissement du Hezbollah, a montré la déliquescence des armées et des soutiens de Bachar.
    Nous nous réjouissons de la fin de son règne. Nous sommes solidaires des aspirations émancipatrices et démocratiques des peuples de Syrie, que les forces kurdes portent notamment. Rien n’est réglé pour le peuple syrien qui reste sous la contrainte de différents groupes militaires et politiques aux intérêts contradictoires et le plus souvent réactionnaires.
    La fin de la dynastie Assad doit permettre d’assurer le droit des peuples et des minorités en Syrie, la démocratie et la justice sociale.

  • Le roi est nu, mais veut encore nous diriger...

    Dans son intervention, Emmanuel Macron n’a pu que constater l’échec de sa politique. Malgré toutes ses tentatives, il n’a pas pu associer le RN à sa politique, et son intervention a bien exprimé son regret de ne pas obtenir ce soutien.

    En annonçant un « gouvernement d’intérêt général », on sait que cela signifie, pour lui, la reconduite sa politique antisociale : la continuité des suppressions de postes et des licenciements, des attaques antisociales contre les chômeur·ses, contre les services publics.

    Les mobilisations de la fonction publique aujourd’hui, massives, montrent la voie : c’est la mobilisation de toutes les forces de gauche, partis, syndicats, associations, qui peut modifier les rapports de force et changer la situation du pays. La mobilisation du 12 décembre contre les licenciements, la grève à la SNCF s’inscriront dans cette perspective. C’est le moment de revendiquer, faire grève, pour faire passer nos revendications, et pour imposer une autre politique.

    La Ve République est exsangue, il faut en finir avec sa constitution antidémocratique et la gauche doit mettre toutes ses forces pour tout changer : mettre en avant des revendications radicales pour les classes populaires, imposer un gouvernement lié aux luttes sociales. Nous appelons toutes les organisations de gauche, en particulier du NFP, à se réunir, partout en France et au niveau national, pour discuter de comment agir ensemble. Si nous ne le faisons pas, si la passivité et les rancœurs dominent, alors c’est l’extrême droite qui risque de sortir renforcée de la séquence.

  • La CVSS a rendu son premier avis...

    En novembre 2023, le NPA-l’Anticapitaliste mettait en place une commission « Violences sexistes et sexuelles » (CVSS) chargée de traiter spécifiquement les violences qui surviennent dans notre parti.

    La première saisine que cette commission a eu à traiter concerne un camarade membre de notre direction politique et de l’exécutif, permanent à temps plein de l’organisation. Il a été suspendu, de façon automatique comme nos statuts le prévoient, fin août 2023. Après plusieurs mois de travail, la CVSS a caractérisé en juin 2024 les faits de : « violences sexistes et psychologiques, violences sexuelles, dans le cadre d’une relation conjugale », constituant des violences conjugales. Une deuxième saisine est en cours de traitement concernant le même camarade.

    Suspension jusqu’au congrès

    Sur la première saisine, la CVSS a préconisé que le camarade soit suspendu jusqu’à la fin du prochain congrès de notre organisation qui se tiendra en avril 2025. Cela veut dire qu’il ne devra pas être présent dans la vie militante interne ou externe à Paris et ne participera à aucune activité militante, en tant qu’intervenant lors de réunions publiques, ni par des publications en son nom ou sous pseudo.

    Une évaluation sera effectuée en vue de la levée de la suspension dans le cadre d’un protocole de réintégration, qui devra impliquer plusieurs conditions comme le fait de ne plus être en direction nationale, départementale ou locale ou en représentation de l’organisation. Toutes ces mesures pourront être approfondies ultérieurement, notamment à la lumière de nouvelles saisines ou témoignages le concernant.

    Un débat qui traverse notre organisation

    Entre le rendu de l’avis de la CVSS et la publicisation du contenu de celui-ci, de nombreux débats nous ont traversés, et dans notre organisation comme partout ailleurs, le silence et la silenciation ont été les instruments complices de la domination masculine.

    Il est clair que la position dans notre organisation du camarade mis en cause est un des éléments qui a participé de la possibilité des violences. Bien que notre organisation soit relativement petite, que nous n’ayons pas de députés, qu’il n’y ait pas d’enjeux médiatiques d’ampleur, la façon dont nous sommes structurés est impactée par des enjeux de pouvoir et de domination. Les hommes, qui plus est blancs et intellectuels, occupant des mandats dans les directions centrales, sont en position plus encore que les autres d’exercer des formes d’emprise, de domination et donc des violences sexistes et sexuelles. C’est un des axes de réflexion que nous devons continuer à travailler dans l’objectif de limiter au maximum les VSS dans notre parti.

    En finir avec les VSS

    Cette première saisine traitée par la CVSS ouvre, espérons-le, une nouvelle période dans la manière dont les violences sexistes et sexuelles sont dites, perçues et traitées par notre organisation.

    Nous espérons que la mise en œuvre des préconisations de la CVSS permettra à une justice réparatrice de se mettre en place et conduira à une vigilance accrue en matière de VSS et de rapports de domination dans notre organisation. Nous espérons aussi que le travail initié avec la mise en place de notre CVSS et les premiers avis rendus donneront à d’autres victimes la force de parler, rompant ainsi le silence qui leur est imposé et qui alimente les tabous ainsi que la banalisation des VSS.

    Nous n’avons pas d’illusion sur le fait qu’il soit possible d’éliminer les VSS dans le NPA sans le faire dans l’ensemble de la société, c’est-à-dire d’en finir avec l’exploitation capitaliste et les oppressions, notamment le patriarcat. Cependant, nous avons l’objectif de lutter contre les VSS partout, tout le temps, et en particulier de les éliminer autant que possible au sein de notre organisation. En attendant, le NPA apporte toute sa solidarité envers les femmes victimes de violences et notre commission VSS se tient à la disposition de toutes les victimes.

    NPA-l’Anticapitaliste

  • Imprimez comme vous militez…

    En 1976, la Ligue communiste révolutionnaire fonde l’imprimerie Rotographie à Montreuil. Pour produire « Rouge », son quotidien, mais aussi pour doter le mouvement ouvrier d’un outil utile aux luttes.

    Parmi les camarades qui se lancent dans l’aventure, il n’y a pas unE seulE imprimeur de profession, mais qu’importe. Cela s’apprend.

    Imprimer en toute indépendance

    Il s’agit avant toute chose de faire tourner les machines. De la composition à la photogravure, de l’impression au façonnage, il faut se former à tout. Même les travaux d’aménagement et d’entretien du bâtiment reposent sur les ­travailleurEs de l’imprimerie.

    C’est un maigre prix à payer pour une précieuse indépendance. Dans un contexte où les imprimeurs sont responsables pénalement de ce qu’ils impriment, alors que la Ligue a déjà été interdite à deux reprises par le passé, imprimer soi-même, c’est la garantie de pouvoir imprimer ce qu’on veut. Le journal d’un parti révolutionnaire, son matériel électoral lorsque la Ligue, puis le NPA, présentent des candidats aux présidentielles, ou encore les publications de camarades à l’étranger, censurés dans leur pays d’origine.

    Un espace autogéré 

    À l’imprimerie, il n’y a ni chef ni patron. Travailler à Roto, c’est faire l’apprentissage d’une gestion démocratique de son lieu de travail, avec ses joies et ses peines, ses limites et ses échecs. Mais toujours avec enthousiasme et conviction !

    Dans la tradition des conseils ouvriers, on tient des réunions d’atelier pour discuter des conditions de travail, des horaires, des cadences et des salaires. Pendant une période, on édite même un journal interne, à destination des travailleurEs de l’imprimerie, où les différents ateliers s’expriment et débattent.

    Mais l’autogestion, pour Roto, c’est aussi la diffusion de son propre modèle et l’aide à la création d’autres imprimeries, comme cela a été fait en Kanaky dans les années 1980.

    L’imprimerie de toutes les luttes

    Dès la fondation de Rotographie, la LCR choisit d’ouvrir son imprimerie aux autres organisations du mouvement social. Il ne fait pas sens de la garder pour soi ! Une volonté qui s’affiche jusqu’en manifestation, quand les travailleurEs de Roto — jusqu’à une trentaine au total — défilent derrière une banderole « Rotographie : l’imprimerie au service du mouvement ouvrier »

    Cette volonté d’ouverture au monde militant n’a pas pris une ride. Aujourd’hui, Rotographie imprime l’intégralité du matériel du NPA, certes, mais aussi d’autres organisations politiques d’extrême gauche, ainsi que celui de sections syndicales, de collectifs féministes, écologistes, antifascistes ou de solidarité internationale et même de clubs de foot militants.

    Près de 50 ans après sa fondation, Rotographie continue d’être l’imprimerie de tous les combats… tant qu’il le faudra ! C’est que nous souhaitons continuer à faire vivre en achetant le bâtiment de Montreuil. Faites un don !

    Les camarades de l’imprimerie

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    https://don.npa-lanticap…