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Communiqués du NPA... - Page 5

  • 10-18 septembre : le bon format pour la révolte...

    L’été et la rentrée sont marquées par la conjonction des crises actuelles : écologique, économique, sociale et politique. Notre camp social commence à relever la tête avec le mouvement Bloquons tout le 10 septembre et la grève interprofessionnelle du 18 septembre. La solution est entre nos mains, en approfondissant les crises pour renverser ce système.

    L’été 2025 a été un des plus chaud jamais enregistré. Outre la canicule planétaire, les forêts ont brûlé en France et dans le monde. Des pluies diluviennes meurtrières se sont abattues au Pakistan et dans le sous-continent indien. De quoi convaincre le dernier des climato- sceptiques qu’il est urgent d’agir pour lutter contre la crise climatique. Le génocide a continué en Palestine, même l’ONU s’en est émue. Et rien n’est fait, ou si peu, par nos dirigeants pour y mettre un terme. Des flottilles de la liberté se sont élancées pour apporter des vivres aux gazaoui·es, nous leur souhaitons de réussir. À l’abri dans les bureaux climatisés de Matignon, Bayrou se souciait aussi peu de cela que des agressions de Bétharram et confirmait ses réformes d’austérité. Pour économiser 43,6 milliards d’euros, il planifie des réformes validistes de la prise en charge des soins, de l’augmentation de la franchise sur les médicaments et les consultations médicales, le contrôle accru sur les médicaments et consultations afférentes aux affections longue durée (ALD), sans compter le gel des salaires et pensions des fonctionnaires. Pour récupérer 14 milliards, loin de taxer les profits, Bayrou envisage de ne plus indexer l’impôt sur l’inflation, ce qui fera entrer 400 000 foyers dans l’impôt et, cerise sur un gâteau empoisonné, de supprimer deux jours fériés. Voilà ce qui l’a conduit à sa perte.

    Alors, disons-le clairement : nous refuserons tout mic-mac gouvernemental qui voudra faire passer par la fenêtre la moindre proposition d’austérité du plan Bayrou !

    Tout bloquer, en grève : reprenons la rue !

    Les mobilisations sociales en cours sont de deux ordres. D’une part le mouvement Bloquons tout, qui emprunte aux Gilets jaunes leur envie d’en découdre avec le pouvoir et Macron et l’occupation de lieux emblématiques tout en s’en distinguant par son refus de tout confusionnisme raciste, et d’autre part l’appel internsyndical à la grève qui pose la question de qui crée de la richesse et de la mainmise du patronat sur les profits. De notre point de vue, rien n’oppose ces deux cadres, bien au contraire : ils se renforcent et mettent au centre la question clé de la démocratie (qui décide ? pour qui ? pour en faire quoi ?). Nous consacrons notre dossier à Ernest Mandel, mort il y a trente ans, infatigable théoricien marxiste et figure importante de la 4e Internationale, qui met justement en avant l’importance de l’hypothèse de la grève générale active (lire l’article de Sandra Cormier, p. 18) pour la prise du pouvoir par les exploité·es et les opprimé·es. Cette prise du pouvoir ne peut se faire qu’en repensant les lieux de démocratie directe (entreprise, école, hôpitaux, quartiers…) comme le montre l’article de Léon Crémieux (p. 22). Dans ce cadre, le parti est un soutien et un aiguillon pour notre classe (lire l’article d’Antoine Larrache, p. 15) et la jeunesse (lire l’article de Raphaël  Greggan, p. 26). Outre son analyse de la situation économique (lire l’article de Simon Saissac, p. 11), Mandel a livré une analyse fine du fascisme qui reste d’une brûlante actualité (lire l’article d’Hafiza b. Kreje, p. 29) dans la situation instable de la période.

    Approfondir la crise

    Face à celles et ceux qui veulent préserver le système capitaliste, qui veulent sauver les maigres marges de manœuvre qui lui reste avant de sombrer, nous répondons que nous ne voulons plus des miettes, mais que nous exigeons maintenant tout le gâteau ! Nous voulons approfondir la crise politique, mais surtout étendre les foyers de résistance, pour résoudre les crises écologique, économique et sociale, en récupérant les profits que les capitalistes font sur notre dos et en mettant fin aux oppressions (sexistes, racistes, LGBTphobes) qui tuent et entretiennent le système. L’État n’est pas neutre dans la crise actuelle. Macron doit démissionner. Nous défendons le programme du NFP comme base d’unité de notre camp social, dans toutes les élections qui se présentent. Nous voulons un Nouveau front populaire vivant, adossé aux luttes sociales, tout en restant conscient·es qu’il n’y aura pas de solution totale dans le cadre de ce système.

    Macron démission !

    Il n’y a pas de mouvement social sans un mot d’ordre clair. Nous refusons la cure d’austérité de ce gouvernement et des suivants. Nous voulons des augmentations immédiates de nos salaires et de nos retraites, nous voulons un partage du travail entre nous toutes et tous, avec des augmentation des salaires et des retraites. Si cela signifie rogner sur les profits, alors c’est ce que nous ferons, tous ensemble, comme le rappelle la chanson «El Pueblo Unido Jamás Será Vencido».

  • Contre Macron et son monde, construire l’affrontement dans la durée !

    Après les fortes mobilisations des 10 et 18 septembre dernier, la colère sociale est toujours là. Bien que les manifestations soient moins importantes que la dernière fois, ce sont encore des centaines de milliers de personnes qui ont fait grève et ont battu le pavé ce 2 octobre, à l’occasion de plus de 250 manifestations. Alors que l’appel de l’intersyndicale à cette journée d’action a été tardif, laissant moins d’une semaine pour préparer la mobilisation, les travailleurs et travailleuses ont répondu présent·es !

    Lecornu et Macron le savent, leur politique est rejetée massivement, ils sont faibles et illégitimes, sont en difficulté pour constituer un gouvernement car  ils n’ont pas de majorité pour faire voter leur budget d’austérité. Malgré cela, ils se refusent à entendre les revendications de la population, à taxer les riches et à répondre aux besoins sociaux.

    Face à ce pouvoir illégitime au service des plus riches et du patronat et à une extrême droite qui se prépare à gouverner, notre camp social doit reprendre l’offensive. La mobilisation doit se construire dans la durée. Des revendications sectorielles doivent émerger : augmentation des salaires et des minima sociaux, création d’un million d’emplois dans les services publics, un budget pour satisfaire les besoins sociaux et pas pour l’armement et la guerre, l'arrêt  des aides inconditionnelles aux entreprises privées, l’abrogation de la « réforme » des retraites, etc. L'intersyndicale doit proposer rapidement un calendrier de mobilisation pour faire plier Lecornu, Macron et le patronat. Il est clair qu’au cœur de la politique budgétaire de Lecornu et Macron, il s’agit d’attaquer les plus pauvres, les services publics et de saper les fondements mêmes de la sécurité sociale et de la protection sociale en général.  Dans les semaines qui viennent, l’affrontement va se focaliser sur la question du budget et en particulier celui de la sécurité sociale. La mobilisation doit empêcher Macron et Lecornu de dérouler le calendrier institutionnel.

    Des assemblées générales dans les lieux de travail, les lieux d’étude et de vie peuvent permettre d’ amplifier et de consolider la mobilisation, de préparer une grève enfin victorieuse et de faire reculer le gouvernement et le patronat.

    Le NPA-l’Anticapitaliste  appelle l’ensemble des organisations de la gauche sociale et politique à se réunir  rapidement pour discuter d’actions communes au service de la contre-offensive du monde du travail et de l'alternative politique nécessaire à Macron et à son monde.

    Il est urgent d’en finir avec ces politiques qui nous mènent droit vers la catastrophe sociale, démocratique et environnementale. Reprenons la rue toutes et tous ensemble !

  • Contre l'attaque de la flottille vers Gaza...

    Comme nous l’avons craint, la flottille est attaquée par l’armée israélienne.
    Nous dénonçons cette agression et l’inactivité de l’état français. Soutien a la flottille ! Nous appelons a des rassemblements et des blocages partout en France.
    Aux côtés de dizaines d’autres organisations, nous appelons à participer aux manifestations et actions de blocage qui auront lieu dans les jours prochaines !
    Pour Gaza : riposte immédiate !

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  • Protégeons la flottille !

    Israël continue à tenter d’arrêter la flottille par des actions de guerre. Il est temps d'arrêter l'État israélien.

    La flottille pour Gaza a subi cette nuit une nouvelle attaque de la part de l’armée israélienne : un navire a bloqué le bateau l’Alma, obligeant le capitaine à effectuer des manœuvres pour éviter une collision. Il a ensuite effectué la même opération sur le Sirius. 

    Les États occidentaux prétendent défendre le droit international et l'imposer par leurs opérations militaires extérieures, qu'ils soient au moins à la hauteur de leurs propres règlements. 

    La convention de Genève oblige les États à agir pour que l’aide humanitaire soit délivrée en cas d’approvisionnement insuffisant. Or, c'est bien ce que cherchent à faire les différents bateaux de la flottille pour Gaza, alors que la famine y sévit depuis plusieurs mois. À quoi bon reconnaître l’État de Palestine si c’est pour laisser mourir son peuple ? Manifestons, agissons, revendiquons, appelons les ambassades et nos député·es pour exercer une pression : exigeons de nos gouvernements qu'ils aident la flottille à atteindre son but mais surtout, sans concession, appelons-en à la résistance des peuples, à l’internationalisme face aux impérialismes    

    La journée de grève et de manifestation pour la flottille du 22 septembre en Italie, à l’appel des dockers de Gènes, a été un succès. Ils et elles appellent à généraliser cette mobilisation dans toute l’Europe et le monde si la flottille est attaquée. 

    En France aussi, manifestons partout et construisons la grève en cas d’attaque !

    La Flottille doit pouvoir arriver jusqu’à Gaza !

    Le NPA-A appelle à rejoindre tous les rassemblements de ce soir à 18h30, qui auront lieu en cas d’attaque de la flottille, sur les principales places de villes et villages et Place de la République à Paris.

  • Reconnaitre le peuple Palestinien ! Protéger la flottille !

    Lors d’un discours “historique” sur la reconnaissance de la Palestine, Macron a pontifié sur le droit des peuples devant l’assemblée générale des Nations Unies. Mais après deux ans de génocide et 150 pays avant lui, ce geste reste très en retard et très en dessous de ce qui est nécessaire pour la justice et la dignité du peuple palestinien. 

    Venu faire le service après vente de ses propositions sur BFM le lendemain, le message de Macron est clair : il s’agit d’une reconnaissance de la Palestine sous conditions, sans reconnaissance du génocide et évidemment sans aucune action concrète immédiate. Alors que le massacre dans la ville de Gaza continue dans l’indifférence, Macron “engage vraiment l'administration américaine à faire pression sur le gouvernement israélien".  Même s’il appelle à l’arrêt des bombardements, ce vœu pieu ne s’accompagne d’aucune action concrète. 

    Pire, il a aussi précisé les conditions d’existence d’un Etat palestinien, notamment à Gaza : “la mise en place d'une autorité de transition dans laquelle Israël sera consultée et l'Autorité palestinienne incluse". Une “démocratie” sous tutelle israélienne. A charge aux Palestiniens de bien voter dans une Palestine occupée et dans une bande de Gaza inhabitable. 

    Mais les initiatives de solidarité concrète existent pourtant, comme la flottille du Sumud - plusieurs dizaines de bateaux venus d'Espagne, de Tunisie et de Grèce, représentant une délégation de plus de 40 pays. Celle-ci vient d’ailleurs d’être attaquée dans les eaux internationales alors qu’elle apporte de l’aide humanitaire à Gaza, une fois de plus au mépris du droit international et de la dignité humaine. Ce serait l'occasion pour Macron de se positionner en défenseur de celles et ceux qui, solidaires du peuple palestinien, ne font qu’appliquer le droit humanitaire le plus basique, à sa place. Déjà qu’il se refuseà appliquer le mandat d’arrêt international émis à l'encontre de Netanyahou et autorise l’espace aérien français aux avions israéliens...
     

    Le NPA reste mobilisé pour arrêter le génocide en cours a Gaza !

    Il y a non seulement la nécessité de sanctionner Israël mais également de poursuivre ses dirigeants et les militaires pour crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité.  

    Le NPA condamne l’attaque sur la flottille et apporte tout  son soutien aux militantEs engagéEs dans la solidarité concrète avec le peuple Palestinien et les soutients dans leur volonté de briser le blocus. 

    Il est temps de mettre fin à l’impunité d’Israël et de reconnaitre que cet Etat perpétue un génocide. Il est temps de reconnaitre le peuple palestinien ! 

  • 28 septembre. Encore et toujours lutter pour le droit à l’avortement...

    Après de nombreuses années de combat, en janvier 1975, la loi autorisant l’IVG est promulguée. Cinquante ans plus tard, la lutte pour le droit des femmes et des minoriséEs de genre à disposer de nos corps n’est pas terminée : le 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement, nous nous mobiliserons !

    Cet été, des organisations féministes ont alerté sur la décision de Trump de faire incinérer des contraceptifs féminins non périmés destinés à des pays africains via l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international). Dans son obsession de contrôler le corps des femmes, cette destruction fait partie du projet idéologique masculiniste du gouvernement américain : ce sont 1,4 million de femmes et filles qui se voient privées de leurs droits d’avoir des enfants ou non et de se protéger face aux maladies.

    Ces contraceptifs sont gardés en Belgique et devraient être incinérés en France si celle-ci l’autorise. Il y a quelques jours, Trump affirmait que le stock, d’une valeur de 10 millions d’euros, avait été détruit, mais la Belgique a démenti l’information. La pression doit continuer, notamment sur le gouvernement français qui se prétend impuissant dans cette situation et entretient la plus grande opacité sur cette affaire. Le Collectif Avortement en Europe, les femmes décident a lancé une pétition exigeant que « les organisations humanitaires prêtes à redistribuer ces contraceptifs, dans l’esprit des engagements de l’UE en faveur de la santé et des droits des femmes dans le monde, puissent en disposer ».

    Un contexte international réactionnaire

    Cet événement est symptomatique du climat réactionnaire international. L’extrême droite au pouvoir, c’est la remise en cause de nos droits reproductifs, et cela se confirme aux États-Unis, en Pologne, en Hongrie, en Italie… Aux États-Unis, plus d’une dizaine d’États ont prohibé l’accès à l’avortement. En Italie, des groupes anti-IVG peuvent entrer dans les cliniques. Équateur, Malte, Salvador… nombreux sont les pays où l’avortement est interdit. En bafouant ce droit fondamental, le contrôle du corps des femmes prime sur nos vies : une femme meurt toutes les neuf minutes d’un avortement clandestin. Les femmes avortent, que ce soit interdit ou non !

    Le 28 septembre, réaffirmer « Mon corps, mon choix ! »

    La menace de l’extrême droite plane partout, y compris en France où l’insuffisante inscription de la « liberté » d’avorter dans la Constitution ne peut protéger ce droit. Par ailleurs, la double clause de conscience persiste et nous sommes encore et toujours dans l’impossibilité de choisir notre méthode d’avortement.

    La destruction du service public de santé menace concrètement l’accès à ­l’avortement. Et cela ne va pas en s’arrangeant. En effet, Sophie Binet (CGT), Sarah Durocher (Planning familial), Caroline Chevé (FSU) et bien d’autres le soulignaient dans une tribune féministe appelant à la mobilisation du 18 septembre : les baisses de budget touchent en premier lieu les femmes. Dans la Drôme, un centre de santé sexuelle de proximité a fermé pour « effort budgétaire ». Dans le Loiret, le Planning familial perd 10 % de sa subvention par le conseil départemental. Ces dernières années, 130 centres IVG ont fermé. Attaquer le budget, c’est aussi attaquer nos droits reproductifs !

    Pour ces raisons et bien d’autres, il nous faut continuer de lutter pour que, sur tout le territoire, toutes les personnes souhaitant avorter puissent le faire de manière libre, sécurisée et gratuite.

    Le 28 septembre, retrouvons-nous nombreuxSEs dans les manifestations ou rassemblements en solidarité avec les femmes du monde entier et pour défendre le droit fondamental à l’avortement et à la contraception !

    Louise pour la CNIF – Commission nationale d’intervention féministe

  • Un conseil politique en pleine mobilisation sociale...

    Le conseil politique national du NPA-l’Anticapitaliste s’est tenu ce week-end dans un contexte enthousiasmant de mobilisation.
    Il a permis à la fois de discuter de l’appréciation de la situation et de tracer des perspectives pour les semaines qui viennent.

    Il est difficile pour une organisation comme la nôtre d’avoir une vision large de ce qui se passe, mais notre implication dans les syndicats et les collectifs militants nous permet de surmonter partiellement cet obstacle. Ces temps d’échanges, de mise en commun des expériences, nous permettent de compléter les éléments relatés par la presse et les réseaux sociaux et d’affiner notre évaluation de la situation, de l’état de la combativité.

    Nous avons donc discuté de la force des mobilisations populaires et de la grève, de l’articulation entre la mobilisation du 18 et celle du 10 septembre, de la fragilité de Macron et du gouvernement à venir. Nous avons débattu du communiqué de l’intersyndicale au lendemain du 18 avec des nuances entre nous sur son appréciation : dans quelle mesure peut-il être un point d’appui ? Le fait qu’il n’appelle pas directement à une nouvelle date va-t-il peser très négativement dans la construction de la mobilisation ? La discussion permet d’affiner l’analyse, même si elle n’aboutit pas toujours à une position consensuelle !

    Discuter de notre activité et des mots d’ordre que nous mettons en avant

    Nous avons discuté longuement de l’importance de construire une grève longue et massive. Nous avons partagé les difficultés rencontrées, le recul dans ce domaine lié aux évolutions de l’organisation du travail et aux défaites des dernières décennies. Pour la construire, nous estimons qu’il est essentiel de lier les mots d’ordre généraux, exprimés par le mouvement Bloquons tout, comme « Macron dégage », à des revendications plus concrètes et sectorielles qui répondent à l’urgence sociale.

    En tant que parti, nous avons débattu des perspectives politiques, notamment parce que le slogan « Macron dégage » nous oblige à préciser quoi faire ensuite. Face au danger de l’extrême droite, l’enjeu d’une réponse unitaire, politique, syndicale, sociale de notre camp est essentiel. Cela ne nous empêche pas d’avoir des désaccords avec les organisations réformistes et de proposer nos propres réponses, comme celle d’un gouvernement des travailleurEs, un gouvernement de notre classe, sous contrôle du mouvement social, qui répondrait aux revendications et aspirations de notre classe.

    L’actualité sociale est dense en France, mais nous n’oublions pas non plus l’ensemble des combats internationaux et contre les oppressions. Alors que le processus de décolonisation est attaqué par l’État colonial en Kanaky, le NPA a adopté une motion volontariste pour renforcer la solidarité anticolonialiste.

    Construire le NPA-A

    Ce contexte de mobilisation est aussi, pour nous, la possibilité de développer et d’intensifier notre campagne de rentrée « Reprenons la rue » (par la grève, les manifestations, les actions), d’avancer sur nos propositions dans un contexte qui évolue vite : après avoir repris la rue et organisé les blocages le 10, se pose aujourd’hui la question de la grève et, assez directement, celle d’une alternative politique au capitalisme. Un meeting sera organisé à Paris en octobre-novembre qui donnera largement la parole aux mobilisations en cours. Ce sont ces questions dont nous discuterons lors de réunions ouvertes dans les prochaines semaines.

    D’autres échéances internes ou ouvertes aux militantEs proches de nous vont également avoir lieu dans les prochains mois : un week-end de formation féministe, une rencontre nationale des comités, une journée de formation autour du manifeste écosocialiste de la IVe Internationale avec les autres organisations de la section française, une rencontre nationale des travailleurEs du public et du privé.

    Nous avons eu également des débats au sujet de nos fonctionnements internes et des tensions qui existent entre militantEs, avec la volonté de les surmonter par la discussion et une prise en charge collective de ces préoccupations.

    Un week-end intense, fatigant, mais absolument nécessaire pour avancer ensemble dans cette période complexe mais aussi pleine de potentialités pour notre camp !

    Elsa Collonges

  • Une date de mobilisation maintenant : dégager Macron c'est possible !

    506 789 manifestantEs selon le ministère de l’intérieur. La précision du nombre fait sourire tant ce chiffre est en décalage avec les décomptes de la presse quotidienne régionale. Il est temps que le gouvernement sorte de son déni : nous étions plus d’un million ! Partout, les manifestations ont été plus grosses que le 10 septembre : à Paris nous étions plus de 200 000, 40 000 à Toulouse, 25 000 à Nantes et Rennes, 15 000 à Montpellier et à Grenoble… Avec comme le 10 des actions de blocages et de visibilisation de la mobilisation.

    Et hier, la grève était au rendez-vous : 45% de grévistes dans les lycées et collèges, 30% dans les écoles, des transports totalement à l’arrêt à la SNCF et la RATP. Dans le secteur de l'énergie, la CGT annonce 1 agent sur 3 en grève. L’impact de cette grève sur le réseau a été l’équivalent de l’arrêt de 4 réacteurs nucléaires. 

    La jeunesse était, elle aussi, très mobilisée et déterminée : 170 lycées bloqués, ainsi que des universités, et des dizaines de milliers de jeunes dans la rue. D’ailleurs l'État ne s’y est pas trompé et à violemment réprimé les lycéens et les lycéennes mobiliséEs. Ce dont le pouvoir a peur, à raison, c’est que la jeunesse enflamme tout le reste du mouvement… 

    Alors c’est le moment d’y aller ! Deux ans après le passage en force de la réforme des retraites, Macron est plus affaibli que jamais et toujours minoritaire : nous pouvons faire basculer les choses ! C’est à nous de reprendre la rue et de décider par et pour nous même. Ce mouvement a ouvert la possibilité de construire une grève durable nécessaire pour dégager Macron et son monde.

    Macron doit être viré ! Il ne partira pas tout seul. C’est notre mobilisation qui jouera un rôle déterminant. C’est notre mobilisation qui permettra d’imposer un véritable partage des richesses. Pour cela il faut accélérer le rythme des mobilisations et l’ancrer au plus près des collectifs de travail. Sans attendre le 24 septembre, date de l'ultimatum lancé au gouvernement par l’intersyndicale, les directions syndicales doivent prendre leurs responsabilités et annoncer un plan de bataille pour gagner dans les tous prochains jours. Dans de nombreuses villes, les manifestations se sont terminées sur des AG et d’autres sont aussi prévues dès aujourd'hui dans certains secteurs. Nous devons nous y organiser et y discuter d’une stratégie pour gagner. Surtout, préparer la perspective d’une victoire implique de s'appuyer sur des dates relais, locales ou sectorielles pour envisager et construire une grève reconductible. Ces dates pourraient converger vers une date commune, signal du début du tous et toutes ensemble qui fera tomber Macron. Nous ne devons pas attendre des directives venues d’en haut pour construire dès demain la grève active à la base et nous doter des dates nécessaires à la construction du mouvement. Si aucune date n’émerge, ce sera au mouvement auto-organisé d’en proposer une !

    Nos revendications sont majoritaires, le pouvoir est minoritaire.

    Dégager Macron est à portée de main, cette possibilité doit nous donner confiance pour construire la suite !

  • Révoltes urbaines à Lausanne : partout, la police tue et la jeunesse résiste...

    Au matin du dimanche 24 août, le jeune Marvin M., âgé de 17 ans, a perdu la vie des suites de la poursuite par la police de Lausanne, en Suisse. La police suisse et les médias français évoquent un vol de scooter et dressent le portrait d’un délinquant, à rebours de la manière dont sa famille et ses amis le décrivent, ajoutant au deuil la colère face à la déshumanisation de Marvin. La mort d’un adolescent racisé, poursuivi par la police, s’intègre dans une nécrologie qui ne cesse de s’étendre : en deux mois, après Camilla, c’est le deuxième enfant à Lausanne qui décède des suites d’une poursuite de la police alors que celle-ci est sous le coup d’une vaste investigation qui a mis au jour de nombreux échanges racistes en son sein. En France, c’est un adolescent de 17 ans qui est mort le 9 août à Bièvre, dans l'Essonne, percuté par une voiture de police lors d’une poursuite. Zyed, Bouna, Nahel, Marvin, Camilla et tant d’autres… En Suisse comme en France, la police tue, et principalement des jeunes hommes et enfants racialisés.

    Le traitement médiatique des révoltes urbaines opère une inversion raciste des responsabilités. Sous prétexte de légitime défense, les policiers font courir un danger mortel aux personnes pourtant réellement victimes de violences policières. Les vraies sources d’insécurité sont pourtant les patrouilles de police dans les quartiers, comme le montre des enquêtes indépendantes. Par exemple lors du meurtre de Nzoy en 2021, elles ont démontrées que les policiers n’étaient pas réelllement en danger.

    Alors que les médias français titrent sur l’exceptionnalité de révoltes urbaines en Suisse, le NPA et SolidaritéS dénoncent le danger croissant, partout en Europe, pour les personnes racialisées devant des forces de l’ordre de plus en plus ouvertement racistes et fascisées. Dans deux mois, nous commémorerons la mort de Zyed et Bouna, morts des suites d’une poursuite policière.sans motif. Nous ne les oublions pas.

    Le NPA et SolidaritéS apportent leur soutien à la famille de Marvin et ses proches endeuilléEs.
    Le NPA et SolidaritéS affirment la légitimité des révoltes urbaines et appellent à l’amnistie de l’ensemble des jeunes arrêtéEs pendant les nuits de révolte.
    Le NPA et SolidaritéS affirment la centralité de la lutte antiraciste contre les violences policières.
    Le NPA et SolidaritéS appellent à l’organisation d’une large riposte antifasciste et antiraciste, par-delà les frontières nationales.

  • Têtes de cochons aux portes des mosquées, il faut réagir !

    Mardi 9 septembre, des têtes d’animaux décapitées ont été retrouvées à l'entrée de plusieurs mosquées, en Ile de France. Les têtes de cochon, déposées devant les mosquées en référence à l’interdit islamique de sa consommation, représentent un symbole colonial et raciste de négation de l’islamité : geste de désacralisation des lieux de culte, il s’agit par là d’affirmer que l’islam n’aurait pas sa place en France.
    Qu'il s'agisse probablement d'une action de déstabilisation organisée de l'étranger met en évidence le caractère structurant de l'islamophobie en France et sa centralité dans la vie politique.

    Elle  s’ajoute à la longue liste de dégradations de lieux de culte musulmans au mois d’août (à Tours, à Millau, à Châtillon-sur-Seine…) 
    Surtout, cette action succède à une semaine de répression islamophobe d’Etat qui a égréné dissolution de l’IESH, seul institut français de formation des imams, la mise en garde à vue des responsables français du CCIE et enfin, l’interdiction du port du hijab à l’ école de magistrature.
    L’islamophobie d’Etat favorise les passages à l’acte racistes et ils se nourrissent réciproquement : à l’encontre des musulmanEs en première intention, et à destination de l’ensemble de la société, c’est la fascisation qui est en marche.
    Le NPA affirme sa solidarité complète avec les musulmanEs discriminéEs, et en particulier avec les communautés musulmanes des villes visées par ces dernières actions. Nous prenons acte de la lassitude d’une communauté fréquemment visée par ces actes racistes, il faut réagir dès maintenant. Les témoignages de commisération de la classe politique ne suffisent plus, surtout quand ils sont adossés à la légitimation de politiques racistes. 

    Le NPA revendique l’abrogation de la loi de 2004 et de toutes les lois Islamophobes.

    Le NPA appelle l’ensemble de notre camp social à s’organiser et à faire de la lutte unitaire contre l’islamophobie, sans condition ni exception, sa priorité politique