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Communiqués du NPA... - Page 4

  • Soutien à la Jeune Garde !

    Le Conseil d’État vient de valider la dissolution de l’organisation antifasciste la Jeune Garde. Nous réitérons notre solidarité envers les camarades de la Jeune Garde, les militantEs antifascistes incarcéréEs et tout le mouvement antifasciste dans son ensemble.

    À travers la dissolution de la Jeune Garde, c’est nous toutes et tous qui sommes viséEs.

    Alors que les violences racistes et LGBTIphobes se multiplient, que les attaques contre des locaux syndicaux, associatifs, politiques ou culturels sont de plus en plus fréquentes, la décision du Conseil d’État doit nous alarmer. L’utilisation de la dissolution administrative est totalement inacceptable ! Ce contexte général de restrictions des libertés publiques, de répression contre les organisations et leurs militantEs est de plus en plus inquiétant.

    Il est d’autant plus inquiétant que cette décision est prononcée quelques jours avant que la frange la plus radicale, raciste et fasciste de l’extrême droite se donne rendez-vous à Paris le 9 mai pour défiler avec des symboles nazis. Le fait que ce défilé puisse avoir lieu est signe d’une complaisance politique et médiatique à l’égard de la présence de ces groupes nazis dans nos rues. Le fait que leur présence soit tolérée nous fait toustes courir un grave danger.

    Nous pensons que la lutte antifasciste aujourd’hui est d’une urgence vitale pour la survie de nos droits, pour notre capacité à nous organiser, à nous défendre et à nous protéger.

    En s’en prenant à la Jeune Garde, l’État français s’en prend à une partie combative de la lutte antifasciste et à un outil de résistance commune à la fascisation de la société. Face au danger qui s’approche à toute vitesse, nous rappelons la nécessité d’une réponse unitaire et nous soutenons partout la création de comités antifascistes pour résister et faire vivre nos idées de solidarité, d’égalité et de justice sociale.

    Nous sommes et serons antifascistes tant qu’il le faudra.

  • Tchernobyl, 40 ans après, la catastrophe n’en finit pas...

    Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur n°4 de Centrale nucléaire de Tchernobyl marque le début de la plus grave catastrophe nucléaire civile. Quarante ans plus tard, ses conséquences sanitaires, sociales et environnementales persistent, tandis que la guerre et les tensions internationales transforment les installations nucléaires en cibles stratégiques, aggravant encore les risques pour les populations.

    Le plus important accident nucléaire de l’histoire aura entraîné des milliers de morts, 200 000 déplacéEs et la contamination radioactive d’une région entière. La gestion de la catastrophe a nécessité des moyens matériels et humains colossaux, le sacrifice de centaines de pompiers et de liquidateurs, héros de l’URSS sur fond de mensonges de l’État soviétique vis-à-vis de sa population et du monde.

    La France toujours sans bilan sérieux

    En France, seul pays qui n’a pris, à ce moment-là, aucune mesure sanitaire, la communication officielle sur la diffusion de la radioactivité fut désastreuse. Face à l’incurie des autorités, des citoyenNEs ont fondé la CRIIRAD. Après 40 ans de combat, aucun bilan sanitaire sérieux de l’impact du nuage radioactif qui a traversé l’Est de la France n’a été tiré. Selon les analyses de ce laboratoire indépendant, le césium 137 est toujours présent dans le sol de certaines régions (Mercantour), le gibier et certains champignons (Ardèche, Loire).

    Dans un volontarisme frénétique et ruineux, Emmanuel Macron projette aujourd’hui un « renouveau » de l’atome avec le projet de six EPR 2. Mais le risque d’accident ne peut être exclu : parc nucléaire vieillissant, risques sismiques ou liés au changement climatique (tempêtes, inondations), ­malfaçons de matériaux…

    Des risques sanitaires

    La zone contaminée, inhabitable pour des milliers d’années, était jusqu’en 2022 la destination d’un tourisme de catastrophe. Le démantèlement de la centrale est pourtant toujours en cours. Des équipes d’ouvriers tournent toutes les deux semaines compte tenu des doses de radioactivité.

    Les populations les plus précaires utilisent le bois de chauffe et consomment champignons et gibier contaminés. La santé des populations est encore ­gravement affectée. L’absence de suivi rend impossible un véritable bilan sanitaire. Dans les zones contaminées, moins de 20 % des enfants peuvent être déclarés en bonne santé.

    Au gré des normes sanitaires différentes entre pays et du marché agroalimentaire mondial, des myrtilles radioactives peuvent même se retrouver dans nos assiettes.

    Les installations nucléaires cibles de guerre

    La guerre compromet la sécurité du site. L’arche de protection du sarcophage a été gravement endommagée en 2025 par un drone russe. Des fonds internationaux seront sollicités pour un coût de restauration estimé à 500 millions d’euros. Des salariéEs spécialiséEs accepteront-ils de revenir travailler à Tchernobyl, sous la menace régulière de drones et de missiles russes ?
    Au sud de l’Ukraine, la centrale de Centrale nucléaire de Zaporijjia occupée est sous contrôle militaire russe depuis 2022. Le personnel ukrainien chargé de sa maintenance est maltraité et contraint. Les déconnexions répétées du réseau électrique ont mis en danger à treize reprises le refroidissement indispensable des six réacteurs. Sur un autre terrain de guerre, en mars et avril 2026, les États-Unis et Israël ont bombardé plusieurs sites nucléaires en Iran.

    Les installations nucléaires civiles, hautement vulnérables, sont aujourd’hui des cibles de guerre délibérées. Dans un contexte géopolitique instable, elles constituent un grave danger pour les populations civiles. Les appels de l’Agence internationale de l’énergie atomique à cesser ces attaques n’y changeront rien.

    Commission nationale écologie

  • Soutien à la flottille victime de l’assaut israélien !

    Cette nuit, le monde a été une nouvelle fois témoin de l’impunité absolue d’Israël. L’armée israélienne a mené un raid dans les eaux internationales, intercepté et mis hors d’état de fonctionner plusieurs bateaux de la Global Sumud Flotilla (GSF). Cet assaut a eu lieu au large de la Crète, c’est-à-dire à près de 1 000 km de Gaza !

    La flottille de la GSF est un mouvement de solidarité concrète face à l’abandon que subit le peuple palestinien. Près de 80 bateaux étaient en route pour briser le blocus maritime de Gaza où, malgré un « cessez-le-feu » formel, les populations, toujours assassinées et affamées, manquent de tout.

    Cet assaut militaire s’effectue donc contre des militantEs pacifistes, non arméEs, qui apportent du soutien humanitaire. Il a laissé des bateaux abîmés en mer, certains à la dérive, il a brouillé les canaux de communication et de coordination, et plusieurs équipages ont été kidnappés. À l’heure actuelle, nous sommes sans nouvelles de 22 bateaux et de leur équipage, qui ont donc probablement été saisis par Israël.

    Le NPA-l’Anticapitaliste condamne fermement cet assaut illégal et dangereux. Il a été commis non seulement dans les eaux internationales, mais à proximité d’un pays européen censé respecter le droit international.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien à la flottille et à ses militantEs arrêtéEs par Israël ; nous demandons leur libération immédiate. La flottille doit pouvoir aller à Gaza pour aider et soutenir la population puisque les gouvernements — notamment européens — ne font strictement rien.

    L’impunité dont bénéficie Israël lui permet de commettre des crimes de guerre, de génocide et d’apartheid sans aucune sanction. Les condamnations de façade du gouvernement Macron cachent mal le soutien constant qu’il apporte à cet État génocidaire.

    Le NPA-l’Anticapitaliste appelle aux mobilisations et rassemblements en soutien à la flottille partout en France.

    La solidarité est internationale et elle n’est pas un crime. Le seul criminel ici, c’est Israël !

    Israël criminel, UE complice !

  • Lettre aux camarades de LFI à propos de l'unité nécessaire...

    Cher-es camarades,

    Dans une période de montée des guerres et des idées fascisantes, la question de l’unité de notre classe et de sa représentation politique est une question primordiale. Il existe une réelle aspiration à cette unité dans les classes populaires qui comprennent bien qu’elle est nécessaire pour contrecarrer les projets des classes dominantes. 

    Pour le NPA-A, la délimitation de cette unité, que nous souhaitons la plus large possible, doit se faire sur la base du programme du NFP. C’est dans cette démarche politique que le NPA-A répond à votre proposition aux composantes qui veulent rester fidèles au programme du Nouveau Front populaire que vous avez mise dans le paysage politique au sortir des élections municipales.

    Le NPA-A, qui tiendra une conférence nationale fin juin sur la question de la présidentielle, est ainsi disponible pour des discussions “sincère[s] et loyale[s]”, incluant présidentielle et législatives, avec pour objectif l'unité la plus large et que des cadres de campagne militants, démocratiques de la base au sommet se mettent en place.

    Nous sommes disponibles plutôt sur des créneaux en fin d'après-midi ou en soirée  pour un temps d’échanges sur les modalités de votre proposition de candidature commune. 

    Salutations militantes

    Le Comité exécutif du NPA-L’Anticapitaliste, à Montreuil, le 22 avril 2026

  • Lutter contre les violences faites aux enfants dans le périscolaire...

    Après la mise en lumière des violences intrafamiliales (rapport de la CIIVISE) ou à l’école (affaire Bétharram), les témoignages de violences faites aux enfants dans le périscolaire se multiplient depuis 2025 : négligences, viols, agressions sexuelles, violences verbales, psychologiques ou physiques, commises par des animateurs.

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  • On a tiré sur des enfants !

    Ce dimanche 19 avril à Espaly-Saint-Michel, en Haute-Loire, un homme de 65 ans a tiré à la carabine sur un enfant noir âgé de 10 ans. Loin d’être un fait divers, il s’agit d’une attaque raciste de plus dans un contexte de fascisation nationale et internationale qui met en péril la vie des personnes racisées.

    Personne dans le voisinage n’est surpris. Les témoignages rapportent d’autres violences racistes préalables (insultes, agressions physiques) . L’homme tenait des propos explicitement racistes visant aussi bien les adultes que les enfants et les assumait comme tels. Pire encore, une voisine rapporte qu’il avait annoncé la veille qu’il tirerait sur les enfants noirs.

    Pourtant les réponses institutionnelles sur ces premiers éléments minimisent le racisme, qui est pourtant le motif de l’attaque. La maire dit ignorer si l’homme insulte plus spécifiquement les personnes racisées ou non (sic !). Le commissariat du Puy-en-Velay chez qui une voisine déposait une plainte la veille pour des insultes racistes l’a invitée à revenir la semaine suivante en raison d'effectifs réduits le week-end. Enfin, le parquet qualifie l’événement d’accident et raconte qu’à ce stade ni les témoins ni les victimes n’ont évoqué des propos racistes. Alors que les personnes racisées peuvent faire des journées de détention provisoire pour des délits mineurs, l’individu a été remis en liberté et a menacé de nouveau les familles qui n’osent plus sortir de chez elles ! 

    Alors même que des enfants sont déshumanisés verbalement et physiquement, l’État passe de l’inaction à la réaction molle. À la violence de l’attaque s’ajoute celle de la minimisation par  la police et la Justice, ainsi que le silence médiatique. Pourtant, le contexte requiert de ne laisser aucun terrain à un racisme de plus en plus décomplexé et exprimé ouvertement. L’agression n’est pas un fait isolé. Lynchage à Verzeille (Aude), expédition punitive à Romans-sur-Isère (Drôme), chasse à l’homme à Royère-de-Vassivière (Creuse) et maintenant une “chasse aux enfants” à Espaly-Saint-Michel (Haute-Loire).

    La banalisation de l’extrême droite met en danger des millions de personnes, de nationalité française ou non, en raison de leur assignation raciale. Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien à cet enfant de 10 ans, à sa famille, ainsi qu’à toutes les victimes directes et indirectes du racisme. Afin de mettre un terme à cette hiérarchisation des vies, nous enjoignons l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives à se mobiliser pour dénoncer cette agression et organiser une riposte antiraciste dans l’unité la plus large.

     

  • Simplifier ou comment saboter les politiques environnementales...

    Supprimer les normes (en particulier les normes environnementales) est un des exercices favoris des gouvernements autoritaires qui ont un programme libéral de dérégulation économique et sociale (Milei en Argentine, Trump et Musk aux États-Unis). En France, le gouvernement s’appuie sur la droite et l’extrême droite pour balayer les avancées effectuées depuis une dizaine d’années.

    Le 15 avril, après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté le texte sur la simplification de la vie économique. Droite et extrême droite se sont attaquées – avec succès – à toute forme de réglementation environnementale pour « favoriser la croissance industrielle et économique ». Le texte adopté consacre des reculs majeurs sur l’environnement et sur la démocratie.

    Encourager les bétonneurs

    La multiplication des dérogations à la loi ZAN, « zéro artificialisation nette », qui permet de lutter contre le bétonnage et pour la préservation de la biodiversité, équivaut à sa suppression. Protéger d’une urbanisation galopante les espaces naturels est indispensable parce qu’ils « stockent du carbone, régulent l’eau, soutiennent l’agriculture et la biodiversité ».

    Il suffira qu’un projet d’infrastructure soit déclaré d’intérêt public majeur, comme hier pour l’A69, ou demain pour les data centers, pour que les bétonneurs aient les mains libres.

    En l’absence de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique (et de la biodiversité !), la protection de la biodiversité a été gravement affaiblie. Pour les espèces impactées par des projets d’aménagement, plus besoin de s’engager dans des mesures de compensation comme la loi de 2016 y oblige aujourd’hui. Les promoteurs du projet pourront différer la compensation. Dans les conditions légales actuelles, les mesures de compensation sont déjà difficiles à évaluer, qu’en sera-t-il lorsqu’elles pourront être reportées dans le temps ?

    Recul de la démocratie environnementale

    La suppression des ZFE (zones à faibles émissions) – qui restreignent l’accès des villes aux véhicules les plus polluants – a été un moment important du débat. Les ZFE, issues des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, ont été mises en place pour interdire aux véhicules les plus polluants l’accès des centres-villes, pour des raisons de santé publique évidentes (40 000 décès dus à la pollution de l’air, majoritairement dans les quartiers populaires). Mais, sans alternatives réelles en termes de transports en commun, sans aides financières pour acquérir des véhicules adaptés, le dispositif pénalisait les automobilistes les plus modestes. La loi aurait pu être corrigée, elle a été supprimée.

    De manière insidieuse, la loi orchestre un recul massif de la démocratie environnementale, puisqu’elle supprime, ou réduit au minimum, la consultation et les possibilités de recours citoyens contre les projets d’aménagement et de construction.

    L'offensive anti-environnementale du gouvernement n’est pas terminée.

    Le projet de loi d'urgence agricole promet aussi quelques reculs d’importance autour des dispositions liées à l'eau. Les zones humides, la démocratie de l'eau et la protection des captages cristallisent les inquiétudes. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

    Commission nationale écologie

  • Défaite de Viktor Orbán et de l’internationale fasciste...

    La défaite de Viktor Orbán constitue un revers pour l’internationale fasciste dont il était un pivot.

    De Donald Trump à Benjamin Netanyahu, en passant par Vladimir Poutine, Marine Le Pen et Giorgia Meloni, l’extrême droite mondiale s’était pourtant mobilisée pour sa réélection.

    Orbán incarnait leur modèle : attaques contre les droits démocratiques, répression des opposantEs, politique raciste anti-migrantEs, offensive contre les droits des femmes et des LGBTI+.

    Certes, le vainqueur est un conservateur, loin de toute rupture avec les politiques néolibérales.

    Mais en ces temps de fascisation mondiale, la défaite d’Orbán reste une bonne nouvelle.

  • Soutenir le mouvement antifasciste et antiraciste face à la répression...

    Le pouvoir multiplie les procédures de dissolution. De Lyon à Paris, l’antifascisme est visé — précisément parce qu’il constitue un point d’appui central des mobilisations. Abandonner les militantEs antifascistes reviendrait pour la gauche à désarmer ses propres luttes et à renoncer à elle-même.

    En 2021, la loi Séparatisme est venue renforcer les possibilités de dissolution prévues par le Code de la sécurité intérieure, notamment en visant les groupes « provoquant des agissements violents à l’encontre des personnes et des biens ». 

    Diaboliser et dissoudre l’antifascisme

    Le premier groupe antifasciste dissous pour ce motif en mars 2022 a été le groupe antifasciste lyonnais, GALE, créé en 2013 suite à la mort de Clément Méric.

    En juin 2023, le gouvernement tente de dissoudre les Soulèvements de la Terre. Si cette décision suscite une forte mobilisation, la GALE, dissoute la même année, n’en bénéficie pas et sa dissolution est confirmée en novembre 2023. Depuis juin 2025, la Jeune Garde est à son tour visée, en même temps qu’Urgence Palestine.

    Pourtant, un an auparavant, la gauche rassemblée dans le Nouveau Front populaire affichait le soutien de la Jeune Garde pour les législatives. Cela avait permis à Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde, d’être élu député à Avignon. Mais la mort du militant néonazi Quentin Deranque a donné une nouvelle occasion de diaboliser l’antifascisme, d’attaquer LFI et de réclamer la démission du député Raphaël Arnault.

    Son élection avait prouvé que l’antifascisme et l’antiracisme pouvaient freiner la montée de l’extrême droite et permettaient même de gagner contre elle. En effet, sa campagne menée sur des bases antifascistes claires avait permis à Raphaël Arnault de rafler la place du député RN sortant.

    La force de l’antifascisme

    Alors que les discours racistes se banalisent dans les médias, que les lois discriminatoires et liberticides s’accumulent, que les attaques sociales s’amplifient et que la répression se durcit, il serait suicidaire pour la gauche de tourner le dos à cette stratégie gagnante de l’antifascisme.

    Car ce n’est pas qu’une ligne politique, c’est surtout une lutte de terrain qui permet la mise en mouvement de larges pans de la société et de notre camp social. L’antifascisme a été le dénominateur commun de toutes les organisations du Nouveau Front populaire et c’est cette unité sous bannière antifasciste qui a permis au NFP d’arriver en tête au second tour des législatives.

    C’est justement parce que l’antifascisme peut faire gagner la gauche qu’il est aujourd’hui autant criminalisé. Cet acharnement n’est donc pas un hasard, il permet d’affaiblir les résistances et d’attaquer celles et ceux qui portent des projets d’émancipation. C’est cette même dynamique d’acharnement qui est à l’œuvre contre les maires noirs nouvellement élus, contre Rima Hassan et les voix qui soutiennent la Palestine ou contre Sophie Binet et le mouvement syndical.

    Soutenir les militantEs antifascistes et antiracistes

    Le rassemblement réussi du samedi 4 avril à Saint-Denis, contre le racisme et en soutien au maire Bally Bagayoko, prouve que l’antifascisme et les combats qu’il porte sont bien vivants. Une fois encore, c’est la mobilisation des forces politiques, syndicales et associatives autour d’une initiative portée à la base par des collectifs locaux et les habitantEs de Saint-Denis qui a permis la réussite de cette journée (lire page 6).

    Cette mobilisation doit s’amplifier, car aujourd’hui, c’est au tour du collectif antiraciste Génération EDR d’être menacé par une dissolution. Face à la répression, les militantEs antifascistes et antiracistes doivent être soutenuEs avec la même détermination.

    Au-delà des organisations antifascistes, c’est tout le mouvement social qui est attaqué. Si la gauche veut voir ses idées gagner, elle ne pourra pas faire l’économie de l’antifascisme.

    Lorsqu’elle cède sur ce terrain, elle se divise et s’affaiblit, elle se prive de ses moyens de défense : clarté, unité et radicalité.

    Commission locale antifasciste et Commission antiraciste de la région parisienne

  • La loi Yadan, une forme renouvelée du racisme...

    La proposition de loi dite « Yadan » intervient dans un contexte international marqué par la montée des logiques autoritaires, la fascisation de nombreux États et l’ingérence croissante des puissances impérialistes, au premier rang desquelles les États-Unis et Israël.

    Puissance dominante de la région, Israël mène une politique de guerre et d’occupation qui suscite une contestation grandissante.

    Dans ce contexte, la loi Yadan, qui condamne en fait toute critique d’Israël ou de la politique de son gouvernement, ou tout appel à la libération de la Palestine, est profondément inquiétante.

    Une loi liberticide…

    Derrière un discours prétendant lutter contre les discriminations, ce texte est avant tout liberticide.

    En assimilant la critique de l’État d’Israël à une forme de haine, il rend illégitime toute prise de position politique en solidarité avec le peuple palestinien.

    Il ouvre ainsi la voie à la répression des mobilisations, à l’interdiction de manifestations et à la criminalisation d’engagements militants.

    Défendre les droits des PalestinienNEs n’est pas et ne devrait jamais être un délit : c’est un combat pour la justice et l’égalité.

    ...qui dévoie la lutte antiraciste

    En prétendant combattre l’antisémitisme, la loi Yadan l’instrumentalise. En entretenant l’idée que critiquer Israël reviendrait à s’en prendre aux JuifVEs, elle renforce un amalgame dangereux qui enferme ces dernierEs dans une identité nationale.

    Pire, elle construit l’idée que l’antisémitisme serait propre à certaines populations, invisibilisant son caractère structurel dans toute la société.

    Enfin, elle revient à offrir un blanc-seing à une politique agressive dans la région, comme le montrent les attaques contre l’Iran et le Liban. En protégeant un État de toute critique, cette loi sert les intérêts de l’impérialisme, notamment étatsunien, et affaiblit les solidarités internationales.

    Refusons cette loi. Défendons nos libertés, un antiracisme cohérent et la solidarité entre les peuples !

    En quelques jours, une pétition officielle hébergée sur la plateforme de l’Assemblée nationale a atteint plusieurs centaines de milliers de signatures. Pour amplifier la pression sur les députéEs, continuons à la signer et à la faire signer !

    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158