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Nos tracts, à diffuser... - Page 23

  • Nous ne serons pas la chair à patrons de Macron...

    Le discours de Macron est sans ambiguïté : nous faire travailler le plus possible tout en bombardant de cadeaux le patronat. Il n’a de nouveau annoncé aucune mesure concrète pour la santé, mais l’annonce d’une possible réouverture progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai montre une volonté de faire reprendre le chemin du travail à tout le monde.

    Aucun moyen pour la santé

    Alors que le Covid-19 a déjà emporté près de 15 000 personnes, Macron a donc une nouvelle fois parlé... mais sans prendre les mesures nécessaires : pas d’embauche ou d’ouverture de lits dans la santé, pas de réquisition d’usines pour produire des masques et des tests ou dans la santé pour chercher un vaccin, pas un mot sur l’arrêt des productions non essentielles, rien sur les Ehpad…

    Macron a annoncé une prolongation du confinement jusqu’au lundi 11 mai. Dans la suite de l’improvisation et de l’irresponsabilité de ce pouvoir depuis le début de cette crise sanitaire, Macron et le gouvernement n’ont donc d’autre politique que ce confinement « par défaut ».

    Le Medef l’a ordonné, Macron exécute

    Macron promet par contre de nouvelles aides aux patrons, en particulier des « annulations de charges ». De nouveaux cadeaux, toujours aux mêmes… Alors que les grandes entreprises ont des dizaines de milliards en caisses, ce dont ont besoin les toutes petites sociétés, ce sont de vraies mesures de chômage partiel qui permettent de payer leurs salariéEs. Des aides qui pourraient être financées par les grandes sociétés comme Amazon ou les centres commerciaux qui se gavent de la fermeture des petits commerces.

    Macron promet la reprise progressive des établissements scolaires du premier et du second degré à partir du 11 mai, mais sous quelles conditions ? Pour les rouvrir, il faudrait des tests et des masques en masse. Et pourquoi laisser les universités fermées jusqu’à l’été ? En réalité, cette réouverture est tout simplement la condition indispensable pour renvoyer les parents au boulot, quelle que soit la situation sanitaire. Le président du Medef l’a affirmé : « L’important, c’est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d’effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020. »

    Produire à tout prix

    Macron a promis des tests de dépistages « à ceux qui présentent des symptômes », alors que selon certaines études, un quart des personnes contaminées seraient asymptotiques et que bien d’autres voient passer la maladie comme un gros rhume.

    Macron promet des masques pour se déplacer, ainsi qu’une application de contrôle. Tout cela a pour but de faire reprendre le travail… Mais les déplacements personnels, sans autorisation, seront sans doute toujours interdits.

    Quelle hypocrisie ! Tout comme le fait de fermer les frontières, alors qu’il serait bien plus efficace d’y réaliser des tests pour mettre en quarantaine les malades et les soigner. C’est le virus qu’il faut bloquer aux frontières, pas les êtres humains !

    Imposer nos réponses à l’urgence sanitaire et sociale

    Depuis trois mois, ceux qui nous gouvernent ont montré leur inefficacité face à la crise, car ils ne pensent qu’à préserver la production et les profits des grandes sociétés. Ils doivent dégager. Nous devons nous battre pour créer rapidement les conditions d’un déconfinement qui ne tourne pas à la catastrophe sanitaire. Cela suppose des mesures d’urgence :

    - La réquisition des moyens de production permettant la fabrication des tests, des masques et de tous les matériels indispensables à la lutte contre la pandémie ;

    - Le blocage de toutes les tentatives de redémarrage des activités non indispensable, la sécurité au travail dans le cadre des activités nécessaires, avec la garantie du droit de retrait.

    - La création de 120 000 postes de personnel soignant dans les hôpitaux et les Ehpad, ainsi que l’ouverture des dizaines de milliers de lits supprimés ces quinze dernières années...

  • Réagir maintenant à la catastrophe qui vient...

    Il est de plus en plus clair que ce gouvernement, comme ceux qui l'ont précédé, porte une lourde responsabilité dans la gestion calamiteuse de la crise sanitaire. Obnubilé par le maintien des profits et la remise en cause de nos acquis sociaux, c’est avec presqu’un mois de retard qu’il commence à prendre de timides mesures pour faire face au virus. Le revirement du pouvoir ces derniers jours concernant le port de masques - dont la production et l’approvisionnement ont été catastrophiques - illustre cet «amateurisme» aux effets dramatiques.

    Confinez-vous, travaillez, consommez...

    Voilà le message contradictoire envoyé par le gouvernement depuis le début. Le confinement, réponse d’un pouvoir qui n’a pas anticipé l’ampleur et la dangerosité du virus, est une nécessité pour éviter des centaines de milliers de morts. Un dépistage précoce et massif et des moyens suffisants pour l’hôpital auraient certainement pu éviter d’enfermer des dizaines de millions de personnes, aggravant de façon dramatique les inégalités sociales.

    Ils ont «mis à l’abri» enfants, personnes âgées, encadrement, professions intellectuelles... Mais pour des millions de travailleurs/ses, activités essentielles ou non, il faut aller bosser, les profits n’attendent pas ! Beaucoup de salariéEs se protège, individuellement et parfois collectivement, en restant à la maison, en se battant pour imposer un droit de retrait combattu par les employeurs et le gouvernement. Oui, «nos vies valent plus que leurs profits !» Toutes les activités non-essentielles doivent être stoppées et des protections doivent être fournies pour celles et ceux dont le métier est indispensable durant le confinement.

    Ils veulent nous faire payer la crise

    Le coronavirus a été le détonateur de la crise économique qui venait. Celle-ci s’annonce extrêmement brutale. Une fois de plus, les capitalistes veulent nous faire payer la facture : temps de travail maximum par semaine à 60 h, remise en cause des congés payés, régression de fait du droit à l'avortement… Ils vont continuer en infligeant privatisations et austérité pour l’hôpital comme le laisse entrevoir les recommandations de la caisse des dépôts ou les déclarations du directeur de l’Agence régionale de santé de Nancy. Pour les arrêter, nous devons nous préparer dès maintenant, avec notamment l’organisation dès la fin du confinement d’une grande manifestation pour la défense du service public de la santé.

    L’État policier se renforce

    Ils le savent, leur politique rencontre des résistances. La répression, le contrôle, vont être des éléments centraux pour arriver à leurs fins. Dès aujourd’hui, nous devons nous opposer aux évolutions sécuritaires de la société qui, sous prétexte de santé publique, nous préparent une société totalitaire : couvre-feux, drones pour surveiller les rues, armée pour contrôler la population, géolocalisation, matraque et prison pour les récalcitrantEs, mesures répressives contre les migrantEs… Toutes ces mesures n’ont pas pour but de faire respecter le confinement, mais préparent l’après, un monde où l’État contrôlera tous les faits et gestes de chacun pour maintenir le pouvoir des capitalistes.

    Pas de sortie de crise sans planification démocratique et anticapitaliste

    Une autre voie est possible. Tester massivement la population, produire du matériel médical, des médicaments et des protections à la hauteur des besoins est possible en reprenant le contrôle sur les secteurs clés de l’économie, en socialisant les grandes entreprises. Cela permettrait d’assurer une reconversion de productions inutiles ou aberrantes pour satisfaire les besoins sociaux, sanitaires, écologiques. Ces mesures anticapitalistes doivent être mises en place sous le contrôle démocratique de celles et ceux qui travaillent et de la population afin de définir collectivement les besoins et comment les satisfaire. Nous devons les imposer, par nos solidarités et nos luttes, dès maintenant et dans les semaines qui viennent.

  • Coronavirus : un gouvernement incompétent, des mesures anticapitalistes d‘urgence !

    Édouard Philippe a osé déclarer samedi soir qu’«il ne laissera personne dire qu’il y a eu du retard dans les décisions». Une illustration de plus de la pitoyable et mortifère politique du gouvernement. Mais, à force de mensonges, de déclarations contradictoires, la population est devenue de moins en moins encline à croire les messages gouvernementaux.

    Pouvoir incompétent

    Après avoir nié la gravité voire l’existence de la pandémie, le gouvernement a retardé la mise en place de mesures qui devenaient de plus en plus urgentes. Sous la pression d’une partie d’un patronat voulant préserver le plus longtemps possible l’activité économique, le gouvernement a fait perdre de précieuses semaines à la lutte contre la pandémie. Et, pendant ce temps, le président allait au théâtre...

    Le samedi 29 février, alors qu’un conseil des ministres était convoqué pour prendre des mesures contre la pandémie... il s’en sert pour accélérer la procédure de vote de la contre-réforme des retraites, sans avancerde mesures concrètes pour fournir les moyens humains et matériels indispensables pour affronter la pandémie !

    Le 12 mars au soir, Macron annonçait la fermeture les établissements scolaires, critiquée le midi même par le ministre de l’Éducation nationale. Il présentait surtout des mesures pour soutenir l’activité économique, mais rien d’autre qu’une « héroïsation » des personnels de l’hôpital public, tout en maintenant le premier tour des élections municipales. Quelques jours plus tard, reconnaissant la gravité de la situation, il réprimait les comportements jugés «irresponsables»

    Des mesures contre les travailleurs, peu pour la santé

    Après des semaines à mentir, à nier l’évidence, Macron et Véran se présentent aujourd’hui en sauveurs suprêmes, commandant masques, gel hydroalcoolique, respirateurs, etc. après en avoir organisé la pénurie et retardé les commandes et fabrications. Tout cela en se gargarisant de l’ouverture de lits dans les hôpitaux qu’eux et leurs prédécesseurs ont fermés par dizaines de milliers !

    Ils se gardent de prendre des mesures radicales comme l’arrêt de toute activité non liée aux soins des malades et aux besoins essentiels de la population. Pas question non plus d’imposer une protection efficace des salariéEs exerçant dans le cadre d’activités indispensables. La ministre du Travail préfère empêcher les travailleurEs de faire usage de leur droit de retrait et faire pression sur les inspecteurs du travail pour qu’ils se contentent de conseiller les employeurs. Plutôt que d’imposer des embauches, ils préfèrent allonger le temps de travail, réduire les temps de repos, imposer des prises de congés pendant le temps du confinement...

    Imposer les réponses aux besoins essentiels

    Les mesures radicales indispensables sont connue et restent à prendre : dépister massivement, arrêter les activités non indispensables, fournir du matériel, soigner.

    Pour cela, il faut restructurer la production afin de fournir le plus rapidement possible masques, produits et matériels pour tester la population, appareils respiratoires. Réquisitionner tous les secteurs privatisés dans la santé : hôpitaux, cliniques, centres médicaux, Ehpad, industrie pharmaceutique... Embaucher massivement sous statut dans la santé, y réduire le temps de travail et y revaloriser les salaires. Interdire les licenciements, y compris des précaires. Réduire au maximum le nombre des prisonnierEs. Ouvrir les centres de rétention. Arrêter les procédures d’expulsion et réquisitionner les logements nécessaires pour faire cesser la précarité dans l’habitat.

    Nous n’avons aucune d’illusion. Ce n’est pas ce gouvernement, responsable après tant d’autres de l’affaiblissement de notre système de santé, qui prendra ces mesures. Nous devrons les imposer par nos mobilisations, avec l’objectif d’un indispensable changement radical de société pour répondre à la satisfaction des besoins essentiels.

  • Face au coronavirus, contre l’irresponsabilité du pouvoir, il y a urgence à nous défendre !

    Lundi, la nouvelle prise de parole de Macron résume bien la façon dont ce pouvoir entend gérer cette grave crise sanitaire. Annonce - tardive - de mesures de confinement… pour celles et ceux qui le peuvent, sanctions et répression pour les autres, nouveaux cadeaux aux entreprises sans aucune aide aux salariéEs impactés, sans un centime pour le secteur hospitalier, le tout sur une tonalité martiale et menaçante... Masquer leurs propres responsabilités dans le retard pris face à la crise semble être la préoccupation essentielle de Macron et de son gouvernement.

    C’est ce gouvernement qui est « irresponsable »

    Ces derniers jours, le gouvernement, relayé par différents médias, a multiplié les déclarations stigmatisant les gens présents dans les parcs, les bars et restaurants ou sur les marchés, fustigeant le prétendu manque de solidarité… Pourtant, ce sont Macron et ces gouvernants, qui, il y a peu, minimisaient le danger sanitaire, invitant tout le monde à sortir, à aller voter, s’affichant au théâtre…

    En réduisant de façon dramatique les moyens humains et matériels de l’hôpital public, ce pouvoir, à la suite de ses prédécesseurs, empêche le service public de santé de répondre pleinement à l’épidémie. De plus, en multipliant les annonces et mesures contradictoires, en retardant au maximum le confinement, en maintenant contre vents et marées les élections municipales, il a contribué à créer l’illusion que le danger n’est pas si important...

    Macron et ses amis servent les capitalistes et les grands patrons, en refusant de contraindre à s’arrêter les entreprises et services non essentiels dans cette situation. Le confinement oui, mais visiblement pas pour tout le monde ! SalariéEs contraint d’aller au travail, SDF et migrantEs, populations au logement précaire, ce sont toujours les mêmes qui font les frais des choix politiques de ceux d’en haut... 

    Vite, des mesures d’urgence pour protéger la population !

    Inefficace et autoritaire, ce gouvernement n’est pas à la hauteur face à la crise du coronavirus, mettant en danger des centaines de milliers de personnes afin de maintenir la marche de l’économie à tout prix. Des mesures d’urgence à la hauteur s’imposent, elles doivent donc être imposées !

    Pour répondre à la crise sanitaire :

    • Distribution du matériel médical de protection et tests de dépistage gratuits ;

    • Augmentation immédiate des budgets hospitaliers (ouverture de lits, recrutements massifs en CDI et revalorisation salariale) ;

    • Mise sous contrôle public des industries produisant le matériel médical et réquisition des établissements privés de santé…

    Contre les conséquences économiques et sociales qui peuvent être très dures pour le monde du travail : 

    • Mise à l’arrêt des lieux de production et de services pour les secteurs non essentiels, avec maintien du salaire pour l’ensemble des salariéEs, quelques soient leurs statuts ;

    • Respect du droit de retrait pour touTEs les salariéEs en cas de crainte pour leur santé ou celle de leurs proches ;

    • Indemnisation intégrale à hauteur du salaire en cas de chômage partiel ou de confinement ;

    • Versement du salaire intégral en cas d’arrêt pour garde d’enfant ou protection préventive ; 

    • Interdiction des licenciements et suppressions d’emploi (y compris les intérimaires et vacataires)...

    Nous devons également organiser la solidarité envers celles et ceux en situation de précarité sociale (personnes isolées, sans abri, sans papiers, etc.).

    Les directions syndicales nationales doivent mettre en avant ces exigences, notamment autour de l’arrêt de toutes les productions non indispensables.

    Nous devons avant tout compter sur nous-même, en exerçant notre pression pour imposer des mesures vitales, parce que nos vies valent plus que leurs profits, que leur système capitaliste.

  • Coronavirus, crise économique, retraites : il faut des mesures de rupture avec le capitalisme, vite !

    Lundi 9 mars, les cours du pétrole ont chuté de 25%, tandis qu’en deux semaines, les cours du CAC 40 ont chuté de 15%. Les analystes économiques anticipent un arrêt de la croissance, voire une récession. Le Coronavirus est l’élément déclencheur d’une crise qui devait éclater à un moment où à un autre.

    Une crise économique qui vient de loin

    Cela fait plusieurs mois que la dette des États, des grandes entreprises et des ménages augmente très fortement. La production, dans de nombreux pays, a fortement ralenti.

    Comme pendant la crise de 2009, les gouvernements n’ont qu’une idée en tête : aider les banques et les grandes entreprises, en leur versant des centaines de milliards d’euros.

    Les attaques contre les retraites, l’assurance chômage, mais aussi contre les services publics ont pour objectif de faire passer des milliards de nos poches à celles du grand patronat. Ils veulent nous faire payer leur crise, une crise qui a des conséquences multiples : la misère pour des milliards de personnes, le dérèglement climatique, la réforme des retraites et la pénurie dans les hôpitaux, qui rend très difficile la gestion de l’épidémie. 

    La violence du pouvoir

    Les mobilisations sont très importantes face à la dégradation globale de nos conditions de vie, notamment contre la réforme des retraites et contre les violences faites aux femmes.

    Le pouvoir veut passer en force, avec l’utilisation du 49-3 pour la réforme des retraites afin de museler le débat parlementaire et essayer de prendre de vitesse la mobilisation. Le débat à l’Assemblée, qui n’est déjà pas représentatif de la volonté des classes populaires, c’est encore trop démocratique pour Macron et la bourgeoisie ! Le passage en force, c’est aussi la répression qui s’est abattue sur les manifestations féministes des 7 et 8 mars, et dans de nombreuses manifestations de ces dernières années. 

    À nous de réagir

    La crise économique démontre que nous n’avons plus le choix : il nous faudra soit subir de nouvelles attaques, terribles contre les droits de l’ensemble des classes populaires, soit réagir, imposer un rapport de forces.

    Après les manifestations du 8 mars, celles des Gilets jaunes le 14 mars, la mobilisation dans l’enseignement supérieur, les manifestations du 21 mars contre le racisme et les violences policières et la future grève du 31 mars contre la réforme des retraites nous donnent des perspectives.

    Mais, pour gagner, nous avons besoin d’un grand « touTEs ensemble », d’une grève de masse pour imposer des mesures d’urgence :

    • le retrait de la réforme des retraites ;

    • l’embauche d’un million de personnes dans les services publics, notamment, en urgence, dans les hôpitaux ; le maintien des salaires ou des indemnités chômage en cas de chômage partiel ou de confinement, l’interdiction de toute mesure de restructuration ou de suppressions d’emploi (y compris les intérimaires), la suspension des versements de dividendes aux actionnaires ;

    • le partage du temps de travail sans perte de salaire pour éradiquer le chômage ; la réquisition des banques et l’annulation de la dette publique et des dettes des ménages.

    Voilà le type de proposition que nous devons imposer par la lutte, et que le NPA porte également dans les élections municipales, comme la revendication de la gratuité des transports ou la réquisition des logements vides, avec les listes auquel il participe. Le NPA, là où il n’est pas présent, appelle à voter pour les listes qui s’opposent à la politique du gouvernement Macron, qui portent un programme de rupture avec le capitalisme, qui ne sèment aucune illusion sur les vertus du seul bulletin de vote ou des voies institutionnelles, notamment les listes présentées par Lutte ouvrière.

  • 8 mars : grève des femmes, grève pour nos retraites, grève générale !

    Avec l’utilisation du 49-3 pour faire passer la réforme des retraites, le gouvernement a montré une fois de plus son mépris de classe et son mépris de ses propres règles démocratiques. Ultra-minoritaire dans l’opinion, décrédibilisé, illégitime, il poursuit sa fuite en avant, utilisant au passage la crise du coronavirus pour faire passer son 49-3 et menacer d’interdire les manifestations.

    Pour nos retraites

    Les femmes occupent une place importante dans la mobilisation pour nos retraites. Elles seront parmi les plus impactées : prise en compte de toute la carrière donc y compris des temps partiels et des congés parentaux, suppression d’annuités considérées comme cotisées, pension de réversion… Alors que déjà les pensions des femmes sont inférieures de 42 % à celles des hommes et que ce sont elles qui perçoivent majoritairement le minimum vieillesse, la réforme va très nettement dégrader leur situation. Pour touTEs et pour les femmes en particulier, il faut revenir à une retraite à taux plein à 60 ans (55 ans pour les métiers pénibles) après 37,5 années de cotisations.

    Pour le service public de la santé, l’égalité salariale, les conditions de travail

    Les femmes sont largement présentes dans la mobilisation de la santé. Infirmières, aides-soignantes, cheffes de services… elles subissent les salaires dévalorisés, les horaires décalés, les conditions de travail extrêmement difficiles. La course à la rentabilité à laquelle sont soumis les hôpitaux a engendré une crise majeure. Partout dans le monde du travail, les femmes font face à la précarité, au chômage, aux bas salaires, à la dévalorisation de leurs métiers, à la pénibilité croissante... L’égalité salariale et de carrière, la fin des discriminations, de la précarité, des temps partiels imposés, sont des conditions nécessaires à l’autonomie financière des femmes et donc à leur émancipation.

    Pour le partage des tâches domestiques et le développement des services publics

    En plus de travailler, les femmes assument encore une très large part des tâches domestiques. Ce travail reproductif est effectué gratuitement, représentant des économies considérables sur le dos des femmes. Une part de ces tâches doit être prise en charge collectivement par un véritable service public de la petite enfance et de la perte d’autonomie par exemple. Mais il faut aussi réduire significativement le temps de travail hebdomadaire pour permettre un meilleur partage de tâches.

    Contre les violences sexistes et sexuelles

    Dans le monde entier, une mobilisation est en cours contre les violences sexistes et sexuelles et contre cette société capitaliste et patriarcale qui génère les violences physiques mais aussi économiques, sociales, psychologiques… Ici, alors que le César du meilleur réalisateur vient d’être donné à Polanski, coupable de violences répétées contre des femmes dont des mineures, le 8 mars doit être l’occasion de faire le lien avec la mobilisation du 23 novembre dernier pour dire “stop” à toutes les violences contre les femmes et les minoriséEs de genre.

    L’ensemble des attaques violentes menées par ce gouvernement a des répercussions encore plus dramatiques sur les femmes : retraites, logement, services publics, APL, attaques racistes et islamophobes… Faisons de ce 8 mars une journée de mobilisation, de grève, contre ce gouvernement, contre toutes les discriminations visant les femmes, les lesbiennes, les trans, contre toutes les violences sexistes, contre cette société capitaliste et patriarcale. Une journée pour nous battre pour nos droits, pour l’émancipation de touTEs ! 

  • Contre le passage en force du pouvoir, maintenons la mobilisation contre la réforme des retraites...

    Ils ne respectent rien, pas même leur prétendu système démocratique… Lors du débat parlementaire sur le projet de loi sur les retraites, le gouvernement multiplie les déclarations et les signaux pour préparer l’opinion à une « adoption » au 49-3, c’est-à-dire sans vote de l’Assemblée nationale. Il y a donc urgence à retrouver le chemin de la mobilisation, de la grève, pour les faire reculer.

    Le gouvernement veut aller vite et cogner fort

    La crise politique continue de travailler la macronie. Après « l’affaire Griveaux » affaiblissant encore plus une campagne parisienne marquée par un rejet très fort du parti de gouvernement, la démission d’une députée LREM de l’Hérault vendredi dernier fait suite à une vingtaine d’autres, dénonçant « un mouvement hors sol, indifférent aux territoires »…

    Pour tenter de dépasser cette crise, Macron fait feu de tout bois pour détourner de la question sociale des retraites : posture internationale en faveur d’une défense commune européenne ; prétendu défenseur de l’environnement sur la Mer de Glace à Chamonix ; reprise des vieilles rengaines racistes pour lancer une campagne islamophobe contre « le séparatisme islamiste ».

    Mais le principal aveu de faiblesse reste bien la perspective du 49-3, cela dans une Assemblée nationale au sein de laquelle LREM est pourtant largement majoritaire… 

    La riposte doit être à la hauteur

    Démarré il y a plus de deux mois, le mouvement contre le projet de loi des retraites reprend son souffle. La première séquence, celle de la grève reconductible dans les transports, est terminée depuis quelques semaines et la mobilisation cherche de nouvelles perspectives. Malgré toutes ses limites, la dernière journée de mobilisation nationale interprofessionnelle jeudi 20 février a manifesté la continuité du mouvement.

    Le pouvoir entend accélérer le calendrier, mais celui proposé par les directions syndicales n’est pas à la hauteur. Le mardi 31 mars, date proposée par une nouvelle journée nationale de grève, est une perspective bien éloignée et isolée pour relancer la mobilisation, d’autant plus au moment où le gouvernement veut terminer rapidement la partie en utilisant le 49-3.

    Relancer la grève et la mobilisation générale

    Ces prochaines semaines ne seront pas creuses  : journée de mobilisation des « facs et labos en lutte » le jeudi 5 mars, grève internationale des femmes le dimanche 8 mars, nouvel « acte » des Gilets jaunes et marche contre les violences policières samedi 14 mars, « semaine noire » à partir du lundi 16 mars, marche des solidarités le samedi 21 mars à l’occasion de la journée internationale des migrantEs… Autant de colères qui doivent converger.

    Dès que le pouvoir va dégainer son 49-3, la riposte la plus massive possible doit être immédiatement au rendez-vous, par des rassemblements et manifestations contre ce coup de force gouvernemental. Il faut se saisir de la journée nationale du mardi 31 mars pour aider à la relance d’un mouvement de grève générale. C’est aussi avec cet objectif que le NPA a proposé l’organisation d’une manifestation nationale à Paris en direction des lieux de pouvoir.

    Enfin, pour contribuer au rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent en finir avec Macron et son monde, les militantEs du NPA seront présents dans les prochaines élections municipales aux côtés des acteurEs des luttes.

    Le mouvement est loin d’être fini, notre camp social n’a pas dit son dernier mot.

  • Retraites : poursuivre et amplifier la mobilisation jusqu'au retrait !

    N’en déplaise au gouvernement qui voudrait siffler définitivement la fin de la partie par un passage en force, le débat parlementaire ne sonne pas le glas de la mobilisation commencée il y a plus de deux mois.

    Un projet toujours contesté

    Les dernières journées nationales de grève et de mobilisationontmontré que le mouvement tient dans la durée, se développe sous diverses formes, et s'étend dans certainssecteurs duprivé. La contestation est même en progression et indique la profondeur de la colère. Malgré les mensonges, les cafouillages, la population a compris la logique de la contre-réforme, à savoir la dégradation considérable des droits de pensions. Selon une récente enquête, 60 % de l’opinion continue derejeterle projet, âge pivot ou pas.

    Le projet est même critiqué par des acteurs loin d'être anticapitalistes. L'étude d'impact n'a fait que confirmer le report de l'âge d'équilibre, autour de 65 ans, à minima, un malus estimé à 8 % au lieu de 5 % ainsi qu'une baisse progressive de la part du PIB allouée aux pensions. Le Conseil d’État a indiqué « des projections financières douteuses » et contesté la prétendue universalité du système par point. Selon ARRCO-AGIRC, l’arrêt des cotisations des hauts salaires générera un déséquilibre de 3,7 milliards annuels pendant 15 ans...

    Un gouvernement fragilisé et illégitime

    Le renoncement de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris, son remplacement par la ministre en charge des dossiers retraites et « coronavirus », en disent long sur la fragilisation croissante du pouvoir et sur lecontexte qui l'a finalement contraint à capituler. Multiplication des « affaires », démissions de parlementaires, départs de ministres, listes dissidentes aux élections dans un tiers des villes, la « maison macron » se lézarde...

    Cet affaiblissement est surtout le produit de nos mobilisations et de la pression qu'elles exercent sur le pouvoir. La crise politique est bien là et peut constituer un point d'appui important pour gagner la bataille des retraites. Elle traduit une adhésion de plus en faible à la politique du gouvernement, une expression de l'érosion continue de sa légitimité, avec une côte de popularité pour Macron réduite à 32 %.

    Le meilleur indicateur de cette illégitimité croissante reste néanmoins le recours à une répression brutale et systématique. Depuis plusieurs semaines, pour intimider, dissuader, des convocations disciplinaires se multiplient à l'encontre de militantEs syndicaux, de lycéenEs, avec à la clé des menaces de sanctions lourdes. Se mobiliser contre cette offensive autoritaire, c'est construire dès maintenant et partout un mouvement de solidarité le plus large possible.

    Construire la mobilisation générale, relancer la grève

    Dans les semaines qui viennent, l’heure est à la construction de la mobilisation générale. C'est le seul moyen de gagner. Dans les AG, les syndicats, nous devons partout mener la bataille pour l'unité d'action, pour une grève de masse. La nouvelle journée de grève nationale interprofessionnelle ce jeudi 20 février et la construction de la grève des femmes le 8 mars, sont des échéances importantes pour construire ce ToutEs ensemble

    Pour rassembler toutes les forces opposées à la réforme, les Gilets jaunes, et toutes celles et ceux qui veulent en finir avec Macron, le NPA a proposé l'organisation d'une manifestation nationale à Paris en direction des lieux de pouvoir. C'est aussi dans cette même dynamique, pour dire stop à Macron et à son monde, en indépendance totale de la gestion du système au sein des institutions, que les militantEs du NPA seront présentEs aux élections municipales, aux côtés des acteurs/trices des mobilisations.

  • Oui, nous irons jusqu’au retrait !

    Après deux mois de grève reconductible, à la SNCF et à la RATP, mais aussi avec de nombreux secteurs en lutte prolongée dans le traitement des déchets, les raffineries, les ports et docks, la culture, les avocatEs, les enseignantEs et les lycéeNEs, il est indispensable de faire des comptes. 

    Débattre pour mobiliser

    Pour celles et ceux qui ont vu leurs salaires gravement réduits par le retrait des jours de grève, la solidarité financière est plus que jamais d’actualité. Il faut aussi discuter, avec les collègues de son service ou de son entreprise, des boîtes aux alentours, dans son quartier, sur pourquoi le privé mais aussi certains secteurs du public, n’ont pas massivement rejoint le mouvement. Discuter de comment partir touTEs ensemble, pas séparément comme dans le première phase du mouvement, où certainEs sont partiEs le 5 décembre, les autres mi-décembre ou en janvier.

    Débattre dans les syndicats de la dispersion des dates, mais aussi des difficultés à mobiliser contre une réforme qui pourtant nous frappe toutes et tous. Dénoncer la participation aux concertations sur un financement qui ne pourra se faire qu’à nos dépends.

    Un gouvernement isolé mais brutal

    Malgré l’impopularité de sa réforme, le pouvoir est décidé à passer en force. La simulation qu’il ose présenter est dénoncée par les économistes de droite et de gauche comme un enfumage. Et en creusant, il ressort une baisse considérable des pensions pour quasiment toutes et tous, et y compris des baisses sur les pensions des actuels retraitéEs.

    Comme tout pouvoir sur la défensive, le gouvernement mise sur la brutalité. Brutalité au Parlement avec la procédure accélérée, les ordonnances échappant à tout débat, le recours possible au 49-3… Violence dans les dénonciations des grévistes, le recours aux réquisitions, les matraquages et gazages des manifestantEs, des enseignantEs ou des lycéeNEs.

    Un deuxième souffle pour dégager Macron

    Les colères sont multiples avec en toile de fond la contre-réforme des retraites mais plus généralement l’ensemble des attaques visant à dégrader conditions de travail et de vie, les services publics que ce soit à l’hôpital, dans l’éducation nationale ou dans la culture.

    Plusieurs syndicats de la RATP appellent à un lundi noir dans les transports le 17 février, et l’intersyndicale à une nouvelle journée nationale de grève le jeudi 20. Ce sont des occasions de consolider la mobilisation là où les luttes n’ont pas cessé, de la relancer ailleurs. Avec comme objectif une nouvelle vague de grèves, vers l’élargissement et la généralisation. 

    Le NPA propose que soit organisée une grande manifestation nationale à Paris, rassemblant tous les secteurs, tous les acteurs/trices en luttes, pour construire une grève générale. C’est un objectif à mettre en débat partout, dans les syndicats, les AG interpro, sur les lieux de travail et d’études, dans les quartiers…

    Comme le sera la manifestation du 8 mars pour les droits des femmes. Les grandes manifestations féministes de novembre dernier avaient joué un grand rôle dans le déclenchement de la mobilisation. En effet, dans les grandes crises du système capitaliste, les manifestations des femmes ont à plusieurs reprises été le point de départ de mobilisations, voire de révolutions, pour construire une autre société.

  • Pour nos retraites, contre Macron et son monde, c’est dans la rue que ça se passe !

    Sans surprise, la nouvelle journée nationale de mobilisation et de grève appelée par l’intersyndicale interprofessionnelle mercredi a été à l’image de là où en est le mouvement. La participation aux manifestations a été en baisse et la grève est globalement faible… Mais, n’en déplaise à tous les défenseurs du gouvernement, le mouvement reste bien vivant. Actions de blocages d’établissements, dépôt symbolique d’outils de travail ou « interventions intempestives » auprès de différents soutiens du pouvoir ces derniers jours, il reste à écrire une nouvelle page pour poursuivre la lutte.

    Ils n’ont pas gagné !

    Semaine après semaine, les sondages montrent que la bataille idéologique a été, jusqu’à présent, gagnée par les opposantEs, et Macron est au plus bas dans les sondages et enquêtes de popularité.

    Le récent avis du Conseil d’État, qui critique vivement le gouvernement et son projet, indique en outre que du côté des institutions elles-mêmes, la « méthode » Macron ne passe pas. Nous n’avons à peu près rien à attendre de ces institutions, mais ces avis participent de la perte de légitimité du pouvoir, contesté tant sur le fond que sur la forme.

    À l’intérieur de la majorité présidentielle elle-même, les rangs ne se resserrent pas, bien au contraire. Ce sont désormais près d’une vingtaine de parlementaires qui ont quitté le mouvement et/ou le groupe parlementaire LREM, sans parler des embrouilles municipales dont la récente exclusion de Villani, candidat à Paris, en est une des illustrations.

    Malgré tout cela, Macron et son gouvernement ont décidé de passer en force. Ce lundi 3 février, la réforme des retraites arrive au parlement. Le calendrier parlementaire va ainsi s’étendre sur quelques mois et va enjamber les élections municipales qui seront marquées par notre mobilisation pour le retrait de cette réforme. Sans attendre, c’est dès aujourd’hui que nous devons continuer à construire un mouvement d’ensemble.

    Le 6 février, en grève pour le retrait de la réforme des retraites !

    Ce pouvoir n’est pas si fort, et le mouvement peut rebondir. Profitons du jeudi 6 février, nouvelle journée nationale de grève et de mobilisation à l’appel de l’intersyndicale, pour être en grève et discuter largement de la nécessité de bloquer le pays dans la durée pour gagner le retrait. Il faut aussi travailler à mettre en relation cette grève avec toutes les actions de blocages, d’occupation, d’apparition, qui nourrissent le mouvement depuis plusieurs semaines. Avec pourquoi pas d’ici quelques semaines une grande manifestation nationale à Paris pour que l’expression de notre colère soit la plus visible ?

    Nous pouvons gagner le retrait de la réforme mais il faudra également solder les comptes. Après 20 ans de reculs, nous voulons tout mettre sur la table. La retraite ? C’est à 60 ans après 35 années de cotisations. Il faut également retirer la réforme de l’assurance chômage qui va jeter dans la misère des centaines de milliers de chômeurs le 1er avril. Le temps de travail ? C’est 32 heures par semaine maximum. Il faut travailler moins pour travailler toutes et tous en bonne santé ! Les salaires ? Il est temps d’imposer une augmentation générale. Pas un revenu en dessous de 1800 euros. Indexation des revenus et des pensions sur l’inflation !

    Nous en avons assez et nous disons qu’il est temps d’en finir avec le pouvoir des capitalistes de gérer nos vies. C’est bien celles et ceux qui travaillent qui ont le pouvoir dans leurs mains. Dans l’action, en en prenant conscience, alors il sera possible d’en finir avec Macron et son monde.