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Nos tracts, à diffuser... - Page 20

  • Urgences sanitaires, catastrophe sociale, 2021 : pas de retour à l’anormal !

    Alors que l’Angleterre doit se reconfiner sous la pression d’un nouveau virus plus virulent et de l’inconséquence de la politique de Boris Johnson, ici aussi le pouvoir n’en finit plus d’étaler son incompétence face à la pandémie. Avec derrière cette crise sanitaire, un rouleau compresseur antisocial qui détruit les emplois et nos vies…

    Ce début de vaccination est un fiasco

    Après les mensonges gouvernementaux sur les masques, l’absence de tests des débuts, voilà le fiasco d’un début de vaccination parmi les plus lents d’Europe. Leur « stop and go » autoritaire n’a pas évité la deuxième vague.

    Alors qu’il y a actuellement 15 000 contaminations par jour, la rentrée scolaire est arrivée ainsi que ce nouveau variant du Covid-19, plus infectieux de 50 %, y compris chez les jeunes. Et encore une fois, la France est un des seuls pays d’Europe à n’avoir absolument rien prévu en termes d’aménagement de cette rentrée scolaire...

    Il faudrait passer à la vitesse supérieure tout en garantissant la liberté de vaccination. Il faut un « choc de confiance », ce qui passe par la rupture de tous les liens d’intérêts entre les experts et les labos, par la réquisition des trusts de la vaccination, de leurs brevets, pour fournir urgemment ce bien public à toute l’humanité.

    Après ses mensonges sur le Covid, ses réponses autoritaires, ses attaques liberticides, les violences policières dont il s’est rendu coupable, ce pouvoir a perdu toute légitimité. Bloquer certains secteurs de l’économie, toute la vie sociale et culturelle, mais relancer dès que possible la machine à profits, voilà le triste bilan de sa politique. Avec maintenant la crainte d’une troisième vague !

    Nos emplois, pas leurs profits

    Les capitalistes se servent de cette pandémie pour réorganiser l’économie. La situation est grave, en particulier sur le front de l’emploi. Ainsi, les procédures collectives de licenciement pour motif économique initiées en 2020 ont triplé par rapport à 2019, et depuis mars 2020, 700 plans de plus de 10 licenciements ont été enregistrés. Et tout cela n’est qu’une goutte d’eau dans la vague des fins de contrat (seuls 2% sont comptabilisées avec « motif économique »). Sans parler des suppressions de poste dans les services publics...

    La seule réponse du gouvernement aura d’ailleurs été son fameux « plan de relance » de 100 milliards d’euros offert sans contrepartie au patronat pour « surmonter » cette crise.

    Il est temps de riposter !

    Pour l’interdiction des licenciements et contre les suppressions de postes, un collectif d’organisations syndicales organise une manifestation nationale le samedi 23 janvier à Paris. Une démarche malheureusement ignorée par l’appel intersyndical national à la grève du jeudi 4 février, un appel qui s’appuie sur les prochaines journées de mobilisation dans l’éducation, l’énergie et la santé.

    Contre la société liberticide dont veut accoucher le macronisme, la lutte contre la loi sécurité globale va aussi continuer, en particulier par des marches locales le samedi 16 janvier et un grand rassemblement national le samedi 30 janvier.

    Ces échéances ne s’opposent pas, et la convergence reste une nécessité : pour qu’en 2021, notre santé, notre travail, nos conditions de vie, résistent à la loi capitaliste !

  • Coronavirus : stop aux politiques autoritaires, vite une réponse sociale et démocratique !

    L’épidémie de coronavirus se poursuit mais la réponse du gouvernement reste la même : peu de moyens pour la santé, l’arrêt des loisirs, les sanctions... Pourtant, le nombre de décès causés par le Covid-19 est remonté, évoluant maintenant en moyenne entre 250 et 410 décès par jour (530 au maximum en avril dernier), soit environ 34 000 mortEs depuis début 2020. En ce qui concerne ces décès, 92 % ont plus de 65 ans, 99 % plus de 45 ans, et 65 % d’entre eux sont associés à une comorbidité.

    La remontée de l’épidémie est d’autant plus importante que, dans le même temps, le traitement de la maladie à l’hôpital est beaucoup plus efficace. D’après le gouvernement, on aurait actuellement environ 25 000 hospitalisations, contre 32 000 fin avril et fin novembre, et 5 000 cet été.

    La réponse du gouvernement : « travail, famille… »

    Face à ces chiffres, le gouvernement n’annonce comme réponse que le vaccin et le couvre-feu, avancé à 18h dans plusieurs départements. Le vaccin est une réponse adéquate pour des centaines de milliers de personnes âgées ou vulnérables. Le couvre-feu est en revanche une privation de libertés incroyable : on a le droit de travailler, de consommer... mais il est interdit de voir ses amiEs, de se cultiver. Les libertés culturelles et politiques sont de fait en grande partie suspendues, et les conquêtes du mouvement ouvrier concernant le droit à 8 heures de loisir par jour (avec 8 heures de travail, 8 heures de repos) sont balayées.

    Pourtant, les chiffres montrent clairement ce qui est criminel : faire travailler les plus de 45 ans et les personnes vulnérables. À l’opposé, nous revendiquons la réduction massive du temps de travail pour tout le monde, ainsi qu’un congé payé supplémentaire pour les plus de 45 ans et les personnes à risques. Cela permettrait de protéger massivement et de limiter la circulation du virus, tout en embauchant des millions de personnes.

    La suspension du couvre-feu le soir de Noël mais pas ce 31 décembre illustre une autre facette de ce gouvernement : on a le droit de voir sa famille le soir de Noël, mais pas ses amiEs le 31 décembre ! Voilà la « laïcité » selon Macron : la fête chrétienne est autorisée, mais pas les fêtes laïques ou celles des autres religions !

    Des moyens pour la santé et pour l’emploi

    Le pouvoir ne prend toujours aucune mesure durable pour la santé. Dans la recherche, les investissements sont payés par nos impôts... mais les profits sont privatisés par les laboratoires pharmaceutiques. Et il n’y a toujours pas d’embauches et d’augmentations de salaires dans les hôpitaux ou les Ehpad, où les salariéEs triment depuis des années.

    Les plans de suppression d’emplois se poursuivent. Avec les salariéEs des entreprises menacées de licenciements, manifestons à Paris le samedi 23 janvier pour l’interdiction des licenciements et des suppressions de postes, et soyons en grève le 5 février pour défendre l’emploi. À ces mobilisations, associons la nécessité de recrutements massifs dans les services publics et le partage du temps de travail.

    Entre épidémie, chômage et violences policières et racistes, la seule solution pour ne plus subir la politique de ce gouvernement est de lutter. Que 2021 voit un changement du rapport de forces, par une révolte du monde du travail et des classes populaires !

  • 2020, le capitalisme en faillite… En 2021, changeons tout !

    L’année qui se termine a montré que le capitalisme était incapable de répondre à la pandémie. Dans une majorité de pays, et la France n’échappe pas à la règle, les gouvernements capitalistes ont privilégié les grandes entreprises aux populations, et les politiques liberticides aux investissements massifs dans la santé publique...

    Un système contradictoire avec la santé de touTEs

    Face à la propagation du virus, c’est la concurrence entre capitalistes qui a dominé, par exemple concernant

    la production et l’approvisionnement des masques. Ils ont été incapables de planifier la production, de mettre sous contrôle le secteur privé pour répondre dans l’urgence aux besoins sanitaires. C’est la même chose pour les tests : le monopole des laboratoires privés a freiné pendant des mois le dépistage à grande échelle alors que le secteur public de recherche ainsi que les labos vétérinaires auraient pu contribuer massivement aux tests dès le printemps.

    En ce qui concerne le vaccin, la recherche a été confiée à des centaines de labos privés qui se font concurrence entre eux à travers la planète, chacun voulant annoncer en premier avoir « trouvé » le bon vaccin pour engranger des profits colossaux. Tout cela s’est fait au détriment du respect des protocoles en accélérant les différentes phases de tests. De plus, les vaccins étant brevetés, la transparence sur les résultats n’est pas au rendez-vous, ce qui nourrit la défiance des populations face aux futurs vaccins.

    La matraque ou la sécurité sociale ?

    En 2020, les capitalistes ont fait des choix. Ainsi Macron et son gouvernement ont refusé d’investir massivement dans la santé et l’hôpital public, alors que nous savons que le nombre de lits et de personnels à l’hôpital est crucial face à l’épidémie, notamment pour ne pas stopper l’ensemble des autres soins durant les pics d’hospitalisations. Le « Ségur » de la santé a été une mascarade. Tout cela a eu pour conséquences de nous faire enchaîner les phases de confinement, qui vont probablement durer jusqu’à l’automne 2021. Ce refus d’investir est idéologique : ils ne veulent plus du service public et de la sécu, et ont donc continué à casser l’hôpital malgré la pandémie.

    Dans le même temps, le pouvoir a accéléré le tournant autoritaire et raciste de l’État pour contrôler la population et faire rentrer dans le rang les récalcitrantEs : loi sécurité globale, loi « séparatisme », décrets liberticides et confinement autoritaire ont été les principales réponses du gouvernement face à la pandémie.

    Nos vies valent plus que leurs profits !

    En cette fin d’année, la dette publique en France avoisine les 125 % du PIB. Cette dette, les capitalistes vont vouloir nous la faire payer. Licenciements, réorganisation de la production, casse des services publics, voilà leurs mauvaises résolutions pour 2021 !

    Ces dernières semaines, les mobilisations contre les lois liberticides nous ont redonné de l’espoir. Elles montrent le chemin pour les travailleurs/ses et la jeunesse dans les semaines qui viennent : celui des luttes, dans la rue et par la grève, pour imposer une toute autre politique. Il faut en finir avec le pouvoir des capitalistes de détruire nos vies, en reprenant le contrôle sur l’économie et en brisant la machine répressive.

    Que 2021 marque la fin du virus capitaliste !

  • Contre les lois liberticides, construire un mouvement d’ensemble contre le gouvernement...

    La fantastique mobilisation du 28 novembre laissera des traces, malgré la décrue de samedi dernier. Le pouvoir s’organise pour y faire face, à nous de maintenir la pression !

    Les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté samedi 28 novembre contre la loi « sécurité globale » n’ont pas disparu. Après les mobilisations d’avant l’été contre les violences policières, les images de la violence des flics contre les migrantEs place de la République et contre Michel Zecler ont contribué à retourner le point de vue majoritaire.

    Un pouvoir qui répond à la mobilisation

    Défendre le droit de filmer les actes policiers, c’est revendiquer la possibilité de se défendre contre l’appareil d’État. Refuser l’extension du pouvoir de surveillance et l’impunité policière, c’est faire face à un des instruments fondamentaux de la classe dominante dans la période de crise et d’instabilité que nous connaissons.

    Le pouvoir a saisi le risque. Samedi dernier à Paris, la Préfecture de police s’est donnée les moyens d’interdire militairement la manifestation après que la justice lui ait imposé celle du samedi 28 novembre. Un saut dans l’autonomisation du pouvoir exécutif – répressif – par rapport au pouvoir judiciaire. Et l’État accorde la « protection fonctionnelle », un soutien financier, aux policiers qui ont battu Michel Zecler... Le préfet Lallement montre clairement que c’est bien au nom de cet État que les violences sont commises.

    Dans la même ligne, le pouvoir continue à désigner les musulmanEs comme « l’ennemi intérieur », prononçant la dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France, association de défense juridique contre l’islamophobie. Et ce mercredi 9 décembre est sur la table du conseil des ministres le projet de loi « confortant les principes républicains », ex-loi sur le séparatisme qui non seulement stigmatise essentiellement la communauté musulmane mais reprend des dispositions de la loi « sécurité globale » pourtant unanimement rejetées !

    Construire les convergences

    La possibilité de construire une mobilisation capable de faire reculer le gouvernement est toujours là, à condition de se rappeler qu’on ne peut pas gagner avec une simple manifestation. Il faut avancer et construire le mouvement en s’appuyant sur ses acquis : les collectifs de familles contre les violences policières, les organisations démocratiques de juristes, de journalistes, de défense des droits de l’Homme, les secteurs du mouvement ouvrier et du mouvement social déjà engagés… Des possibilités existent : manifestations locales, réunions unitaires rassemblant organisations syndicales, politiques et associations, assemblées de la population...

    Nous avons des échéances devant nous : contre l’islamophobie ce samedi 12 décembre, avec les sans-papiers le vendredi 18 décembre… Les mobilisations contre la répression policière et l’offensive raciste doivent se conjuguer, pour le retrait des projets de loi liberticides qui se nourrissent et s’opposent aux droits démocratiques de l’ensemble de la population.

    Il faut aussi répondre à la situation de crises actuelle. Contre la crise économique qui déstructure la société, il faut imposer l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail financé en prenant sur les profits. Face à la gestion autoritaire de la pandémie, imposons des actions de solidarité par en bas, la réquisition des laboratoires pharmaceutiques et la gratuité du vaccin.

    C’est touTEs ensemble et c’est dès maintenant !

  • Lois liberticides et violences policières : combattons l’autoritarisme en marche !

    Du dégoût et de la révolte, voilà ce que nous avons touTEs ressenti devant les violences policières de ces dernières semaines. Les dernières images des exactions contre les migrantEs place de la République à Paris ou du tabassage du producteur de musique noir Michel Zecler, ont mis le feu au poudre, entraînant en particulier une large mobilisation samedi dernier dans tout le pays.

    Le maintien de leur ordre à tout prix

    Ce gouvernement veut accompagner la crise sociale, les nouveaux reculs qu’il veut nous faire avaler, les licenciements et les suppressions d’emploi, d’un ordre sécuritaire garantissant la bonne marche de la machine capitaliste à profits… Il entend faire taire toute contestation de sa politique, y compris en s’attaquant à la liberté de la presse, dont il aime pourtant se draper en période d’offensive islamophobe.

    Depuis plusieurs semaines, sous la pression de l’extrême droite et des syndicats de police, Macron, Darmanin et leurs amis sont à l’offensive. D’abord avec la Loi de programmation de la recherche (LPR) et son article visant à pénaliser toute action revendicative dans les universités. Puis, à la faveur de l’immense émotion suite à l’horrible assassinat de Samuel Paty, avec une nouvelle loi raciste et islamophobe contre le « séparatisme ». Enfin, ils ont dégainé cette loi de « sécurité globale ». Tout cela dans le but d’accoucher d’une société basée sur une économie ultralibérale accompagnée d’un contrôle social sécuritaire.

    La loi, Darmanin, Lallement… Et hop tout ça à la poubelle !

    Mais après le mouvement international suite à la mort de George Floyd aux USA, les grandes mobilisations ici avant l’été contre l’impunité policière, ça ne passe pas ! Répondant à l’appel des journalistes, d’associations démocratiques ou de médias alternatifs, la mobilisation s’est amplifiée jusqu’à atteindre des centaines de milliers de personnes dans près d’une centaine de villes samedi dernier. Des manifestations massives, unitaires, jeunes, réunissant journalistes, habitantEs des quartiers populaires, militantEs syndicaux ou politiques... Au-delà de la loi de « sécurité globale », c’est bien un renforcement de l’État policier qui est massivement rejeté, et la politique de Macron — autoritaire sur sa forme et injuste sur son fond — qui est combattue.

    Pour éteindre l’incendie, les représentants de la majorité annoncent une « réécriture » du seul article 24 de la loi, celui concernant la diffusion d’image des policiers (sans préciser d’ailleurs ce qu’ils souhaitent mettre à la place...). On est bien loin du compte : c’est toute la loi qui doit être abandonnée, et au vu de leurs responsabilités particulières dans la situation, le ministre de l'Intérieur Darmanin et le préfet Lallement doivent dégager aussi !

    Étendre la lutte, construire les convergences

    Pour transformer l’essai, la mobilisation doit continuer, et une nouvelle journée de manifestation est annoncée pour ce samedi. Pour s’étendre, il faut s’adresser aux autres secteurs qui se sont mobilisés ces dernières années, se confrontant à la violence d’État : les Gilets jaunes, la jeunesse des quartiers populaires, le mouvement social… Des ponts sont à construire, en particulier entre le rejet de cette loi de sécurité globale et le projet de loi « confortant les principes républicains » (ex-loi « séparatisme ») qui reprend d’ailleurs les principales dispositions de l’article 24.

    Dans la catastrophe sociale qui vient, les capitalistes vont vouloir nous faire payer la crise au prix cher, et pour cela, le maintien de leur ordre est essentiel. Déjà les licenciements pleuvent, la précarité explose, et ce n’est qu’un début. Les convergences à construire doivent donc commencer dès ce samedi 5 décembre, en étant dans la rue contre la loi de sécurité globale et au côté des associations de chômeurEs et précaires qui vont aussi manifester dans tout le pays. Ce n’est qu’un début…

  • Macron : toujours tout pour les profits, toujours rien pour nos vies...

    Mardi soir, les annonces de Macron sont tombées : ce samedi 28 novembre, les commerces vont rouvrir... avec la possibilité d’un confinement allégé, voire levé à partir du 15 décembre, mais avec la mise en place dun couvre feu de 21h à 7h du matin. Et toujours aucune mesure contre le chômage, pour les hôpitaux, pour améliorer les conditions de travail et d’études. Il s’agit une fois de plus de décisions autoritaires qui ne peuvent être quen défaveur des classes populaires.

    Rien pour la santé

    Avec 10 000 nouveaux cas et 430 décès par jour en moyenne, l’épidémie est toujours très forte et continue à tuer. Face à cela, le gouvernement n’a présenté aucune mesure pour les hôpitaux et globalement pour le secteur de la santé. Pas dembauche, pas plus de testsalors que, dans cette deuxième vague, les services de réanimation sont pleins à 90 %.

    En réalité, toute lintervention de Macron était destinée à répondre aux demandes des commerces à l’approche des fêtes de fin d’année. Il donne de lair aux petits commerçants, mais s’adresse surtout aux sociétés de la grande distribution. Cela alors que ce dont auraient besoin manifestement les petits commerçants, ce sont des aides immédiates pour faire face à la crise qui les touche déjà.

    Une situation toujours aussi dure pour les salariéEs et les chômeurEs

    Pour les salariéEs, il ny a aucune mesure. On continue à devoir se débrouiller pour travailler dans des conditions dégradées ou en télétravail. Et la modification de la liste des « personnes vulnérables » met en danger des milliers de salariéEs.

    Dans les écoles, les collèges et les lycées, aucune embauche n’a été annoncée malgré les revendications des personnels et des élèves pour diminuer le nombre d’élèves par classe sans diminuer la quantité d’enseignements, cela malgré les nombreuses mobilisations qui ont eu lieu ces dernières semaines. Les universités restent fermées, creusant les inégalités.

    Et, pour les centaines de milliers de personnes qui restent au chômage ou viennent de perdre leur travail  par licenciement, suppression de postes, fin de mission d’intérim ou non renouvellement de CDD  pas un mot. Pourtant il faudrait interdire les licenciements et embaucher massivement dans la fonction publique pour faire face à l’épidémie, partager le temps de travail pour travailler moins  afin de limiter ainsi le risque de propagation du virus — et pour travailler touTEs.

    Reprenons loffensive contre ce gouvernement

    Des mesures sociales pour la grande majorité de la population, ce gouvernement ne veut pas en entendre parler. Le cœur de sa politique, cest la répression. Contrôler, verbaliser, interdire et réprimer des manifestations, chasser les migrantEs… Et si nous sommes bien sages, nous aurons alors le droit de passer les fêtes en famille

    Il faut faire linverse de Macron : faire confiance à celles et ceux den bas pour organiser la solidarité, se protéger, protéger les autres ; embaucher massivement  ; prendre sur les profits des firmes qui sengraissent actuellement : Amazon, Auchan, Carrefour... et bientôt les entreprises pharmaceutiques qui vont tirer des bénéfices juteux de la commercialisation des vaccins.

    Pour aller dans ce sens, les résistances existent, des mobilisations se construisent : actuellement contre la loi « sécurité globale » qui menace nos libertés, contre les violences faites aux femmes qui se sont amplifiées en situation de confinement. Avec en perspectives samedi 5 décembre des manifestations contre le chômage et la précarité, et le vendredi 18 décembre en solidarité avec les sans-papiers. Ces combats, ce sont ceux que nous avons à mener pour lutter contre ce gouvernement incapable de faire face à l’épidémie et qui casse toujours plus nos droits, nos conditions de vie et de travail.

  • Loi « sécurité globale » : contre l’autoritarisme en marche, mobilisation générale !

    La loi dite de « sécurité globale », actuellement discutée à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une « procédure accélérée », constitue un pas supplémentaire dans le cours autoritaire de la Macronie. Incapable de gérer la crise sanitaire et ses dramatiques conséquences sociales, le gouvernement entend opérer un tour de vis sécuritaire supplémentaire en s’en prenant une fois de plus violemment à nos droits et aux libertés, dont la liberté de la presse. 

    Police partout, images nulle part

    Symbole de cette volonté de museler toute potentielle contestation sociale, l’article 24 dont l’objectif est d’empêcher la diffusion d’images de policiers en exercice, et donc de violences policières. C’est notamment autour de cet article particulièrement scandaleux que la mobilisation a commencé à s’organiser, contraignant Gérald Darmanin à proposer des amendements, qui sont toutefois très loin de constituer un véritable recul du gouvernement. 

    L’article 24, même modifié, est en effet toujours là, et il est en outre la partie émergée de l’iceberg ultra-sécuritaire et liberticide que représente la loi « sécurité globale ». Cette nouvelle loi sur la sécurité, qui viendrait s’ajouter à la trentaine déjà votées et mises en œuvre depuis 20 ans, a en effet pour objectif, en instrumentalisant lamentablement le contexte des récents assassinats de Nice et de Conflans, de restreindre encore un peu plus les libertés et de donner toujours plus de pouvoir aux forces de répression. 

    TouTEs terroristes, touTs fichéEs 

    Comme l’explique la Quadrature du Net, « l’article 21 autorisera la transmission en temps réel des vidéos enregistrées par les caméras individuelles de chaque brigade de police et de gendarmerie, ouvrant la voie à la vidéosurveillance automatisée et particulièrement à la reconnaissance faciale généralisée ». L’article 22, quant à lui, « autorisera la surveillance de masse de nos rues par drones, ce qui n’augmentera pas la protection de la population mais servira surtout à renforcer des stratégies violentes du maintien de l’ordre, visant notamment à épuiser et dissuader les manifestants d’exercer leur liberté fondamentale d’exprimer leurs opinions politique ».

    Un pouvoir qui assimile les manifestantEs à des terroristes, qui entend se donner les moyens « légaux » de contrôler, de dissuader voire d’empêcher toute expression d’une opposition populaire, c’est un pouvoir qui devient chaque jour de plus en plus autoritaire.

    Amplifier le rapport de forces

    Dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement espérait peut-être faire passer sa loi « sécurité globale » en douce, sans avoir à affronter de mobilisation. Ce n’est pas le cas, et nous pouvons nous en réjouir ! Il s’agit désormais d’amplifier ce rapport de forces, en exigeant le retrait total de la loi « sécurité globale » et en s’opposant, en outre, à toutes les attaques portées contre celles et ceux qui refusent de baisser les yeux face au pouvoir. Le projet de dissolution du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) fait ainsi partie de la même politique, dont l’objectif est de faire taire toute critique de leur « ordre républicain ». 

    Au-delà, c’est de l’ensemble de la politique de ce gouvernement qu’il va falloir se débarrasser : le cours autoritaire du pouvoir accompagne en effet sa faillite dans la gestion de la crise sanitaire, qui lui fait redouter des explosions sociales. L’heure est donc à la mobilisation face à un gouvernement qui est prêt à tout, y compris l’écrasement des droits démocratiques élémentaires, pour sauver un système aussi dangereux qu’à bout de souffle. Nos libertés, nos vies… pas leurs profits !

  • Contre les violences de genre, riposte anticapitaliste et féministe !

    Pour les femmes, cette année a été particulièrement éprouvante. Avec le confinement, les violences physiques et psychologiques dans le cadre familial ont explosé, violences auxquelles se sont ajoutées des conditions de travail dramatiques pour une grande partie des professions « en première ligne » ultra féminisées (infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, caissières…). Et les conséquences sociales et économiques de cette crise sanitaire, avec un million de personnes pauvres supplémentaires, vont être particulièrement dramatiques pour les femmes.

    Stoppons les violences sexistes et sexuelles

    Le confinement favorise les violences : « enfermées dedans », des femmes, comme des personnes LGBTI, se sont retrouvées victimes de violences physiques, sexuelles, psychiques, économiques... Le numéro d’urgence du gouvernement a vite montré ses limites, alors que 220 000 femmes sont victimes chaque année de violences conjugales et qu’une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son (ex)conjoint.

    Le chiffre des agressions est sous-estimé car de nombreuses femmes se taisent par peur des représailles, et lorsqu’elles décident de porter plainte, elles ne sont souvent pas prises au sérieux. Ainsi, près de la moitié des victimes de féminicides avaient déjà au moins une fois contacté la police. Concernant les viols et tentatives de viol, seul 1 % donne lieu à une condamnation. L’impunité est presque totale en matière de violences sexistes et sexuelles. Cette ambiance nauséabonde touche tous les étages de notre société : Darmanin, poursuivi pour viol, a pourtant été nommé ministre de l’Intérieur, et Polanski, reconnu coupable de viol pédophile aux USA, a reçu il y a quelques mois le César du meilleur réalisateur !

    Notre corps nous appartient

    Au travail, 32 % des femmes ont déjà subi du harcèlement sexuel. C’est énorme, et pourtant aucune mesure n’est prise pour obliger les entreprises à agir. Là aussi, ces violences s’intègrent à un système plus global de domination qui permet la surexploitation : infirmières, aides à domicile, enseignantes... Toutes ces fonctions essentielles, comme on l’a encore vu pendant la crise sanitaire, reposeraient sur les qualités prétendument « naturelles » des femmes, ce qui légitime leur dévalorisation. Ajouté au travail domestique gratuit réalisé dans le cadre de la famille, cela permet des économies gigantesques sur le dos des femmes.

    Par ailleurs, on demande aux lycéennes de bien vouloir « se rhabiller » car leurs tenues « déconcentreraient » les garçons... On veut ainsi leur signifier que leur corps ne leur appartient pas mais qu’il est un objet politique. De plus, dans un contexte global d’islamophobie, on polémique autour du burkini ou du voile. Nos corps sont toujours pointés du doigt pour excuser les comportements sexistes et violents des hommes légitimés par une culture du viol largement répandue.

    Tant qu’il le faudra !

    Nous devons refuser de vivre dans un monde où les violences faites aux femmes seraient normales. Il faut investir des moyens, par milliards, à hauteur des besoins des associations intervenant sur cette question, au plus près des victimes.

    En Amérique Latine, le mouvement contre les féminicides a pris une ampleur politique qui lui permet de contester globalement la société dans laquelle nous vivons. Il montre à quel point les questions féministes portent en elles une dimension subversive : en finir avec les violences et la domination des hommes sur les femmes n’est pas possible dans le cadre du capitalisme, car celui-ci s’en nourrit pour perdurer. S’attaquer aux racines des oppressions nécessite de remettre globalement en question le système.

    Pour mettre fin à l’oppression des femmes, il faut construire un mouvement fort, combatif, de rue, solidaire des femmes du monde entier : un mouvement qui lutte pour nos droits et pour en gagner de nouveaux, qui participe de la lutte des classes et au renversement de l’ordre établi !