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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 184

  • Le 8 mars, la grève féministe pour briser le silence !

    Lors de la cérémonie des Césars le 23 février Judith Godrèche a délivré une parole claire et bouleversante sur les violences sexuelles dans le cinéma français et pointé le silence qui entoure ces révélations.

    Depuis plusieurs semaines, la parole s’était déliée dans le monde du cinéma — mais pas seulement — et plusieurs victimes avaient témoigné, contre Depardieu, Jacquot, Doillon…

     

    Le silence, l’arme absolue de ceux qui abusent

    Les prises de parole de Judith Godrèche, Charlotte Arnould, Manda Touré, Vanessa Springora, Adèle Haenel et tant d’autres femmes connues ou inconnues, permettent de lever progressivement l’omerta. Car dans le milieu du cinéma comme dans d’autres : le silence prévaut. On ne répétera jamais assez cette phrase de Denis Mukwege : « Le silence est l’arme absolue de ceux qui abusent ». Pour les hommes violents, le silence est l’ingrédient clef de leur domination et le plus difficile à briser pour les victimes, car parler fait peur. Il y a la peur des représailles, d’être accusée de mentir, attaquée en diffamation, d’être victime de violences supplémentaires de la part des agresseurs ou de leurs proches. Il y a aussi la peur de l’isolement, du rejet, en particulier dans des milieux où « tout le monde savait, mais personne ne disait rien ».

    Dans les milieux culturels ou politiques, qui fonctionnent parfois comme des « grandes familles », les violences faites aux femmes sont largement tolérées, et il n’est pas question de dénoncer des hommes « puissants », les « monstres sacrés ». C’est dans le silence qu’ils peuvent violenter, agresser, violer en toute impunité. C’est dans le silence qu’ils peuvent continuer à faire des films, à écrire des livres, à peindre, à aller aux Césars. C’est dans le silence qu’ils peuvent continuer à recevoir des prix, à être dans les journaux, à parler aux infos. C’est dans le silence qu’ils peuvent continuer à exercer en tant que médecin ou psychologue, dans le silence encore qu’ils peuvent écrire des tribunes, se prétendre féministes. C’est dans le silence qu’ils peuvent même devenir ministres ou députés.

    Face aux violences, parlons-nous, regardons-nous

    Ainsi, le silence qui entourait les victimes avant leur prise de parole est là encore trop souvent après qu’elles ont dénoncé les violences qu’elles ont subies, ce que nous rappelle Judith Godrèche dans son discours à la cérémonie des Césars : « Je parle je parle, mais je ne vous entends pas ». Pourtant, dans le monde du cinéma comme ailleurs, c’est par la parole que l’on peut se retrouver et se soutenir. En 2023, 244 000 femmes ont été victimes de violences conjugales. 94 000 femmes subissent des viols ou tentatives de viol chaque année, 81 % de femmes ont été victimes de harcèlement sexuel dans l’espace public, 20 % de femmes déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail, 165 000 enfants sont victimes de viols et violences sexuelles chaque année…

    Nous ne sommes pas seules, nous ne l’avons jamais été : parlons-nous, regardons-nous. Ensemble, nous sommes plus fortes, nous sommes plus fortes qu’eux et le système patriarcal. Face aux violences nous pouvons agir, nous n’avons plus le choix, il faut nous battre ensemble pour les éradiquer.

    Ce 8 mars, retrouvons-nous dans la rue pour lutter toutes et tous contre ces violences !

    Commission nationale d'intervention féministe

     

  • Gaza se meurt… avec la complicité des puissances impérialistes !

    La situation est extrêmement dramatique à Gaza. Fin janvier, la Cour internationale de Justice a rendu un avis qui qualifie de plausible le génocide à Gaza et a demandé à Israël « de prendre des mesures pour que son armée ne viole pas la Convention sur le génocide ». Depuis, plus de 3 500 PalestinienNEs ont été tués par l’armée israélienne.

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  • À Nice, le 8 mars, en grève et dans la rue...

    8 MARS : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

    Face aux attaques du gouvernement, des droites et extrêmes droites, partout les femmes résistent : le 8 mars Grève féministe !

    11h rassemblement Gare centrale – Nice – marche jusqu’au Palais de Justice

    Le 8 mars, nous serons en grève contre le patriarcat et ce gouvernement.

    Nous montrerons le rôle fondamental des femmes dans la société : quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête.

  • Macron, matamore irresponsable sur l’Ukraine comme sur le reste !

    En politique internationale comme sur le terrain intérieur, Macron est décidément un champion en déclarations aussi inconséquentes que politiciennes. Il s’est surpassé à l’issue d’une Conférence de soutien à l’Ukraine, organisée à l’Élysée lundi 26 février en présence de 27 chefs de gouvernements ou leurs représentants.

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  • Les européennes, des élections bien trop nationales !

    Le monde a les yeux braqués sur les États-Unis, où dans quelques mois se tiendront des élections décisives pour le globe : Trump reviendra-t-il au pouvoir ? Trump, sa politique libertarienne acharnée ? Bien avant, le ton sera donné… lors des prochaines élections européennes. Car, en Europe, aussi, le bateau tangue face aux démons de l’extrême droite et des droites extrêmes.

    Les sondages, dont les médias d’extrême droite font grand cas, sont favorables au RN. La machine autopromotionnelle ne doit pas masquer que la colère contre les politiques néothatcheriennes de la macronie, dans un paysage politique dominant à droite toute, peut trouver à s’exprimer dans ce vote ! Car les européennes sont cette fois encore des élections bien trop nationales, alors même que le mouvement des paysanNEs partout a montré la nécessité d’apporter des réponses à ce niveau…

    Ce n’est donc pas un hasard si le premier à lancer sa campagne en France est Jordan Bardella, président du RN. Ainsi, le 3 mars, à Marseille, devant 4 000 personnes, il a tenu le premier meeting de son parti avec un slogan qui rappelle l’« America is back » de Ronald Reagan : « La France revient, l’Europe revit ».

    Ça sentait le rétro, la playlist vingtième siècle et le « c’était mieux avant », et reprenait les classiques discours anti-immigration chers à Le Pen père, sans lesquels le RN ne serait pas le RN, dédiabolisé ou pas. La faute aux immigréEs donc, mais aussi à l’écologie, forcément punitive, et au « grand effaceur » Macron… grand organisateur de la désindustrialisation, de « l’effacement anthropologique ». Tout d’un bloc, comme ça ! Car la nation, c’est la nation, le chef, c’est le chef, quoi !

    Quant au programme, il n’a guère été esquissé. Et l’on comprend que pour lutter dans une élection européenne contre le « recul de la France chez elle », selon les termes de Bardella, le RN ne peut avancer un Frexit même caché et ne peut guère détailler comment un « espace de coopération entre les nations et de grands projets », qu’il appelle de ses vœux, se mettrait en place. Alors, les peurs, le complotisme, le racisme et la xénophobie, sur fond d’identité chrétienne, font office de politique… au service de l’ordre capitaliste, évidemment !

    Le RN tiendra neuf meetings d’ici aux élections européennes, neuf occasions, comme à Marseille, de s’opposer à sa politique qui infuse partout, dans des contre-rassemblements, à commencer par le 1er mai à Paris. Pour dire non aux racismes et à la xénophobie, réclamer le partage des richesses et la justice sociale… partout en Europe !

    Fabienne Dolet