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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 249

  • Un gouvernement inactif face à la 7e vague de Covid-19 !

    La France, comme toute l'Europe, est frappée par une septième vague. Les hospitalisations repartent à la hausse, 1206 en 24 heures contre 659 quinze jours auparavant. La faute au Ba.5 d'Omicron ? Bien sûr, mais aussi la faute d'un pouvoir qui fait du silence et de l'inaction face à cette nouvelle vague un principe de gouvernement.

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  • Débat «Construisons une gauche de combat»...

    Philippe Poutou et Penelope Duggan pour le NPA, Aurélie Trouvé, présidente du Parlement de la NUPES et députée de Seine-Saint-Denis, Danielle Simonnet, députée de Paris, et Samir Elyes, animateur de «On s‘en mêle 2022», on débattu vendredi 24 juin à la Bellevilloise à Paris devant 400 personnes sur le bilan des législatives et les perspectives pour construire face au gouvernement et à la crise du capitalisme.

  • Melilla: les frontières tuent, ouvrons-les !

    « Cest du jamais vu dans lhistoire de limmigration au Maroc ». C’est ainsi qu’a réagi Omar Naji, membre de lAssociation marocaine des droits humains (AMDH), suite à la mort de plusieurs dizaines de migrantEs, vendredi 24 juin, à l’entrée de lenclave espagnole de Melilla, « frontière » entre le Maroc et lEspagne. Le bilan est encore provisoire, et ne sera probablement jamais définitif, mais nul doute que ce qui s’est passé le 24 juin à Melilla demeurera comme l’un des symboles tragiques du sort fait aux migrantEs par l’Union européenne.

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  • « My body my choice ! » Mon corps mon choix !

    Le 24 juin, la Cour suprême des États-Unis est revenue sur l’arrêt Roe vs Wade garantissant le droit à l’avortement. Depuis, la liste des États interdisant lIVG ou réduisant drastiquement son accès ne cesse de sallonger : le Missouri, lArkansas, lOklahoma, le KentuckyCertains nacceptant aucune exception, même en cas de viol, même en cas d’inceste, même en cas de risque vital pour la femme.

    50 pas en arrière

    Pour les centaines de milliers de femmes concernées dans ces États, la situation est catastrophique : tenter daccéder à l’avortement dans un État ou un pays voisin pourrait les mettre en danger, et pour les femmes précaires, parmi lesquelles nombre de femmes racisées, cela ne sera de toute façon pas une option, le voyage étant trop cher. Cest un retour en arrière terrible en matière de droits humains et daccès à l’autonomie pour les femmes. Et la Cour suprême pourrait ne pas s’arrêter là : laccès à la contraception, notamment la contraception d'urgence, et le mariage entre personnes du même sexe pourraient aussi être menacés. 

    Pouvoir planifier sa grossesse, pouvoir choisir de faire des enfants ou non devrait être un droit inaliénable. Ceux qui attaquent ce droit sont des hypocrites car les femmes ont pratiqué, pratiquent et pratiqueront toujours des avortements. Autoriser lavortement ne fait pas augmenter le nombre davortements, interdire lavortement ne fait pas diminuer le nombre davortements. La seul chose qui change lorsque lon interdit lavortement, cest le nombre de femmes qui en meurent.

    Interdire lavortement cest volontairement laisser des femmes mourir. Dans le monde, une femme meurt toutes les neuf minutes dun avortement clandestin et, bientôt, des milliers de femmes étatsuniennes se tourneront vers des avortements non sécurisés et ne pourront pas compter sur leur médecin en cas de complications. Elles ne pourront pas demander d’aide sous peine de poursuites. Déjà, nombreuses sont celles qui se partagent des « conseils maison » en cas de grossesse non désirée, ou qui suppriment l'application de suivi de leurs règles par peur d’être fichées...

    Lorsque lune dentre nous tombe, nous tombons toutes ensemble.

    Cette situation dramatique nous rappelle à quel point nos droits sont fragiles, et pas quaux USA. Ainsi, en Pologne, le gouvernement veut dorénavant ficher les femmes enceintes. En Italie, la clause de conscience des médecins entrave fortement laccès à l’IVG.

    En France, moins de 24 heures après l’annonce de la Cour suprême aux USA, certains représentants de courants religieux et politiques demandaient déjà de « relancer le débat »... Et même avec la possible constitutionnalisation du droit à l’IVG, il va falloir continuer à se battre pour y avoir accès de manière réelle : pour louverture de centres et de lits dIVG, lallongement des délais légaux, la suppression de la clause de conscience.

    Notre solidarité est internationale, et nous soutenons toutes les femmes en lutte pour obtenir le droit à disposer librement de leur corps, que ce soit aux USA, en Pologne, à Malte, au Maroc, au Brésil, au Chili Solidarité avec les femmes du monde entier !

  • Le Rojava est en danger...

    À la veille du sommet de l'OTAN à Madrid, le gouvernement turc a clairement annoncé ses intentions en affirmant être prêt à envahir le nord de la Syrie. Le chantage autour de la guerre en Ukraine et de la question des réfugiés étant à son paroxysme, Erdogan espère obtenir un feu vert pour l'écrasement total de cette expérience démocratique, féministe et égalitaire, unique dans la région, que constitue la région autonome du nord et de l'est de la Syrie. Son but est bien d'éliminer toute expression kurde, voire de pratiquer un nettoyage ethnique de cette région.

    Et pourtant la diplomatie française et même la présidence restent complètement silencieuses. Les Forces démocratiques syriennes ont infligé une défaite au pseudo État islamique mais la Turquie c'est l'OTAN, seul maître à bord de toutes les diplomaties occidentales, a fortiori depuis l'invasion de l'Ukraine.

    Quant aux Russes, qui contrôlent en principe l'ouest de l'Euphrate, ils sont aussi en négociation avec la Turquie… et très occupés en Ukraine.

    Le Rojava est donc seul face à une menace imminente. Si Erdogan n’est pas stoppé, l'héroïsme des combattantEs des FDS ne pourra pas stopper l'invasion.

    Nous devons tout faire pour empêcher ce massacre et soutenir les populations de la région et les organisations kurdes, qui doivent être retirées de la liste des organisations terroristes de l’UE.

    Protection du Rojava ! 

    Stoppons Erdogan !

  • Défaite de Macron, percée de l’extrême droite: vite, une gauche de combat !

    Les résultats du second tour des élections législatives sont une défaite pour le pouvoir en place. Avec 246 députés, Macron est en effet bien loin d’obtenir la majorité absolue des députés, confirmant son illégitimité et son statut de « président mal élu ». Les défaites de plusieurs figures de la Macronie, de Ferrand à Castaner en passant par Montchalin, qui rejoignent Blanquer battu au premier tour, témoignent du rejet qu’inspirent Macron et les siens.

    La Macronie affaiblie sur fond dinstabilité politique

    La composition de l’Assemblée nationale laisse augurer d’une poursuite et d’une amplification de la situation d’instabilité politique, avec une « majorité présidentielle » minoritaire et dans l’incapacité de gouverner seule. Au vu de la politique qu’il a menée lors de son premier mandat et de la campagne de l’entre-deux tours, radicalement anti-NUPES, c’est à n’en pas douter sur sa droite que Macron va chercher des appuis, en durcissant encore un peu plus sa politique.

    La crise démocratique se poursuit et se renforce, avec une très forte abstention et une déformation importante des votes en raison du mode de scrutin, qui n’inclut toujours aucune forme de proportionnelle. L’abstention est particulièrement marquée dans la jeunesse et dans les classes populaires, qui se sont senties peu concernées par une campagne que le pouvoir en place a tout fait pour rendre inaudible.

    Contre le danger de l’extrême droite, un sursaut à gauche

    Avec 89 députés, le Rassemblement national réalise un score historique, et confirme son processus de « normalisation », avec une réelle implantation dans plusieurs régions et des percées dans d’autres. Le RN aura certes moins de députés que la gauche, mais ses capacités de nuisance vont être considérablement amplifiées. La menace fasciste est bien là, et Macron et le pouvoir en place portent une lourde part de responsabilité, par leurs politiques et leurs discours, dans ce dangereux phénomène.

    Les scores de l’ensemble de la NUPES témoignent de l’existence d’une dynamique significative et positive à gauche. La France insoumise quadruple le nombre de ses députéEs, ce qui confirme la présence d’un important rejet « sur la gauche » de Macron et des politiques néolibérales, et d’une aspiration à plus de justice sociale, d’écologie et de démocratie, voire d’un espoir dans un monde meilleur. Malgré les critiques que nous avons pu formuler à l’égard de la NUPES, le NPA avait appelé à voter pour ses candidatEs, et nous nous félicitons donc que des millions de personnes se soient saisies de ces candidatures pour exprimer leur colère contre Macron en votant pour une gauche de rupture avec le social-libéralisme.

    Lutter et reconstruire une force politique anticapitaliste

    Dès aujourd’hui, il faut préparer les combats de demain, en s’appuyant entre autres sur les dynamiques militantes qu’ont pu générer les campagnes d’une partie des candidatEs de la NUPES. L’enjeu est de constituer ou de pérenniser des collectifs prêts à mener les bagarres à venir face au néolibéralisme autoritaire, à commencer par la défense de nos retraites, qui devra être un combat unitaire de l’ensemble de la gauche politique et sociale, de même que pour la défense et la relance des services publics.

    Dans une situation où le danger d'extrême droite s'affirme, il y a également urgence à construire des outils de résistance et d’organisation de notre camp social, y compris au niveau politique. Nous avons besoin d'une force politique large pour défendre les intérêts de la grande majorité de la population et la perspective d'une autre société, libérée du capital et de ses désastres sociaux et écologiques.

    L’heure est bien à la construction, ces prochains mois, de cette gauche de combat !

  • Pendant la canicule, l’inaction criminelle continue !

    Le changement climatique est là et bien là, sous sa forme la plus évidente, celle d’une canicule, jusqu’à 42 °C, sans précédent à cette période de l’année. Même dans nos régions tempérées on suffoque.

    La fréquence de ces épisodes de chaleur extrême pourrait doubler d’ici à 2050. Ils ont déjà été aussi nombreux dans les 15 ans de 2005 à 2020 que dans les 45 ans de 1960 à 2005.

    Plus personne ne peut nier qu’ils sont une conséquence du bouleversement climatique lui-même dû aux émissions de gaz à effet de serre et donc à l’usage des énergies fossiles. Après le confinement qui les avait fait fortement baisser, les émissions sont reparties de plus belle, en particulier dans le secteur du transport.

    Les riches détruisent le climat et veulent continuer. Ce cynisme pourrait porter un nom : « l’amendement Ferrari » (ou, au choix, Lamborghini, Maserati, Rolls-Royce ou Bentley). Alors que le Parlement européen a voté l’interdiction de la vente des voitures thermiques neuves d’ici 2035 (quoi qu’on pense de la voiture électrique !), exemptant déjà les voitures fabriquées à moins de 1 000 exemplaires chaque année, cet amendement accorde une dérogation jusqu’en 2036 aux constructeurs qui en produisent moins de 10 000. Les hyper-pollueurs de luxe ont encore de beaux jours devant eux !

    La prochaine COP, pour sa 27e édition qui aura lieu en Égypte au mois de novembre, s’annonce aussi calamiteuse que les précédentes. La réunion de préparation qui se tenait à Bonn du 2 au 16 juin a, comme d’habitude, été incapable d’avancer sur un programme permettant d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre et, comme d’habitude, les pays riches refusent le soutien financier aux États les plus pauvres au titre des « pertes et dommages » pour faire face aux conséquence du dérèglement climatique.

    Les législatives nous ont débarrassés, entre autres, d’Amélie de Montchalin, peu durable ministre de l’Écologie : un plaisir à ne pas bouder ! Mais c’est une rupture bien plus radicale qui s’impose. Et pour ne jamais oublier les coupables, on pourrait, comme le propose l’économiste Maxime Combes, donner leurs noms aux événements extrêmes, par exemple « canicule TotalEnergies n° 1 », le groupe émettant à lui seul autant que l’ensemble de la population française.

    Christine Poupin