Une conférence de presse de plus, dans laquelle tout était prévisible, puisque Macron l’avait déjà annoncé. Castex, Véran, Blanquer et Darmanin se sont donc succédés pour décliner sur l’air de « tout est sous contrôle » des mesures qui méprisent allègrement tous les problèmes posés par les salariéEs supposés les mettre en œuvre.
NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 294
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Face à la pandémie, les petits soldats de Macron déroulent sa stratégie...
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Mobilisé-e-s contre la réforme de l’assurance chômage et pour nos droits sociaux !
Le mouvement d'occupation des théâtres et lieux de culture ne faiblit pas. Toujours en tête des revendications : l'abrogation de la réforme de l'assurance chômage. C’est contre elle que nous sommes toutes et tous mobilisées ce vendredi 23 avril dans la rue !
Des convergences à amplifier
Des années que la France n'a pas vu de mouvement massif de chômeurs, chômeuses et précaires. Pourtant, on observe une double dynamique : le nombre de contrats précaires se multiplie et tend à devenir la norme des conditions d'emploi ; dans le même temps, les droits sociaux qui accompagnaient et compensaient cette précarité sont peu à peu détruits.
Historiquement, les intermittentEs du spectacle ont toujours fait exception en parvenant, mobilisation après mobilisation, à empêcher au fil des années la casse de leurs droits. Mais les dernières années ont vu aussi les assistantEs maternels entrer dans ce combat, ainsi que des saisonnierEs. Dans le mouvement actuel, notamment à Paris, de nombreux travailleurEs de l'événementiel sont présents, ainsi que des guides-conférencierEs.
Mais ces convergences, pour foisonnantes et riches qu'elles soient, n'en demeurent pas moins trop marginales au niveau national, et pas à la hauteur du rapport de force qu'il nous faut construire. Le risque, en l’absence de convergences « durables » avec d’autres secteurs, en l’absence de mobilisation large et interprofessionnelle, est l’étouffement progressif du mouvement. Nos efforts doivent donc aller en ce sens dans les semaines qui viennent.
Une réforme d’une violence inouïe
Ce 23 avril, tous les lieux occupés, ainsi que la CGT Spectacle et SUD Culture Solidaires, appellent à une journée de mobilisation et de grève contre la réforme de l'assurance chômage. La CGT Spectacle et SUD ont déposé des préavis de grève.
Cette réforme, rappelons-le, est d'une violence inouïe et est dénoncée par tous les syndicats. Si elle passe, elle aura pour conséquence une baisse en moyenne de 40 % des revenus des plus précaires : en effet, le taux d'indemnisation ne sera plus calculé sur la base du temps de travail effectué mais sur la base de toute la période travaillée : selon que l'on aura travaillé 6 mois d'affilé ou 3 fois 2 mois sur une année, le calcul de l'indemnité ne sera plus du tout le même. Dans le second cas, cela reviendra plutôt à accorder un petit à côté pour compléter les « petits jobs » (peut-être non déclarés…) que ces travailleurEs précaires ne seront plus en mesure de refuser pour pouvoir tout simplement survivre.
Ce n’est qu’un début...
Une telle réforme touche évidemment directement les précaires, mais fragilise par là-même touTEs les travailleurEs. Plus « l'armée de réserve du capital » que représentent les sans emploi est proche de la misère, plus la pression est à la baisse sur les salaires, à l'augmentation des cadences, et aux heures supplémentaires non rémunérées. Cette réforme de l'assurance chômage est bien un moyen de nous mettre toujours plus à la merci des patrons.
Alors, partout où nous sommes, depuis nos lieux de travail, via nos UD, nos collectifs interluttes, nos AG interpros : ce vendredi 23 avril doit être un début. Jetons les bases d’un mouvement interprofessionnel pour combattre la réforme de l'assurance chômage et imposer nos conditions et nos revendications à ce gouvernement criminel !
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Macron : des cadeaux pour ceux d’en haut, des coups bas pour ceux d’en bas !
« Chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu’en 2017 »… Dans son interview au Figaro, au lendemain du vote de la très contestée loi « sécurité globale », Macron donne le ton, offensif et sécuritaire, de ces prochaines semaines : un autoritarisme qui prépare le terrain à la droite et à l’extrême droite en guise de réponse à l’explosion des inégalités sociales depuis le début de la crise sanitaire.
L’autoritarisme est en marche
Adoptée jeudi 15 avril à l’Assemblée nationale malgré la contestation dans la rue depuis novembre, la loi de « sécurité globale » est un pas supplémentaire dans le cours autoritaire de la Macronie. Incapable de gérer la crise sanitaire et ses dramatiques conséquences sociales, le gouvernement entend opérer un tour de vis sécuritaire supplémentaire en s’en prenant une fois de plus violemment à nos droits et nos libertés, individuelles et collectives : généralisation de la surveillance, atteintes supplémentaires à la liberté de manifester, pouvoirs nouveaux accordés aux polices municipales et aux sociétés de sécurité privées, autorisations étendues du port d’arme pour les policiers et gendarmes hors service, etc.
Et Macron de nous resservir les vieilles recettes de droite, une fermeté affichée pour prétendument assurer « une vie paisible » à touTEs : objectif de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires d’ici la fin du quinquennat ; opposition affichée à la dépénalisation des drogues et lutte contre le trafic de stupéfiants qualifiée de « mère des batailles » (on souhaiterait autant de moyens contre la délinquance en col blanc, par exemple pour lutter contre l’évasion fiscale…) ; création d’une « école de guerre » pour former les forces « de l’ordre »…
Braconnant sur les terres de l’extrême droite, Macron est rentré de plain-pied dans la campagne présidentielle, feuilletonnant des mesures autoritaires, réactionnaires et racistes (à venir les lois sur le « séparatisme » et la justice, un plan de lutte contre les « bandes »...).
Et pendant ce temps, les riches s’enrichissent...
Comme le dévoilent les associations Attac et Oxfam dans un rapport qui vient d’être publié, la fortune des déjà riches explose tous les records depuis le début de la crise sanitaire. À l’échelle de la planète, la fortune des 20 personnes les plus riches a augmenté de 62 %, celle des milliardaires français de 170 milliards d’euros, soit une hausse moyenne de 40% ! Alors que la majorité subit les conséquences de la crise économique due au Covid (pertes d’emploi, chômage partiel…), notre beau pays compte quatre milliardaires de plus, dont le fondateur du laboratoire Moderna qui fournit un des vaccins les plus utilisés contre la pandémie. Un virus dramatique qui est donc une bonne affaire pour certains… Et les incontournables Bernard Arnault (troisième fortune mondiale), Françoise Meyer-Bettencourt (femme la plus riche du monde) et François Pinault — pour ne citer qu’eux — ont vu leur fortune déjà astronomique exploser !
Tous peuvent dire merci à Macron : le « quoi qu’il en coûte », ces aides massives accordées aux entreprises du CAC 40 sans aucune contrepartie, leur a bien profité, ainsi que la générosité de la Banque centrale européenne (BCE) qui a injecté des centaines de milliards d’euros sur les marchés financiers. Le contraste avec la politique du gouvernement pour la grande majorité de la population n’en est que plus cruel, par exemple en mettant encore plus sous pression les chômeurs et précaires avec une réforme de l’assurance chômage qui va baisser les indemnités d’un million de personnes.
Ce vendredi 23 avril, nous sommes dans la rue au côté en particulier du secteur de la culture, d’abord pour abroger cette réforme injuste, mais aussi pour défendre l’emploi, contre les licenciements, les suppressions de postes et la précarité. Parce que lutter contre ce système et ceux qui le défendent est véritablement une mesure de salut public.
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L'Anticapitaliste : le journal, numéro 564...
Un clic sur l'image...
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Pour l’ensemble de son œuvre : Blanquer démission !
Depuis mardi 6 avril, les enseignantEs sont passés, comme en mars 2020, en distanciel, tenus de maintenir la continuité pédagogique pendant la fermeture temporaire des écoles, tenus de s’adapter en quelques jours seulement en sachant déjà que rien ne fonctionnerait alors que Blanquer clamait partout que tout était prêt...
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Sur fond de désastre sanitaire et social, le gouvernement promet toujours plus d’austérité...
Alors que la barre des 100 000 morts du Covid va être franchie, que les hôpitaux sont saturés et que la campagne vaccinale est loin d’être à la hauteur de l’épidémie, la Macronie dévoile peu à peu ses nouveaux projets antisociaux. La crise sociale est profonde, les mécanismes de solidarité sont très largement insuffisants, mais le pouvoir nous promet toujours plus d’austérité.
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Construire dès maintenant et touTEs ensemble le 23 avril...
Le mouvement d'occupation des théâtres et lieux de culture ne faiblit pas. Toujours en tête des revendications : l'abrogation de la réforme de l'assurance chômage.
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Avec ce gouvernement, c’est toujours plus d’austérité. Organisons la mobilisation !
Alors que la barre des 100 000 morts du Covid va être franchie, que les hôpitaux sont saturés et que la campagne vaccinale est loin d’être à la hauteur de l’épidémie, la Macronie dévoile peu à peu ses nouveaux projets antisociaux.
Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire est formel : la dette publique, qui s’est considérablement accrue avec les « plans de soutien » du gouvernement, ne sera « certainement pas » remboursée par l’impôt. Au programme : compression des dépenses publiques et « réformes structurelles », avec notamment le retour programmé du plan de destruction du système de retraites, mais aussi la volonté maintenue de faire passer en force la contre-réforme de l’assurance chômage.
Destruction sociale programmée
Alors que les destructions d’emplois se comptent en centaines de milliers et que le nombre de chômeurEs est reparti durablement à la hausse, le pouvoir entend imposer une réforme de l’assurance chômage qui va avoir pour conséquence une baisse des allocations et une réduction du nombre de leurs bénéficiaires. Dès la première année, 1,15 million de personnes verraient leurs allocations réduites en raison du nouveau mode de calcul du SJR (salaire journalier de référence), avec une baisse moyenne de 17 % pouvant aller jusqu’à 40 % dans certains cas. Et ce sont celles et ceux que l’on surnomme « intermittentEs de l’emploi », alternant activité réduite et périodes chômées, qui paieront le prix le plus élevé.
Les personnels de la culture, mobilisés depuis plus d’un mois, ne s’y sont pas trompé, en faisant du retrait de la contre-réforme de l’assurance chômage leur principale revendication.
Retrouver le chemin des mobilisations
Il y a quelques jours, le journal les Échos révélait le contenu du « programme de stabilité » élaboré par le ministère de l’Économie. Alors que le déficit budgétaire s’est élevé à 9,2 % du PIB en 2020 et devrait être du même ordre en 2021, le gouvernement prévoit un retour aux 3 % en 2027. Un « tour de vis » majeur, qui va impliquer une hyper-austérité dans la mesure où le gouvernement refuse d’envisager toute augmentation des recettes, alors que pourtant l’argent existe, comme le montre l’augmentation du nombre de milliardaires en France (de 39 à 42 entre 2020 et 2021) et les bénéfices du CAC 40 (36 milliards d’euros en 2020 malgré la crise). Le retour de la contre-réforme des retraites est à prévoir, de même que l’approfondissement des réductions des dépenses publiques (suppressions de postes, blocage des salaires, réduction des budgets des services publics, etc.).
La perspective du pouvoir est donc la poursuite et l’amplification de la guerre sociale, menée par un gouvernement dont la catastrophique gestion de la crise sanitaire donne une idée du peu d’importance qu’il accorde à nos vies lorsqu’il s’agit de faire tourner la machine capitaliste.
Face à un tel projet, nous n’avons pas d’autre solution que de reprendre le chemin des mobilisations, dans un contexte sanitaire certes pesant mais qui ne saurait être un obstacle insurmontable à la construction d’une opposition de rue au gouvernement et à ses plans. Les personnes de la culture, les salariéEs de l’Éducation nationale, les salariéEs des entreprises en lutte contre les licenciements, nous montrent qu’il est possible de dépasser la résignation et de porter le fer contre le pouvoir et le patronat. Et ce n’est pas parce que certains se lancent déjà dans la compétition présidentielle que nous devons attendre l’année prochaine pour nous faire entendre : dès aujourd’hui, construisons le « touTEs ensemble » nécessaire pour stopper Macron.
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Soutenir les solidaires de Briançon poursuivis pour délit de solidarité...
Vous trouverez ci-dessous l'appel à mobilisation pour soutenir les solidaires de Briançon poursuivis pour délit de solidarité.
Les procès auront lieu :
- le 22 avril au Tribunal de Gap en première instance pour deux maraudeurs interpellés le 19 novembre alors qu'ils étaient en train de porter secours à une famille afghane sur le territoire français .
- le 27 mai à la Cour d'Appel de Grenoble pour les 3+4 de Briançon suite à la manifestation antifasciste du 22 avril 2018 (en réponse à l'occupation du col de l'Echelle par le groupement "Génération Identitaire")
Vous pouvez les soutenir :
- en signant la pétition pour exiger leur relaxe
http://chng.it/TbYL4kjZ
- en les soutenant financièrement
https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/appel-a-soutien-3-4-2-de-briancon
- en transférant cet appel à vos réseaux amis et militants
- et enfin par votre présence devant les tribunaux lors des procès
Vidéo d'appel à mobilisation : https://www.youtube.com/watch?v=75yELKZGlXI
NOS MONTAGNES NE DEVIENDRONT PAS UN CIMETIERE !
L'équipe du Comité de soutien aux 3+4+2
Contact : relaxe3.4.2briancon@gmail.com -
Convoqué par l'Aide Sociale à l'Enfance ? Vous ressortirez menotté !
Nous, bénévoles de l'association Tous Citoyens et avocats membres du Syndicat des Avocats de France, dénonçons avec la plus grande fermeté les pratiques mises en œuvre par le Département et la Préfecture des Alpes-Maritimes :
