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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 294

  • La souscription annuelle du NPA est lancée !

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    Depuis bientôt deux ans, le pouvoir s’acharne dans une gestion inefficace sur le plan sanitaire, ultra autoritaire et économiquement libérale de l’épidémie de Covid. Malgré l’incompétence, la désinvolture et le ridicule, cette politique est ravageuse. Le macronisme, même délégitimé et détesté comme jamais, reste au service exclusif et outrageux des ultra riches !

    Face à un pouvoir ultra-autoritaire

    Il s’en félicite à coup de mensonges, de mépris, de culpabilisation, de provocations et de discours orwelliens. C’est la stratégie du choc. Oui, le « quoi qu’il en coûte » est une réalité. Mais de quel coût parle-t-on ? De quels moyens employés ? Et au profit de qui ? En l’occurence, nous savons qui paye déjà, et qui paiera au centuple l’addition de la première crise écologique mondiale de l’histoire : la grande majorité de la population, notre classe le prolétariat, et en son sein les plus faibles (précaires, chômeurEs, femmes, LGBTI et raciséEs).

    Face aux mobilisations de masse qui ne manqueront pas d’éclater en réponse à son œuvre de classe, le pouvoir s’arme jusqu’aux dents et tente de diviser celles et ceux qui devraient être unis. Il mène pour cela une incroyable offensive sécuritaire et raciste. La réaction est globale. Elle détruit les conquêtes sociales et démocratiques dans un même mouvement. En miroir, pour l’arrêter le plus tôt possible, les luttes doivent converger. L’unité est un combat !

    Des mobilisations à renforcer

    En France comme dans le monde, même au plus fort des restrictions sanitaires, jamais nos luttes et encore moins nos colères n’ont disparu. Luttes sociales, antiracistes, écologiques, féministes, LGBTI : tous les fronts de lutte sont restés animés. Liban, Algérie, Hong-Kong, Soudan, Chili, etc. : des mouvements de masse se sont déployés. Si elles sont en ce moment locales et limitées, les luttes ne dorment jamais et surprendront toujours.

    Alors mobilisons-nous contre le monde d’avant : les contre-réformes antisociales, les lois racistes et liberticides, les violences policières, la destruction des services publiques, tous les impérialismes, la catastrophe climatique. TouTEs, mobilisons-nous pour le monde d’après, pour l’écosocialisme, le communisme ! Une société débarrassée de l’exploitation et de toutes les oppressions. Un mode de production où les besoins sociaux seront déterminés de manière démocratique et écologique.

    Renforcer le NPA

    À son échelle, dès maintenant, dans la rue et dans les urnes, le NPA peut jouer son rôle de parti politique luttant pour renverser le capitalisme et construire une autre société. La construction et le soutien aux luttes, sa démocratie interne, les voyages des militantEs pour discuter et construire son orientation, l’entretien de ses locaux, la rémunération de quelques permanents, le soutien de sa presse (l’Anticapitaliste) et de sa librairie militante (La Brèche), et encore d'autres postes de dépenses : tout cela coûte cher. En bref, vos dons sont donc plus précieux que jamais !

    Pour souscrire : https://souscription.npa2009.org

  • Contre tous les fachos, une candidature anticapitaliste et internationaliste !

    Dans un climat politique nauséabond où l’extrême droite hyper-médiatisée impose ses thématiques, y compris à gauche, il est urgent d’imposer un discours anticapitaliste.

    Un tapis rouge aux idées d’extrême droite

    Racisme, sexisme, homophobie, antisémitisme… difficile d’échapper au matraquage médiatique qui continue de propulser le presque candidat Zemmour. Mais si l’extrême droite se sent pousser des ailes, c’est que le climat politique lui est favorable. Une partie de ses idées est reprise par le pouvoir. Macron lui a déroulé le tapis rouge car il a intérêt sur le plan électoral à ce que l’extrême droite incarne l’opposition à sa politique pour l’agiter comme un épouvantail au second tour et pouvoir l’emporter.

    Macron a ancré les thématiques les plus réactionnaires dans le paysage politique, à coups de détournement de la laïcité, de loi « séparatisme », de loi « sécurité globale »... Pour mater les résistances sociales, comme le mouvement des Gilets jaunes, il a renforcé l’appareil répressif et réduit les libertés dans une logique dangereuse propice à une dérive autoritaire et au fascisme. Les tribunes de militaires, les manifestations de policiers (avec le soutien d’une partie de la gauche) sont autant de signes annonciateurs de cette dérive mortelle.

    Zemmour-Le Pen, des candidats au service du capitalisme

    Marine Le Pen avait déjà usurpé le slogan, c’est maintenant Zemmour qui se prétend le candidat « antisystème ». Or son programme est totalement compatible avec le capitalisme et prépare des nouvelles attaques contre les travailleurEs. Car au-delà de ses discours racistes, c’est aussi le meilleur ami du patronat.

    Pour lui les salariéEs ne travaillent pas assez, il veut revenir sur les 35 heures, baisser les cotisations patronales, repousser l’âge de la retraite, s’opposer à l’augmentation des salaires et des minimas sociaux...

    Quant au RN, il n’est pas le défenseur des classes populaires qu’il cherche à diviser à coup de démagogie nationaliste. Pour lui, le seul coupable c’est l’immigréE, l’étrangerE, jamais les patrons qui fabriquent le chômage et la précarité pour se gaver de profits.

    Tous les deux participent d’une même offensive contre les classes populaires et constituent les deux versants d’un même projet. Marine Le Pen fait mine de s’offusquer des propositions de Zemmour... mais son modèle politique, c’est le gouvernement raciste, sexiste, homophobe et autoritaire de Victor Orbán en Hongrie !

    Pour un antiracisme et un antifascisme décomplexés

    Focaliser sur l’immigration, l’Islam, la sécurité, la protection des frontières, c’est stigmatiser, discriminer, et c’est aussi dévoyer les colères populaires pour qu’elles ne se retournent pas contre les vrais responsables. Pourtant, face à la crise sociale, démocratique et écologique, l’anticapitalisme n’a jamais été autant d’actualité.

    Il y a donc urgence à porter, lors de l’élection présidentielle, une candidature qui déplace le débat sur les préoccupations de notre camp social et mette un terme à cette insupportable offensive politico-médiatique des extrêmes droites qui nous conduit à la barbarie. Pour combattre Zemmour et Le Pen, il faut développer un discours antiraciste et antifasciste décomplexé, mais aussi s’attaquer à l’ensemble du système, car les réactionnaires se repaissent des désespoirs, des inégalités croissantes creusées chaque jour par les capitalistes.

    Pour répondre aux aspirations de millions de jeunes et de travailleurEs, il faut défendre des mesures qui répondent aux urgences sur le terrain social, de l’emploi et des revenus, de l’écologie radicale, des libertés démocratiques ou de l’égalité des droits, et porter la nécessité de construire une société libérée de l’exploitation et des oppressions.

    C’est ce que porte la candidature de Philippe Poutou à la présidentielle. Rejoignez-nous pour la soutenir !

  • Journée internationale des droits de l’enfant : protégeons les mineur·es isolé·es !

    Les mineur·es isolé·es étranger·es ont subi des violences dans leur pays d’origine, des parcours migratoires traumatisants et, pour beaucoup, des sévices dans les camps libyens. Ils et elles sont confronté·es, à leur arrivée en France, à un véritable parcours du combattant administratif et judiciaire.
    Aucun·e mineur·e n’est en situation irrégulière sur le sol français et la loi oblige à héberger et accompagner les jeunes isolé·es. Et pourtant, ils et elles subissent, dans les Alpes-Maritimes, des entraves systématiques dans l’exercice de leurs droits : lors du passage de la frontière, pour la reconnaissance de leur minorité, leur placement en foyer, leur accès aux soins et à l’éducation ou leur obtention d’un titre de séjour à 18 ans. Certain·es sont mêmes arrêté·es par la police sur dénonciation de l’Aide Sociale à l’Enfance en cas de refus de prise en charge.
    C’est la raison pour laquelle nous vous invitons, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, à un échange solidaire et culturel autour de leur protection :

    Journée internationale des droits de l’enfant : protégeons les mineur·es isolé·es !
    Samedi 20 novembre à 14h30
    Place de la Libération, sur le parvis de l’ancienne Gare du Sud

    Témoignages de jeunes exilé·es, de bénévoles et de patron·nes, interventions d’associations et d’avocat·es leur venant en aide, performances artistiques, musique, cirque, théâtre… venez participer à ce moment d’information et de partage en aide aux mineur·es isolé·es étranger·es.
     
    Organisations signataires : ADN, ATD Quart Monde Nice, Amnesty International 06, la CGT Éduc'Action 06, la CGT-Spectacle 06, la Cimade 06, Habitat et Citoyenneté, la LDH Nice, le Mouvement pour la paix 06, le MRAP 06, le Planning Familial 06, le Réseau Éducation Sans Frontières 06, Sud Éducation 06, Tous citoyens, Syndicat des Avocats de France

  • Invitation à la conférence de presse Feminist Asylum : lancement de la pétition féministe européenne !

    Jeudi 11 novembre 2021 à 10h30, au Centre Culturel de l’ACLP, 18 rue François Guisol, NICE, pour la reconnaissance effective et systématique des motifs d’asile spécifiques aux femmes, aux filles et aux personnes LGBTQI+
     

  • Face à la crise climatique, l’urgence écosocialiste !

    Les événements climatiques extrêmes – mégafeux, inondations et glissements de terrain, sécheresses, canicules... –, exceptionnels il y a quelques décennies, sont devenus, au sens propre du terme, quotidiens.

    Nous l’avons vécu cet été avec les incendies, du Canada à la Sibérie et le bassin méditerranéen, avec les inondations qui ont dévasté des régions entières en Belgique, en Allemagne ou au Japon, puis noyé New York…

    « L’Atlas de la mortalité et des pertes économiques dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydriques extrêmes (1970-2019) » rendu public par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) le confirme : « une catastrophe d'origine météorologique, climatique ou hydrologique a été enregistrée en moyenne par jour au cours des 50 dernières années, entraînant quotidiennement le décès de 115 personnes ». Dit autrement, entre 1970 et 2019 le nombre de catastrophes dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes a été multiplié par cinq pour atteindre plus de 11 000, causant plus de 2 millions de morts. Plus de 91 % de ces décès sont survenus dans des pays en développement (classification des Nations unies). Parmi les catastrophes les plus graves au cours de ces cinquante années, ce sont d’abord les sécheresses et les cyclones tropicaux qui ont été les plus meurtriers, suivis par les inondations et les températures extrêmes.

    C’est aussi ce que traduisent, avec les limites du genre, différents sondages d’opinion dont celui d’Harris Interactive publié cet été : 53 % des personnes interrogées se disent inquiètes, et elles le sont principalement, à 84 %, en raison du dérèglement climatique. Plus récemment, selon l’enquête menée auprès de 10 000 jeunes de 10 pays : 83 % se déclarent en accord avec l’affirmation selon laquelle « on a échoué à prendre soin de la planète »

  • Le non-remboursement des tests PCR et antigéniques et ses conséquences...

    Le 15 octobre dernier a été annoncée la fin de la prise en charge par l'Assurance Maladie des tests PCR et antigéniques. Cette décision concerne 7 millions et demi de personnes qui n'ont pas su, qui n'ont pas pu ou qui ont choisi de ne pas se faire vacciner pour des raisons qui leur appartiennent.

    Une mesure punitive...

    Ils et elles devront payer de 22 à 46€ à chaque fois qu'une démarche les amènera à devoir présenter un passe sanitaire, ce qui aura pour conséquences une vie sociale encore plus réduite. Cette mesure rendra un accès à l'hôpital beaucoup plus problématique sauf éventuellement en cas d'urgence ; mais qu'appelle-t-on urgence, surtout dans le domaine psychiatrique où, lorsqu'une personne est en détresse, quelque soit la manière dont elle se manifeste, elle doit être prise en charge immédiatement ? Que se passera-t-il si elle ne peut présenter un passe sanitaire ?

    ... socialement injuste

    Autre  conséquence de cette décision : elle touche les plus exposéEs, les premierEs de corvée, les plus précariséEs d'entre nous qui ne pourront jamais s'acquitter du prix demandé ! Cela va provoquer une diminution du nombre de personnes ayant besoin d'être testées et le risque d'une moindre détection des chaînes de contamination, contribuant ainsi à l'extension de l'épidémie qui, par ailleurs, selon les indicateurs, est en train de remonter.

    Encore pour les profits !

    L'argument en faveur du non remboursement des tests est le poids que cela représente pour la société et le déficit de la sécurité sociale (alors même que le gouvernement mène une politique d'exonérations de la part patronale des cotisations). Dans le même temps, le journal Les Echos indique que le covid aiguise les appétits des laboratoires d'analyses car les tests représentent plus de 50% de leurs profits pour l'année 2020.

    L'exception s'installe

    Le Syndicat de Médecine Générale (SMG) rappelle que la santé ne doit pas se baser sur la peur et la coercition et Claire Hédon, défenseure des droits, pointe le nouveau projet de loi sur la crise du Covid qui prévoit la possibilité de recourir au passe sanitaire jusqu'au 31.07.2022 avec le risque que des mesures d'exception s'inscrivent, une fois de plus, dans la durée.

    Laure Gertner