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Nos tracts, à diffuser... - Page 5

  • Contre la politique impérialiste de Poutine, soutien au peuple ukrainien...

    À l’issue d’un scrutin fantoche étalé sur trois jours, Vladimir Poutine vient d’être réélu pour un 5e mandat de six ans à la tête de la Russie. Au fil d’un quart de siècle d’une dégénérescence allant crescendo, le poutinisme a installé un État autoritaire. Le capitalisme s’est imposé sous une forme oligarchique, le nationalisme grand-russe et ultra réactionnaire s’est redéployé. La Russie cherche désormais à étendre son territoire et son influence par la guerre, comme c’est actuellement le cas en Ukraine.

    Macron, dangereux bouffon

    Il n’en reste pas moins que les rodomontades de Macron sur l’envoi de troupes au sol en Ukraine ne peuvent apparaître que pour ce qu’elles sont : sérieuses et dangereuses. Macron, discrédité et en perdition dans les sondages, a inversé le cap après avoir mené initialement une politique de conciliation avec la Russie. Incontrôlable sur la scène internationale avec ses déclarations intempestives, ignorant à cette occasion le Quai d’Orsay et même sa propre cellule diplomatique à l’Élysée, il n’aide en rien la résistance ukrainienne. Alors que la perte des derniers points d’appui de l’impérialisme français en Afrique est inévitable et que le président français est plus que jamais isolé et illégitime, il persiste et répète que l’envoi de troupes au sol en Ukraine est une hypothèse crédible à laquelle il faut se préparer.

    Ce n’est en rien ce que les UkrainienNEs demandent : ils veulent des armes, un soutien technique, logistique et financier pour se défendre de manière autonome. La tendance va-t-en guerre et caporaliste de la macronie – engagée dans un cours autoritaire dont les effets domestiques sont d’ores et déjà profonds (SNU, uniforme à l’école, usage répété du mot « réarmement »…) – se renforce sans aucune utilité pour la résistance.

    Soutenir vraiment le peuple ukrainien, sans asservissement

    Après deux ans de guerre, le rapport de forces général se dégrade au profit de la Russie. Le soutien à la résistance ukrainienne doit s’amplifier, mais ne doit pas passer par un asservissement économique et politique à l’OTAN ou à l’Union européenne. Les armes doivent être données (et non vendues !), et aucune dette ne doit venir vampiriser l’Ukraine pour les décennies à venir. Plus encore, il faut vaincre la corruption et les nuisances des oligarques, en finir avec les politiques ultra-libérales du gouvernement ukrainien qui s’opposent aux conditions d’une lutte de résistance nationale qui, pour être plus forte et efficace, doit être socialement juste.

    Un enjeu majeur est que notre soutien s’inscrive dans un engagement global internationaliste en soutien aux peuples en résistance et contre le militarisme et la course aux armements. La nécessaire socialisation des industries d’armement en est la condition. Elle accompagne notre solidarité concrète à tous les peuples qui, dans des contextes divers, de l’Ukraine à la Palestine, luttent contre l’oppression néocoloniale et l’impérialisme, sans oublier toutes celles et ceux qui en Russie cherchent contre Poutine les voies de l’émancipation.

  • Pour partager les richesses, le 19 mars et après, en grève et mobiliséEs !

    Mardi 19 mars, les travailleurEs de la fonction publique sont appeléEs à la grève par un large arc intersyndical. Dans un contexte de coupes budgétaires féroces, le partage des richesses, qui passe par la défense du bien public et des salaires, est un enjeu fondamental.

    Coupes sombres et cure austéritaire

    Éternel optimiste de la croissance capitaliste, le ministre de l’Économie a pourtant dû revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour cette année, de 1,4 % à 1 % du PIB. Une façon de justifier de nouvelles « économies » présentées comme nécessaires : 10 milliards, dont la moitié proviendrait d’annulations de crédits dans les budgets des ministères. « L’État va se serrer la ceinture », a résumé Le Maire… 

    Personne n’est dupe des conséquences qu’auront ces coupes supplémentaires sur le fonctionnement et le développement des services publics, l’accueil des usagerEs, les conditions de travail et de rémunération des salariéEs de la fonction publique. D’autant plus qu’il y a quelques jours, le ministre des Comptes publics, Cazenave, a annoncé aux parlementaires « porter notre effort de 12 à 20 milliards d’euros d’économies supplémentaires pour l’année 2025 »... Condamné à l’austérité à perpétuité ?

    A peu près au moment où Le Maire annonçait sa potion amère étaient publiés des chiffres étourdissants sortis des livres de comptes des entreprises du CAC40 : 25 de ces entreprises ont annoncé 123,9 milliards de bénéfices réalisés l’année passée. De l’argent il y en a, reste à aller le prendre afin de le mettre au service de la collectivité !

    En lutte pour nos salaires et la défense des services publics

    Tout augmente… sauf les revenus ! Même si elle a un peu diminué, l’inflation continue et les prix augmentent, de près de 3 % sur une année selon l’Insee : l’énergie, l’alimentation, les services... Dans le même temps, les salaires et autres revenus ont durablement décroché. En particulier, le nombre de travailleurs au SMIC a augmenté de plus d’un million sur deux ans !

    Face à la hausse des prix, la mobilisation est nécessaire pour gagner des mesures immédiates et urgentes : l’augmentation des salaires de 400 euros net ; un revenu minimum à 1800 euros net ; la suppression de la TVA (l’impôt le plus injuste) ; l’indexation des revenus (salaires, allocations, retraites) sur les prix.

    Dans les services publics, à la question de la rémunération des salariéEs qui les font tourner s’ajoutent celles de la précarité de plus en plus importante des personnels et d’une privatisation plus ou moins rampante qui met au cœur la question de la rentabilité. L’accès à ces services doit être réellement gratuit, contrairement à ce qu’essaient par exemple d’instituer les gouvernements successifs pour la santé.

    Riposter ensemble

    Après la journée de grève réussie du 1er février, une mobilisation d’ensemble du monde du travail reste à construire. Il y a un an, nous n’avons pas réussi à faire battre en retraite le gouvernement et sa contre-réforme des retraites, mais la combativité et la radicalité sont toujours là. Ainsi, dans le 93, un grand mouvement de grève reconductible se développe dans l’éducation depuis deux semaines pour obtenir un plan d’urgence : 358 millions d’euros chiffrés par les personnels eux-mêmes pour donner au service public d’éducation les moyens de fonctionner correctement.

    Ces travailleurs montrent la voie. Le mardi 19 mars ne doit pas rester sans lendemain : il doit être une étape, et pour cela, la grève doit être la plus importante possible, les manifestations les plus massives, et les assemblées générales les plus fréquentées. 

    Dans le contexte d’un capitalisme de crises, la voracité du système et de ceux qui le dirigent est sans limite. Notre camp social peut les arrêter ! Nous devons nous organiser, c’est une nécessité.

  • Élections européennes : rassembler pour faire face à Macron et Le Pen...

    Les élections européennes auront lieu le 9 juin. C’est encore loin, mais leurs enjeux se discutent dès maintenant.

    Imposer des mesures radicales dans toute l’Europe

    Pour le NPA, dans la situation de crise actuelle du capitalisme, nous avons besoin de droits sociaux européens (notamment un salaire minimum européen garantissant les droits de tout le monde et empêchant que les travailleurs/ses soient mis·es en concurrences les un·es avec les autres, ou le droit à l’avortement dans tous les pays) ; d’une planification écologique ; d’une liberté de circulation et d’installation pour les migrant·es.

    De telles mesures nécessitent d’annuler les dettes publiques, de socialiser les banques, les grandes sociétés du secteur de l’énergie, d’engager un bras de fer important avec le grand patronat et les grands groupes. Cela nécessite aussi une rupture avec l’Europe capitaliste, avec les traités de l’Union européenne, car cette Europe est faite pour mettre en place des politiques libérales et impérialistes.

    Reconstruire une alternative solide

    L’enjeu de cette élection est de s’opposer à Macron et à l’extrême droite. Il faut sanctionner le pouvoir et ses politiques antisociales et autoritaires. De plus, dans tous les pays d’Europe, le danger de l’extrême droite augmente, et son objectif est de décupler l’exploitation, le racisme et la répression.

    Pour résister, le NPA estime que l’unité de la gauche de rupture est nécessaire. Le PS et EELV ont géré le système et ne s’opposent pas à l’Union européenne libérale. L’alternative se trouve du côté des forces qui se retrouvent dans les luttes et proposent de construire un projet européen opposé à l’UE.

    Une campagne unitaire est nécessaire

    Nous avons proposé à LFI de participer à une campagne commune, car nous pensons que, malgré les divergences existantes, la gauche de combat doit se regrouper. LFI refuse et nous le regrettons, car au-delà de LFI et du NPA, une telle liste unitaire pourrait défendre les intérêts des classes populaires autour d’un programme de mesures sociales et démocratiques avancées. Nous pourrions défendre les droits des Palestinien·es, nous opposer à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, mais aussi à l’OTAN et à la construction d’une Europe militaire, ou encore défendre les droits des migrant·es. Une telle campagne commune pourrait également se mener dans le cadre de collectifs militants largement ouverts à celles et ceux qui veulent s’y engager.

    Tout cela, nous ne pouvons le faire avec les forces qui, à gauche, gèrent le système et ont renoncé à changer la société. Pour les élections européennes, pour les mobilisations, pour construire une alternative politique, un tel rassemblement est nécessaire. Pour que la gauche de rupture donne le ton à gauche, pour combattre Macron et son monde en crise, pour stopper l’extrême droite, c’est cette orientation que le NPA veut défendre ces prochains mois avec toutes celles et ceux qui le souhaitent.

  • 8 mars : notre colère est sans limite et sans frontières !

    Chaque année, nous avons encore plus de raisons d’être dans la rue pour hurler notre colère devant ce monde injuste et violent, en particulier pour les femmes.

    Solidaires avec toutes les femmes en situation de guerre

    Depuis des mois nous parviennent des images et des témoignages insupportables de la situation de Palestine. Les femmes en particulier tentent de survivre avec leurs enfants, accouchent dans des conditions horribles… En ce 8 mars 2024, la solidarité avec le peuple palestinien, et en particulier avec les femmes de Palestine, est au premier rang de nos revendications.

    Au Soudan ou en République démocratique du Congo, ce sont des millions de femmes qui sont exposées aux violences sexistes et sexuelles dans des contextes de conflits armés, de déplacements massifs de population, de relégation dans des camps de refugié.es. 

    En Ukraine aussi des viols et des violences sexistes sont perpétrées par l’armée russe. 

    Et lorsqu’elles fuient les situations de guerre, les migrantes, en plus de toutes les autres violences, sont soumises aux viols, aux agressions sexuelles, à l’esclavage.

    Nous nous battons pour les femmes du monde entier

    Nous voulons une paix juste et durable partout dans le monde parce que c'est une condition indispensable pour l’émancipation des toutes les femmes et des personnes LGBTI. Pour cela, ici en France, nous devons combattre les puissances impérialistes. En tout premier lieu, nous combattons la politique du gouvernement Français qui soutient Israël, qui défend ses intérêts en soutenant des dictatures en Afrique depuis des dizaines d’années, qui asphyxie les pays pauvres par le mécanisme de la dette, qui laisse mourir les migrant.es aux frontières de l’Europe… Ce sont les intérêts des grands groupes capitalistes à travers le monde, les profits générés par les ventes d’armes, les politiques impérialistes des Etats à leur service qui sont à l’origine de ces bains de sang, de toutes ces violences contre l’humanité, contre les femmes en particulier.

    Se battre ici comme ailleurs

    Pour enrayer ces logiques mortifères, nous devons trouver les forces pour peser sur nos gouvernements, construire nos luttes pour qu’elles pèsent politiquement. Pour cela nous devons être extrêmement nombreuses à manifester, à dénoncer le capitalisme, le patriarcat et leurs conséquences. Pour manifester massivement le 8 mars, nous devons être en lutte et nous sortir de la contrainte du travail salarié et du travail domestique. Pour cela, il n’y a pas d’autre solution que d’être en grève.

    Le 8 mars, nous devons être dans la rue, en grève, nombreuses, solidaires et déterminées, pour détruire ce système capitaliste et patriarcal qui détruit nos vies.

    Nous sommes en grève…

    Nous sommes en grève pour les femmes du monde entier, contre les guerres impérialistes, pour le droit des peuples à vivre en paix sur leur territoire.

    Nous sommes en grève contre toutes les violences subies par les femmes et les minorisé.es de genre ici comme ailleurs. La nouvelle vague de libération de la parole des femmes contre les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma français résonne avec celles de toutes les femmes, dans tous les milieux. 

    Nous sommes en grève pour l’accueil inconditionnel de tou.tes les migrant.es victimes de violences sexistes et sexuelles, de violences de genre, des guerres…

    Nous sommes en grève contre la domination et la surexploitation que subissent les femmes et les minorisé.es de genre.

    Par nos mobilisations, par la grève, nous nous attaquons à l’ordre capitaliste et patriarcal, et parce que nous sommes unies, fortes et solidaires, nous changerons la société !

  • Défendons tous les peuples contre les impérialismes, d’où qu’ils viennent !

    Il y a près de deux ans, la Russie lançait une guerre d’invasion brutale contre l’Ukraine. Enchaînant les crimes de guerre, l’armée russe a massacré des civilEs et bombardé massivement des villes ukrainiennes, pour tenter d’intégrer l’Ukraine dans « l’espace » dominé par la Russie…

    Soutenir la résistance populaire ukrainienne

    Au-delà des millions de réfugié·es et de déplacé·es, des dizaines de milliers de victimes civiles et de soldat·es ukrainien·nes ont déjà payé le prix de cette guerre. Les annexions illégales et les crimes de guerre se multiplient : russification forcée d’enfants et des territoires occupés, pluies de missiles sur les infrastructures… La Russie de Poutine utilise quant à elle ses prisonnier·es et populations pauvres comme chair à canon.

    Nous sommes totalement solidaires du peuple ukrainien. Les troupes russes doivent quitter l’ensemble du territoire ukrainien, et chaque région ukrainienne doit pouvoir faire valoir son droit démocratique à l’auto-détermination. Les sanctions économiques doivent être renforcées contre l’oligarchie au pouvoir en Russie, la dette ukrainienne doit être annulée, et le peuple ukrainien doit recevoir des aides financières et les armes pour protéger ses vies, ses infrastructures vitales et ses droits. 

    Nous soutenons particulièrement la gauche ukrainienne qui continue à lutter pour les droits sociaux remis en cause par le gouvernement Zelensky, sous la pression des grandes puissances occidentales. Ces politiques néolibérales, mais aussi la répression politique contre la gauche, affaiblissent la résistance populaire ukrainienne.

    Combattre le régime ultra-autoritaire de Poutine

    En Russie, Poutine emprisonne les opposant·es… quand il ne les assassine pas comme c’est le cas d’Alexeï Nalvany (même si nous ne partagions pas ses positions nationalistes et racistes, son soutien à l’annexion de la Crimée). Des centaines de ses partisan·nes ont été arrêté·es pour avoir osé manifester leur colère face à cet assassinat.

    Notre solidarité va à celles et ceux qui, au sein de la fédération de Russie, combattent la guerre, la corruption de l’oligarchie russe qui tient les rênes du pouvoir politique et économique, et résistent au régime de plus en plus fascisant de Poutine. C’est le cas de la gauche russe, ainsi que de personnalités comme le politologue et sociologue marxiste Boris Kagarlitsky, condamné à une peine de cinq ans de prison, notamment pour avoir pris position contre la guerre en Ukraine. 

    De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime

    Les grandes puissances membres de l’OTAN veulent tirer de la guerre en Ukraine le plus grand profit possible et globalement préserver leur « sphères d’influence » sur le dos des peuples. Dans un contexte où la Russie et la Chine contestent l’hégémonie occidentale mais n’y opposent aucune alternative progressiste, la course aux armements et la surenchère militariste, en Ukraine comme ailleurs, sont lourdes de danger pour l’ensemble de l’humanité.

    Il faut dénoncer les discours hypocrites des États-Unis ou de l’Union européenne qui prétendent défendre « la démocratie » en Ukraine contre l’occupation russe… et soutiennent l’État d’Israël dans sa politique génocidaire à Gaza. Ainsi la Cour internationale de Justice a souligné le risque de génocide à Gaza, où plus de 30 000 GazaouiEs ont été assassiné·es (dont 70% de femmes et d’enfants). Et Netanyahu annonce qu’il veut finir le travail à Rafah où 1,8 million de Palestinien·nes sont réfugié·es dans des conditions épouvantables ! 

    Cela rend d’autant plus urgent et nécessaire de développer concrètement la solidarité : peser sur nos gouvernements pour les forcer à infléchir leur politique (notamment en manifestant le plus massivement possible), participer aux campagnes comme BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) contre l’État d’Israël ou aux réseaux solidaires de la résistance ukrainienne, aider les populations victimes des guerres, et soutenir les forces de résistance armées et non armées.

  • Le nouveau gouvernement Attal, marchepied de l’extrême droite...

    Il a fallu un mois à Macron et Attal pour compléter leur gouvernement. Le temps de voir si Bayrou accepterait un ministère après avoir été acquitté par la Justice au bénéfice du doute, et de chercher une doublure à Oudéa-Castera qui indiquait trop clairement que ce gouvernement est bien celui des ultra-riches.

    Un gouvernement des privilégiés

    Le profil des rares nouveaux venus au gouvernement est dans la continuité du macronisme. Marina Ferrari, nouvelle secrétaire d’État au numérique, est la nièce d’un ancien député-maire d’Aix-les-Bains et la cousine de la journaliste Laurence Ferrari. Frédéric Valletoux, nouveau ministre de la Santé, est le fils de l’un des anciens dirigeants de la banque Dexia : journaliste aux Échos, il est depuis vingt ans maire puis député de Fontainebleau. Le gouvernement est celui d’une petite caste de politiciens, dont les familles dominent les conseils d’administration des grandes entreprises et les médias.

    Parmi ces nouveaux ministres, on trouve le nom de Guillaume Kasbarian, le porte-parole à l’Assemblée nationale du lobby des propriétaires fonciers. Kasbarian, c’est l’homme de la loi « anti-squat », celle qui permet d’expulser plus facilement les locataires. C’est le député qui a défendu l’habitat insalubre et les marchands de sommeil, celui qui vient de permettre la location des logements d’un volume de 20 m3, avec 1,80 mètre de hauteur de plafond. C’est cet ennemi des associations de défense des locataires et de la Fondation Abbé-Pierre qui est devenu cette semaine ministre du Logement.

    Main tendue à l’extrême-droite

    Sans majorité à l’Assemblée, le gouvernement Attal cherche son salut en se tournant vers l’extrême droite, dans la continuité de ce qu’a fait Borne sur la loi immigration. Interrogé sur ses relations avec le RN, Attal a déclaré jeudi 8 février qu’il entendait travailler « avec tout le monde ». Le lendemain, Macron a confirmé cette nouvelle stratégie, en estimant « normal » que son gouvernement puisse discuter avec l’extrême droite.

    Le pouvoir macroniste, qui se présentait comme un rempart face à l’extrême droite, est devenu son marchepied. Il emprunte désormais son programme à celui du RN, comme le fait Darmanin en annonçant une révision constitutionnelle pour supprimer le droit du sol à Mayotte.

    Construire une gauche de combat

    Le chaos néolibéral et la montée de l’extrême droite n’ont rien d'inévitable. Nous pouvons y faire face, en remettant la question sociale au cœur de l’actualité. C’est ce que permet la grève des 17 et 18 février à la SNCF, qui peut être un point d’appui avant la grève des femmes du 8 mars et celle de la fonction publique le 19 mars.

    Ce front social doit avoir un prolongement électoral. C’est pourquoi le NPA a proposé à la France Insoumise de construire une liste capable de rassembler notre camp social aux élections européennes du mois de juin prochain. Contre l’Europe libérale, la gauche doit s’opposer aux libéraux et aux nationalistes, dans les urnes comme dans la rue, pour porter une politique de rupture avec les traités européens, capable d’ouvrir la voie à une alternative anticapitaliste et écosocialiste.

  • Tout le monde déteste déjà le gouvernement Attal !

    Le passage de Borne à Attal n’a pas entraîné d’accalmie dans les mobilisations, bien au contraire : solidarité avec la Palestine, loi Darmanin, monde agricole, éducation nationale… Le pouvoir est contesté et l’affrontement avec le gouvernement va se poursuivre.

    Pour les travailleurs/euses agricoles et l’écologie, rien n’est gagné

    Malgré l’appel de la FNSEA à lever la mobilisation, les raisons de la colère du monde paysan sont encore là. La Confédération paysanne appelle à poursuivre le mouvement. Les annonces du gouvernement n’auront aucun impact sur les inégalités entre les gros propriétaires et celles et ceux qui galèrent pour vivre de leur production. Les politiques de subventions, notamment européennes, restent profondément injustes et absurdes. En revanche, le gouvernement a cédé sur le terrain écologique au détriment de la santé de toutes et tous, et en particulier des travailleurs/euse agricoles. 

    Défendre l’Éducation nationale et tous les services publics

    En parallèle, les attaques contre les services publics se poursuivent. Les provocations d’Oudéa-Castéra ont encore accru la colère des personnels et des élèves. Ses propos montrent que les ministres de Macron sont complètement en dehors de la réalité. Ils appartiennent au camp des riches et n’ont aucune retenue à le montrer. La mobilisation du jeudi 1er février en appelle clairement d’autres pour défendre le service public, les conditions de travail des personnels et d’enseignement pour les élèves.

    D’autres secteurs sont dans les starting blocks

    Les Finances publiques étaient mobilisées le 29 janvier, l’énergie le 30, et les technicentres de la SNCF appellent à la grève reconductible à partir du 6 février… La mobilisation contre la loi Darmanin et ses mesures racistes se poursuit notamment dans la jeunesse. Partout, les mêmes questions se posent : salaires, conditions de vie et de travail mais aussi luttes contre les politiques racistes, guerrières, d’enrôlement de la jeunesse... Dans la fonction publique, un appel intersyndical est posé pour le 19 mars, après le 8 mars, journée de grève féministe. Nous pouvons essayer de construire ces dates comme des perspectives de convergence de toutes nos colères.

    Attal, Macron, Darmanin, Oudéa-Castera… qu’ils/elles dégagent !

    Macron et son gouvernement sont complètement décrédibilisés mais ils avancent à marche forcée pour imposer leurs lois racistes et antisociales. En face, nous peinons à construire des mobilisations suffisamment fortes. Nous devons nous unir pour faire face aux attaques : les paysanNEs, la jeunesse, les travailleurs, les immigréEs, les femmes et minoriséEs de genre, les militantEs écologistes… Lors des élections européennes nous voulons donner de la visibilité à toutes ces voix qui s’opposent à Macron et au monde capitaliste. C’est pourquoi le NPA s’est notamment adressé à la France Insoumise pour construire une liste qui rassemble notre camp social, toutes celles et ceux qui défendent d’autres choix de société écologique, féministes, anti-racistes, internationalistes, pour le partage des richesses… Face à la barbarie du capitalisme, il est urgent de défendre une perspective écosocialiste et de l’imposer à ceux qui aujourd’hui dominent le monde.

  • Contre l’agriculture capitaliste, un changement radical est nécessaire !

    Entre détresse et colère paysanne, hypocrisie de la FNSEA et du gouvernement, récupération de l’extrême droite, urgences sociale, climatique et écologique, les mobilisations agricoles secouent l’Europe. Et ni les mesurettes annoncées par Attal vendredi dernier ni son blabla réac à l’Assemblée nationale mardi n’arrivent pas à éteindre cette mobilisation. Un prétendu « réarmement agricole » qui en réalité est un désarmement des paysanNEs…

    Une situation sinistrée

    Le nombre de fermes, tout comme celui des paysanNEs, a drastiquement diminué : il y a 40 ans, les paysanNEs représentaient 7 % de la population active… et moins de 2 % aujourd’hui. La Confédération paysanne parle d’« un plan de licenciement massif ». De plus, les inégalités sont immenses : si 18 % des ménages agricoles vivent en dessous du seuil de pauvreté, certains sont de riches industriels… comme le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui exploite 700 ha (soit 10 fois la taille moyenne) et préside le groupe agro-industriel Avril. Et sans surprise, Les politiques agricoles inégalitaires bénéficient avant tout aux grandes exploitations : les aides directes non plafonnées favorisent les grandes fermes au détriment des petites et moyennes.

    Alors qu’elle cogère depuis des dizaines d’années la politique agricole, la FNSEA tente de chevaucher la révolte actuelle pour satisfaire toujours plus l’agriculture productiviste et l’industrie chimique qu’elle défend contre la biodiversité et le climat, mais aussi contre la santé des paysanNEs et des populations. Ainsi, elle refuse les zones de non-traitement, l’encadrement des prélèvements d’eau, le plan Écophyto (c’est-à-dire la réduction de moitié de l’utilisation des pesticides d’ici à 2030), et exige un « moratoire sur les interdictions » des pesticides…

    Pourtant le rapport du Haut Conseil pour le climat montre que si ce modèle agricole est une cause importante du changement climatique, elle en est aussi l’une des premières victimes. Depuis 1961, le changement climatique a déjà réduit la productivité totale de l’agriculture mondiale de 21 %. 

    Mobilisation pour la terre et celles et ceux qui la travaillent

    Capitalisme et productivisme vont toujours de pair, et c’est particulièrement vrai dans l’agriculture : pour les capitalistes, il faut faire pousser du blé… pour faire du blé ! 

    Pour défendre ce modèle, le pouvoir macroniste, tout comme les précédents, connaît bien ses amis. Il continue de donner toujours plus de gages à la FNSEA, comptant sur sa fidèle alliée pour faire rentrer le fleuve de la colère actuelle dans son lit. Ce gouvernement reste aussi dans la ligne traditionnelle de tolérance face aux blocages et actions violentes venant des agriculteurs (ou des chasseurs !)... Un contraste saisissant avec la violence policière, dont il a usé il y a moins d’un an à Sainte-Soline, et la sévérité des peines de justice à l’égard des activistes écologistes ! 

    Il faut répondre aux revendications des agriculteurs/trices afin d’améliorer leurs conditions de vie et de travail, un combat qui rejoint celui de l’ensemble de notre camp social. Défendre ensemble des réponses émancipatrices, à la fois écologiques et sociales pour empêcher l’extrême droite d’instrumentaliser la souffrance d’une partie du monde agricole et de l’orienter vers des réponses nationalistes, anti-écologiques et antisociales.

    Cela exige de changer radicalement les politiques publiques agricoles : fixer des prix plancher (les agriculteurs/trices souffrent de prix d’achat non rémunérateurs imposés par les grands groupes de la distribution) ; imposer aux banques un moratoire sur les dettes ; favoriser les modèles bio paysans ; développer et soutenir la filière bio. La mise en place de la sécurité sociale alimentaire assurerait une alimentation de qualité pour tous·tes, faciliterait de nouvelles installations, et permettrait une juste rémunération des paysanNEs. 

    Rompre avec l’agriculture intensive, productiviste, industrielle, dopée à la chimie, pour qu’une autre agriculture soit possible !

  • Loi Darmanin : gagner contre le racisme et l’extrême droite !

    Pour une fois, Marine Le Pen a raison : la dernière loi « immigration »  défendue par Darmanin et portée par la macronie, la droite et le Rassemblement national, est bien une victoire idéologique pour l’extrême droite, c'est-à-dire une victoire de son projet de société.

    Combattre le racisme d’Etat

    De fait surtout mais parfois même de droit, la préférence nationale existe déjà. Par toutes les mesures qui vont encore davantage précariser les étrangerEs, qu'ils soient en situation régulière ou pas, la loi Darmanin approfondit le racisme structurel et ses effets à la fois sociaux, économiques et politiques. Mais en faisant de la détention de la nationalité française une condition pour accéder à certains droits sociaux, cette loi franchit un nouveau cap et marque un début d'institutionnalisation de la préférence nationale. Autrement dit, le racisme d'Etat commence sa mue finale en un Etat raciste.

    Cette loi vient de loin, de décennies de reculs sociaux et démocratiques imposés par un néo-libéralisme de plus en plus autoritaire à mesure qu'il s'effondre sous le poids de ses contradictions, de ses ravages et de son absence de légitimité. Fragilisé aussi par son personnel politique discrédité, cet ordre injuste et inégalitaire doit se consolider politiquement par la constitution d'un nouveau bloc bourgeois réactionnaire. Certes, ce bloc connaît des crises de croissance, comme le montre le vote chaotique de la loi Darmanin en décembre. La minorité présidentielle est plus affaiblie que jamais et sa Première ministre a dû partir, remplacée par un Attal tout autant aux ordres de Macron. La concurrence fait rage entre toutes les nuances plus ou moins extrêmes de la droite. Mais de la macronie au RN en passant par LR, débordant sur des ex-PS tel que Valls d’un côté et sur Reconquête de l’autre, ce bloc en fusion marche au pas de charge vers sa maturité illibérale. Cela ouvre de fait la voie à l’accès au pouvoir de l’extrême droite.

    Se mobiliser pour l’égalité des droits

    Contre l'infâme loi Darmanin et son monde, la mobilisation se construit depuis l'automne. Ces derniers jours, des manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes partout en France, les dimanches 14 et 21 janvier, afin de demander la non promulgation de cette loi. Par ailleurs, ces prochains jours, le Conseil Constitutionnel pourrait en annuler les mesures les plus folles. Le NPA a été, et sera de toutes les mobilisations contre cette loi dévastatrice pour les étrangerEs mais aussi pour l'ensemble de notre camp social.

    L'égalité et la réalité de l'accès aux droits sociaux doit être garantie entre les Français et les étrangerEs, en situation régulière ou pas. Les dispositifs spéciaux, tels que l'Aide médicale d’Etat, doivent être maintenus et même développés. Tous les sans-papiers doivent être régularisés et obtenir rapidement des titres de séjour stables selon des conditions connues, réalistes et limitées. Le droit d'asile doit être garanti, tout comme le regroupement familial. Pour cela, tout l'appareil législatif raciste doit être abattu et le CESEDA refondu. Par ailleurs, sur ce terrain comme sur les autres, les services de l'Etat doivent recevoir les moyens nécessaires pour faire leur travail.

    Contre l’Europe forteresse qui préfère voir mourir des milliers et des milliers de migrantEs en mer Méditerranée, le NPA défend la liberté de circulation et d'installation. Cela veut dire une citoyenneté de résidence ouvrant immédiatement et totalement les droits sociaux et civiques aux étrangerEs. Une liberté qui ne peut réellement exister que dans une société débarrassée de l'exploitation et de toutes les oppressions.

  • Contre Macron, Attal, Darmanin et sa loi raciste, se mobiliser tant qu’il le faudra !

    Le nouveau Premier ministre a multiplié depuis sa nomination les déplacements et les coups de com’. Mais ses efforts sont vains : sa jeunesse cache mal la vieillesse des idées antisociales qu’il défend. Car pour ce nouveau « gouvernement d’audace » selon Macron, on prend (un peu) les mêmes, et on recommence… avec une bonne pincée supplémentaire de droite très réactionnaire.

    Association de malfaiteurs

    Ce gouvernement se veut « resserré », ce qui en dit long sur l’isolement et la fragilité du personnel politique de la bourgeoisie. Cela révèle aussi la volonté de Macron de concentrer toujours plus les pouvoirs pour maintenir l’ordre moral et social qu’il a encore défendu mardi soir lors de sa conférence de presse.

    Quel casting ! Entre les nombreux conflits d’intérêts, la mise en examen de Rachida Dati pour « corruption » et « trafic d’influence », et les positions réactionnaires des uns, des unes et des autres, à commencer par la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, sarkozyste et soutien de la Manif pour tous… 

    Cerise sur le gâteau, la nomination d’Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports… et de l’Éducation, dont on espère que sa mission sera aussi brève qu’est immense son mépris pour l’école gratuite et publique. En mentant, elle a insulté enseignantEs et parents d’élèves. Il faut qu’elle parte ! 

    Le « en même temps » droite extrême et extrême droite

    Avec sa politique, la macronie prétend « faire barrage au RN »… Mais le dimanche 12 novembre, à la manifestation contre l’antisémitisme, c’est bien Macron qui a intégré le RN dans leur « arc républicain ». Et le 19 décembre, il faisait voter à l’Assemblée, avec les députéEs des Républicains et de Le Pen, une loi raciste et xénophobe contre les étrangerEs.

    Mettre en œuvre des orientations de l’extrême droite a toujours conduit à renforcer ses idées et valoriser les rapports de domination. Tout en combattant celles et ceux qui, de la gauche politique et sociale, tentent de résister.

    Et mardi soir, Macron a même été jusqu’à ouvrir sa conférence de presse par un slogan rance venu de LR et logiquement repris par Zemmour lors de sa campagne présidentielle : « Pour que la France reste la France »

    Pour une alternative anticapitaliste

    Sans attendre, il y a donc urgence à construire les ripostes dans les entreprises, les services publics et les quartiers, et exiger le retrait de toutes les lois antisociales : des augmentations de revenus pour toutes et tous et l’indexation des salaires sur les prix ; le partage des richesses en prenant sur les profits ; la défense des services publics. 

    Riposter, cela passe dès ce dimanche 21 janvier par la mobilisation contre la loi Darmanin, pour défendre les mêmes droits pour toutes et tous, d’où qu’on vienne. Cela se poursuit aussi avec les mobilisations pour la Palestine, pour dénoncer la complicité de Macron dans la tentative de génocide menée par l’Etat d’Israël. Et le jeudi 1er février, l’éducation sera en grève.

    Contre ce système en faillite, nous avons aussi besoin d’un projet politique alternatif au capitalisme. Pour incarner une telle alternative, la gauche de combat, celle qui n’a pas renoncé à changer la société, doit se dépasser, être capable de s’unir et de se rassembler. Cela passe par la construction d’un outil collectif et démocratique, une force à la fois unitaire et révolutionnaire, en capacité de transformer la société.