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Nos tracts, à diffuser... - Page 2

  • Dégageons Macron pour répondre à l’urgence sociale, écologique et démocratique !

    Celles et ceux qui avaient parié que Barnier sauterait ont gagné ! Le Premier ministre, lui, n’y a pas cru jusqu’au bout. Il pensait avoir fait assez de concessions à Marine Le Pen et au RN. Les membres du gouvernement ont bien essayé d’expliquer que le vote de la motion de censure conduirait au chaos. Et Macron, dans son allocution, a expliqué que l’extrême droite et l’extrême gauche avaient voté ensemble pour faire tomber la République ! Évidemment, personne n’y croit ! La chute de Barnier et ses sbires n’est que le énième rebondissement d’une crise toujours plus béante depuis la dissolution.

    Un système antidémocratique à bout

    Désormais, Macron cherche un compromis avec les socialistes du NFP, sans trop y parvenir. Il tente de se maintenir au pouvoir et de continuer à faire passer des politiques antisociales, alors qu’il est totalement illégitime. S’il était besoin de le démontrer encore, il n’y a  rien à attendre ni du président ni de ce système antidémocratique ! 

    Pour les emplois, les salaires, la baisse du temps de travail

    Surtout pour celles et ceux qui bataillent depuis des semaines contre les plans de licenciements (plusieurs centaines de milliers d’emplois sont menacés, notamment dans l’automobile et les grands magasins), pour celles et ceux, qui, le 12 décembre, se mobilisent pour les emplois dans le privé et la fonction publique et contre les baisses de budget dans les service publics, pour celles et ceux qui ont du mal à finir le mois, voire à le commencer…

    Il y a urgence à interdire les licenciements, réduire le temps de travail pour travailler toutes et tous, augmenter les salaires de 300 euros pour financer la protection sociale, taxer les riches pour financer les services publics et le changement écologique… et produire autrement pour satisfaire les besoins des gens, non la soif de profits, et dans le respect du vivant ! Autour du 12 décembre, les mobilisations sont un point d’appui pour faire entendre cette voix ! Tout comme construire le Nouveau Front populaire dans nos quartiers, c’est maintenir l’unité de la gauche dans la lutte, pour tout changer.

    Une Assemblée constituante pour répondre aux besoins des travailleur·ses

    Depuis des années, l’alerte est donnée dans la santé, dans l’éducation, sur la nécessité de renforcer les services publics, de répartir les richesses que l’on retrouve dans le programme porté par le NFP. Mais les capitalistes ne veulent plus aucun compromis ! Alors, il nous faut faire face à cette classe dirigeante et porter un projet pour toute la société. Pour que cela change, il n'y aura pas de combinaison parlementaire possible, d’homme ou de femme providentielle : il faut construire un rapport de forces collectif pour dégager Macron. Une nouvelle assemblée pour une nouvelle constitution portée par la mobilisation des travailleur·ses (actifs ou retraités) et des jeunes, sur les lieux de vie, de travail et d'étude serait un sursaut démocratique utile pour répondre  aux urgences sociales et écologiques. Sans attendre, il faut construire les mobilisations pour plus de justice sociale, contre les licenciements, pour des droits pour toutes et tous, pour défendre les services publics, le 12, le 14 décembre et après ! 

  • Macron, Barnier et Le Pen, censurons les dans la rue et par la grève !

    Macron, Barnier et Le Pen, 

    Censurons les dans la rue et par la grève ! 

    Le budget présenté par le gouvernement Barnier-Macron est un budget d’austérité brutal. Il vise à casser les services publics : 4000 suppressions de postes dans l’Éducation, 5 milliards d’économies sur le budget des collectivités territoriales, le gel des salaires des fonctionnaires malgré l’inflation. Du côté de la Sécu, tout est réduit : le nombre de lits dans les hôpitaux, la prise en charge des consultations médicales, les indemnités journalières.

    Une politique antisociale sans précédent

    Dans la fonction publique, Le gouvernement veut passer de un à trois, le nombre de jours non indemnisés (dits de carence) pour les arrêts maladies de courte durée. Dans le même temps, les suppressions d’emplois se comptent par centaines de milliers. Elles ne sont généralement pas liées à des difficultés économiques des entreprises, mais à des profits que le patronat juge insuffisants. Ainsi, le groupe Auchan, qui annonce 2 400 licenciements, a reversé 1 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires.

    Le RN faux ami des classes populaires

    Le RN vote la censure du gouvernement. Il aurait aimé s’en passer en mettant en avant ses amendements au budget concédés par le Premier ministre. La politique du RN est en réalité compatible avec le projet antisocial du tandem Barnier-Macron. En effet, le RN dit vouloir maintenir l’équilibre du budget avec 60 milliards de coupes et demande des suppressions d’impôts supplémentaires. Il exige aussi une nouvelle loi raciste « asile-immigration ». Il n’y a là rien de bon pour les classes populaires.

    En votant la censure, le RN espère accélérer son accession au pouvoir pour mener une politique encore plus antisociale et raciste.

    Le 5 décembre doit être le début d’une lutte d’ampleur 

    En même temps que cette crise politique très forte, un cycle de mobilisations sociales a démarré. Le 5 décembre pourrait être l’étincelle vers un mouvement de grèves généralisé. Dans tous les services publics, la situation est dramatique. Elle impacte les conditions de vie de toutes et tous. Pour celleux qui y travaillent dans des conditions dégradées et pour des salaires de misère, comme pour les usagerEs, en particulier les plus pauvres et les plus précaires : celleux qui en ont le plus besoin. Les raisons de se mobiliser le 5 décembre sont donc très nombreuses, dans la santé, l’éducation, les finances publiques, la fonction publique territoriale ou encore la culture... 

    D’autant plus que d’autres mobilisations se développent : grève reconductible à la SNCF à partir du 11 décembre, multiples mouvements contre les licenciements avec une journée nationale de grève dans l’industrie le 12 décembre, sans parler des agriculteurEs ou des taxis qui montrent aussi leur colère.

    Il n’y a pas de doute, c’est le moment d’y aller toutes et tous ensemble, de faire entendre la voix des classes populaires et des salariéEs, pour revendiquer :

    • l’interdiction des licenciements avec prise en charge du maintien de l’emploi par les grands groupes capitalistes, dans chaque secteur d'activité ;
    • la réduction du temps du travail, et la retraite à 60 ans ;
    • des investissements massifs dans la fonction publique. Un million d’embauches, notamment en titularisant les agentEs contractuelLEs de l’État ; 
    • le retrait de la réforme des retraites ;
    • la confiscation des 150 milliards de bénéfices des entreprises du CAC 40 ;
    • l’augmentation des salaires et revenus de 300 euros .

    Tous ensemble dans la rue le 5 décembre et après…

    Quelle que soit l'issue de la période très instable qui s'est ouverte depuis la dissolution de l'Assemblée et qui s'approfondit dans les institutions ces derniers jours, il nous faudra lutter. Il n'y aura pas d'issue dans le cadre de cette 5e République. Nous devons construire les mobilisations pour imposer un rapport de force contre ce gouvernement, contre l'extrême droite et réunir le Nouveau Front populaire partout à la base, dans nos villes et nos quartiers, pour imposer un programme de rupture anticapitaliste.

  • Contre les violences faites aux femmes, mobilisation générale !

    Contre les violences faites au femmes, mobilisation générale!

    Le 23 et le 25 novembre, des manifestations ont lieu partout en France à l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes et aux minoriséEs de genre. Soyons des centaines de milliers !

    Il y a viol, et viol, et viol, et viol…

    La sororité et la colère qui se sont exprimées depuis le début du procès de Mazan, par des rassemblements ou sur les réseaux sociaux, nous rappellent à quel point les violences s'exercent massivement, qu’elles traversent toutes les classes mais sont toujours commises par des hommes. Elles sont le fruit de la culture du viol, qui autorise les hommes à disposer des corps des femmes et qui renverse la culpabilité sur les victimes. Les violences ne sont pas des phénomènes isolés, elles font système dans la société capitaliste et patriarcale. La honte doit changer de camp !

    Dans le monde, 1 femme sur 3 a été victime de violence et 50 000 femmes sont victimes de féminicides, tuées par leur (ex-)conjoint chaque année : nous ne voulons plus compter nos mortes ! En France, 217 000 sont victimes de viol ou de tentatives de viol tous les ans et 55% d'entre elles ont subi une forme de violence sexiste et sexuelle au travail. De plus, la domination patriarcale est souvent au croisement d’autres systèmes de domination et s’exerce donc particulièrement pour les femmes racisées, trans, lesbiennes, bi, en situation de handicap…

    Les femmes et les minoriséEs de genre sont aussi en première ligne des mesures de casse sociale, accélérant l'exploitation et la précarisation, les exposant davantage aux violences. Cela ne va pas s'arranger avec le gouvernement Barnier, toujours plus raciste et austéritaire, ou les 180 plans de licenciements recensés en octobre par la CGT.

    Nous revendiquons notamment cette année la loi intégrale élaborée par 53 organisations féministes, proposant plus de 130 mesures contre les violences chiffrées à 2,6 milliards d’euros par an.

    Solidarité avec les femmes du monde entier

    A l’internationale, la réélection de Trump fait craindre de nouvelles attaques contre les droits des femmes. Alors que les mouvements masculinistes se renforcent, les idées de Trump, son programme ultra libéral, raciste, lgbtiphobe, sexiste, ne fera que renforcer les violences.

    À Gaza, après plus d’un an de massacre, 70% des victimes sont des femmes et des enfants. Les déplacements de masse ont des conséquences accrues sur la santé des femmes (plus de protections menstruelles, accouchements non sécurisés). Les hôpitaux, s’ils ne sont pas directement bombardés, sont débordés par les mortEs et les blésséEs. Ce 25 novembre sera encore une fois l’occasion de dire stop à cette guerre génocidaire menée contre le peuple palestinien, où la violence déferle particulièrement contre les femmes.

    Dans toute guerre, les violences sexuelles sont utilisées comme des armes de guerre et les violences faites aux femmes sont systématiquement amplifiées. C'est aussi le cas en Ukraine où de nombreux témoignages relatent des viols organisés. Face à l’invasion par la Russie, les femmes s’organisent : construction de la solidarité par en bas (soutien aux soldatEs et aux réfugiéEs, organisation de structures d’accueil, lutte pour le droit à l’avortement), écriture d’un manifeste, implication dans la résistance.

    Dans ce contexte de guerre, de montée de l'extrême droite et du racisme, nous devons continuer sans relâche de montrer notre solidarité avec toutes les femmes qui subissent les violences, d'où qu'elles viennent et où qu'elles soient.

    Dans la rue le 23 et le 25 novembre !

    Les violences ne sont pas une fatalité : sortons dans la rue pour stopper les violences, pour nos droits, pour exprimer notre solidarité envers Gisèle Pélicot et toutes les victimes ! Organisons-nous pour mettre fin à ce système patriarcal et capitaliste !

  • L’interdiction des licenciements, c’est urgent !

    ’interdiction des licenciements, c’est urgent !

    Michelin, Auchan, Airbus, Vencorex… Depuis quelques semaines les annonces de plans de licenciements se succèdent. Les patrons veulent nous faire croire que ces plans sont inévitables, que ce n’est pas leur faute. En réalité, ces suppressions d’emplois visent à rétablir leurs marges de profits face à la concurrence internationale. Plus de fric pour les patrons et les actionnaires, le chômage et la misère pour les travailleurs et travailleuses, ça ne doit plus durer !

    De Michelin à Valeo, en passant par Vencorex, les salariéEs sont mobiliséEs !

    Le secteur de l’automobile est particulièrement touché et les salariéEs de MA France, de Dumarey-Powerglide à Strasbourg, ou encore de Valeo sont en première ligne. Michelin a annoncé la suppression de 1 250 postes à Vannes et Cholet, où une grève puissante vient d’éclater.

    La chimie et la grande distribution sont également concernées. Auchan vient d’annoncer la suppression de 2300 emplois, à Airbus 2500 postes sont menacés, et tant d’autres comme à Walor, Milee, ExxonMobil… En octobre, la CGT recensait 180 plans de licenciements en un an.

    Les salariéEs de la centrale de Cordemais, près de Nantes sont également mobiliséEs ainsi que celles et ceux de Vencorex ou de Valeo en Isère.

    Gouvernement et patronat, même combat !

    Ces entreprises ont bénéficié de cadeaux fiscaux et d’aides en tout genre. Pendant des années, elles se sont gavées d’argent public et licencient aujourd’hui sans état d’âme. Devant ce scandale, Barnier fait semblant de s’énerver mais personne n’est dupe. Son gouvernement va accompagner la casse sociale.

    Dans le secteur public, 4000 postes vont être supprimés dans l’Éducation nationale, et la Cour des Comptes préconise une diminution de 100 000 emplois dans la fonction publique territoriale, alors que partout, dans l’éducation, la santé… les besoins immenses ne sont pas pris en compte. C’est la destruction des services publics qui est en route, c’est-à-dire des outils de la solidarité qui existaient encore en France. Gouvernement et patronat sont d’accord pour faire rentrer dans une logique du profit ce qui y échappait encore.

    TouTEs ensemble contre le gouvernement et les patrons !

    Pour mettre un coup d’arrêt à la destruction de nos emplois, de nos vies et de la planète, il est urgent de nous rassembler, de faire converger les mobilisations qui existent déjà, et qu’elles se développent partout. L’ensemble des organisations qui se sont engagées pour faire barrage au RN en juin dernier doit se retrouver pour faire face à cette vague de licenciements et de suppressions d’emplois. Il nous faut avancer des réponses politiques unitaires face à l’urgence sociale et écologique, pour que les salariéEs reprennent la main face à aux attaques du patronat et du gouvernement.

    Interdire les licenciements, en finir avec le capitalisme !

    Il est urgent d’imposer l’interdiction des licenciements et la reconversion des emplois pour produire ici sans polluer, pour que les salariéEs décident avec la population ce dont elle a besoin et comment le produire. La propriété privée des moyens de production, qui ne sert que les intérêts égoïstes d’une minorité, est la principale responsable de la catastrophe sociale et écologique en cours … Il est temps d’y mettre fin, parce que nos vies valent plus que leurs profits !

  • Inondations en Espagne : le capitalisme nous mène en enfer...

    Inondations en Espagne : le capitalisme nous mène en enfer

    Avec plus de 200 morts, les habitantEs de la région de Valence tentent de sortir du choc et de la sidération. Face au désastre, les EspagnolEs alternent entre la colère face à l’incurie des gouvernements régionaux et fédéraux et des élans incroyables de solidarité populaire.

    Dérèglement climatique

    La violence des inondations à Valence et maintenant à Barcelone est inédite. Ce ne sont pourtant pas des événements surprenants. Le phénomène DANA (ou phénomène de « goutte froide » en français) dans les régions méditerranéennes de l’Espagne, comme les épisodes cévenols dans le Sud-Est de la France sont connus depuis des décennies. Mais le dérèglement climatique et le réchauffement des mers et des océans les transforment en tempêtes de plus en plus régulières et dévastatrices pour les zones habitées.

    L’inaction face au bouleversement climatique est criminelle. Le refus des gouvernements, soumis à la logique de la course aux profits, de mettre en place les mesures essentielles de réduction de CO2 et de sortie des énergies fossiles revient à laisser consciemment le réchauffement climatique planétaire s’emballer. À la clé, tempêtes, inondations, sécheresses dévastatrices sont devant nous.

    La course aux profits aggrave tout

    En Espagne comme en France, le capitalisme prédateur démultiplie les effets du réchauffement climatique. L’artificialisation des sols, la bétonisation des surfaces (la France est l’un des pays d’Europe les plus bétonnés), les infrastructures trop peu préparées aggravent considérablement les dégâts.

    Dans la région de Valence, Carlos Mazón, président du Parti Populaire qui a succédé à la gauche à la tête de la région en 2023 grâce à un accord avec Vox, le parti d’extrême droite climato-sceptique, a liquidé en novembre 2023 l’Unité Valencienne d’Urgences (UVE), chargée notamment d’organiser et de coordonner les secours en cas de catastrophes naturelles. Mazón se réjouissait alors des économies ainsi réalisées. Aujourd’hui, les habitantEs pleurent de rage.

    La solidarité, notre seul avenir

    Face à la nullité des gouvernements régionaux et fédéraux, face au dénuement et au désastre, des milliers d’EspagnolEs accourent pour apporter aux habitantEs de la région de Valence des vivres, de l’eau. Pour déblayer les décombres, nettoyer les rues et les maisons. Cette solidarité populaire montre que notre avenir, face au désastre climatique, est à dix mille lieux de l’égoïsme avide des tenants du néolibéralisme, de droite ou d’extrême droite.

    Notre classe est face à un choix : l’écosocialisme ou la barbarie ! L’écosocialisme face aux phénomènes « Dana », qui seront de plus en plus intenses à mesure qu’augmente le réchauffement climatique. L’écosocialisme face à la barbarie de la destruction des services publics et à la course sans fin aux profits !

  • Organisons-nous contre les attaques sur la Sécu et la protection sociale !

    Organisons-nous contre les attaques sur la Sécu et la protection sociale 

    Les députéEs discutent du PLF (projet de loi de finances sur le budget de l’État) et du PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) qui constituent tous deux une attaque contre les services publics et le droit à la santé. 

    La droite et l’extrême droite ont la même détestation du service public et des fonctionnaires. Le débat sur le délai de carence le montre. 

    Les arrêts maladie des fonctionnaires dans le viseur 

    Le projet est de passer d’un à trois jours le délai de carence, au bout duquel les salariéEs en arrêt maladie perçoivent les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Et la rémunération pendant un arrêt maladie pourrait passer à 90 % du salaire au lieu de 100 %. 

    L’idée est d’aligner le public sur le régime du secteur privé… Par souci d’équité (bien entendu !), on réduit les droits avec la croyance que cette logique punitive va diminuer le recours aux arrêts maladie.  

    Impossible pour les possédants de voir que cela entraînera des arrêts plus longs et des problèmes de santé publique. Impossible pour eux d’envisager que les conditions de travail se dégradent dans les services publics, à l’hôpital, dans l’enseignement, aux finances publiques, etc. Impossible d’imaginer que les salaires des fonctionnaires sont bloqués et qu’il n’y a aucune reconnaissance du travail accompli.  

    Pour la droite et l’extrême droite, les fonctionnaires sont des « feignants » qui ne veulent pas travailler. La même logique de culpabilisation est appliquée depuis de longues années aux chômeurs.  

    Le PLFSS, un outil pour briser la Sécu  

    Depuis 1996 et la loi Juppé contestée, le parlement vote chaque année une LFSS (loi de financement de la Sécurité sociale) qui fixe l’Ondam (Objectif national des dépenses d’assurance maladie) et permet de mettre sous tutelle de l’État le budget de la Sécurité sociale. L’objectif : battre en brèche la conception initiale de la Sécu, avec laquelle la santé échappait largement à la logique du marché. Insupportable pour la bourgeoisie qui cherche depuis des années à aller plus loin et à donner de plus en plus aux complémentaires santé et au privé. 

    Les objectifs de l’Ondam compensent à peine l’inflation. Concrètement des lits vont fermer, des services vont être débordés, des malades vont rester des heures ou des jours sur des brancards aux urgences. Cette politique vise à détruire l’hôpital public et à accélérer le passage à un système de santé à deux vitesses. 

    Par ailleurs le taux de remboursement des consultations des médecins et des sages femmes passerait de de 70% à 60%. Une charge qui va se reporter automatiquement vers les complémentaires santé. Celles-ci ont déjà augmenté leurs tarifs de 7% en 2023, et de 23% depuis 2019, soit deux fois plus que l’inflation !

    Mouvement d’ensemble  

    C’est l’ensemble des travailleuses et des travailleurs qui sont attaquéEs. Les syndicats de la santé, CGT, SUD, UNSA, FO, ont organisé une journée nationale de mobilisation et de grève le 29 octobre.  

    Une mobilisation sociale d’ampleur est nécessaire pour imposer le financement du système de santé à la hauteur des besoins de la population. Cela passe par le rejet de ce PLFSS et par la revendication du 100 % Sécu. La Sécurité sociale est à nous ! Ce sont nos cotisations sociales ! 

  • Pour l’abrogation de la réforme des retraites, contre le RN...

    Pour l’abrogation de la réforme des retraites, contre le RN

    Dans le cadre de sa « niche parlementaire » du 31 octobre, le RN prévoit de soumettre au vote un texte d'abrogation de la (contre) réforme des retraites. La gauche est désormais confrontée à la question de voter pour ou contre. Pour le NPA-l’Anticapitaliste, l’essentiel est de construire un rapport de forces, par des mobilisations, pour obtenir l’abrogation.

    En effet, le recul de l'âge de départ à la retraite est une question très importante : il conduit à une baisse drastique du montant des pensions pour de nombreuses et nombreux salariéEs, particulièrement des femmes. Concrètement, c’est l’argent des cotisations sociales qui est volé, alors que les profits du CAC40 sont énormes, que les ancienNEs devraient faire de la place aux jeunes sur le marché du travail, etc.

    Le NPA-A considère que la gauche pourrait voter la loi d’abrogation déposée par le RN, mais cela doit absolument se faire avec un rapport de forces militant.

    Le combat contre le RN est capital

    En effet, le RN n'a jamais défendu les intérêts du monde du travail. Il prétend être opposé au report du l'âge de la retraite, mais il n'a pas soutenu le mouvement social de l'hiver 2022-2023 contre la réforme de Macron. Puis, voyant la victoire possible aux législatives anticipées de l'été 2024, il n’a pas mis l’abrogation dans son programme afin de donner des gages aux capitalistes. Aujourd'hui, volte-face : le RN soumet au vote un projet de loi visant à abroger la loi de 2023.

    Le piège est bien pensé. Si la gauche vote avec le RN, elle le légitime et en fait un véritable défenseur des travailleurs. Si elle ne vote pas avec lui, la gauche sera accusée de trahir son propre camp sur un sujet fondamental.

    Nous ne devons pas oublier le projet antisocial, raciste et antidémocratique du RN, mais nous devons reconquérir la partie des classes populaires qui croient voir en lui un défenseur de ses préoccupations sociales.

    Mobiliser toute la gauche

    La gauche unie, notamment dans le NFP, ne doit pas tomber dans le véritable piège, celui de l'inaction, du silence et de la gêne. Elle doit être intransigeante sur la défense des fondamentaux de son programme, c'est-à-dire qu’elle peut voter le projet de loi du RN, tout en dénonçant son imposture sociale et sa nature raciste, à condition de construire une véritable campagne de mobilisation qui retire au RN l’initiative. Elle fera d’ailleurs sans doute face, dans ce cadre, aux institutions de la 5e République, qui montreront de nouveau leur vrai visage anti-démocratique puisque le Sénat, tenu par LR, les macronistes et ses alliés, refusera sans aucun doute ce projet de loi.

    Les démonstrations parlementaires n'ont en elles-mêmes que peu d'impact si elles ne sont pas portées par une gauche de combat et de rupture. Son fondement se situe sur le terrain, par en bas, dans l'activité unitaire, démocratique et militante des organisations politiques, syndicales et associatives. Telle est la seule voie pour modifier le rapport de forces social et imposer un contre-projet global au bloc réactionnaire qui se constitue du camp macroniste au RN en passant par LR.

    Le NPA- l'Anticapitaliste propose que la gauche unie dans le NFP mène une campagne qui ne se contente pas de voter l'abrogation de la (contre) réforme des retraites avec le RN, mais qui avance ses propres revendications (âge de départ à 60 ans, temps de travail, salaires, services publiques) tout en dénonçant la démagogie du RN et sa nature antidémocratique et raciste.

  • Budget : imposons à Macron et Barnier le programme du Nouveau Front populaire...

    Alors que la situation économique se dégrade toujours plus, le gouvernement veut imposer un budget d’austérité et des mesures racistes pour s’assurer une alliance avec le Rassemblement national de Le Pen. Ne les laissons pas faire !

    Le projet de budget prévoit 60 milliards de réduction de dépenses

    Concrètement, cela veut dire supprimer 4000 postes dans l’Éducation nationale, déjà exsangue, le gel du point d’indice des fonctionnaires (qui contribue à tirer tous les salaires vers le bas), la baisse de la prise en charge des consultations médicales, le report de l’augmentation des pensions des retraitéEs, et des diminutions de budget dans tous les ministères, notamment 5 milliards dans les collectivités territoriales. Tous les services publics vont être profondément dégradés par de telles mesures. Même le ministre de la Justice menace de démissionner en raison des coupes budgétaires !

    Un budget antisocial dans une situation de crise

    La diminution du budget, qui casse tout ce qui permet aux classes populaires de vivre mieux malgré des salaires bas, est d’autant plus criminelle que la situation économique continue à se dégrader. La « croissance » est limitée à 1%, la consommation et l’investissement sont très faibles.

    Résultat : la CGT a recensé 170 plans de licenciements, détruisant 100 000 emplois. Notamment chez M.A. France, sous-traitant de Stellantis, chez Gaël en Ille-et-Vilaine, filiale de Casino, chez Milee, anciennement Adrexo, chez Valeo, chez Casino.

    Ces licenciements arrivent dans le cadre d’une crise de surproduction, notamment dans l’automobile, et alors que les profits des entreprises du CAC ont atteint 154 milliards d’euros en 2023… et qu’elles ont distribué 68 milliards de dividendes à leurs actionnaires !

    Une loi raciste pour gagner les voix du RN

    Le gouvernement Barnier a promis une nouvelle « loi immigration » au RN pour acheter ses voix à l’Assemblée nationale. On ne sait pas ce qu’il y aura dedans, Barnier lui-même ne le sait pas, mais cela concrétise l’alliance entre Le Pen et Macron contre les classes populaires.

    Face à cette situation, l’unité de la gauche, après s’être réalisée dans les élections, devrait se réaliser dans la rue : pour imposer des augmentations de salaires, abroger la réforme des retraites, bloquer les prix des produits de première nécessité, embaucher massivement dans les services publics, pour interdire les licenciements et partager le temps de travail sans perte de salaire, et accueillir les migrantEs dignement.

    Un plan de lutte pour construire un rapport de forces

    Les mobilisations de septembre et du 1er octobre n’ont pas suffi à faire reculer le gouvernement et à faire avancer nos revendications mais, depuis quelques semaines, les luttes sont nombreuses contre les licenciements, pour des embauches ou pour les salaires. Nous avons besoin que le Nouveau Front populaire se réunisse dans les quartiers, dans les villes, dans les entreprises, pour organiser la lutte qui est nécessaire pour faire reculer Macron, Barnier et Le Pen. C’est une lutte violente qui a commencé, nous ne pouvons pas nous permettre de la perdre.

  • Moyen-Orient : stoppons la guerre totale de l’État d’Israël et de ses alliés !

    Israël s’est lancé dans une intervention dévastatrice et meurtrière au Liban, ouvrant ainsi une nouvelle séquence de la guerre génocidaire menée à Gaza depuis octobre 2023, avec la complicité des États occidentaux.

    La guerre totale d'Israël

    Depuis le 7 octobre 2023 et les attaques du Hamas, Israël n'a aucune limite. Netanyahou s'est même autorisé à lancer son attaque contre Beyrouth depuis l'ONU, laquelle a mené à la mort de 300 personnes, de plusieurs dirigeants historiques du Hezbollah dont le principal, Hassan Nasrallah. Un véritable carnage parmi les civils qui a pourtant reçu les félicitations de ses alliés américains, qualifié de « mesure de justice » alors qu'il s'agit de terrorisme d’état. Relayée par les médias occidentaux, la rhétorique d’Israël évoque une « opération terrestre limitée » au Liban. Elle a pourtant fait en une semaine plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés. Comme en 1978, 1982 et 2006, Israël veut occuper le Liban. Sa doctrine coloniale est toujours la même : créer des « zones tampons » et, au-delà, s’accaparer toujours plus de terres. Aujourd’hui au Liban mais demain en Syrie, en Irak ou en Égypte… Et pour ça Israël est prêt à tout pour éliminer toute forme de résistance.

    Des États complices de génocide et de crimes de guerre

     Derrière ses déclarations fumeuses sur l’arrêt des livraisons d'armes, Macron réaffirme que la France reste « l'amie indéfectible d’Israël ». C’est que les pays impérialistes ont depuis longtemps choisi leur camp. La guerre génocidaire contre la population palestinienne de Gaza et la guerre de destruction massive au Liban ne peuvent exister sans le soutien actif des grandes puissances et la complicité passive des États de la région.Depuis 1948, l'aide américaine n'a cessé de progresser et une nouvelle aide « en soutien à l'effort militaire en cours d'Israël », d'une valeur de 8,7 milliards de dollars, va être versée. Quand on compte l’aide directe, les ventes d’armes et les prêts accordés par toutes les banques, la quasi-totalité des économies occidentales sont complices de génocide et de crimes de guerre. Les forces américaines et françaises sont intervenues pour « parer la menace iranienne » mais n'ont pas levé le petit doigt pour protéger les populations palestinienne et libanaise qui subissent les bombardements israéliens. Les dirigeants et les médias occidentaux n'ont de cesse de présenter Israël comme une victime alors que, dans l’indifférence générale, celui-ci multiplie les agressions dans la région depuis plus de 75 ans.

    Construire la solidarité anticapitaliste et anticolonialiste

    Contre l’agression israélienne, celle d’un État colonial devenu fasciste et génocidaire, il faut continuer de faire pression sur les États complices pour qu'ils stoppent les livraisons d'armes et les aides financières. Sans armes, pas de guerre, pas d’occupation. Il faut continuer de faire pression notamment sur les entreprises qui signent des contrats juteux profitant du génocide des palestiniens. La BNP qui a octroyé plusieurs prêts au complexe militaire israélien ainsi qu’à ses banques en 2024 est la cible d’une campagne commune BDS-ATTAC-AFPS. Cette pression doit s’accentuer. Le désinvestissement d'AXA des banques israéliennes et de la société d'Elbit Systems, l'été dernier, montre que c'est possible. Samedi 5 octobre des dizaines de milliers de manifestantEs ont exprimé partout dans le monde leur solidarité avec les peuples palestinien et libanais. Il faut intensifier et construire le rapport de force pour faire pression sur notre propre impérialisme, en construisant la mobilisation dans nos quartiers et nos communes, avec nos syndicats et les assemblées populaires du NFP. Seule une mobilisation populaire de masse, internationale, anticapitaliste et anticoloniale peut stopper la guerre totale d’Israël.

  • Dégageons ce gouvernement illégitime, sa politique raciste et antisociale !

    Après le succès de la manifestation du Nouveau Front populaire le 7 septembre, la journée de grèves et de manifestations appelée le 1er octobre par la CGT, la FSU, Solidaires et plusieurs organisations de jeunesse constitue une nouvelle étape dans la contre-offensive du monde du travail contre Macron et le gouvernement Barnier.

    Des inégalités sociales qui explosent 

    Les classes populaires n’en finissent pas de payer le prix de la politique de Macron, à commencer par les retraitéEs et les salariéEs dont les revenus ne suivent plus l’inflation. Cette baisse du pouvoir d’achat profite directement aux capitalistes, dont les profits n’ont jamais été aussi importants : si les salaires réels ont baissé de 0,3 % en 2023, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté cette même année de 13,3 % !

    Cet enrichissement est aussi alimenté par les baisses d’impôts sur le capital et les plus riches, qui sont une des causes de l’effondrement des services publics. Les allègements de cotisations sociales coûtent ainsi pas moins de 83 milliards d’euros, ce qui explique, entre autres, la crise actuelle de l’hôpital.

    Un gouvernement libéral autoritaire sous la surveillance de l’extrême droite

    Pour garder le pouvoir et continuer sa politique au service des capitalistes, et malgré des défaites cuisantes au trois derniers scrutins nationaux, Macron s’appuie sur les institutions antidémocratiques de la 5e République. Il fait alliance avec Les Républicains, dont il s’était déjà rapproché depuis la perte de sa majorité aux législatives de 2022, tout en nouant un pacte de non-censure avec le Rassemblement national. Ainsi le bloc bourgeois continue de s’homogénéiser dans une dérive vers l’extrême droite.

    C’est dans la rue que ça se passe !

    Face à un gouvernement affaibli, le mouvement ouvrier peut et doit reprendre la main pour imposer ses revendications. Nous avons aujourd’hui besoin de construire une mobilisation d’ampleur, capable de faire plier le pouvoir. Il nous faut imposer un nouveau rapport de force en mettant au centre du débat nos revendications sociales, pour une hausse des salaires, pour une véritable retraite à 60 ans, pour la reconstruction de nos services publics et le partage du temps de travail sans perte de salaires, pour une transition écologique avec l’arrêt des énergies fossiles. Il faudra aussi que les différentes composantes du mouvement social s’unissent pour faire face aux attaques racistes, sexistes, LGBTIphobes, autoritaires… que ce gouvernement ne va pas manquer de mettre en œuvre. En effet, l’alliance que Macron tente de créer avec l’extrême droite ne pourra exister qu’avec un déferlement raciste et répressif.

    Pour modifier le rapport de forces et défendre nos intérêts de classe, il nous faut rassembler l’ensemble des forces qui s’affrontent au gouvernement et à sa politique, aussi bien les organisations politiques que les organisations syndicales, les collectifs, les associations. Construisons le Nouveau Front populaire à la base, dans nos quartiers, nos entreprises, pour agir ensemble au quotidien : les classes populaires ont besoin d’une organisation qui soit à leur côté dans les luttes pour les salaires, contre le racisme, pour la Palestine, pour une autre société.

    C’est par un touTEs ensemble que l’on pourra gagner !