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Nos tracts, à diffuser... - Page 2

  • Le 14 mars, contre le racisme et le fascisme !

    Nous assistons à une accélération de l’offensive idéologique de l’extrême droite. La facilité avec laquelle les fascistes ont imposé leur narratif des affrontements de Lyon contraste avec le silence qui entoure les victimes de crimes racistes et les violences policières. L’inversion des discours et des valeurs, visant à faire de la gauche combative une menace pour la démocratie, atteint des sommets.

    Le fond de l’air est brun

    La banalisation de l’extrême droite libère la violence qui est en elle : des locaux syndicaux, associatifs, des permanences politiques sont attaqués, des militantEs et éluEs de gauche sont agresséEs. À Strasbourg, la liste municipale que nous soutenons a dû se retirer face aux menaces de mort dont elle était l’objet.

    L’accélération de la fascisation est aussi alimentée par le contexte international. Après Gaza et la Cisjordanie, le Venezuela, Cuba, le Groenland, le Liban, l’agression contre l’Iran est le dernier épisode d’une offensive débridée des puissances impérialistes, États-Unis en tête. Elle porte en elle le racisme colonial, pour qui la vie des peuples vaut moins que les intérêts des grandes puissances.

    Dans la rue et dans les urnes, unité et résistance

    Les leviers de résistance existent : après les mobilisations féministes réussies du 8 mars, nous reprendrons la rue le 14 mars avec la Marche des solidarités contre le racisme, le fascisme et les violences d’État. Il faut que nous soyons les plus nombreux/euses possible contre l’offensive réactionnaire de l’extrême droite et du gouvernement.

    Le lendemain, au premier tour des municipales, il faudra voter massivement pour les listes de la gauche de combat, qui portent des mesures d’urgence sociale pour les classes populaires, qui défendent les biens communs contre la prédation capitaliste et qui combattent sans concession le racisme et l’islamophobie.

    La lutte contre la fascisation ne fait que commencer

    Pour reprendre la main, la gauche syndicale, politique et associative doit être unie pour combattre l’extrême droite et ses idées. La bataille se joue sur tous les terrains : dans nos mobilisations féministes, antiracistes et écologiques, comme dans les luttes sociales, pour des conditions de vie décentes, pour l’égalité des droits entre FrançaisEs et étrangerEs, pour l'augmentation des salaires, des pensions, etc. L’enjeu est de reconstruire des mobilisations de masse et d’empêcher l'extrême droite de gagner du terrain ! Cette bataille est vitale pour notre camp social. Nous appelons à y travailler ensemble. Vite.

  • Plus que jamais : féministes anti-impérialistes...

    Avec l’accroissement de la crise du capitalisme à l'échelle mondiale, les pays impérialistes tendent à renforcer leurs politiques d’interventions et soutiennent de plus en plus fortement les politiques nationalistes d’extrême-droite. Les femmes sont encore et toujours en premières lignes de ces crises et des ces attaques. 

    Face à la montée des guerres, des conflits, des génocides mais aussi des idées réactionnaires, une seule réponse : riposte féministe internationaliste !

    Dans le monde la montée des impérialismes conduit aux guerres 

    Le monde connaît actuellement le plus grand nombre de conflits actifs depuis 1946 et des centaines de millions de femmes vivent aujourd’hui dans des zones touchées par les guerres ou la répression armée. 

    Les violences sexuelles sont largement utilisées comme armes de guerre et de nettoyage ethnique. 

    Nous exprimons notre solidarité avec les peuples subissant les agressions impérialistes, la répression de leurs propres régimes ou les conséquences des guerres : en Palestine, en Ukraine, au Venezuela, au Soudan, en Iran et ailleurs. 

    Mais nous devons aller plus loin et refuser la course à l’armement et la militarisation croissante qu’on nous impose. Le nouveau budget du gouvernement Macron prévoit de doubler le budget des armées en 10 ans ! 

    Montée de l’extrême droite et du nationalisme

    En parallèle de ces politiques austéritaires et pour écraser notre contestation, les mouvements d’extrême-droite prônant des idéologies racistes et nationalistes se développent, avec la complicité du gouvernement Macron.

    Les fémo-nationalistes, sous couvert de protéger les femmes, s’approprient les discours féministes pour mieux servir un agenda raciste et sécuritaire. Elles prétendent défendre les femmes contre un « péril étranger », surtout musulman, tout en perpétuant un ordre patriarcal.

    Mais ne nous y trompons pas, l’extrême droite à toujours été et sera toujours l'ennemi des femmes : interdiction de l’IVG, vision traditionaliste du rôle des femmes dans leur foyer, attaques sur les LGBTI, sur les femmes racisées…

    G7 : Leur monde contre le nôtre

    Mi-juin aura lieu le G7, en Suisse. Ce sera leur monde contre le nôtre, l’occasion de montrer que nous pouvons nous unir au-delà des frontières.

    Leur monde c’est le militarisme, la guerre, la défense des intérêts privés et des plus riches, la négociation de l'environnement. Nous y répondrons avec notre projet révolutionnaire : notre solidarité féministe, internationaliste, antiraciste, pour la paix, pour la défense d’une écologie décoloniale.

    Il est urgent de construire une riposte anti-impérialiste et antifasciste. Nous nous retrouverons de tous les pays, pour une manifestation unitaire, au lendemain de la grève des femmes en suisse, qui réunit chaque année des milliers de femmes.

  • Violences de l’extrême droite, le grand renversement...

    Ces derniers jours, toute la sphère médiatique et politique attaque LFI pour la mort d’un jeune militant fasciste, survenue à Lyon le 14 février dernier. LFI et la Jeune Garde se voient accusées d’entretenir un climat de violence en France. Et pour la première fois depuis 1945, l’Assemblée nationale a observé une minute de silence en mémoire d’un militant d’extrême droite.

    2 + 2 = 5

    La violence vient des fascistes ! Les groupes d’autodéfense antifascistes comme la Jeune Garde existent car, depuis de nombreuses années, et en particulier à Lyon, l’extrême droite agresse, blesse et tue. Comme lorsque des militants identitaires armés de couteaux s’en prennent au cortège de la Marche des fiertés en 2021, ou lorsqu’ils agressent des supporters marocains en marge d’un match de football en 2022.

    Pourtant, sur les chaînes d’information continue, tout est renversé : les vrais fascistes, les nostalgiques du IIIeReich, deviennent des militants pacifiques, les responsables d’agressions racistes sont des victimes et les fémonationalistes anti-IVG passent pour des féministes… Stérin, Bolloré, Retailleau, Nuñez, tous sont main dans la main pour faire front contre la gauche, pour eux c’est « Plutôt Hitler que le Front populaire ! ».

    Ce renversement total de la culpabilité est aussi un renversement de la vérité. Parce qu’il faut mentir en permanence pour maintenir un système capitaliste à bout de souffle, le temps d’installer l’extrême droite au pouvoir. Il faut faire passer LFI pour une organisation d’extrême gauche violente. Il faut faire passer des néo-nazis pour de pauvres innocents, et les gens qui les combattent pour des enragéEs assoifféEs de sang.

    Toustes uniEs contre les attaques fascistes

    Il est urgent que l’ensemble de la gauche sociale et politique se réunisse pour préparer une riposte militante partout dans les villes, les quartiers, les lieux d’études et les entreprises, à l’image de ce qu’a pu être la mobilisation pour le Nouveau Front populaire en 2024.

    Plus que jamais, nous avons besoin d’un nouveau front résolument antifasciste et militant, car l’autodéfense unitaire sera vitale dans la prochaine période.

    Dans ce contexte, la mobilisation du 8 mars sera une première échéance de mobilisation sociale, féministe, antiraciste. La réussite de cette journée aura une importance capitale pour construire une réponse à l’extrême droite. Mais ce n’est qu’un début.

    Antifascistes, tant qu’il le faudra !

  • 8 mars, grève féministe ! Journée internationale de lutte pour les droits des femmes...

    Le dimanche 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et la grève du travail salarié et domestique : touTEs dans la rue !

    Solidarité avec les femmes du monde entier !

    Avec la montée des guerres impérialistes et de l’extrême droite, les femmes et les minorisées de genre sont touchées de plein fouet. Utilisation du viol comme arme de guerre, violences reproductives, génocide, colonisation… : nous sommes solidaires des femmes du monde entier. Mais partout, les femmes résistent et s’organisent, comme le mouvement Femmes Vie Liberté en Iran !

    Lutter contre la montée du masculinisme

    Le rapport du Haut Conseil à l’Égalité est sans appel : les discours sexistes et masculinistes augmentent, les inégalités sociales et économiques persistent et les violences sexuelles perdurent ou augmentent. Pendant ce temps, le budget du gouvernement, en s’attaquant entre autres aux services publics, va exacerber les inégalités femmes-hommes. Alors qu’il faut la retraite à 60 ans, hausser les salaires et revaloriser les minima sociaux et les métiers féminisés. Revendiquons aussi la réouverture des centres IVG fermés et une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Organisons-nous face au patriarcat !

    Un féminisme résolument antifasciste

    La montée du masculinisme n’est pas sans lien avec la montée de l’extrême droite. L’extrême droite milite contre l’IVG, les droits des personnes trans et LGBTI, l’indépendance des femmes et se nourrit du racisme et de toutes les oppressions. Des groupes fémonationalistes voulant nous faire croire que la violence serait le fait d’hommes étrangers, alors que les coupables sont d’abord les conjoints ou ex-conjoints, tentent de s’introduire dans nos manifs. Nous refusons l’instrumentalisation de la lutte féministe à des fins racistes et xénophobes ! 

    Le climat qui accompagne la mort d’un militant néo-nazi dans le contexte des municipales 2026 doit alerter le mouvement féministe. Menaces de mort et attaques contre des militantEs antifascistes, défilés néo-nazis, attaques contre des bars de « gauche », encouragés par les chaînes d’info racistes et les prises de position du gouvernement… C’est tout le mouvement social, féministe, antiraciste et écologiste qui est en danger.

    Un front féministe et antifasciste le plus large possible est nécessaire ! Nous sommes fortes, nous sommes fières et solidaires : le 8 mars, soyons nombreuses et nombreux en grève et dans la rue !

  • ICE, FRONTEX assassins !

    Ces dix derniers jours, dans une très raciste indifférence, des centaines de personnes se sont noyées ou sont portées disparues en Méditerranée à la suite de naufrages causés par le cyclone Harry. Dans le même temps s’est ouvert à Crotone, en Calabre, le procès de quatre policiers et deux garde-côtes italiens. Ils sont accusés de ne pas avoir secouru un bateau de migrantEs, dont le naufrage avait entraîné au moins une centaine de mortEs en 2023 – de nombreux corps n’ayant pas été retrouvés.

    Des politiques meurtrières

    Il ne s’agit pas d’accidents tragiques. C’est le résultat d’un racisme d’État qui hiérarchise les vies. Les polices des frontières européennes, Frontex, les accords avec des régimes autoritaires et les politiques de dissuasion constituent un système de violence institutionnelle. Depuis 2014, au moins 25 000 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée centrale et plusieurs dizaines en traversant la Manche.

    L’agence Frontex joue un rôle central : surveillance, coopération avec des garde-côtes impliqués dans des violations massives des droits humains, refoulements illégaux... À cela s’ajoute la criminalisation des ONG de sauvetage, avec amendes, saisies de navires et obligations de débarquement dans des ports lointains.

    Un combat de l’extrême droite 

    Des groupes d’extrême droite britanniques et français font la chasse aux migrantEs à Calais et harcèlent les associations d’aide aux exiléEs. Leur prétention à faire régner leur ordre raciste est telle que le ministère de l’Intérieur a été obligé de distribuer des OQTF à une dizaine de membres du groupe raciste anglais « Raise the Colours ».

    Cette pression d’extrême droite soutient des politiques extrêmement répressives qui sont en passe, partout dans le monde, de devenir une mode de gestion de l’ensemble de la population. Ce qui se passe avec l’ICE aux États-Unis va être amené à se généraliser. Le contrôle raciste des frontières en est un marqueur : cette question sera martelée pendant les municipales et la présidentielle. 

    Pour la liberté de circulation

    Le cyclone Harry révèle la convergence entre crise climatique, impérialisme et fermeture racialisée des frontières. Mettre fin à cette hécatombe suppose de rompre avec l’externalisation des frontières, de démanteler Frontex, de cesser la criminalisation de la solidarité et d’imposer la liberté de circulation et d’installation. Ces politiques racistes et meurtrières de gestion des corps doivent cesser !

  • En Palestine, le génocide continue, amplifions nos voix !

    Les palestinienNEs sont soumisEs à une pression génocidaire prolongée et aux intérêts trumpistes et israéliens. Le nettoyage ethnique se poursuit par destruction du secteur humanitaire et un « Conseil de la Paix » colonial. En France, la proposition de loi Yadan vise à criminaliser les militantEs pro-palestiniens.

    Déguiser le génocide en « Conseil de la Paix »

    Le plan Trump pour la gouvernance coloniale de Gaza se poursuit avec une « seconde phase » du prétendu cessez-le-feu. Elle n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle des GazaouiEs et un démantèlement de la résistance. Le « Conseil de la Paix » censé administrer Gaza comprend des personnalités au lourd passé colonial comme Tony Blair… mais aucunE palestinienNE. L’objectif de ce grossier maquillage diplomatique est clair : répondre aux objectifs israéliens en annihilant toutes les capacités organisationnelles et défensives du peuple opprimé, contraint de vivre dans des réserves coloniales.

    Détruire les structures humanitaires 

    L’État colonial israélien finit d’achever les dernières structures humanitaires onusiennes. Ces acteurs-clés voient leurs employéEs être criminaliséEs et leur bâtiments anéantis. Le siège de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est, déjà partiellement démoli, a ainsi été incendié dimanche 25 janvier. 36 ONG ont été interdites dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes s’acharnent à détruire les structures de l’aide humanitaire pour la privatiser, la militariser et la subordonner à leurs intérêts. L’interdiction des journalistes étrangers permet de poursuivre l’effacement à l’abri des regards extérieurs. 

    La loi Yadan veut nous faire taire 

    À l’heure où les palestinienNEs subissent une destruction co-organisée de leurs corps, de leurs institutions et de leur capacité d’autodétermination, les voix des militantEs s’élèvent. Mais notre gouvernement veut les criminaliser. La Loi Yadan organise la criminalisation des combats antisionistes sous couvert de lutte contre l’antisémitisme. Nous devons poursuivre la mobilisation pour son rejet définitif. 

    Face à l’aggravation du génocide et aux processus visant à définitivement nous faire taire, haussons le ton. Amplifions nos voix et celles de nos camarades palestinienNEs, organisons-nous contre la censure, massifions le mouvement anticolonial contre les impérialismes, pour une Palestine libre.

  • Ni ICE, ni Frontex ! De Minneapolis à Paris, les violences policières tuent !

    Avec Trump 2, encore plus virulent et raciste, l’ICE (la police fédérale de l’immigration) multiplie arrestations et rafles. En 2025, près de 400 000 personnes ont été expulsées des Etats-Unis et plusieurs dizaines sont mortes. Le 7 janvier à Minneapolis, Renee Nicole Good est assassinée par un agent de l’ICE qui lui tire dessus à bout portant alors qu'elle tente de s’éloigner. 

    Violences d’État contre les migrantEs aux USA…

    Trump a fait de son programme anti-migrantEs une priorité : 14 millions de personnes sont ciblées. Une fois arrêtées, aucun moyen de défendre leurs droits : sans pouvoir contacter leurs proches ou un avocat, elles sont détenues dans des conditions dégradantes, renvoyées vers des pays qu’elles ne connaissent pas, elles disparaissent purement et simplement.

    En réponse, toute une partie de la société s’organise : en prévenant dès que l’ICE arrive, en cachant des cibles, en filmant, en soutenant la défense juridique. Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux manifestations « ICE out for good !» (« ICE, dehors pour de bon! ») les 10 et 11 janvier. 

    … mais en Europe et en France les violences policières tuent aussi 

    Depuis 2014, plus de 30 000 personnes sont mortes en Méditerranée ou dans la Manche, parce que les voies de migration sont fermées et le sauvetage criminalisé. Frontex – l’ICE de l’UE – refoule et tue. Il faut y ajouter les milliers de décès aux frontières terrestres, dans les Balkans ou le Sahara. L’externalisation des frontières délègue la violence à des régimes autoritaires.

    Les images du meurtre de Renée Nicole Good sont glaçantes. Elles nous rappellent celui de Nahel, 17 ans, tuée à bout portant par la police en juin 2023. Et ça continue ! Dans la nuit du 13 au 14 janvier, El Hacen Diarra est décédé au commissariat de Paris 20e, après avoir été violemment interpellé devant le foyer où il était hébergé. Sur une vidéo, l’on entend distinctement crier « Vous m'étranglez ! ». 

    À bas l'ordre policier et raciste !

    Il s’agit d’une politique globale, dont l’objectif est le même, ici et là-bas : maintenir un ordre policier et raciste, au service de la propriété capitaliste.

    Il faut agir pour l’abrogation des lois sécuritaires, la fin des contrôles au faciès, le désarmement de la police, la dissolution de tous les corps spéciaux de répression, la fin de l’impunité policière, l’abrogation des lois racistes et islamophobes.

  • 49.3 ou pas, ce budget on n’en veut pas !

    Le « sketch » du budget Lecornu n’en finit pas. En nous promenant d’échéances institutionnelles en aller-retour du Sénat à l’Assemblée, le gouvernement a réussi à désamorcer la mobilisation qui avait démarré au mois de septembre. Quelle que soit la méthode que le gouvernement va utiliser, nous devons combattre ce budget au service des riches et des patrons !

    Un budget antisocial

    Malgré les compromissions acceptées par le PS, il est quasi impossible pour le gouvernement de trouver une majorité pour son budget antisocial. Les budgets des collectivités territoriales vont baisser de manière significative avec un impact très grave sur le financement des associations et l’accompagnement des personnes dans les situations les plus précaires. Les services publics vont également continuer à se dégrader aussi bien du côté des bénéficiaires que des conditions de travail des travailleurEs dans la santé, l’éducation, etc. Et pendant ce temps, la fiscalité pour les entreprises et les plus riches est en baisse, il n’y a pas de remise en cause des 211 milliards d’aides aux entreprises et le budget de la défense va passer de 32 à 64 milliards en dix ans. Ce budget n’est fait que pour eux !

    Instabilité et chantage à la dissolution

    Lecornu agite la menace d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée. Si le gouvernement choisit cette voie, ce sera pour nous enfermer à nouveau dans le jeu institutionnel et nous mettre encore une fois face au danger d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. Bien sûr, des choses importantes peuvent se jouer lors des élections et c’est pourquoi le NPA-l’Anticapitaliste s’était inscrit dans la campagne du Nouveau Front populaire, pour construire une unité large visant la victoire d’une gauche de rupture avec le système. Malheureusement, aujourd’hui, notre camp social est divisé et il est difficile de faire émerger des revendications concrètes qui pourraient servir de base à un programme de rupture.

    « La vraie démocratie, elle est ici »

    Pour que les travailleurEs, les classes populaires reprennent la main, il faut reprendre la rue et sortir de l’enfermement dans les élections et à l’Assemblée. « La vraie démocratie, elle est ici » : dans nos cortèges, dans nos assemblées générales, dans les organisations politiques ou syndicales, les collectifs qui défendent nos droits !

    Dans la santé, comme ailleurs, les travailleurEs et les usagerEs doivent se mobiliser ensemble pour des services publics de qualité à la hauteur des besoins ! Nous devons être uniEs pour défendre la Sécurité sociale qui assure la protection en cas de chômage, de maladie, et lorsqu’on vieillit. SalariéEs du privé, nous devons faire converger nos luttes contre la casse des emplois qui ne sert qu’à engraisser les profits, réclamer un contrôle strict de l’argent public pour une politique industrielle au service de nos besoins et respectueuse de l’environnement et des ressources de la planète.

    Retrouvons le chemin des mobilisations !

    Face à un gouvernement au service des riches et des patrons, il y a urgence à trouver le chemin de mobilisations larges, unitaires, pour la défense des intérêts collectifs. Face aux choix destructeurs de la classe dominante, imposons des revendications de rupture avec ce système productiviste et destructeur : pour la réduction massive du temps de travail, pour l’arrêt des grands projets inutiles et destructeurs, pour une réelle démocratie, pour nos vies et pas pour leurs profits !

  • Solidarité avec le peuple vénézuélien contre l’agression impérialiste !

    Des bombardements, des tirs, au moins 80 morts, l’arrestation et l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse... L’attaque militaire des États-Unis au Venezuela marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples. Après le Venezuela, à qui le tour ? La Colombie, qui a dénoncé l’attaque ? Cuba, qui se dresse contre l’impérialisme américain depuis la révolution castriste en 1959 ? L’Iran, déjà attaqué en juin dernier ? La démocratie ne s’impose pas par les bombes – l’Irak ou la Libye en sont la preuve. Contre l’ingérence américaine, seule l’autodétermination des peuples peut ouvrir une issue émancipatrice.

    Une intervention impérialiste assumée

    Uruguay, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Guatemala, Salvador, Chili… presque tous les pays latino-américains ont été, dans un passé pas si lointain, victimes de coups d’État orchestrés par la CIA. Synonymes d’assassinats de militantEs politiques et de syndicalistes, de massacres, de disparitions, de tortures, de viols, d’enlèvements de nourrissons, il s’agissait alors d’interventions secrètes. 

    En 2026, Trump assume ouvertement ses actions et ses motivations. Ce sont les forces armées américaines qui interviennent directement pour renverser Maduro. L’objectif affiché est le contrôle des immenses réserves pétrolières du pays, les plus importantes de la planète.

    Ni la paix, ni la démocratie 

    Il n’y a même plus d’alibi démocratique. Trump estime que l’opposante d’extrême droite Maria Corina Machado, qui lui a pourtant dédié son prix Nobel de la paix, « ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays ». Il est donc prêt à laisser le régime en place, à condition que sa nouvelle dirigeante, Delcy Rodríguez, se soumette à ses exigences. Et celle-ci promet en effet l’ouverture du secteur pétrolier aux compagnies américaines, tout en renforçant le contrôle militaire sur la population.

    Montée du fascisme

    L’offensive impérialiste se combine avec une montée du fascisme dans la région, mais aussi aux États-Unis. Le soutien de Trump à Milei en Argentine, à Kast au Chili, à Bukele au Salvador, s’articule à une politique intérieure de plus en plus autoritaire, marquée par le non-respect flagrant des lois fédérales et par une répression croissante du mouvement social – en premier lieu de la solidarité avec la Palestine.

    Solidarité avec le peuple vénézuélien

    Les classes populaires du Venezuela ont déjà trop souffert des politiques répressives du régime Maduro et de la crise économique aggravée par les sanctions américaines. L’ingérence politique, économique et militaire directe des États-Unis ne fera qu’aggraver la situation. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste ne soutient pas le régime de Maduro, mais le peuple vénézuélien et son droit à l’autodétermination. C’est au peuple vénézuélien de décider s’il doit emprisonner ou non Maduro, et non au gouvernement américain.

    Nous exigeons donc le retrait des troupes américaines du Venezuela et des Caraïbes, la levée des sanctions. L’attaque contre le Venezuela est une expression du nouvel impérialisme américain : elle annonce d’autres agressions.

    Nous appelons à construire des cadres unitaires de solidarité avec le peuple vénézuélien, et plus largement contre les impérialismes.

  • Sécurité sociale : un budget d’austérité contre la population !

    Le budget de la Sécurité sociale a été définitivement adopté par l’Assemblée nationale, mardi 16 décembre.

    Le gouvernement peut remercier le PS et les Verts qui lui ont permis de le faire passer sans recourir aux ordonnances ou au 49-3.

    Le ralliement de la gauche sociale-libérale à la politique d’austérité du gouvernement marque la fin du Nouveau Front populaire (NFP). Cette gauche choisit de renforcer le camp de ceux qui attaquent les conquêtes sociales travailleurEs et les services publics, en premier lieu l’hôpital. 

    Un budget d’austérité pour la sécu

    Ce que le PS présente comme des « victoires » – comme le décalage, d’un an seulement, de l’application de la contre-réforme des retraites – se paie au prix fort. Le parlement a voté le passage de l’âge de la retraite à 64 ans, alors que les gouvernements avaient jusqu’ici été contraints de l’imposer sans vote. La hausse de l’objectif des dépenses d’assurance maladie (Ondam) en 2026, d’environ 3 % au lieu de 2 %, qui a justifié le ralliement des Écologistes, signifie en réalité une baisse de 3,6 milliards d’euros des moyens alloués à l’hôpital public.

    RetraitéEs, malades, travailleurEs paieront la note : taxe sur les complémentaires santé ; limitation à un mois des arrêts maladie ; coup de rabot sur les allocations familiales (jusqu’à -900 €/an pour les familles modestes) ; élargissement aux entreprises de plus de 250 salariéEs des exonérations sur les heures sup.

    Et le budget de l’État va encore accentuer cette casse sociale, alors que les besoins sociaux et écologiques explosent. Lecornu sabre dans la santé, l’éducation, la culture, les services publics et les collectivités… tandis que riches et ultra-riches sont épargnés. 

    Des milliards pour le patronat

    Le rapport de la commission d’enquête sénatoriale, publié cet été, sur les aides publiques aux entreprises donne le tournis. Comme le dit son rapporteur, le sénateur communiste Fabien Gay : « On parle de 211 milliards d’euros par an, qui ne sont ni évalués, ni conditionnalisés ». 

    Car, en plus des aides et subventions directes, il faut prendre en compte tous les avantages fiscaux et autres exonérations de cotisations sociales. Pire, les quelque 2 267dispositifs d’aides aux entreprises sont complètement opaques. Il n’y a aucune donnée disponible auprès du ministère de l’Économie.

    Les licenciements continuent

    Pendant ce temps, la liste des suppressions d'emplois pour maintenir le taux de profit des groupes capitalistes s’allonge : la CGT a recensé pas moins de 483 plans de licenciements entre septembre 2023 et décembre 2025, soit 300 000 emplois directs ou indirects supprimés en deux ans.

    Automobile, sidérurgie, verrerie, papeterie, agroalimentaire, grande distribution, de nombreux secteurs industriels et de services sont concernés : Forges de Commentry dans l’Allier, ArcelorMittal à Dunkerque, Novasco à Hagondange, les sirops Teisseire en Isère…  Un plan de licenciement est également en préparation à Auchan, retoqué pour le moment par la justice. Et la liquidation des usines Brandt près d’Orléans vient d’être décidée.

    Il est urgent de reprendre le chemin des luttes !

    Les reconfigurations politiques, avec le ralliement d’un PS qui joue désormais les supplétifs du gouvernement, sont lourdes de dangers. Cette politique divise la gauche et notre camp social. Elle pave la voie au Rassemblement national. 

    Il est urgent que les forces sociales et politiques opposées aux politiques libérales, militaristes et racistes se rassemblent pour organiser ensemble et dans la rue la contre-offensive !