samedi 27 juillet
à partir de 17 h 00
place Garibaldi
Nice : Pour un cessez le feu effectif à Gaza...

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Macron et son gouvernement fantôme ne prennent pas de pause. Le Rassemblement national attend patiemment son heure, malgré la claque prise à l’Assemblée nationale où il n’a réussi à avoir aucun poste à responsabilité. Face au blocage de Macron, la gauche est entrée en tension autour du nom du ou de la Première ministrable…
La proposition désormais consensuelle du NFP de Lucie Castets pour gouverner n’a reçu de Macron, dans la continuité de son appel à la « trêve politique », qu’un refus dédaigneux au mépris des électeurEs qu’il a lui-même convoquéEs. Celui-ci ne nommera pas de nouveau gouvernement avant mi-août !
Pour remettre en avant nos priorités sociales et écologiques, une seule solution : nos mobilisations !
Face à Macron et à son gouvernement fantôme, pas de vacances !
Malgré son illégitimité, le pouvoir continue à mettre en œuvre sa politique anti-sociale : groupes de niveaux au collège et « choc des savoirs », dix milliards d’économies en plus des 15 milliards déjà prévus, répression des militant·es indépendantistes de Kanaky… Et, alors que le gouvernement Attal vivait ses derniers instants, plusieurs décrets d’application de lois rétrogrades ont été publiés en vitesse : loi immigration, fin du repos dominical dans les vignes, mesures anti-écolo…
Les industriels ne perdent pas de temps non plus : pour maintenir ses profits, Valéo prévoit de fermer trois sites en France et de supprimer plus de 1 000 emplois ; à Nantes c’est 250 emplois de moins chez Saunier-Duval ; la fédération française du bâtiment annonce la suppression de 150 000 emplois d’ici 2025. Les coupes budgétaires vont elles aussi se traduire par des suppressions d’emplois : postes d’enseignant·es non pourvus, baisse du nombre d’agent·es de l’inspection du travail, dégradation continue dans la santé…
Construire les résistances et changer le monde !
Les rassemblements du 18 juillet initiés par la CGT cheminot-es et repris par différentes forces de la gauche sociale et politique, ainsi que par les comités mobilisés pour la mise en œuvre du programme du Nouveau Front populaire, ont été trop faibles pour impulser une dynamique en ce début d’été.
Mais les mobilisations contre les méga-bassines sont des points d’appui. Des milliers de personnes venues du monde entier se sont rassemblées autour du 20 juillet dans le Poitou pour débattre et s’organiser collectivement, mais aussi pour fêter la lutte, partager, créer. Les manifestant·es ont réussi à éviter en grande partie l’affrontement orchestré par les forces de l’ordre.
Ces luttes nous montrent des voies possibles pour reprendre la main. Elles lient vivre décemment de son travail, se nourrir correctement tout en respectant la planète. Elles mettent au premier plan la solidarité et l’organisation collective de celles et ceux qui sont les premier·es concerné·es.
Tout comme celles autour des Jeux Olympiques ou contre les licenciements et les fermetures de sites, les manifestations en solidarité avec les peuples palestinien et kanak, elles doivent être des points de rassemblement de toutes celles et ceux qui luttent contre ce système qui tue et qui détruit la planète.
Ceux qui nous dirigent ne lâcheront rien. Pour imposer les premières mesures du programme du Nouveau Front populaire, pour l’augmentation des salaires, pour en finir avec les discriminations racistes et sexistes, avec le colonialisme, pour partager les richesses et préserver la planète, il n’y aura pas d’autre solution que nos mobilisations !
La situation politique continue d’être pour le moins inédite voire instable. Si, les députés ont fait leur rentrée le 18 juillet et ont élu le bureau de l’Assemblée nationale, avec les voix des députés plus tout à fait ministres mais encore au gouvernement, Macron continue de bloquer la nomination d’un nouveau Premier ministre.
Celui-ci ne sera vraisemblablement pas nommé avant l’ouverture des Jeux olympiques, Jupiter ayant évoqué le 22 juillet « une trêve olympique et politique » bien commode… Car, pour lui, le statu quo est de toute façon positif. La réélection de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l’Assemblée nationale le montre, la dissolution voulue par Macron apparaît comme une opération blanche : tout change pour que rien ne change !
Malgré son absence totale de légitimité, le pouvoir continue à mettre en œuvre sa politique antisociale : les groupes de niveaux au collège et du « choc des savoirs », dix milliards d’économies en plus des 15 milliards déjà prévus, répression des militantEs indépendantistes de Kanaky… Et, il y a quelques jours, alors que le gouvernement Attal vivait ses derniers instants, plusieurs décrets d’application de lois rétrogrades ont été publiés en vitesse : loi immigration, fin du repos dominical dans les vignes, mesures anti-écolo…
Les industriels ne perdent pas de temps non plus : pour maintenir ses profits, Valéo prévoit de fermer trois sites en France supprimant plus de 1 000 emplois ; à Nantes c’est 250 emplois de moins chez Saunier-Duval ; la fédération française du bâtiment annonce la suppression de 150 000 emplois d’ici 2025. Les coupes budgétaires vont elles aussi se traduire par des suppressions d’emplois : postes d’enseignantEs non pourvus, baisse du nombre d’agentEs de l’inspection du travail, dégradation continue dans la santé…
Et à l’Assemblée nationale, la poursuite ou non des politiques de casse se « négocie ». L’élection du bureau de l’Assemblée nationale a permis d’écarter le Rassemblement national de tout poste à responsabilité. Malgré cette claque, le parti de Le Pen n’a qu’à attendre patiemment son heure… comme il l’a toujours fait.
Alors qu’au Nouveau Front populaire les tensions continuent autour du nom du ou de la Première ministrable qui serait à même de porter le programme, les macronistes et une partie de la droite s’empressent d’attiser les divisions en faisant des appels de pied au PS.
Wauquiez et ses 47 députéEs de la Droite républicaine (DR, ex-Les Républicains) présentaient le 23 juillet, avec le « pacte législatif » de 13 lois, la poursuite de l’offensive libérale antisociale. De son côté, Mathilde Panot annonçait le même jour que La France insoumise déposerait une proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites adoptée en avril 2023.
Les rassemblements du 18 juillet initiés par la CGT cheminotEs et repris par différentes forces de la gauche sociale et politique, ainsi que par les comités mobilisés pour la mise en œuvre du programme du Nouveau Front populaire ont été trop faibles pour impulser une dynamique suffisante en ce début d’été.
Le 19 et le 20 juillet à Melle, Migné-Auxances et La Rochelle, ce sont, en revanche, plusieurs milliers de personnes qui ont crié No Bassaran — fusion du « No Pasarán » des républicainEs espagnols luttant contre le fascisme en 1936 et du « Non aux mégabassines » de l’agrobusiness qui accapare l’eau pour la stocker sans tenir compte des conséquences écologiques (voir page 3). Les luttes anticapitalistes contre les grands projet inutiles et écocides nous montrent des voies possibles pour reprendre la main. Elles lient vivre décemment de son travail, se nourrir correctement tout en respectant la planète. Elles mettent au premier plan la solidarité et l’organisation collective de celles et ceux qui sont les premierEs concernéEs.
Ces mobilisations contre les mégabassines, ainsi que les rassemblements autour de la flamme olympique, les bagarres contre les licenciements et les fermetures de sites, les manifestations en solidarité avec les peuples palestinien et kanak peuvent être des points de rassemblement de toutes celles et ceux qui luttent contre ce système qui tue et qui détruit la planète.
Car, la démonstration est encore faite que ceux qui nous dirigent ne lâcheront rien. Pour imposer les premières mesures du programme du Nouveau Front populaire, nos revendications sociales et écologiques, pour l’augmentation des salaires, pour en finir avec les discriminations racistes et sexistes, pour en finir avec le colonialisme, pour partager les richesses et préserver la planète, il n’y aura pas d’autre solution que nos mobilisations !
Le 19 juillet, la Cour internationale de Justice (CIJ) rendait son avis consultatif sur la « légalité » de l’occupation par Israël des territoires palestiniens depuis 1967. Vingt ans après l’avis sur le Mur en 2004, la CIJ condamne très fermement la colonisation de la Palestine et les crimes commis par l’occupant.
La présidente de la province sud de la Nouvelle-Calédonie a parlé le 14 juillet (voir l’Anticapitaliste n° 717). Revenons sur le personnage et sur ses propos.
Depuis le 16 juillet 2024, Attal et tout son gouvernement ont démissionné, censés gérer les affaires courantes. Un gouvernement, même démissionnaire, est aux « affaires » alors que bien sûr rien n’est figé dans le cours habituel de la vie sociale, de la lutte des classes pour être plus précis.
Après près de neuf mois de génocide à Gaza et une accélération sans précédent de la colonisation en Cisjordanie, jamais la paix et la justice pour les Palestinien·nes n’ont semblé si loin. Pourtant cette situation d’injustice est intolérable : l’humanité ne devrait pas laisser faire un génocide. L’arrêt du massacre et la reconstruction de Gaza sont évidemment des demandes immédiates qui ont la priorité sur toute autre considération.
La guerre à Gaza dure depuis 10 mois. Une guerre génocidaire dont les enjeux sont multiples. Notre responsabilité est importante dans la trajectoire de la résistance internationale.
Le résultat inattendu du Nouveau Front populaire aux élections législatives constitue un immense encouragement. Mais l’enlisement de cet été démontre d’un autre côté que la solution à la situation actuelle se situe plus que jamais dans la rue.