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  • Macron veut nous voler la victoire. Mobilisation générale pour imposer le programme du NFP !

    Les résultats de dimanche ont été clairs. La menace immédiate de l’arrivée à Matignon de Bardella a été écartée, en plaçant troisième le Rassemblement national. Au-delà, c’est la macronie, tout un système politique, antisocial et autoritaire, qui a été sanctionné - le groupe macroniste reculant fortement malgré les désistements systématiques de la gauche.

    Pourtant, Macron persiste et signe. Profitant des pouvoirs exorbitants que lui donnent les institutions de la 5e République, après s’être empressé de dissoudre l’Assemblée pour tenir compte des résultats du 9 juin et mené campagne, il maintient Attal à Matignon,tout en gardant le silence.. Dans sa lettre publiée hier dans la presse, il ne reconnaît pas le résultat des élections. Selon lui, “personne ne l’a emporté”, au mépris d’un suffrage qui a pourtant placé le Nouveau Front populaire en tête, constituant ainsi le plus gros groupe à l’Assemblée nationale. Selon lui, les forces politiques devraient plutôt construire des compromis pour un gouvernement de “front républicain” mêlant la gauche et la droite et excluant LFI. Il est évident qu’un tel gouvernement ne mettra pas en place le smic à 1600 euros, l’abrogation de la contre-réforme sur les retraites et l’ensemble des mesures du rupture du programme du Nouveau Front populaire. D’autant plus qu’au même moment, la presse nous informe des collusions entre la macronie et l’extrême droite via les repas secrets organisés par Thierry Solère. On appréciera la réalité du “front républicain” sauce Macron…

    Face à ce coup de force, l’enjeu des prochains jours est donc d’imposer à Macron et à la classe dominante le résultat des urnes et de créer les conditions pour un gouvernement qui mette en œuvre le programme du Nouveau Front populaire. Dans ce rapport de force, le monde du travail, la jeunesse et l’ensemble de la population doivent faire irruption pour peser de tout leur poids. Le bras de fer est engagé et il se joue maintenant. L’ensemble des composantes du Nouveau Front populaire – tant les forces politiques que les syndicats, associations et collectifs qui l’ont soutenu – doivent se voir très rapidement pour discuter des moyens d’action à mettre en œuvre pour mener cette bataille démocratique. Dans ce cadre, l’initiative de la CGT cheminots, appuyée par la confédération CGT, montre la voie. L’appel à des rassemblements dans tout le pays jeudi 18 juillet, devant l’Assemblée et les préfectures, est à construire et à réussir. Dans ce cadre, la période des Jeux olympiques ne peut constituer une trêve : elle doit être l’occasion de nous faire entendre pour que le Nouveau Front populaire et notre camp social ne se laissent pas voler cette victoire.

    Au-delà, il est essentiel que les cadres de mobilisations qui ont arraché la victoire du NFP continuent à se réunir, occupent le terrain pour poursuivre la bataille. Ces comités seront des points d’appui pour une rentrée sociale qui impose la mise en œuvre du programme du NFP. Ce sont les travailleurs/euses, les quartiers populaires, les jeunes, les femmes, les LGBTI, toutes les personnes discriminées, qui doivent prendre leurs affaires en main pour rompre avec ce système qui détruit nos vies et la planète.

  • USA : une décision de la Cour suprême fait du président un roi au-dessus de la loi...

    La semaine dernière, une décision de la Cour suprême des États-Unis a fondamentalement modifié le système politique américain, mis un terme aux poursuites engagées par les tribunaux de rang inférieur contre l’ancien président Donald Trump et laissé entrevoir la possibilité que, s’il est réélu pour un second mandat, il disposera de pouvoirs dictatoriaux.

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  • Le RN battu, le programme du Nouveau Front populaire doit être appliqué...

    Dimanche a été marqué par un sursaut, un vote populaire qui a permis de hisser en tête les candidatures du Nouveau Front populaire. C’est aussi un sursis, car bien que le danger immédiat soit écarté, l’extrême droite – qui a gagné une cinquantaine de députés supplémentaires – progresse et reste une menace.

    Le rassemblement populaire a écarté le danger immédiat

    Le principal enseignement de ce second tour est le revers subi par le Rassemblement national (RN). La défaite des centaines de candidats fascisants, racistes, islamophobes, et antisémites que le RN avait présentés est un soulagement pour les racisé.es, les femmes, les LGBTI+, les travailleurs et travailleuses. 

    Ce revers a été le fruit du rassemblement de toute la gauche politique, syndicale et associative, mais aussi et surtout de la mobilisation électorale à la base de larges secteurs des classes populaires, en particulier les personnes racisées et la jeunesse, derrière le Nouveau Front populaire (NFP).  Cette irruption de la gauche unie permet l’élection de 195 député.es NFP et apparenté.es, dont 78 pour La France insoumise. Toutes et tous ont été élus sur un programme qui rompt avec le macronisme au service des ultra-riches… mais aussi avec la « gauche de droite » du quinquennat Hollande. 

    Cependant, cette dynamique n'enraye pas la progression de l'extrême droite qui passe malgré tout de 89 à 143 sièges, devient le premier parti de l'Assemblée, et reste une menace pour les personnes racisées, pour les droits sociaux et les libertés démocratiques. Le bloc bourgeois réactionnaire se forme désormais autour du RN, qui a fait place nette sur sa droite et peut espérer dans le futur des alliances avec une partie des Républicains voire des macronistes comme lors de la loi asile immigration de Darmanin en décembre dernier.

    Se mobiliser et s’organiser pour mettre en oeuvre la rupture

    Passant de 249 à 168 sièges, les macronistes ne doivent leur survie qu'au large report des voix de gauche pour faire barrage au RN. Ainsi, la sanction subsiste : aux élections européennes comme à ces législatives, ce désaveu leur retire toute légitimité pour diriger le pays. Aucun gouvernement d’union nationale ne peut répondre aux aspirations populaires. Pire, il serait un tremplin final pour l'extrême droite. Macron n’a donc plus d’autre possibilité que de se soumettre à la volonté populaire et de permettre à un gouvernement de gauche d’appliquer le programme du NFP. Sinon il doit partir.

    Toutes les mesures d’urgence du NFP devront donc être appliquées, à commencer par l’abrogation des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage. Mais cela suppose la construction à la base des collectifs du NFP, ouverts à toutes et tous, afin de construire les mobilisations et les grèves de ces prochains mois. En effet, il faudra à la fois soutenir et faire pression sur le gouvernement NFP pour qu'il tienne ses engagements face à la droite et l'extrême droite. 

    Les résultats de ce scrutin marquent aussi une nouvelle étape de la crise d'une 5e République à bout de souffle. Plus que jamais se pose la nécessité d'aller vers une Assemblée constituante, pour en finir avec ces institutions profondément anti-démocratiques, ce présidentialisme forcené, et défendre au contraire une démocratie populaire où ce serait nous toutes et tous qui déciderions.

    Pour tout cela, notre camp social doit rester uni afin de lutter, débattre, s'organiser et construire une gauche de combat et de rupture, porteuse de progrès social, dans la perspective d'une transformation révolutionnaire de la société, débarrassée de l'exploitation et des oppressions.

  • Les résultats en clair-obscur du second tour...

    Si les résultats de ce second tour confirment la tripolarisation du champ politique, ils ont aussi été considérés comme une grande surprise, dans la mesure où le RN, qui avait été le grand vainqueur du premier tour se retrouve en dernière position, tandis que le Nouveau Front populaire a acquis une majorité relative inattendue. Bien que ce constat nous réjouisse, les effets du scrutin majoritaire masquent toutefois la réalité des rapports de forces électoraux, puisque la répartition des sièges est loin de traduire la voix des urnes.

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  • Vague RN : vague raciste...

    La séquence ouverte par les résultats des élections européennes, qui a vu le score important de l’extrême droite, a également ouvert la voie à une vague de racisme sans précédent. Se sentant confortés par la légitimité du nombre, de nombreux citoyens ordinaires ont laissé exploser au grand jour leur racisme. Violemment. Qu’on en juge (attention propos violents) : « Préparez votre départ pour l’Afrique [...] Nous allons dès le mois de septembre effectuer un nettoyage impitoyable et virulent du quartier », a reçu par courrier une commerçante de Perpignan. À Arles, une personne frappée et traitée de « sale Arabe ». À Hénin-Beaumont, fief actuelle de Marine Le Pen : « Je vais te crever toi et le reste de ta famille, vous n’êtes que des bâtards de b**gnoules », hurlé par le voisin d’un couple de Maghrébins. Des peaux de bananes, des messages menaçants sur les voitures dans plusieurs villes de France — messages ciblés car les voitures n’appartiennent qu’à des personnes racisées.

    Il n’y a aucun doute que la dynamique électorale du RN facilite, amplifie justifie les propos racistes. Il y a la violence verbale mais aussi physique : comme ce policier, pas en service, qui abat un Arabe de plusieurs balles, un Arabe SDF qui avait fait l’erreur de dormir dans son garage. À Sotteville-lès-Rouen, un adolescent franco-algérien de 14 ans a été tabassé à la sortie du collège par trois jeunes hommes, qui l’ont traité de « gratteur d’allocs ». Plusieurs dizaines d’exemples ont été recensés, ciblant des Maghrébins, des NoirEs, des Gitans et aussi des Juifs. Cela s’ajoute aux différentes dégradations et menaces sur différentes mosquées sur tout le territoire depuis le début de l’année. 

    La dynamique RN libère la parole raciste et permet le passage à l’acte. Il ne s’agit pas seulement de groupuscules d’extrême droite violents qui font des listes de personnes à abattre mais également des « citoyens ordinaires ». Il faut absolument faire front contre la vague raciste : c’est une composante essentielle du vote RN qui cherche à faire raser les murs aux personnes concernées, qui servent de cibles à la colère organisée par l’extrême droite. Nous devons faire front et combattre le racisme. Il y va de notre survie. 

    Édouard Soulier