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Actualités nationales... - Page 135

  • Violent, raciste, antisocial, antidémocratique…

    Violent, raciste, antisocial, antidémocratique…

    Finissons-en avec le pouvoir de Macron

    L’utilisation du 49.3 a renforcé l’illégitimité de Macron et de son gouvernement, minoritaires aux pratiques ouvertement antidémocratiques. Jeudi 23 mars, on a vu dans bien des villes les plus grosses manifestations depuis janvier. Depuis, Macron et Darmanin ont décuplé la répression pour tenter de stopper la révolte.

    Scènes de guerre à Sainte-Soline

    La veille de la manifestation à Sainte-Soline le 25 mars, Darmanin prédisait des violences pour le lendemain. En réalité, c’est lui qui les organise : dans les champs du Poitou, des milliers de gendarmes défendaient un trou inutile et dangereux avec des armes de guerre, pour sauvegarder les intérêts privés de l’agrobusiness contre celles et ceux qui défendent le bien commun et la répartition des richesses.

    Malgré le déluge de grenades, le même jour, des manifestations réussies en défense des sans-papiers et contre le projet Asile immigration dit « loi Darmanin-Dussopt » avaient lieu dans de nombreuses villes. Réussies et déterminées, à l’image de la nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle du 28 mars.

    Le mouvement se poursuit

    Pour la 10e journée de mobilisation, le mardi 28 mars, la contestation est restée à un niveau très élevé. Les jeunes, déterminéEs et joyeuxEs, prennent désormais une part grandissante dans les cortèges et viennent participer aux blocages. Et si les secteurs les plus en pointe dans la grève ont besoin de renfort, la détermination reste grande : actions de blocage, barrages, occupations, etc. Et les manifestations sont toujours très nombreuses et massives.

    Le retrait de la réforme des retraites reste l’objectif des manifestantEs qui ont expérimenté leurs forces d’organisation et de blocage, mais le mouvement social s’engage dans la voie d’une contestation plus globale. Comme au moment de la loi Travail ou lors des manifestations des Gilets jaunes, c’est l’ensemble de la politique du gouvernement qui est dénoncée. Une politique au service des riches, des puissants, des projets écocides et des discriminations envers les étrangerEs. Avec une dimension antidémocratique de plus en plus forte.

    Médiation ou affrontement ?

    En proposant au gouvernement une « médiation pour trouver une voie de sortie », le secrétaire général de la CFDT cherche un compromis impossible avec le pouvoir. Mais ce pouvoir nous fait la guerre ! D’ailleurs, il a refusé cette médiation, acceptant certes de rencontrer les syndicats mais affirmant, concernant les retraites, ne pas vouloir discuter autre chose que l’application de la loi. Une autre illusion serait de croire que le Conseil constitutionnel pourrait nous faire le cadeau de censurer la réforme. Toute issue positive viendra du rapport de forces que nous construirons dans la rue et dans les lieux de travail.

    Pour nos retraites, contre les violences policières, contre les politiques antisociales du gouvernement, notre force reste notre capacité à nous mobiliser et à bloquer le pays. Dans la perspective du 6 avril, prochaine date de grève annoncée par l’intersyndicale, il va falloir continuer d’organiser et développer la riposte : multiplier les actions dans la jeunesse, par des blocages de l’économie, la construction de la grève. Pour nous organiser, nous avons besoin de discuter dans les quartiers, les rues et les champs.

    Notre objectif, plus que jamais, est de dégager ce gouvernement et sa 5e République antidémocratique, de mettre en œuvre la vraie démocratie, celle de la rue, de celles et ceux qui produisent les richesses, des organisations du mouvement ouvrier. Nous voulons construire un pouvoir réellement au service du monde du travail et d’un projet écosocialiste.

  • 11 thèses politiques sur le mouvement de janvier-mars 2023...

    Où en est – et où va – le mouvement initié en France le 19 janvier dernier pour obtenir le retrait d’une énième contre-réforme des retraites et une victoire contre un président largement haï ?
    À celles et ceux qui imaginaient un baroud d’honneur syndical incapable de faire obstacle au rouleau-compresseur néolibéral, quelques mois seulement après la réélection de Macron, les travailleurs·ses, les mouvements sociaux et la gauche ont montré que le gouvernement ne pourrait pas compter sur l’apathie généralisée.
    Ce n’est pas encore la rupture avec l’ordre établi, mais c’est déjà beaucoup.
    Pour alimenter la réflexion collective, Ugo Palheta interroge dans cet article les potentialités, les limites mais aussi les enjeux immédiats et stratégiques de la lutte en cours

    Article de la revue Contretemps.

    À lire ici...

  • Malgré la répression policière : on était là contre les mégabassines et l’agriculture productiviste !

    30 000 personnes ont manifesté le samedi 25 mars à Sainte-Soline d’après les organisateurs. Nous y étions et pouvons affirmer que nous étions extrêmement nombreuses et nombreux. Des routes remplies sur des kilomètres, des champs noirs de monde…

    Déjà vendredi après-midi, entre Lusignan et Vanzay, un convoi de tracteurs prouvait l’implantation paysanne de la lutte. Puis 5000 personnes ont campé du vendredi au samedi au camp près de Sainte-Soline. Et le dimanche, ce sont encore des milliers de personnes qui se sont retrouvées à Melle pour débattre, chanter, s’informer, se restaurer. Autant de preuves d’une très forte mobilisation populaire, contre les mégabassines et leur monde.

    Darmanin, en criminalisant les opposantEs aux mégabassines, avait annoncé 3200 policiers et gendarmes mobilisés. Hélicoptères, quads, chevaux, canons à eaux… des milliers de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement, des GM2L (armes de guerre), ont été jetées sur les manifestantEs. La grande majorité des forces de répression étaient regroupées autour de la bassine de Sainte-Soline, où nous voulions nous rendre symboliquement. L’état, au service des capitalistes de l’agro-business, a choisi de frapper, gazer, mutiler pour protéger un cratère.

    Le résultat de cette répression policière, bien plus grave que l’image de ces véhicules qui brulent (ce n’est que du matériel) c’est 200 blesséEs côté manifestantEs, dont 40 avec des plaies, fractures… 2 qui risquent des séquelles importantes et un dont le pronostic vital est engagé.

    Le NPA, qui a pris part à la mobilisation de façon nationale, avec la présence de ses porte-paroles Philippe Poutou et Christine Poupin, avec des militantEs locaux, avec des militantEs de toute la France, apporte toute sa solidarité aux victimes de répression et aux organisateurs/ses, et dénonce avec vigueur la répression policière que nous avons aussi pu constater sur notre cortège.

    Nous rappelons aussi qu’avec 30.000 manifestantEs, la mobilisation atteint un niveau extrêmement important. Comme contre sa réforme des retraites, le gouvernement est sourd à des luttes massives et décide le passage en force : il doit retirer ses projets et démissionner. La vraie démocratie est dans la rue et dans nos luttes. No bassaran !

  • Un nouveau saut de la mobilisation pour dégager Macron, Borne et leur réforme...

    La journée de mobilisation a montré les capacités de réaction du mouvement. Après le 49.3, après le discours provocateur de Macron, le mouvement a encore franchi un cap, avec l’entrée de la jeunesse dans le mouvement et des chiffres records pour les manifestations.

    800.000 à Paris, avec du monde dans les rues adjacentes, dans les cafés autour, 8000 à Bourges, 15.000 à Angoulême, 110.000 à Bordeaux, 1000 à Lamballe, 20.000 à Perpignan, 30.000 à Toulon, 24.000 à Tarbes, 15.000 au Puy-en-Velay, 35.000 à Rennes, 40.000 à Montpellier, 80.000 à Nantes, 150.000 à Toulouse… Les chiffres des manifestations sont énormes, peut-être plus encore que le 7 mars, contrairement à ce qu’annonce la police.

    Tandis que la grève reconductible se maintient dans différents secteurs de l’énergie et des transports notamment. Les effets commencent à se faire sentir sur les capacités en carburant, ce qui met en grande difficulté le pouvoir.

    La grande nouveauté est l’arrivée de jeunes dans le mouvement, avec des centaines de milliers de petits cortèges, de lycées, de sites universitaires, d’assistantEs d’éducation, de jeunes salariéEs, et quelques gros cortèges issus des assemblées générales des universités. 400 lycées et 80 sites universitaires auraient été bloqués, soit des chiffres similaires à ceux du mouvement contre le CPE.

    Le gouvernement ne s’y trompe pas, et il a décuplé la répression contre le mouvement. Les vidéos et les témoignages sont incroyables, depuis plusieurs jours, avec des lancés de grenades lacrymogènes, une personne ayant eu un doigt arraché, des charges ultra-violentes de la part de la police, des blessés… Le pouvoir prétend que le mouvement serait plus violent, mais la réalité est inverse : la police a attaqué des cortèges pacifiques, et c’est le gouvernement qui a fait le choix, depuis le 49.3, de développer la répression pour faire croire que le mouvement ne respecterait pas le cadre démocratique. En vérité, c’est la Ve République qui est antidémocratique, comme le pseudo-débat parlementaire l’a montré. La vraie démocratie est dans la rue, Macron et son gouvernement doivent partir.

    L’assemblée générale de Gare de Lyon, transformée en action de blocage des voies, est symptomatique de comment ce mouvement se construit : les salariéEs et les jeunes mobilisées veulent associer discussions politiques et actions de blocage du pays. C’est le vas aussi dans différentes villes où des débats commencent à être organisés.

    Pour gagner, maintenant, il nous faut renforcer les assemblées générales de discussion, pour construire des plateformes de revendications, notamment pour les salaires et les moyens pour les services publics, et mettre en place des actions de blocage. Il nous faut maintenir et même renforcer les grèves, malgré les difficultés, et remplir les caisses de grèves. En s’appuyant sur la nouvelle grève annoncée mardi 28 mars, mais en la dépassant. Il nous faut encore franchir un cap, avec une montée nationale à Paris, vers l’Élysée, pour montrer où est la vraie démocratie, pour remettre en cause Macron et sa Ve République autoritaire. Nous proposons une réunion de toutes les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, associations, partis, pour discuter de ces perspectives, de comment construire une alternative à ce pouvoir violent, antidémocratique, antisocial. Face à un pouvoir si réactionnaire, face au déni démocratique que nous vivons, face à une répression hallucinante, à un pouvoir borné et isolé, la réponse à la hauteur est la grève générale.

    Antoine Larrache

  • Adresse du NPA aux organisations syndicales, associatives et politiques (mercredi 22 mars 2023)...

    CherEs camarades,

    Depuis près de trois mois, la gauche sociale et politique est unie contre le projet de réforme des retraites proposé par Emmanuel Macron et le gouvernement. Depuis près de trois mois, partout dans le pays, les travailleuses et travailleurs, les jeunes, les retraitéEs, les femmes, ont exprimé à une écrasante majorité leur opposition à ce projet par des pétitions, des réunions publiques, dans la rue et par la grève.

    Minoritaire dans l’ensemble de la société et archi-minoritaire dans le monde du travail, Macron est également en minorité au Parlement. Jeudi dernier, son gouvernement est passé en force via l’article 49.3 de la Constitution, pour imposer au Parlement son projet qui est aussi brutal qu’injuste. L’utilisation du 49.3 par le gouvernement est un scandale démocratique. Elle incarne la faiblesse de la base sociale du pouvoir et son cours autoritaire. Le pouvoir de Macron ne repose plus maintenant que sur deux choses : le 49.3 à l’Assemblée nationale et la police dans les rues du pays. Et l’échec à seulement quelques voix du vote de la censure ce lundi à l’Assemblée nationale confirme cette faiblesse. Plus que jamais, l’issue du bras de fer actuel se situe sur le terrain des mobilisations sociales.

    Le mouvement de colère et de rejet contre la réforme Macron doit s’amplifier, par la grève, les blocages et les manifestations de masse avec comme objectif de mettre à genoux ce gouvernement. Par ailleurs, face à cette violence sociale et ce déni de démocratie, nos organisations doivent prendre leurs responsabilités. La crise politique est profonde, elle ne va pas manquer de se renforcer, mais rien ne garantit qu’elle aura une issue positive pour notre camp social. D’autant plus que l’extrême droite, atone face à un mouvement social puissant, se tient en embuscade et prospère sur le désespoir et l’absence d’alternative face au pouvoir macroniste. Nous avons donc la responsabilité de mettre en avant des mots d’ordre permettant une alternative : pour le retrait de la réforme des retraites, mais aussi celle de l’assurance chômage, le retour à la retraite à 60 ans, des augmentations de salaires, le retrait de la loi Darmanin, une transition écologique, des moyens pour l’éducation, pour les hôpitaux, etc. Et, au-delà, contester la légitimité de Macron et remettre en cause les institutions particulièrement antidémocratiques de la Ve République.
    Alors que notre pays est entré dans une crise sociale, démocratique, politique, majeure, nous proposons à l’ensemble des organisations de la gauche sociale et politique – syndicats, associations et collectifs, forces politiques – de se rencontrer ces prochains jours. L’enjeu est de faire le point sur la situation pour envisager ensemble, dans l’unité la plus grande, quelles initiatives nous pouvons prendre pour renforcer la mobilisation en cours, et construire un horizon victorieux.

    Le comité exécutif du NPA

  • Macron persiste et signe, nous aussi : qu’il retire sa contre-réforme, qu’il s’en aille !

    Se livrant à un petit exercice d’explication en présence de deux journalistes il faut le dire peu pugnaces, Macron a au moins montré un vrai talent de prestidigitateur… Pendant une trentaine de minutes, le président qui se rêve tout puissant n’a eu de cesse d’essayer de faire oublier à la fois la puissante mobilisation sociale en cours contre sa contre-réforme sur les retraites et une crise démocratique sans précédent qui a connu de nouveaux rebonds ces derniers jours.

    Agitant l’épouvantail de l’extrême droite, il a fustigé « les factieux et les factions dans la république », qualifiant ainsi celles et ceux qui spontanément ont pris la rue ces derniers jours, allant même jusqu’à comparer les manifestantEs aux partisans de Trump qui avaient pris d’assaut le Capitole en 2021… Il espère sans doute ainsi justifier la violente répression qui s’est abattue sur les manifestantEs et les syndicalistes ces derniers jours.

    Sans surprise, il a donc répété ad nauseam les prétendus arguments – éculés – pour justifier sa contre-réforme : démographie, déficit… pourtant maintes fois battus en brèche. Et alors qu’il est en train de piétiner les directions des grandes organisations syndicales pour imposer sa politique, il ressort la veille lune du « dialogue social » pour préparer la suite.

    Ainsi, pour tenter de faire bonne mesure, il annonce une énième fois sa volonté de travailler à une « contribution exceptionnelle » de la part des entreprises « quand il y a des profits exceptionnels »… Les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient. L’essentiel est ailleurs : dans l’annonce de nouveaux reculs, avec en particulier des « droits et devoirs » pour remettre les bénéficiaires du RSA au travail ; dans la réaffirmation de la méthode brutale et autoritaire, avec l’annonce de la création de 200 brigades de gendarmerie supplémentaires et d’une nouvelle loi de programmation militaire.

    Bref, l’exercice, fondamentalement méprisant pour celles et ceux qui se mobilisent depuis plus de deux mois, ne peut que renforcer la colère. À l’occasion de la nouvelle journée nationale interprofessionnelle demain jeudi, les manifestations doivent être encore plus massives, la grève doit s’amplifier et durer pour gagner.

    Plus que jamais, Macron et son gouvernement apparaissent comme fragilisés. Ils doivent retirer leur contre-réforme dont personne ne veut (pas même une majorité de députés….), et s’en aller.

  • Dégageons Borne, Macron et leur réforme...

    La vraie démocratie est dans la rue !

    À 9 voix près, la censure n’a pas été votée. Ces 9 voix montrent le faible soutien dont dispose le gouvernement dans son Assemblée, élue au scrutin majoritaire avec 12 % des inscritEs au premier tour. 49.3, 47.1, motion de censure, l’illégitimité de Macron, de son gouvernement et de la Ve République sont totales.

    Il faut en finir. Mais Macron a choisi la confrontation avec le mouvement ouvrier, ses organisations, ses droits démocratiques. La répression, utilisée pleinement depuis le 49.3, les nombreuses arrestations dans la jeunesse, en sont le symbole. Au cours des trois premières nuits de confrontation, ce ne sont pas moins de 425 personnes qui ont été placées en garde à Paris seulement...

    Brutalité et illégitimité du pouvoir

    L’indignation suscitée par le recours au 49.3 donne un second souffle à la mobilisation. Les secteurs déjà mobilisés sont confortés dans leurs actions : débrayages dans le privé, grèves des éboueurs, dans différents secteurs de l’énergie (hydroélectrique, centrales nucléaires, dépôts pétroliers et raffineries), grève dans les transports, dans l’éducation… De manière complémentaire, de nombreux blocages ont lieu dans les villes, ainsi que des manifestations spontanées quotidiennes.

    Et depuis le rejet des motions de censure, l’illégitimité et la brutalité du pouvoir apparaissent plus flagrants encore. On a vu Borne savourer sa victoire dans l’Hémicycle, puis annoncer qu’elle saisissait elle-même le Conseil constitutionnel. Ainsi, après avoir nié la rue et la démocratie sociale, elle s’avise (un peu tard) que sa réforme pourrait n’être pas conforme… à la Constitution qui sert pourtant ses intérêts et ceux de ses amis depuis près de 64 ans.

    Amplifier la grève

    Pour gagner, la seule réponse possible reste plus que jamais celle de la rue, d’une intensification de la mobilisation, avec la construction de la grève de masse ce jeudi 23 mars, mais aussi par l’élargissement de la grève reconductible.

    La vraie démocratie est bien dans la mobilisation, en renforçant les AG et en multipliant les assemblées populaires. La manifestation de jeudi doit être encore plus massive que la précédente, montrer la détermination populaire pour gagner.

    Les organisations du mouvement ouvrier, du mouvement social – syndicats, associations, partis – doivent contribuer à construire une alternative au système et discuter d’une plateforme de revendications à opposer à ce pouvoir : pour le retrait de la contre-réforme, mais aussi le retour de la retraite à 60 ans, pour des augmentations de salaires, pour une transition écologique, des moyens pour l’éducation et les hôpitaux, pour l’assurance chômage, le retrait de la loi Darmanin, etc. Les réunions publiques et débats unitaires doivent se multiplier pour en discuter.

    Décider par nous-mêmes et pour nous-mêmes

    L’aspect totalement antidémocratique de la Ve République apparaît à une échelle de masse. Qui doit décider ? Une assemblée constituante sur les cendres de la Ve République est une nécessité pour choisir les priorités d’une organisation sociale au service de la majorité de la population et pour faire émerger une société débarrassée du capitalisme : le monde du travail et toutes celles et ceux qui font tourner la société doivent donc pouvoir décider de sa bonne marche et s’auto-organiser en conséquence.

    L’ampleur de la mobilisation a remis en évidence la lutte acharnée qui existe entre les classes sociales, et la possibilité d’un recours de la bourgeoisie à une solution autoritaire ne peut être écartée. Cela renforce la nécessité de la construction d’un front unique le plus large possible sur un programme clair. Pour tout cela, le NPA propose que toutes les organisations du mouvement ouvrier et du mouvement social se réunissent dans les prochains jours.