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Actualités nationales... - Page 131

  • Éducation : mettre les écoles à l’arrêt le 7 mars et les jours suivants...

    Avec des chiffres de grève et de participation aux manifestations très importants, en particulier le 19 janvier, la participation des personnels de l’éducation à la lutte contre la réforme des retraites n’est plus à démontrer, même si le secteur semble encore douter, à tort, du rôle qu’il peut jouer pour gagner contre Macron.

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  • 8 mars: femmes en première ligne, femmes en lutte !

    Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, doit être cette année une journée de grève générale. Oui, notre lutte doit passer par la grève générale féministe !

    Premières concernées par la contre-réforme des retraites

    Pourquoi la grève féministe ? Cette année, la grève féministe va s'inscrire, en France, dans le continuum de la lutte contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Un appel interprofessionnel à durcir le mouvement et à mettre la France à l’arrêt dans tous les secteurs circule d’ores et déjà pour le mardi 7 mars. Les appels à reconduire la grève le lendemain, le mercredi 8 mars, se multiplient.

    Cette année, le 8 mars doit donc être une journée de convergence, qui doit permettre de dénoncer plus que jamais l’injustice sociale majeure de cette réforme des retraites pour les femmes. Ce sont elles qui seront le plus pénalisées par cette réforme : carrières hachées, temps partiels imposés, salaires minorés… Les femmes ont déjà des retraites moyennes de 40 % inférieures aux retraites des hommes. Ce contexte particulier doit mettre en lumière les autres revendications féministes que nous défendons année après année.

    Pourquoi faire grève ?

    Pourquoi la grève féministe ? Car elle seule montre la place des femmes et des minorités de genre dans notre société. Il s'agit non seulement d'arrêter le travail « visible », salarié pour la majorité, donc de faire la grève sur les lieux de travail. Mais il s'agit aussi d'arrêter toutes les tâches accomplies, le plus souvent gratuitement : soin aux enfants et aux personnes dépendantes, organisation de la vie des familles, tâches ménagères, etc. Se mettre en grève dans les entreprises, mais aussi dans les foyers, les écoles… Se mettre en grève, c’est mettre en évidence l’importance de notre place dans la société.

    Pourquoi la grève féministe ? Cette journée est internationale. Faire grève est une façon de montrer notre solidarité envers toutes les femmes et les minorités de genre à travers le monde qui ne peuvent ni faire grève ni revendiquer leurs droits, qui n'ont que peu ou pas de droits, qui sont emprisonnéEs parce que femmes, homosexuelEs, trans. Par solidarité envers les Iraniennes, les Afghanes, les Kurdes, les Ukrainiennes, et toutes les autres.

    Un monde libéré de toute violence patriarcale et capitaliste

    Pourquoi la grève féministe ? La grève, c'est l'occasion de marteler nos revendications :

    - Égalité salariale, égalité à l'embauche et d'évolution de carrière, pour garantir notre indépendance économique ;

    - Reconnaissance, partage et valorisation du travail domestique, d'éducation et de soin. Sauvegarde et développement de services publics de qualité partout ;

    - Moyens et structures nécessaires pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles ;

    - Égalité d'accès aux soins et prise en compte de la santé des femmes et personnes LGBT dans la recherche.

    Nous voulons un monde libéré de toute violence patriarcale et capitaliste et, par là même, libéré du sexisme, du validisme, du racisme !

    Ces revendications englobent de nombreux domaines tant publics que privés. Mais cela n'est que le reflet du peu de place faite aux femmes dans notre société patriarcale et capitaliste depuis trop longtemps, depuis toujours.

    Alors, femmes en première ligne, femmes en lutte, toutes en grève le 8 mars !

  • Massive, féministe et reconductible, construisons la grève générale !

    Alors que le projet de loi sur les retraites est arrivé au Sénat après que le gouvernement a échoué à le faire adopter à l’Assemblée nationale, la mobilisation ne faiblit pas. La semaine du 6 mars s’annonce à bien des égards décisive, avec la possibilité que nous entrions dans une phase de blocage massif et durable du pays. Tel est en tout cas l’objectif que nous devons nous fixer !

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  • Une laïcité dévoyée et instrumentalisée à l’école...

    Depuis une vingtaine d’années, la laïcité est devenue un prétexte de plus en plus invoqué pour justifier de nombreuses discriminations. La loi de 2004 interdisant le port du foulard à l’école a marqué une étape importante dans le développement d’une islamophobie d’État. Sous Macron, contrairement à ses promesses, cette instrumentalisation de la laïcité n’a cessé de s’accroître.

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  • Retraites : l’urgence absolue, c’est de sortir du productivisme...

    La réforme des retraites affiche ses thèmes : « travailler plus», « consolider la croissance », « verte » désormais, évidemment… La classe dirigeante, en phase avec l’Union européenne, aggrave toutes les contradictions du productivisme intrinsèque au capitalisme. Il nous incombe d’amener des enjeux écologiques dans la bataille.

    Ces thèmes apparaissent pour ce qu’ils sont, de la pure propagande. Ils ne parviennent plus à convaincre. Et nous pouvons gagner. Les débats immédiats et centraux sur la stratégie et l’organisation doivent s’accompagner de débats sur les réalités de la retraite et des retraitéEs qui sont aujourd’hui 17 millions (autour de 5 millions en 1975), et représentent un tiers des majeurEs. Sur le sens de la réforme, de la retraite, du travail, des richesses créées et de leur production, des questions nombreuses se posent qu’il faut discuter, non pas entre spécialistes mais dans toute la société.

    L’insupportable libre activité des retraitéEs

    Malgré les inégalités scandaleuses, la retraite est vécue très positivement. C’est cette réalité massive qui est insupportable pour la macronie. L’emprise sur nos vies doit à tout prix être prolongée. L’autonomie des retraitéEs dans leurs libres activités, même si elle n’est pas liberté absolue, est leur cible. Cette autonomie, même relative, est un danger potentiel pour la classe dirigeante. Les capitalistes ne conçoivent nos vies que comme vecteurs de la valorisation de leurs capitaux.

    Enfin « libéréEs du travail » ou bien « travailleurEs hors emploi »?

    Si, bien sûr, tout dans la vie ne peut être ramené au travail, la vie, la société ne peuvent se concevoir sans travail. Alors que tous les voyants de la crise écologique sont au rouge, la mise au travail sous le fouet de l’exigence du profit n’a aucune légitimité. Et précisément, les retraites des régimes spéciaux, de la fonction publique et du régime général du privé sont dans leur principe même du « salaire continué » lié à la personne, à sa qualification hors du poste d’emploi. Ces emplois toujours définis par les seuls détenteurs de capitaux. C’est ce découplage emploi/salaire qui est attaqué principalement par la réforme. Voilà ce que nous devons défendre et étendre contre l’extension de l’Agirc-Arco, contre la casse des régimes spéciaux !

    Réduction massive du temps de travail et de la production de biens

    L’impératif est là dans toute son urgence : réduction massive des productions de biens matériels et des transports. Au-delà, c’est toute la société qui doit entrer en révolution, sortir de la frénésie capitaliste. La bataille des retraites doit aussi nous permettre de « tirer le frein d’urgence » pour ralentir et refroidir la machine, accorder toute sa place au soin, à l’éducation, à la délibération démocratique. Pour cette « révolution générale », pour l’engagement du plus grand nombre dans le processus de décision démocratique des biens nécessaires à produire, la continuité du salaire pour toutEs doit s’imposer. L’objectif écosocialiste prend forme alors.

    Commission nationale écologie

  • Loi Darmanin, l’asile en pièces...

    Le 1er février, le projet de loi « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » a été présenté au Conseil des ministres et enregistré au Sénat dans le cadre d’une « procédure accélérée », soit par une procédure dérogatoire qui autorisera le Premier ministre à convoquer la Commission mixte paritaire après une seule lecture par les deux assemblées, et non deux, alors que rien ne justifie d’abréger le temps des discussions.

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  • Maintien de l’ordre : nouvelle doctrine, vraiment ?

    Les articles sont nombreux, depuis le 19 janvier et la première manifestation contre la réforme des retraites, sur une prétendue « nouvelle doctrine de maintien de l’ordre ». La gestion de Nunez représenterait une rupture avec celle de son prédécesseur, Lallement, dont on n’a pas oublié la violente répression contre les Gilets jaunes et les manifestations du mouvement social. Violence physique doublée d’un discours insultant et méprisant, délibérément provocateur.

    Les provocations verbales ne sont plus de mise dans un contexte où les manifestations sont massives et soutenues par l’opinion publique. Les forces de police sont moins au contact des manifestations, ce qui permet le retour, voire l’arrivée, dans les manifs, de personnes qui s’en étaient tenues éloignées. Pourtant, touTEs les manifestantEs ont bien vu les rues adjacentes aux parcours des manifs noires de policiers et les BRAV remobilisées. Surtout, la préfecture de Paris tient à affirmer qu’elle est sur une « stricte application » du nouveau schéma national du maintien de l’ordre instauré par… Lallement.

    Aucune raison d’en douter : le gouvernement n’a en rien modifié sa conception autoritariste. Il l’adapte au rapport de forces politique et social. Pour le mesurer, il suffit de regarder le niveau de répression dans les manifestations à Rennes, à Nantes, mais aussi en région parisienne, où préfecture et ministère de l’Intérieur couvrent les violences policières : le 19 janvier un jeune photographe a été mutilé, des dizaines de lycéenEs parisienEs ont été gazéEs et placéEs garde à vue (GAV) pour avoir tenté de bloquer leur établissement. Au campus Condorcet, à Aubervilliers, 29 étudiantEs ont été violentéEs en GAV par des policiers habitués à l’impunité dans le 93.

    Le 17 février, à Saint-Denis (93), une militante syndicaliste de Sud Collectivités Territoriales, bien connue de la police municipale qui l’a interpellée parce qu’elle s’interposait face à leurs comportements violents, a été placée en GAV. Durant le rassemblement de soutien devant le commissariat, un militant de Sud Éducation en train de préparer des sandwichs a été, lui, interpellé pour « port d’arme dans un rassemblement » ! Et 24 heures plus tard pendant un autre rassemblement de soutien à un militant de Sud en GAV dans le 13e arrondissement à la suite de la manifestation en direction des centres de rétention (voir p. 8), c’est un des responsables du service d’ordre de Solidaires qui a été placé en GAV pour rassemblement illégal.

    À 15 jours du 7 mars, date à laquelle le pays est appelé à s’arrêter, on voit bien la pression sur les militantEs syndicalEs. Loin de nous impressionner, c’est une raison supplémentaire de nous mobiliser pour défendre chacune et chacun et renforcer notre détermination à bloquer le pays.

    Cathy Billard

  • Retraites : c’est dans la rue et par la grève qu’on gagnera !

    Les débats à l’Assemblée nationale se sont terminés sans le vote de l’article reportant le droit à la retraite à 64 ans et la durée de cotisation à 43 ans. On a envie de dire : tant mieux ! Mais le gouvernement n’a en rien modifié ses intentions, et les choses sont désormais claires pour tout le monde : c’est dans la rue que ça va se passer, et que nous pourrons faire plier le gouvernement.

    Depuis le début de la séquence parlementaire, nous avons assisté à une mascarade de démocratie : les députéEs de Macron ne représentent pas la population (la participation au second tour des législatives a été seulement de 46 %), ils discutent sans aucun contrôle, et le débat a été une sorte de cirque. Il aura cependant permis que le mensonge de la promesse de retraites minimales à 1 200 euros brut soit démasqué…

    En grève à partir des 7 et 8 mars

    Une chose est désormais sûre : ce n’est ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat que nous gagnerons la bataille, mais bien par la grève, les manifestations et le blocage du pays. L’objectif est de faire mal à la classe dominante, c’est-à-dire au gouvernement et au patronat. Les mardi 7 et mercredi 8 mars, par tous les moyens possibles, il faut arrêter le travail, bloquer la production, construire partout des manifestations encore plus importantes que les précédentes pour montrer notre détermination.

    Le mercredi 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, va jouer un rôle important car, comme toutes les réformes des retraites, le projet du gouvernement pénalise plus fortement les femmes, qui ont des carrières plus chaotiques que les hommes. L’histoire l’a prouvé maintes fois, les revendications féministes ouvrent toujours la voie à une société plus juste et à une révolte populaire contre les classes possédantes.

    Le jeudi 9 mars, les organisations de jeunesse appellent à une grande mobilisation. L’entrée de la jeunesse dans le mouvement doit être encouragée par touTEs : en allant devant les lycées empêcher les interventions policières, en aidant les jeunes à organiser des assemblées générales de discussion, à manifester ou à mettre en place leurs autres projets dynamiques et entraînants !

    Bloquons le pays !

    Par la suite, le mouvement doit se poursuivre par une grève reconductible. Dans de nombreux secteurs, comme à la RATP ou chez les cheminotEs, les syndicats appellent à la grève reconductible à partir du 7 mars. C’est évidemment positif, mais maintenant c’est dans chaque entreprise, chaque service et établissement, chaque lieu de travail, que la question de la grève reconductible et de l’occupation doit se poser.

    L’histoire récente le montre, la grève par procuration ne fonctionne pas. Pour gagner, il va falloir s’y mettre toutes et tous, partout et en même temps ! Il n’y a pas d’un côté les secteurs « clés » et de l’autre ceux qui pourraient se contenter de les soutenir. C’est l’ensemble de la jeunesse et du monde du travail qui va devoir entrer en mobilisation si nous voulons l’emporter. Et c’est possible ! Nous avons deux semaines pour faire en sorte que chacunE se prépare à un mouvement dur, en organisant la solidarité entre grévistes, en publiant des appels unitaires à s’engager dans la grève et à la reconduire.

    Gagner l’épreuve de force contre Macron

    Ce pouvoir ne connaît que le rapport de forces. Nous devons fédérer toutes les colères contre lui, et faire fleurir toutes nos revendications. Chaque revendication, que ce soit sur les salaires, sur l’emploi, sur le retour de la retraite à 60 ans et aux 37,5 annuités, a d’autant plus de possibilité de gagner dans un contexte de lutte globale contre le gouvernement.

    SalariéEs en lutte, jeunes, habitantEs des quartiers populaires, Gilets jaunes… nous avons touTEs intérêt à construire maintenant un mouvement politique contre Macron, contre les logiques capitalistes qui visent à nous faire travailler plus, plus longtemps, pour de moins en moins cher. De l’argent, il y a en plein les caisses du grand patronat, du CAC40. Prenons-le pour organiser la société autrement, pour nos besoins sociaux, pour faire des choix sociaux et environnementaux qui feront vivre les classes populaires mieux et durablement.

    Le NPA propose de construire une alternative politique à Macron, issue de la mobilisation, avec toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les politiques pro-­capitalistes, vers une société libérée de l’exploitation et des oppressions.

  • Retraites : une mobilisation historique qui peut gagner et ouvrir une crise politique majeure...

    La mobilisation que nous vivons est exceptionnelle : très grosses manifestations syndicales, taux de grève importants et participation du secteur privé inédite depuis des décennies… Déclenchée par l’attaque sur les retraites, elle révèle un ras-le-bol bien plus profond. C’est un affrontement politique avec le pouvoir qui se joue, qui déterminera l’évolution des rapports de forces entre les classes pour les prochaines années : si nous gagnons, une contre-offensive sociale et politique est possible ; si nous perdons, la classe dominante aura des marges de manœuvre plus importantes encore pour multiplier les attaques, et l’extrême droite pourrait s’engouffrer dans la brèche.

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