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Actualités nationales... - Page 167

  • Contre tous les fachos, une candidature anticapitaliste et internationaliste !

    Dans un climat politique nauséabond où l’extrême droite hyper-médiatisée impose ses thématiques, y compris à gauche, il est urgent d’imposer un discours anticapitaliste.

    Un tapis rouge aux idées d’extrême droite

    Racisme, sexisme, homophobie, antisémitisme… difficile d’échapper au matraquage médiatique qui continue de propulser le presque candidat Zemmour. Mais si l’extrême droite se sent pousser des ailes, c’est que le climat politique lui est favorable. Une partie de ses idées est reprise par le pouvoir. Macron lui a déroulé le tapis rouge car il a intérêt sur le plan électoral à ce que l’extrême droite incarne l’opposition à sa politique pour l’agiter comme un épouvantail au second tour et pouvoir l’emporter.

    Macron a ancré les thématiques les plus réactionnaires dans le paysage politique, à coups de détournement de la laïcité, de loi « séparatisme », de loi « sécurité globale »... Pour mater les résistances sociales, comme le mouvement des Gilets jaunes, il a renforcé l’appareil répressif et réduit les libertés dans une logique dangereuse propice à une dérive autoritaire et au fascisme. Les tribunes de militaires, les manifestations de policiers (avec le soutien d’une partie de la gauche) sont autant de signes annonciateurs de cette dérive mortelle.

    Zemmour-Le Pen, des candidats au service du capitalisme

    Marine Le Pen avait déjà usurpé le slogan, c’est maintenant Zemmour qui se prétend le candidat « antisystème ». Or son programme est totalement compatible avec le capitalisme et prépare des nouvelles attaques contre les travailleurEs. Car au-delà de ses discours racistes, c’est aussi le meilleur ami du patronat.

    Pour lui les salariéEs ne travaillent pas assez, il veut revenir sur les 35 heures, baisser les cotisations patronales, repousser l’âge de la retraite, s’opposer à l’augmentation des salaires et des minimas sociaux...

    Quant au RN, il n’est pas le défenseur des classes populaires qu’il cherche à diviser à coup de démagogie nationaliste. Pour lui, le seul coupable c’est l’immigréE, l’étrangerE, jamais les patrons qui fabriquent le chômage et la précarité pour se gaver de profits.

    Tous les deux participent d’une même offensive contre les classes populaires et constituent les deux versants d’un même projet. Marine Le Pen fait mine de s’offusquer des propositions de Zemmour... mais son modèle politique, c’est le gouvernement raciste, sexiste, homophobe et autoritaire de Victor Orbán en Hongrie !

    Pour un antiracisme et un antifascisme décomplexés

    Focaliser sur l’immigration, l’Islam, la sécurité, la protection des frontières, c’est stigmatiser, discriminer, et c’est aussi dévoyer les colères populaires pour qu’elles ne se retournent pas contre les vrais responsables. Pourtant, face à la crise sociale, démocratique et écologique, l’anticapitalisme n’a jamais été autant d’actualité.

    Il y a donc urgence à porter, lors de l’élection présidentielle, une candidature qui déplace le débat sur les préoccupations de notre camp social et mette un terme à cette insupportable offensive politico-médiatique des extrêmes droites qui nous conduit à la barbarie. Pour combattre Zemmour et Le Pen, il faut développer un discours antiraciste et antifasciste décomplexé, mais aussi s’attaquer à l’ensemble du système, car les réactionnaires se repaissent des désespoirs, des inégalités croissantes creusées chaque jour par les capitalistes.

    Pour répondre aux aspirations de millions de jeunes et de travailleurEs, il faut défendre des mesures qui répondent aux urgences sur le terrain social, de l’emploi et des revenus, de l’écologie radicale, des libertés démocratiques ou de l’égalité des droits, et porter la nécessité de construire une société libérée de l’exploitation et des oppressions.

    C’est ce que porte la candidature de Philippe Poutou à la présidentielle. Rejoignez-nous pour la soutenir !

  • Face à la crise climatique, l’urgence écosocialiste !

    Les événements climatiques extrêmes – mégafeux, inondations et glissements de terrain, sécheresses, canicules... –, exceptionnels il y a quelques décennies, sont devenus, au sens propre du terme, quotidiens.

    Nous l’avons vécu cet été avec les incendies, du Canada à la Sibérie et le bassin méditerranéen, avec les inondations qui ont dévasté des régions entières en Belgique, en Allemagne ou au Japon, puis noyé New York…

    « L’Atlas de la mortalité et des pertes économiques dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydriques extrêmes (1970-2019) » rendu public par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) le confirme : « une catastrophe d'origine météorologique, climatique ou hydrologique a été enregistrée en moyenne par jour au cours des 50 dernières années, entraînant quotidiennement le décès de 115 personnes ». Dit autrement, entre 1970 et 2019 le nombre de catastrophes dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes a été multiplié par cinq pour atteindre plus de 11 000, causant plus de 2 millions de morts. Plus de 91 % de ces décès sont survenus dans des pays en développement (classification des Nations unies). Parmi les catastrophes les plus graves au cours de ces cinquante années, ce sont d’abord les sécheresses et les cyclones tropicaux qui ont été les plus meurtriers, suivis par les inondations et les températures extrêmes.

    C’est aussi ce que traduisent, avec les limites du genre, différents sondages d’opinion dont celui d’Harris Interactive publié cet été : 53 % des personnes interrogées se disent inquiètes, et elles le sont principalement, à 84 %, en raison du dérèglement climatique. Plus récemment, selon l’enquête menée auprès de 10 000 jeunes de 10 pays : 83 % se déclarent en accord avec l’affirmation selon laquelle « on a échoué à prendre soin de la planète »

  • Le non-remboursement des tests PCR et antigéniques et ses conséquences...

    Le 15 octobre dernier a été annoncée la fin de la prise en charge par l'Assurance Maladie des tests PCR et antigéniques. Cette décision concerne 7 millions et demi de personnes qui n'ont pas su, qui n'ont pas pu ou qui ont choisi de ne pas se faire vacciner pour des raisons qui leur appartiennent.

    Une mesure punitive...

    Ils et elles devront payer de 22 à 46€ à chaque fois qu'une démarche les amènera à devoir présenter un passe sanitaire, ce qui aura pour conséquences une vie sociale encore plus réduite. Cette mesure rendra un accès à l'hôpital beaucoup plus problématique sauf éventuellement en cas d'urgence ; mais qu'appelle-t-on urgence, surtout dans le domaine psychiatrique où, lorsqu'une personne est en détresse, quelque soit la manière dont elle se manifeste, elle doit être prise en charge immédiatement ? Que se passera-t-il si elle ne peut présenter un passe sanitaire ?

    ... socialement injuste

    Autre  conséquence de cette décision : elle touche les plus exposéEs, les premierEs de corvée, les plus précariséEs d'entre nous qui ne pourront jamais s'acquitter du prix demandé ! Cela va provoquer une diminution du nombre de personnes ayant besoin d'être testées et le risque d'une moindre détection des chaînes de contamination, contribuant ainsi à l'extension de l'épidémie qui, par ailleurs, selon les indicateurs, est en train de remonter.

    Encore pour les profits !

    L'argument en faveur du non remboursement des tests est le poids que cela représente pour la société et le déficit de la sécurité sociale (alors même que le gouvernement mène une politique d'exonérations de la part patronale des cotisations). Dans le même temps, le journal Les Echos indique que le covid aiguise les appétits des laboratoires d'analyses car les tests représentent plus de 50% de leurs profits pour l'année 2020.

    L'exception s'installe

    Le Syndicat de Médecine Générale (SMG) rappelle que la santé ne doit pas se baser sur la peur et la coercition et Claire Hédon, défenseure des droits, pointe le nouveau projet de loi sur la crise du Covid qui prévoit la possibilité de recourir au passe sanitaire jusqu'au 31.07.2022 avec le risque que des mesures d'exception s'inscrivent, une fois de plus, dans la durée.

    Laure Gertner

  • Le nucléaire ne sauvera pas le climat...

    L'industrie nucléaire n'est pas au mieux de sa forme. Toujours embourbée dans des scandales industriels, en faillite financière, à la tête de réacteurs fatigués et mal entretenus, débordée par des milliers de tonnes de déchets hautement radioactifs, incapable financièrement et techniquement de construire de nouveaux réacteurs, mais alléchée par les immenses marchés publics des EPR, du démantèlement et de la gestion des poubelles nucléaires, elle déploie en France, avec le soutien inconditionnel de l’État, une stratégie offensive qui présente le nucléaire comme la solution au dérèglement climatique.

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  • 100 euros pour les pauvres, des milliards pour les riches ? Imposons l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations !

    Avec l’annonce d’une « indemnité inflation » d’un montant de 100 euros, le gouvernement prétend répondre aux problèmes de pouvoir d’achat. Mais, au-delà du ridicule de la somme proposée au vu de la flambée de certains prix, notamment dans le secteur de l’énergie, il ne s’agit en réalité que d’un énième moyen de refuser toute forme d’augmentation des salaires, pensions et allocations, et d’exonérer les entreprises de toute dépense supplémentaire.

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  • Ventes d’armes françaises et militarisme : un scandale d’État, un tabou même à gauche ?

    «Beaucoup de pays sont confrontés à cette situation : avoir livré des armes à d’autres pays alors que ces armes n’étaient pas censées être utilisées. » Ainsi s’exprimait, en février 2018, la ministre des Armées Florence Parly, questionnée sur France Inter à propos des ventes d’armes françaises à l’Arabie saoudite. Une réponse témoignant, selon certains, d’une mauvaise maîtrise des « éléments de langage » du gouvernement, mais qui révèle surtout le cynisme, pour ne pas dire le mépris, affiché par les autorités à l’égard de celles et ceux qui, chaque jour, sont mutilés ou tués par des armes « made in France ». Lorsque l’économie et la diplomatie s’en mêlent, il n’y a guère de place pour l’humanisme. Pour le plus grand bonheur des actionnaires des marchands de mort français que sont Thalès, Naval Group, Safran, Dassault Aviation, le CEA et Nexter.

    Marchands de mort

    Dans l’introduction de l’édition 2018 du « Rapport au Parlement sur les exportations d’armement de la France », la même Florence Parly écrivait : « Nos exportations de défense ont un rôle économique, bien sûr, mais elles comportent également une dimension stratégique centrale. Elles contribuent à tisser des liens avec nos partenaires, engagés, comme nous, dans la lutte contre le terrorisme et toutes les menaces auxquelles la France fait face. Créer une relation d’armement avec un pays, ce n’est pas seulement trouver de nouveaux clients, c’est également bâtir un partenariat fondé sur des impératifs stratégiques communs et sur la défense de nos intérêts de sécurité. » Et le moins que l’on puisse dire est que la France a su, au cours des dernières années, « tisser des liens » avec de plus en plus de « partenaires »… 

    Une mention toute particulière pour le quinquennat Hollande, avec une augmentation des exportations de 45 % entre 2011 et 2016, pour atteindre des records historiques qui placent la France sur le podium mondial des marchands de mort. Une politique assumée par Hollande, que l’on a pu voir déclarer sans ambages, dans le documentaire Mon pays fabrique des armes, réalisé par Anne Poiret : « Est-ce bien notre rôle de vendre des armes ? Oui, c’est notre rôle. Parce que si nous ne vendions pas un certain nombre de matériels, le risque c’est que d’autres le fassent à notre place. » Limpide. 

    Un sujet tabou ?

    L’actualité de ces dernières années a jeté une lumière crue sur cette politique, avec notamment la publication d’un rapport d’Amnesty International sur l’utilisation de matériel français, par la dictature militaire égyptienne, pour réprimer son opposition dans le sang, ainsi qu’avec la tragique situation humanitaire au Yémen, due à l’intervention militaire conduite par l’Arabie saoudite, friande de l’armement « made in France ». Le scandale international consécutif à l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en octobre 2018, qui avait conduit Angela Merkel à annoncer la « suspension » des livraisons d’armes allemandes à l’Arabie saoudite, fut l’occasion, pour certains journalistes, de questionner directement Macron à propos des ventes d’armes françaises. Réponse de l’intéressé : « Il ne faut pas tout confondre. » C’est tout ? C’est tout.

    Les exportations d’armement sont un véritable tabou en France, et l’on ne peut que se féliciter de constater que, grâce à l’action déterminée d’associations, d’ONG et de certains journalistes d’investigation, le voile soit peu à peu levé sur ce qui constitue rien de moins qu’un scandale d’État. Le « savoir-faire » français en matière d’armement contribue en effet grandement à maintenir des régimes autoritaires au pouvoir et à alimenter des guerres qui frappent des millions de civilEs. L’industrie de mort française est co-responsable de la descente aux enfers que connaissent des ensembles régionaux tout entiers, à l’image du Moyen-Orient vers lequel le « pays des droits de l’homme » exporte toujours plus de matériel militaire, en toute impunité. 

    Défendre le désarmement et la démilitarisation

    Et force est malheureusement de constater que du côté des forces politiques institutionnelles, c’est l’unanimisme qui l’emporte. Défense des « intérêts français », défense des groupes industriels, défense des emplois générés par l’industrie de l’armement : tous les arguments sont bons pour ne pas pointer les responsabilités de la France dans les conflits militaires de plus en plus nombreux aux quatre coins du monde. Quitte à verser parfois dans les postures les plus contradictoires, à l’instar de celle de Jean-Luc Mélenchon et de la FI qui, tout en dénonçant les exportations d’armes en Arabie saoudite, n’ont de cesse de saluer la bonne santé du complexe ­militaro-industriel français. 

    À l’opposé de toute apologie des industries d’armement français, de toute logique « bloc contre bloc » et de tout chauvinisme, il est urgent d’assumer des mots d’ordre défendant une perspective de désarmement et de démilitarisation. Cela commence par l’arrêt des exportations des engins de mort français et, au-delà, le démantèlement du complexe militaro-­industriel, avec, cela va sans dire, une reconversion industrielle qui pourrait notamment s’orienter vers le domaine de la transition énergétique (trains, métros, tramways, énergies renouvelables…). Soit une politique de désarmement unilatéral et général, qui implique également la destruction de la force de dissuasion nucléaire française et, sur le plan politique, la sortie de l’Otan et l’arrêt des interventions militaires françaises à l’étranger. Des revendications que d’aucuns jugeront radicales, mais qui ne représentent rien d’autre que le minimum pour mettre un terme à la fuite en avant militariste générée par un système capitaliste au sein duquel les guerres ne sont pas des accidents, mais des nécessités.

    Julien Salingue