Actualités nationales... - Page 167
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Le 4 février 2021...
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Urgences sanitaires et sociales...
Alors que l’hypothèse d’un nouveau confinement est désormais ouvertement sur la table, il est plus que temps d’amplifier les mobilisations, autour d’un plan d’urgence sanitaire et sociale, pour en finir avec l’incurie de ce gouvernement qui s’est planté à chaque étape de cette crise sanitaire.
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Blanquer et le gouvernement ont raté leurs examens, qu’ils dégagent !
La situation sanitaire ne cesse de se dégrader avec la diffusion massive des nouveaux variants anglais et sud-africain. Il y a de fortes chances que nous arrivions à une explosion des contaminations et à une saturation des hôpitaux à moyen terme. C’est le résultat d’une politique désastreuse de la part du gouvernement depuis maintenant plusieurs mois.
Le profit avant tout !
Depuis un an, chaque épreuve est lamentablement ratée par la clique au pouvoir : les masques et le gel, les tests, les moyens dans la santé, la campagne de vaccination... Systématiquement, le choix a été fait de sauver le privé, de faire des économies dans les services publics et dans les protections sanitaires, quitte à mentir à la population. Les mesures autoritaires et liberticides ont accompagné cette séquence du début à la fin, avec pour conséquence des atteintes graves à la liberté d’expression et la multiplication des violences policières. La politique vaccinale est guidée par le profit à court terme, au mépris des besoins réels, qui pourraient être pourvus si les brevets étaient levés et le vaccin produit à moindre frais par des entreprises publiques et vendu à prix coûtant.
L’éducation n’échappe pas à cette faillite…
La gestion de la crise dans nos établissements témoigne de cette politique. Les « heures Covid » semblent s’être perdues dans les méandres de l’administration, les protections manquent cruellement, le personnel de nettoyage en nombre insuffisant ne peut pas procéder convenablement à la désinfection et à l’aération des locaux, et la campagne de dépistage est déjà un lointain souvenir. On ne mène pratiquement plus d’enquête lorsqu’un cas est détecté, et les malades sont mis à l’isolement parfois plusieurs jours après l’apparition des premiers symptômes. Un seul mot d’ordre : tout-va-bien !
Pire encore, sur le plan éducatif, depuis la mise en place des demi-groupes en lycée, la moitié des élèves n’ont tout simplement plus qu’un demi-emploi du temps, perdant ainsi beaucoup d’heures, le distanciel ne remplaçant que très mal de véritables cours. Aucune embauche n’a été faite pour suivre sérieusement l’ensemble des élèves et permettre d’accompagner celles et ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, sociales ou familiales.
Mobilisons-nous ce 26 janvier et après !
Cette journée de grève permet de se retrouver, de partager les réalités que nous vivons et de formuler ensemble des revendications. Dès demain, il faudra imposer :
- une embauche massive de personnels d’enseignement, de vie scolaire, médico-sociaux, administratifs et techniques ;
- un réel dédoublement des classes, avec une prise en charge de 100 % des heures en présentiel, une mise à disposition de locaux par les collectivités, et du personnel ;
- une campagne générale de vaccination auprès de toute la communauté éducative ;
- la mise à disposition permanente de masques, gel et tests gratuits.
C’est le seul moyen d’éviter un reconfinement généralisé qui serait destructeur pour les élèves et les personnels et qui rendrait encore plus difficile l’accès à l’enseignement pour les plus précaires. Le gouvernement ne reculera que par la mobilisation de touTEs : c’est pourquoi il faut amplifier le mouvement le jeudi 4 février, journée de grève interprofessionnelle, afin de construire une alternative opposée termes à termes aux projets de Blanquer : embaucher (alors qu'il supprime 1880 postes), augmenter les salaires (et pas les heures supplémentaires), renforcer l’éducation prioritaire (au lieu de l’exploser) et abroger les réformes du bac et de la voie professionnelle (plutôt que de les imposer à marche forcée). Dès maintenant, discutons-en et préparons la suite en nous réunissant partout parce que, malgré la pandémie, une autre école est possible.
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Résister, se mobiliser, converger !
L’année 2020 a été une année dramatique pour l’ensemble des classes populaires, des travailleuses et travailleurs, particulièrement les plus précaires, les jeunes, les étudiantEs, les chômeurEs… La crise sanitaire et la gestion désastreuse du gouvernement ont précipité la faillite de notre système de santé déjà affaibli depuis des années par les politiques de restriction budgétaire et de suppressions de postes menées par les gouvernements successifs. Dans le privé, le patronat continue de profiter de cette crise pour nous mener une guerre économique et sociale de plus en plus meurtrière.
Le gouvernement arrose une fois de plus d’une centaine de milliards « d’argent public », dans le cadre d’un pseudo « plan de relance », les plus grandes entreprises du CAC40, dont les bénéfices ne cessent pourtant d’augmenter. Il finance la recherche et la production d’un vaccin pour Sanofi et – encore pire – pré-achète cet hypothétique vaccin que l’entreprise tarde à délivrer dans un contexte de marasme vaccinal complet. Mais cela n’empêche pourtant pas Sanofi d’annoncer près d’un millier de licenciements en France (et plus encore en Europe) dont près de 400 en recherche et développement ! Les plans de licenciements se multiplient partout, et les suppressions d’emplois déguisées (fin des contrats précaires, suppressions de postes dans le public) les accompagnent… Et pendant ce temps-là, les ministres fantoches se succèdent en conférence de presse pour ne rien annoncer…
Ne comptons que sur nos forces : dans le privé…
Dans cette situation compliquée on ne peut qu’espérer que le mois de janvier sera le début d’une période de mobilisation et d’explosion de colère du côté des travailleuses, des travailleurs et de l’ensemble des classes populaires. À l’image des salariéEs de Sanofi, qui appelaient à une journée de grève et de mobilisation nationale ce mardi 19 janvier, de nombreux secteurs se sont donné rendez-vous dans les semaines à venir pour mener ces batailles. Le 19 janvier, c’était d’ailleurs également la journée que le secteur de la culture a choisie pour exprimer leur révolte face à la situation d’urgence absolue dans laquelle ils et elles ont été plongés par la gestion de cette crise par le gouvernement.
… comme dans le public
Tous les secteurs sont impactés par cette crise, c’est vrai, mais ils sont surtout déjà affaiblis par les politiques des gouvernements de gauche comme de droite de destruction des services publics et du code du travail… Dans le public, les personnels de santé déjà épuisés appellent à une journée de mobilisation nationale de plus le 21 janvier, pour des moyens et des embauches. Ils et elles seront suivis dès le 26 janvier par une large journée de mobilisation dans l’éducation, de la maternelle à l’université. L’éducation, qui a évidemment toutes les raisons de se mobiliser aujourd’hui pour protester contre les conditions de travail des personnels – enseignants et non-enseignants – et particulièrement leur abandon sur la question sanitaire. Parmi elles et eux, les assistantEs d’éducation, particulièrement précarisés, qui ont commencé à se mobiliser dès le 19 janvier après une journée de grève particulièrement réussie en décembre. Le 28 janvier, ce sera au tour du secteur de l’énergie (fraîchement privatisé), qui appelle clairement à une journée de grève pour la défense et le développement des services publics !
Regroupons nos forces : taper toutes et tous ensemble
Pour inverser le rapport de forces face à un gouvernement et un patronat à l’offensive, il faudra évidemment construire toutes ces mobilisations sectorielles, mais il faudra également savoir les rassembler. L’urgence est en effet à construire la convergence de toutes ces luttes et de nos intérêts. Les questions d’emplois, de salaires sont l’affaire de toutes et tous… De même que les questions sanitaires et les mobilisations contre l’autoritarisme ou contre les violences policières, avec notamment la lutte qui se poursuit contre la loi « sécurité globale ».
Le 23 janvier sera ainsi l’occasion de rassembler toutes celles et ceux qui luttent contre les licenciements et les suppressions de postes lors d’une manifestation nationale à Paris, lancée à l’appel des salariéEs du voyagiste TUI, victimes d’un « plan social » particulièrement destructeur. Puis, toujours dans la perspective de regrouper nos forces et de faire entendre notre refus de nous résigner face aux politiques antisociales d’un gouvernement qui fait chaque jour la démonstration de son refus de prendre en compte les intérêts de la majorité de la population, il s’agira de se saisir et de construire une mobilisation la plus large et puissante possible autour de la date du 4 février, journée de mobilisation nationale interprofessionnelle appelée par l’intersyndicale. Ce n’est qu’un début !
Manon Boltansky
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Affaire Duhamel: une libération de la parole sur l’inceste...
Les 15 jours qui ont suivi la parution du livre de Camille Kouchner « la Familia grande » ont été marqués par une onde de choc inédite, avec entre autres, depuis le week-end dernier, la libération de la parole sur l’inceste autour du hashtag #MetooInceste.
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L’usine des 1000 vaches, c'est fini !
Dans la Somme, en 2011, un magnat du BTP lançait le projet d'une usine pour produire du lait et du biogaz, avec 1000 vaches en stabulation : lait pour la vente et lisiers pour le méthaniseur. Mais, l'exploitant, fils du promoteur Michel Ramery décédé en 2016, a rencontré une forte opposition de l'association de riverainEs Novissen (Nos villages se soucient de leur environnement), plus de 3000 adhérentEs, de la Confédération paysanne, de partis dont le NPA. L’arrêt du projet, annoncé en décembre, est une victoire !
Commission Nationale Écologie
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Vaccins anti-Covid : pénurie capitaliste et apartheid vaccinal...
En France, depuis le 18 janvier, la vaccination a été élargie aux 5 millions de personnes de plus de 75 ans qui ne vivent pas en EHPAD, et aux 800 000 personnes qui présentent un risque de covid grave. Le gouvernement a été obligé de revoir en catastrophe son planning, qui réservait d’ici fin février la vaccination aux 800 000 résidentEs des EHPAD.
Tollé face à ce démarrage en forme de lent fiasco, alors que sur la seule journée du 18 janvier, 404 personnes sont mortes du virus, et que le variant anglais risque d’accroitre les contaminations. Mais rien n’est prêt alors que des millions de personnes veulent se faire vacciner. Il faut attendre, sur des lignes téléphoniques saturées, ou sur internet, quand on y a accès, un rendez-vous dans trois semaines, et des doses de vaccin qui n’arrivent pas !Symbole de la gabegie capitaliste, l’usine Pfeizer en Belgique doit s’arrêter pour réorganiser ses lignes de production, avec à la clef 140 000 doses délivrées en moins, et les usines de Sanofi sont à l’arrêt, faute de vaccin Sanofi à produire. Mais pas de problème pour l’actionnaire, qui a reçu 4 milliards de dividendes en 2020, les cours de l’action ne devraient pas trop plonger, un plan de licenciement de 400 chercheurEs est dans les tuyaux, alors que Sanofi a déjà supprimé 4 000 postes de chercheurEs dans le monde, 2 000 en France et reçu plus de 1,5 milliard d’euros de crédit d’impôts recherche sur 10 ans, sans compter les aides européennes ! Leurs brevets, leur secret des process de production, leurs profits… voilà ce qui limite la production de vaccins sûrs et bien testés. Alors il faut réquisitionner toutes les capacités de production pour fabriquer les vaccins qui ont reçu l’autorisation de mise sur le marché !
Symbole de ce monde de la vaccination dominé par le capitalisme, alors qu’il devrait s’agir d’un bien commun de l’humanité, Israël. Le taux de vaccination contre le covid y est certes le plus haut du monde. Mais pour obtenir le vaccin, le gouvernement a dû payer 40 % plus cher que le marché US. Et alors que toute la population juive du pays devrait être vaccinée fin mars, colons compris, rien n’est prévu pour la vaccination des PalestinienEs des territoires occupés. Ils devront attendre.
Pénurie, prix surévalués pour satisfaire l’actionnaire, et apartheid médical qui prive les plus pauvres et dominés d’accès aux vaccins, voilà leur monde soumis au profit. L’OMS prévoit que seulement 10 % des habitantEs des pays pauvres seront vaccinés fin 2021…
Franck Cantaloup
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Refuser les licenciements et les suppressions de postes...
À l’occasion de la journée de mobilisation contre les licenciements et les suppressions de postes du samedi 23 janvier, nous revenons dans ce dossier sur la situation de l’emploi en France à l’ère du Covid-19, les réalités derrière les chiffres des disparitions d’emplois, et les alternatives aux « solutions » capitalistes.
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Salaires, télétravail : les travailleurEs et la crise...
L’Organisation internationale du travail (OIT) vient de sortir deux rapports sur le travail au temps du Covid-19. Ils montrent que la pression à la baisse sur les salaires est très nette et que l’expansion du télétravail est lourde de risques pour les travailleurEs.
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Anniversaire de la Commune...
En ce début d’année 2021, qui marquera le 150e anniversaire de la Commune de Paris, Marc Plocki a accepté de nous présenter le projet de l’association « Faisons vivre la Commune ».
