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Actualités nationales... - Page 163

  • Soutien aux occupations des lieux culturels, ce n’est qu’un début !

    Le 4 mars, à l’issue de la journée de mobilisation appelée par les syndicats et organisations professionnelles du spectacle, commençait l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris. Le début d’une large mobilisation des travailleurEs du spectacle et de la culture pour défendre leurs droits, qui aujourd’hui fait tache d’huile, dans un contexte sanitaire certes compliqué mais surtout contre un gouvernement à loffensive.

    La culture défend des droits pour touTEs !

    Les occupations de lieux culturels se multiplient dans l’ensemble des villes : déjà plus d’une cinquantaine de théâtres, salles de spectacle, voire cinémas, où l’on se réunit dans le cadre d’« agoras » (assemblées générales ouvertes) pour élaborer des plateformes revendicatives et débattre des modalités d’organisation de la lutte. Celles et ceux qui font la culture doivent pouvoir décider de manière démocratique quels sont leurs besoins, et si et comment on ouvre les lieux culturels !

    Si la question de la réouverture de ces lieux (jugés non essentiels par ce gouvernement) est la seule exigence relayée par les médias, c’est bien le retrait de la contre-réforme de l’assurance chômage, que souhaite imposer le gouvernement pour le 1er juillet, qui est la revendication centrale du mouvement. Au-delà de la culture, cette attaque sans précédent va toucher l’ensemble du monde du travail et se traduire par une baisse drastique des allocations pour celles et ceux que l’on prive d’emploi.

    Pour la culture, le mouvement défend laccès aux droits sociaux pour touTEs, avec pour les intermittentEs la prolongation des droits au chômage d’au moins un an (la fameuse « année blanche »), mais également l’accès à un revenu décent pour les précaires de la culture, le respect des droits aux congés maternité, aux congés longue maladie, etc.

    Étendre et amplifier le mouvement

    Sans surprise, le pouvoir n’a rien à proposer, surtout pas le retrait de son projet néfaste sur l’assurance chômage. La ministre Bachelot s’est bien montrée aux premiers jours de l’occupation du théâtre de l’Odéon pour soutenir du bout des lèvres la possible réouverture des lieux de culture et lâcher un significatif « peut-être » sur la nécessaire « année blanche »… Cela avant d’effectuer un recul net et significatif sur toutes les questions !

    Le gouvernement refuse donc d’entendre les revendications des travailleurEs du spectacle et de la culture, comme c’est le cas pour l’ensemble des besoins de notre camp social. La situation devient de plus en plus difficile, avec l’installation dans la durée de la pandémie et ses conséquences, en particulier sur l’emploi et les conditions de travail. Pourtant le pouvoir continue son offensive contre l’ensemble de nos droits et la possibilité d’avoir des conditions de vie un minimum décentes pour touTEs.

    Face à lui, l’enthousiasme et le dynamisme des occupations n’ont pas dit leur dernier mot : la défense de revendications pour touTEs, contre le chômage et la précarité, pour l’accès aux droits sociaux minimum et le droit à vivre de son travail dans des conditions sanitaires satisfaisantes, pour le droit de décider collectivement et démocratiquement de nos vies, peut trouver un écho large.

    Convergeons vers les lieux d’occupation, et partout où cela est possible, multiplions-les ! Dans un contexte où la crise sanitaire pousse au repli sur soi et où le pouvoir, sans stratégie et dans l’improvisation constante, se montre totalement incapable d’y répondre, la lutte collective est pour nous « essentielle » !

  • « C’est le carcan de la rentabilité capitaliste qui fait que le monde est privé de vaccins » !

    Entretien. 
    Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait l’épidémie de Covid-19 comme une « pandémie ».
    À l’occasion de ce triste anniversaire, nous nous sommes entretenus avec 
    Frank Prouhet, médecin généraliste et l’un des initiateurs de l’appel « Brevets sur les vaccins anti-covid, stop. Réquisition ! ».

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  • Un plan d’urgence contre la crise, maintenant !

    Les mobilisations féministes autour du 8 mars ont été importantes, avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues. Petit à petit, la vague féministe internationale, qui se construit depuis plusieurs années, approche la France. Il est temps ! Ces mobilisations se dressent contre les violences faites aux femmes, le sexisme quotidien, mais aussi la dégradation terrible de la situation des femmes dans le cadre de la pandémie, en termes de conditions de travail dans l’entreprise et à la maison avec les violences conjugales…

    Elles sont une lueur d’espoir dans un contexte global difficile. Ainsi, le Premier ministre a annoncé que 60 % des personnes testées au Covid-19 seraient malades du « variant anglais ». Et les suppressions d’emplois continuent, y compris dans des entreprises parmi les plus puissantes comme Renault et Sanofi.

    Crise sanitaire et sociale, réponse répressive

    À cette situation, le gouvernement répond par le maintien de l’activité partielle qui ne rémunère qu’à 84 % du salaire net, par une réforme de l’assurance chômage qui va réduire les prestations de 840 000 chômeurEs à cause de l’augmentation de la durée de calcul des allocations, par une campagne de vaccination qui avance à pas de tortue... et par la répression et le racisme.

    Après avoir été très contestée dans la rue en novembre et décembre dernier, la loi « sécurité globale » revient au Sénat : elle permet de ficher les identifiants, photos, prises de positions de touTEs les contestataires, les syndicalistes, les militantEs... Au nom de la protection sanitaire, les discussions sur un éventuel « pass sanitaire » ouvrant des droits relèvent de la même démarche. Quant aux discours islamophobes, ciblant notamment les universitaires accusés d’« islamogauchisme », ils visent à faire croire à l’existence d’un ennemi intérieur qui menacerait la République...

    Aussi, l’extrême droite de Marine Le Pen et le pouvoir de Macron apparaissent de moins en moins en opposition. Certes, Le Pen voudrait fortement accélérer le processus et est directement liée aux bandes fascistes, mais en réalité les deux protagonistes veulent un État de plus en plus antisocial, autoritaire et raciste.

    Une réponse de notre camp social est urgente

    Qu’elles soient régionales ou présidentielle, les élections ne changeront pas nos vies. En revanche, il y a urgence à ce que s’exprime la voix des exploitéEs et des oppriméEs, pour défendre des mesures qui mettent fin aux reculs, qui améliorent vraiment nos conditions de vie.

    Pour faire face à l’épidémie, il faut faire du vaccin un bien commun de l’humanité, en commençant par interdire les brevets comme le propose une pétition signée par plusieurs milliers de personnes. Pour faire face à la crise économique, il faut interdire les suppressions de postes, partager le temps de travail sans perte de salaire pour supprimer le chômage, garantir un pré-salaire d’autonomie pour les jeunes, annuler les dettes publiques et des ménages, mettre fin aux discriminations et garantir l’égalité entre touTEs, quelle que soit notre origine, notre genre, notre sexualité...

    Voilà ce que les organisations du mouvement ouvrier — syndicats, associations, forces politique — pourraient défendre, dans les luttes, dans les élections, ou en construisant des assemblées populaires dans les quartiers et sur les lieux de travail, d’étude, de vie... C’est ce que porte le NPA, pour faire face à la crise du capitalisme et construire une autre société, touTEs ensemble !

  • Pour la culture et la défense de ses professionnels, soutien à l’occupation du théâtre de l’Odéon !

    Depuis le jeudi 4 mars, des professionnelEs du spectacle et de la culture occupent l’Odéon à Paris.

    En effet, depuis plusieurs mois, ce gouvernement reste sourd aux revendications légitimes de ce secteur en souffrance. Et la ministre de la Culture Roselyne Bachelot parle... mais ne fait rien !

    La mobilisation s’est donc amplifiée, et le 4 mars dernier, à l’appel de la fédération du spectacle CGT, rejoint par l’ensemble des organisations syndicale et professionnelles du secteur, des actions ont eu lieu dans toute la France.

    Les revendications restent les mêmes :

    - Prolongation des droits aux chômage d’au moins un an (année blanche) pour les intermittentEs ;

    - Accès aux droits et à un revenu décent pour touTEs les précaires de la culture (auteurs, plasticiens, jeunes entrants, etc.) ;

    - Respect des droits sociaux, congés maternité, congés longue maladie, etc.

    - Soutien aux caisses (Audiens, Médecine du travail, etc.) ;

    - Fonds d’aide aux artistes et technicienEs du spectacle ;

    - Réouverture des lieux culturels, avec mise en place de protocoles et moyens sanitaires ;

    Alors que les grands magasins et les lieux de culte sont ouverts, les musées et les théâtres restent fermés. Il est primordial de soutenir la vie culturelle vivante (alors que les collectivités et le gouvernement veulent généraliser le numérique) comme dimension essentielle de nos vies.

    Bachelot a annoncé un prolongement de l’année blanche... mais s'est rétractée ! Comment le Premier ministre pourrait-il le lui concéder alors qu’il a prévu 1 milliard d’économies sur le dos des chômeurs ? Nous demandons le retrait immédiat et l’abrogation de la réforme du chômage immonde dont l’application est prévue au 1er juillet.

    Face à ce gouvernement sourd, seul le mouvement, une mobilisation déterminée des professionnelEs, artistes, technicienEs, amateurs, public, peut imposer les mesures d’urgence. Avec sa commission culture, le NPA est à leurs côtés.

    Caisse de soutien à l’occupation de l’Odéon :
    https://www.helloasso.com/associations/fnsac/collectes/occupationodeon

  • 8 mars : toutes en grève !

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    Le 8 mars 2021 a lieu dans un contexte de crise globale du système qui touche particulièrement les femmes. Les emplois qu’elles occupent très majoritairement, notamment dans le domaine du soin mais aussi dans les services publics, ont souvent été en première ligne face à la crise du Covid-19. Et comme les femmes sont aussi celles qui occupent les emplois les plus précaires (70 % des temps partiels, 3/4 des bas salaires), ce sont elles aussi qui sont aujourd’hui les premières à subir les effets de la crise économique. Et alors qu’elles se sont retrouvées les premières de corvée, les violences ne se sont pas arrêtées, puisque les différentes phases de confinement et couvre-feu n’ont fait qu’accroître les violences intrafamiliales, les violences au foyer contre lesquelles le mouvement féministe s’est tant levé ces dernières années.

    Dans le même temps, le renforcement de la structure familiale (favorisé entre autres par la crise sanitaire) s’accompagne d’une offensive réactionnaire qui était déjà bien présente depuis plusieurs années. Le recul autour de la PMA, pour maintenir l’ordre moral et la famille traditionnelle, en est la dernière preuve. Les cadres collectifs sont de plus en plus difficiles à construire à cause de la pandémie, mais surtout à cause de l’État autoritaire. La loi sur le séparatisme accentue encore les attaques contre les musulmanEs, mais aussi, comme on l’a vu ces derniers jours, contre l’université et en particulier contre les courants progressistes de la recherche. Pendant ce temps-là, l’extrême droite se lâche et monte dans les sondages.

    Nous avons vu depuis les années 2010 renaître un mouvement féministe de masse, extrêmement combatif, qui pose la question de la violence structurelle au cœur de son combat, mais aussi la question du système capitaliste dans sa globalité. Parti d’Amérique latine, relayé en Pologne, dans l’État espagnol… ce mouvement met au centre la question de la grève féministe et avance la nécessité d’une lutte féministe à échelle internationale. Cet été, des militantEs zapatistes viendront du Chiapas – une région du Mexique – dans le cadre d’une tournée internationale pour rencontrer « toutes les personnes qui luttent sur les 5 continents ». Leur délégation est essentiellement composée de femmes et leurs préoccupations sont aussi les nôtres : « La survie de l’humanité dépend de la destruction du capitalisme ».

    Comme depuis plusieurs années maintenant, l’appel à la grève des femmes se construit de manière internationale, afin de montrer que sans les femmes le monde ne tournerait pas. Avec la crise du Covid-19, il est encore plus visible aujourd’hui que ce sont elles qui occupent très majoritairement les emplois et les fonctions nécessaires à la reproduction sociale. Il y a un enjeu à faire vivre un mouvement féministe massif et populaire, mais aussi un mouvement qui soit en capacité de faire le lien entre mouvements antiraciste, antifasciste, et mouvement LGBTI. La date du 8 mars doit être le début d’une riposte à la hauteur des enjeux : touTEs dans la rue et touTEs en grève le 8 mars !

    Dossier réalisé par la Commission nationale d’intervention féministe

  • Femmes en première ligne, femmes en lutte : le 8 mars, touTEs en grève !

    Ce lundi 8 mars 2021 a lieu dans un contexte de crise globale du système qui touche particulièrement les femmes. La grève féministe internationale, qui se construit depuis plusieurs années, prend d’autant plus d’importance pour combattre ce système dans toutes ses dimensions d’exploitation, de sur-exploitation des femmes et d’oppression sexiste, raciste et LGBTIphobe.

    La crise sanitaire a renforcé toutes les violences sexistes

    Avec la crise du Covid-19, les emplois qu’occupent très majoritairement les femmes, notamment dans le domaine du soin et de la santé mais aussi dans les services publics, sont en première ligne. Et comme les femmes sont aussi celles qui occupent les emplois les plus précaires (70 % des temps partiels, 3/4 des bas salaires), ce sont aussi les premières à subir les effets de la crise économique.

    Avec la pandémie, les violences ne se sont pas arrêtées, car les différentes phases de confinement et de couvre-feu n’ont fait qu’accroître les violences intra-familiales et au foyer, contre lesquelles le mouvement féministe s’est tant levé ces dernières années.

    Ordre moral et autoritarisme à l’offensive

    Dans le même temps, le renforcement de la famille traditionnelle (favorisé entre autres par la crise sanitaire et le confinement) s’accompagne d’une offensive réactionnaire déjà bien présente depuis plusieurs années. Le recul autour de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules ou les couples de femmes en est le dernier exemple. Pour les réactionnaires de tous bords, l’enjeu est de défendre et de maintenir l’idée (déjà dépassée dans les faits) d’un ordre moral et de la famille « traditionnelle ».

    Les cadres d’organisation collective sont difficiles à construire, à cause de la pandémie mais surtout à cause de l’État autoritaire. La loi sur le « séparatisme » accentue les attaques contre les musulmanes, mais aussi comme on l’a vu ces derniers jours contre l’université, en particulier contre les courants progressistes de la recherche. Et c’est l’extrême droite – qui peut se lâcher – qui en profite, progressant dans les sondages et les esprits...

    Pour un mouvement féministe radical et international, construire la grève !

    Depuis une dizaine d’années, un mouvement féministe de masse et extrêmement combatif se construit. Il pose la questions des violences structurelles de nos sociétés mais aussi celle du système capitaliste dans sa globalité. Parti d’Amérique Latine, relayé en Pologne, en Espagne… En Pologne, plusieurs journées de manifestation et de grève générale ont contraint le gouvernement ultra-catholique à reculer sur l’interdiction de l’avortement ! Ce mouvement met en son centre l’outil de la grève et avance la nécessité d'une lutte féministe à échelle internationale. Cet été, des militantEs zapatistes viendront du Chiapas (une région du Mexiquepour rencontrer « toutes les personnes qui luttent sur les cinq continents ». Leur délégation sera essentiellement composée de femmes dont les préoccupations sont aussi les nôtres : « La survie de l’humanité dépend de la destruction du capitalisme ».

    Depuis plusieurs années, l’appel à la grève des femmes se construit au niveau international afin de montrer que sans les femmes, le monde ne tournerait pas. Il y a un enjeu à faire vivre un mouvement féministe massif et populaire, ancré dans la lutte des classes, et qui soit aussi en capacité de faire le lien entre mouvements antiraciste, antifasciste, et LGBTI. La date du 8 mars doit être le début d’une riposte à la hauteur de ces enjeux : touTEs en grève et dans la rue ce lundi 8 mars !