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Actualités nationales...

  • Faisons front face à la montée du fascisme - Lettre ouverte aux organisations politiques, sociales et syndicales...

    La séquence des dernières semaines marque une nette accélération de la fascisation du débat public. Minute de silence à l’Assemblée nationale, diabolisation de l’antifascisme, complaisance envers l’extrême droite… Face à cette offensive politico-médiatique, la gauche sociale et politique doit être à la hauteur de la situation et construire un véritable front antifasciste avant qu’il ne soit trop tard.

    Si nous n’agissons pas dès maintenant, la fascisation du monde et du pays sera inévitable. L’extrême droite peut compter et compte déjà sur le soutien des milliardaires et de leurs médias, avec la légitimité que lui donne la droite traditionnelle en reprenant une partie de son discours et de son agenda. Elle peut compter aussi sur la complaisance du gouvernement et des institutions, la police et la Justice. 

    Le risque est immense 

    Le risque est grand que le 22 mars prochain l’extrême droite gagne de nombreux élus dans des municipalités clés, avec pour conséquence non seulement le verrouillage des institutions mais aussi un sentiment de confiance accrue pour les groupuscules nazis.

    La bataille médiatique et politique pour les présidentielles qui s’engagera dès le 23 mars 2026 risque d’être bien pire encore du point de vue du débat démocratique que ce que nous avons connu ces derniers mois. 

    Fake news, contre-vérités, matraquage médiatique nauséabond d’une part, attaques contre des locaux associatifs, syndicaux et politiques, les militantEs, les personnes racisées et les LGBTQIA+, d’autre part. Sans parler des menaces de répression, d’interdictions, de dissolutions… LFI étant odieusement ciblée de façon systématique pour la seule raison qu’elle incarne une opposition radicale au gouvernement et aux attaques antisociales, tant à l'Assemblée que sur le terrain.

    Nous réaffirmons notre pleine solidarité face à ces attaques, qui n’ont eu de cesse d’accabler la Jeune Garde et de dédouaner les groupuscules nostalgiques du régime de Vichy. Derrière LFI, c’est tout le mouvement ouvrier, toute la gauche sociale et politique, tout le mouvement pour l’égalité et l’émancipation qui est menacé. Ce sont nos conditions d’existence mêmes, à tout-es celleux qui luttent et résistent, qui sont mises en cause par la fascisation actuelle.

    Notre arme, l’unité 

    Nous, exploitées et opprimées, nous ne pouvons compter que sur notre propre force et notre nombre. Pour cela nous devons nous unir au-delà de tout calcul d’appareil.

    Nous avons besoin d’une réponse politique et sociale unitaire. C’est la seule manière de faire entendre notre voix, de montrer qu’une autre issue est possible, d’arrêter cette dynamique qui nous mènera à des années sombres. 

    L’enjeu dépasse donc de loin les concurrences électorales. Et les règlements de comptes politiques à gauche ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ni l’alignement sur les positions les plus droitières ni le sectarisme ne permettront de créer les conditions pour sortir de la nasse politico-médiatique. Nous devons faire front toutes et tous ensemble !

    Construire un front antifasciste

    Depuis des décennies, les politiques de casse sociale, sécuritaires et racistes nourrissent l’extrême droite. Au service des riches, Lecornu et Macron imposent leur politique par l’autoritarisme, la violence et le passage en force. Ces politiques ont ouvert la voie au RN et à la fascisation ambiante. Nous vivons un moment de bascule. 

    Il est urgent que l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives, au-delà des nuances et des calculs d’appareil, se réunissent pour préparer une riposte à la fois institutionnelle et militante partout dans les villes, les quartiers, les lieux d’études et les entreprises, à l’image de ce qu’a pu être la mobilisation pour le Nouveau Front populaire en 2024. Plus que jamais nous avons besoin d’un nouveau front résolument antifasciste et militant, car l’autodéfense unitaire sera vitale dans la prochaine période.

    Dans ce contexte, la mobilisation du 8 mars sera une première échéance de mobilisation sociale, féministe, antiraciste. La réussite de cette journée aura une importance capitale pour construire une réponse à l’extrême-droite. Mais nous devrons continuer.

    Nous vous proposons de nous rencontrer le plus rapidement possible, dès avant la manifestation du 14 mars, qui apparaît comme une échéance de mobilisation centrale pour nos organisations. Notre front commun qui doit s’inscrire dans la durée sera une base solide pour des initiatives : déclarations, meetings, manifestations. Nous, NPA-l’Anticapitaliste, ferons tout ce qui est à notre portée pour mettre en place un travail commun et nous nous inscrivons dans toutes les initiatives qui iraient dans ce sens.

    No Pasaran !

    Avec nos salutations anticapitalistes et antifascistes,

    Le Comité exécutif du NPA-l’Anticapitaliste

  • La circulaire Baptiste contre la liberté d’expression dans les universités..

    Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a annoncé mardi 17 février l’interdiction des meetings politiques dans les universités « en cas de risque pour l’ordre public ». C’est une attaque de plus contre la liberté d’expression au sein des facs.

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  • Défendre, étendre, démocratiser les services publics municipaux...

    La question des services publics sera au centre de la campagne pour les élections municipales. D’une part, les prérogatives des municipalités ou des intercommunalités touchent à de multiples aspects de la vie quotidienne des habitantEs d’un territoire : petite enfance, éducation, vieillesse, santé, culture, eau, déchets... D’autre part, tout cela donne lieu à une offre privée qui vise de juteux profits et entre en concurrence avec les régies et autres services publics municipaux. Enfin, les politiques d’État visant à détourner l’argent mettent les communes sous pression…

    Dossier réalisé par Vincent Gibelin

  • L’Ukraine quatre ans après...

    Il y a maintenant quatre ans, le 24 février 2022, la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine. Près de 1 500 jours après, le conflit reste actif sur plusieurs axes du front. L’armée russe maintient une pression constante au prix de lourdes pertes.

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  • Une inquiétante complaisance avec le fascisme...

    La séquence marque une nette accélération de la fascisation du débat public. Minute de silence à l’Assemblée, diabolisation de l’antifascisme, complaisance envers l’extrême droite… Face à cette offensive politico-médiatique, la gauche sociale et politique doit se hisser à la hauteur de la situation et construire un véritable front antifasciste.

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  • 8 mars, grève féministe ! Journée internationale de lutte pour les droits des femmes...

    Le dimanche 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et la grève du travail salarié et domestique : touTEs dans la rue !

    Solidarité avec les femmes du monde entier !

    Avec la montée des guerres impérialistes et de l’extrême droite, les femmes et les minorisées de genre sont touchées de plein fouet. Utilisation du viol comme arme de guerre, violences reproductives, génocide, colonisation… : nous sommes solidaires des femmes du monde entier. Mais partout, les femmes résistent et s’organisent, comme le mouvement Femmes Vie Liberté en Iran !

    Lutter contre la montée du masculinisme

    Le rapport du Haut Conseil à l’Égalité est sans appel : les discours sexistes et masculinistes augmentent, les inégalités sociales et économiques persistent et les violences sexuelles perdurent ou augmentent. Pendant ce temps, le budget du gouvernement, en s’attaquant entre autres aux services publics, va exacerber les inégalités femmes-hommes. Alors qu’il faut la retraite à 60 ans, hausser les salaires et revaloriser les minima sociaux et les métiers féminisés. Revendiquons aussi la réouverture des centres IVG fermés et une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Organisons-nous face au patriarcat !

    Un féminisme résolument antifasciste

    La montée du masculinisme n’est pas sans lien avec la montée de l’extrême droite. L’extrême droite milite contre l’IVG, les droits des personnes trans et LGBTI, l’indépendance des femmes et se nourrit du racisme et de toutes les oppressions. Des groupes fémonationalistes voulant nous faire croire que la violence serait le fait d’hommes étrangers, alors que les coupables sont d’abord les conjoints ou ex-conjoints, tentent de s’introduire dans nos manifs. Nous refusons l’instrumentalisation de la lutte féministe à des fins racistes et xénophobes ! 

    Le climat qui accompagne la mort d’un militant néo-nazi dans le contexte des municipales 2026 doit alerter le mouvement féministe. Menaces de mort et attaques contre des militantEs antifascistes, défilés néo-nazis, attaques contre des bars de « gauche », encouragés par les chaînes d’info racistes et les prises de position du gouvernement… C’est tout le mouvement social, féministe, antiraciste et écologiste qui est en danger.

    Un front féministe et antifasciste le plus large possible est nécessaire ! Nous sommes fortes, nous sommes fières et solidaires : le 8 mars, soyons nombreuses et nombreux en grève et dans la rue !

  • Grève à la Clinique de La Borde, quand la psychiatrie institutionnelle se heurte au management néolibéral...

    La Clinique de La Borde occupe une place singulière dans l’histoire de la psychiatrie. Implantée en Loir-et-Cher, cette clinique est historiquement associée à la psychiatrie institutionnelle : primauté du collectif, relations soignantEs/soignéEs, organisation basée sur des principes démocratiques et sur la continuité du soin. 

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  • La biodiversité est-elle soluble dans le capitalisme ?

    Frédéric Malvaud, membre de la commission nationale écologie, donne ses premières réactions au rapport publié le 8 février par l’IPBES « Business and biodiversity ».

    L’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), organisme intergouvernemental indépendant, est l’équivalent pour la biodiversité du GIEC, qui traite du climat. L’IPBES rassemble des scientifiques et 150 États qui valident les « rapports aux décideurs », ce qui en fixe les limites.

    Un verbiage pour que les citoyenEs n’y comprennent rien…

    Le constat confirme « l’écocide capitaliste » : « Les pertes de biodiversité causées par l’activité économique mettent en danger l’avenir des entreprises, l’économie et la société mondiale. Les impacts des entreprises sur la biodiversité ont des effets profonds sur la santé et le bien-être humains. »

    Qu’est-il possible de faire ? « Pour que les entreprises jouent un rôle central dans l’arrêt et l’inversion de la perte de biodiversité, les conditions actuelles dans lesquelles elles opèrent doivent être fondamentalement modifiées […] cadres juridiques et réglementaires, systèmes économiques et financiers, valeurs sociales, normes et culture, technologie et données… » D’abord, il faut tout changer. Puis, les États et les entreprises pourraient agir. C’est plus clair ?

    Est-ce qu’on le fait ? « Les conditions actuelles perpétuent les affaires comme d’habitude et ne soutiennent pas le changement transformateur nécessaire pour arrêter et inverser la perte de biodiversité. Moins de 1 % des sociétés mentionnent leurs impacts sur la biodiversité dans leurs rapports. » Constat sans appel : les États et les entreprises ne font rien pour changer…

    Alors on fait quoi ?

    Plusieurs hypothèses peuvent expliquer l’absence de solutions proposées par les scientifiques de l’IPBES. Ou ils sont d’une naïveté déconcertante et croient que les États (capitalistes) et les entreprises (capitalistes), à qui on demande de sacrifier leurs profits, vont répondre : « Ah oui, c’est vrai, on n’y avait pas pensé ! ».

    Peut-être savent-ils que leur rapport a une dimension illusoire, mais le publient pour laisser croire qu’il est possible de transformer le capitalisme en un système préoccupé du bien-être de la planète. 

    Ou alors, ce rapport est un jeu de dupes. Les scientifiques espèrent faire passer le message du caractère écocide du capitalisme, et les États contrôlent la rédaction pour entretenir l’illusion.

    On peut choisir son hypothèse. En se rappelant les conclusions du rapport des services secrets du gouvernement britannique, le 30 janvier : « Tous les écosystèmes essentiels sont sur la voie de l’effondrement (ils perdent leur fonction de manière irréversible ou sont impossibles à réparer). Leur effondrement présente une menace pour la sécurité et la prospérité nationale, car il engendrera une instabilité géopolitique et économique et une intensification des conflits et de la concurrence pour les ressources. »

    Comme l’indique le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), « pour chaque dollar dépensé pour protéger l’environnement, 30 dollars sont encore investis, à l’échelle mondiale, dans des activités qui le détruisent ». En conclusion, il y a peut-être urgence à s’engager fortement pour sortir du capitalisme…

    Commission nationale écologie

  • Faire front face à la fascisation, être solidaires de la France Insoumise...

    Faire front face à la fascisation, être solidaires de la France Insoumise

    Après le classement à l’extrême gauche de La France insoumise par le ministère de l’Intérieur et les attaques incessantes visant à la délégitimer politiquement, la séquence politico-médiatique après les événements du 14 février à Lyon confirme la tendance.

    Il s’agit pour certains de construire des chaînes d’équivalence infamantes pour mieux normaliser l’intégration des extrêmes droites dans « l’arc républicain ».

    Ainsi, LFI serait d’extrême gauche, antifasciste, donc violente. Ou LFI serait d’extrême gauche, propalestinienne, donc antisémite. Ou encore, LFI serait d’extrême gauche, islamogauchiste, donc antirépublicaine…

    Le danger n’est plus seulement celui d’une délégitimation morale et politique. Depuis plusieurs jours, à l’unisson de l’extrême droite, les éditorialistes et leurs invitéEs politiques, les membres du gouvernement, le Premier ministre et le président de la République se déchaînent contre la FI.

    Cela encourage les passages à l’acte et fait peser une menace directe sur ce mouvement : des permanences taguées, des menaces de mort et même une alerte à la bombe contre son siège. Il s’agit d’une pression intolérable, d’autant plus scandaleuse qu’elle a lieu en pleine campagne électorale.

    La violence des propos du gouvernement, des chaînes d’info racistes et de plusieurs publications de droite peut favoriser des passages à l’acte encore plus violents.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien à La France insoumise.

    La FI est au centre de l’offensive en raison de son poids politique et électoral, de ses prises de position en solidarité avec le peuple palestinien et contre la politique macroniste.

    Au-delà, c’est tout le mouvement social, toute la gauche radicale – celle qui ne se résigne pas face aux attaques de ce gouvernement au service des classes dominantes – et les mouvements antiracistes, féministes, LGBT, anticapitalistes qui sont également menacés.

    Quelles que soient nos divergences, défendre LFI face aux attaques qu’elle subit est un impératif. C’est tout le mouvement ouvrier, toute la gauche combative, tout le mouvement pour l’égalité et l’émancipation qui doit faire bloc face à la fascisation en cours.

    Renforcer les solidarités à tous les niveaux et constituer un véritable front unique antifasciste, c’est urgent et vital.

    Nous appelons l’ensemble des forces sociales et politiques opposées à la fascisation ambiante et aux politiques austéritaires à faire face collectivement aux attaques brutales de l’extrême droite, de la droite et du pouvoir.

  • Fin des APL pour les étudiantEs hors UE...

    Après avoir mis en place des dispositifs racistes et précarisants tels que « Bienvenue en France », le gouvernement décide encore une fois de s’attaquer aux droits des étudiantEs étrangerEs hors UE en retirant les APL à toustes les non-boursierEs sous prétexte qu’iels auraient donc suffisamment de moyens et ne seraient pas assez pauvres pour les mériter. 

    Cette logique n’est qu’un pas supplémentaire dans la rhétorique profondément productiviste et raciste de l’État français, qui désire soutenir uniquement des placements « rentables » d’étudiantEs inséréEs dans le territoire… tout en expulsant à tour de bras les étudiantEs étrangerEs des CROUS et logements sociaux.

    Les modalités d’accès aux bourses sur critères sociaux pour les étudiantEs sont si étroites que seulEs 2 à 3 % des étudiantEs extra-communautaires peuvent y prétendre, et les APL constituaient jusque-là un revenu de substitution essentiel !

    De plus, l’augmentation des frais de visa et taxes de séjour doit doubler cette année.

    Le budget Lecornu est un véritable budget raciste qui s’acharne sur les plus précaires et fragiles et qui cherche à faire des économies sur le dos des plus isoléEs. En effet, les étudiantEs étrangerEs sont les moins représentéEs dans les bourses au mérite, leurs projets sont les moins sélectionnés pour des subventions et, lors des conflits entre étudiantEs et l’administration, iels sont les moins défenduEs.

    Le retrait des APL aux étudiantEs étrangerEs, c’est le retrait de 100 à 200 euros par mois à des jeunes pour qui cela représente l’entièreté de leur budget alimentaire.

    Face aux politiques racistes et austéritaires du gouvernement Lecornu et de ceux qui l’ont précédé, les Jeunesses Anticapitalistes appellent les étudiantEs à s’organiser pour un enseignement supérieur gratuit et ouvert à toustes.

    Jeunesses Anticapitalistes