Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualités nationales... - Page 39

  • Pour la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités, dégageons Macron !

    Pour la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités, dégageons Macron

    Les journalistes aux ordres du pouvoir nous répètent tous les jours qu’il faut stabiliser le gouvernement et lui permettre de voter son budget, sous peine de sombrer dans le chaos. Mais le chaos, c’est le refus par Macron de reconnaître que sa politique est minoritaire et qu’il n’est pas légitime.

    Le chaos, c’est aussi quarante ans de politiques néo-libérales, qui ont détruit les services publics et vidé les caisses de la Sécurité sociale, en multipliant les exonérations et les exemptions fiscales pour les patrons. Le chaos, c’est la misère créée par l’inflation, l’austérité salariale et les licenciements que les gouvernements de Macron ont laissé faire et souvent encouragés.

    Il faut abroger les contre-réformes des retraites

    Alors que la contre-réforme des retraites de Borne a été censurée par la population dans la rue comme dans les urnes, Bayrou refuse de l’abroger. Il propose de « l’aménager » en ouvrant des discussions, ce qui permet au patronat de reprendre l’offensive, en demandant maintenant la suppression de la retraite par répartition, lui qui bénéficie de plus de 140 milliards d'aides publiques par an !

    Le pays produit assez de richesses pour permettre à toutes et tous les salarié·es de partir à la retraite dès 60 ans, avec 37,5 annuités, comme cela a été le cas pendant des décennies. Dans un pays où l’espérance de vie en bonne santé est de 63 ans, il n’y a pas d’autre solution, si nous voulons d’une société où l’on ne soit pas condamné à travailler jusqu’à épuisement.

    Imposons une autre politique !

    La crise du macronisme est celle d’un système, qui est aujourd’hui à bout de souffle et nous amène au bord du gouffre. En sortir, c’est s’engager sur d’autres voies que celles du capitalisme et du productivisme, qui épuisent la nature et la population. C’est aussi sortir de ce monde de concurrence généralisée, qui provoque les guerres et les inégalités.

    La démocratie, c’est le respect de la volonté populaire, qui n’a jamais voulu de cette contre-réforme des retraites, ni de celles qui l’ont précédées. C’est pourquoi, il faut changer ces institutions. Face à l'impasse démocratique et la dérive autoritaire qui va croissante, il faut imposer un processus constituant pour changer de régime. Il nous faut poser les bases d’une autre société, qui parte des besoins de la population et des limites écologiques de notre environnement. Cela suppose de partager les richesses et le temps de travail, en produisant pour satisfaire nos besoins et non les appétits des actionnaires. C’est cette voie que commencerait à ouvrir la mise en place d’un droit à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités, qui reconnaîtrait que nos vies doivent passer avant leurs profits.

  • Retour sur le 25 novembre : toutes unies contre les violences et les féminicides...

    À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, de nombreuses manifestations ont eu lieu partout dans le monde. En France, où près de 80 000 femmes ont manifesté, la journée était marquée par le procès Mazan1, qui depuis plusieurs mois vient fortement impacter le débat public sur le viol, son intentionnalité, l’impunité des agresseurs et la place du consentement dans la loi. Il y aura un « avant et un après » Mazan car Gisèle Pélicot est devenue un symbole pour de nombreuses femmes qui se reconnaissent dans son histoire.

     

    Le mouvement féministe face au Backlash

    Ce procès concentre une forme exacerbée de la violence faite aux femmes. L’écho important de ce procès est également lié à deux éléments marquants de la période : d’une part une exacerbation des antagonismes de classe (avec une forte polarisation due à la montée de l’extrême droite) et, d’autre part, un accroissement des tensions lié aux avancées obtenues par les luttes des femmes    Des études récentes ont montré un écart de plus en plus marqué entre les hommes et les femmes des plus jeunes générations sur les questions sociales et l’adhésion aux valeurs féministes.

    Depuis le mouvement MeToo, les violences faites aux femmes sont plus visibles et moralement condamnées : Le rapport de l’ONU, sorti ce 25 novembre, rapporte que le nombre de féminicides (80 000 par an, soit 1 toutes les 10 minutes) est beaucoup plus élevé que leur évaluation initiale du fait d’un meilleur recueil des données. Le nombre de plaintes pour agression sexuelle et viol a augmenté dans la foulée des mouvements de dénonciation des violences.

    Inversement on observe un fort backlash, antiféministe et réactionnaire, visant à protéger les agresseurs et attaquer les femmes et leurs droits. Après l’élection de Trump, les mouvements masculinistes ont éructé « Your Body, My Choice [Ton corps, mon choix] ». D’après le dernier rapport du Haut Conseil pour l’Égalité Femmes-Hommes, le sexisme s’ancre et progresse en France. En Italie, le gouvernement Meloni menace et dégrade l’accès à l’IVG. Pour protester contre ces attaques, elles étaient 150 000 manifestantes à Rome pour ce 25 novembre.

     

    Le 25 novembre : date de solidarité internationale

    Ce 25 novembre nous rappelle la solidarité internationale d’abord avec les femmes victimes des guerres, des violences sexuelles et de génocide, en particulier en Palestine, en Ukraine, au Soudan, au Congo. En Afghanistan, le gouvernement taliban a annoncé que les femmes ne seront plus autorisées à poursuivre des études de santé, notamment dans les écoles de sages-femmes et infirmières. À Téhéran, une étudiante qui s’est dévoilée et déshabillée au sein de son université pour protester contre le port du voile obligatoire a été arrêtée puis internée en hôpital psychiatrique. Au Mexique, la violence contre les femmes prend des proportions atroces : 10 femmes meurent chaque jour sous les coups, et des milliers de femmes disparaissent chaque année.

    La solidarité entre femmes dans le monde entier se construit grâce au partage de nos mobilisations et de nos expériences de lutte. Ainsi, suite à l’élection de Trump aux États-Unis, un certain nombre de femmes ont revendiqué de reprendre le mouvement des 4B des femmes de Corée du Sud : les mouvements des femmes s’étendent et se consolident partout dans le monde. Le capitalisme et le patriarcat n’ont pas de frontière, notre solidarité féministe et nos luttes les détruiront !

    Commission nationale d'intervention féministe

  • Lettre du NPA l'Anticapitaliste à La France Insoumise...

    Chères et chers camarades de La France insoumise,

    Nous avons pris contact avec vous en décembre, notamment autour de la question des licenciements et des mobilisations à construire, un peu avant que la motion de censure ait les conséquences institutionnelles que nous connaissons.

    Par cette lettre, nous tenons à vous redire que nous souhaiterions vous rencontrer pour discuter de la situation sociale et politique et des initiatives que nous pourrions prendre ensemble. La crise politique qui perdure nous oblige à l’unité et à la radicalité.

    La montée de l’extrême droite, la menace de l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national – que ce soit à l’occasion d’élections législatives, de la nomination d’un nouveau gouvernement par Macron ou de la prochaine présidentielle – est un danger mortel pour les classes populaires.

    Nous estimons que, face à cette menace, l’unité de la gauche est nécessaire, dans la rue bien sûr, et aussi, souvent, dans les urnes.

    Sur bien des combats, nous nous retrouvons avec vous : contre le racisme, pour la Palestine, contre les inégalités sociales grandissantes et les attaques du capitalisme sur les services publics et la protection sociale, contre les accents guerriers que prennent les dirigeants à l’échelle du monde dans la concurrence économique que les États se livrent et également pour l’indépendance de la gauche vis-à-vis de Macron et du gouvernement, ainsi que sur le rejet de la Ve République la nécessité d’une constituante, et l’idée qu’il faut dégager Macron. Même si notre rapport aux élections et aux institutions ne converge pas toujours, nous sommes convaincus que nous partageons des éléments essentiels quant à la nécessité de l’implication des classes populaires dans le champ politique.

    Nous pensons qu’une contre-offensive du monde du travail et des classes populaires est une nécessité absolue : sans changement du rapport de forces politique, lequel ne peut venir que de mobilisations populaires, la victoire de l’extrême droite nous semble inéluctable. Pour cela, il est nécessaire de penser l’unité de la base au sommet, que ce soit dans la rue ou dans les urnes, afin de développer des outils pour résister. C’est dans ce sens, que nous continuons à défendre la construction du NFP et de son programme partout où nous sommes présents. 

    Par ailleurs, nous partageons l’idée de consolider une gauche indépendante de Macron et de son gouvernement, fidèle à ses valeurs et au programme qui était celui du NFP. C’est pourquoi nous pensons qu’il est nécessaire de renforcer la gauche de rupture, celle qui refuse les compromis avec Macron et qui pense que face à la crise systémique du capitalisme, il est nécessaire de penser à une alternative globale.

    Nous vous proposons donc de nous rencontrer pour discuter de la situation actuelle, de quelles campagnes nous pourrions mener ensemble, de comment construire une gauche de rupture, et d’inclure dans cette discussion un échange sur les prochaines élections.

    Veuillez recevoir, chères et chers camarades, nos salutations anticapitalistes.

    Le Comité exécutif du NPA-l’Anticapitaliste

  • Faire face à l’austérité dans les collectivités...

    Dans le cadre de l’élaboration du budget 2025, Barnier a demandé début octobre un effort de 5 milliards d’euros1 aux collectivités territoriales, entraînant une levée de boucliers bien légitime. Il faut dire qu’avec les différentes lois de décentralisation, les collectivités territoriales se sont retrouvées, aux différents échelons, avec de plus en plus de compétences.

    Lire la suite

  • Pour la socialisation du travail reproductif...

    Face aux contre-réformes libérales, qui cherchent à renvoyer le travail reproductif vers la sphère familiale privée et vers des services privés marchands, la lutte pour sa prise en charge socialisée par la Sécurité sociale et par des services publics de qualité s’inscrit dans le combat féministe et anticapitaliste pour l’émancipation.

    Lire la suite

  • La fabrique du déficit public...

    La loi de finances 2024, préparée par le gouvernement Borne en octobre 2023, prévoyait un déficit égal à 4,4 % du PIB. Le Premier ministre Barnier déclarait avoir « découvert » lors de sa prise de fonction qu’il s’élève finalement à 178,2 milliards d’euros, soit 6,1 % du PIB. Ce sont environ 50 milliards d’euros de plus que prévu, malgré l’annulation par décret de 10 milliards d’euros de crédits en février 2024, et de 5 milliards supplémentaires au travers de la loi de finances de fin de gestion, essentiellement dans la fonction publique d’État. Le gouvernement a-t-il laissé filer sciemment le déficit ?

    Lire la suite