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Actualités nationales... - Page 67

  • Contre le gouvernement Barnier, touTEs dans la rue le 1er octobre !

    Contre le gouvernement Barnier, touTEs dans la rue le 1er octobre !

    Plus de deux mois après les législatives, un nouveau gouvernement est enfin mis en place. Continuant dans un déni démocratique total, c’est un Premier ministre de la plus faible formation à l’Assemblée qui a été choisi, clairement pour mener une politique d’austérité et de répression. Les ministres sélectionnéEs pour l’accompagner donnent une indication claire du programme qui sera mis en place. Pour résister aux attaques, il n’y aura qu’une solution : la résistance dans la rue, par la grève, par toutes nos mobilisations !

    Un gouvernement de combat au service du patronat

    On savait que la 5e République était antidémocratique. Macron et Barnier sont en train de bien le prouver. Alors que les législatives ont donné une courte majorité relative au Nouveau Front populaire, c’est un gouvernement d'alliance droite-droite extrême qui est constitué par Barnier. Placé sous la menace permanente d’une motion de censure, il ne pourra se maintenir qu’à condition de mener une politique qui se plie aux exigences du Rassemblement National. L’annonce de la nomination de Retailleau à l'intérieur est très claire : chasse aux migrantEs, durcissement des mesures anti-immigréEs, attaques contre les LGBTI, répression… Cette nomination est une allégeance affirmée au Rassemblement National. Dans le même genre, l’annonce de la nomination de Laurence Garnier à la famille et à l’enfance semble avoir posé problème même aux macronistes. Elle est en effet connue pour ses prises de positions pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, s’est engagé dans « La manif pour tous » contre le mariage entre personnes de même sexe… Elle n’a finalement pas été retenue mais touTEs les ministres choisiEs constituent un gouvernement ultra réactionnaire. 

    En parallèle, les feuilles de route budgétaires qui ont commencé à circuler sont elles aussi claires : plus 3,3 milliards pour la défense, moins 2,3 milliards pour le ministère du travail, baisse pour l’enseignement supérieur, stagnation pour la santé, l’école et la culture…

    En grève, dans la rue, contre ce gouvernement et sa politique !

    Le pouvoir en place ne connaît que le rapport de force. Pour dégager Macron, Barnier et son gouvernement il n’y aura pas de raccourci via les institutions. C’est dans la rue que ça se passe !

    Le 1er octobre nous devons être très nombreux/euses pour défendre des mesures dans la lignée du programme du Nouveau Front Populaire : l’augmentation des salaires et de tous les revenus, des plans d’urgence pour les services publics comme la santé et l’école, l’abrogation de la réforme des retraites, de celle du choc des savoirs dans les collèges, pour la défense des droits des travailleurs/euses notamment avec la remise en place des CHSCT supprimés par les ordonnances Macron de 2019, etc.

    Le 1er octobre, nous devons aussi êtres très nombreux/euses pour dénoncer le racisme, le sexisme, la LGBTIphobie de ce gouvernement lié au Rassemblement National, pour défendre le droit d’asile, la régularisation des sans-papiers, le droit au logement pour touTEs, pour défendre les droits des femmes et des minoriséEs de genre.

    Le 1er octobre, nous devons être touTEs dans la rue, uniEs comme nous l’avons été contre le Rassemblement National en juin dernier. Pour faire barrage à la politique réactionnaire et antisociale de ce gouvernement, pour imposer nos mesures d’urgence, pour dégager Macron, Barnier et son gouvernement, pour sortir de cette Ve République antidémocratique, il faudra que nous soyons fortEs et déterminéEs, en grève, dans la rue et pas seulement le 1er octobre.

  • Un seul lieu… pour continuer le combat !

    Ça y est ! La souscription pour un local pour le NPA-l’Anticapitaliste est lancée ! Ce n’est pas une souscription comme les autres. Avec un objectif de 800 000 euros, elle est la plus ambitieuse de notre histoire. L’objectif est de nous projeter sur le long terme en vendant notre local parisien pour acheter et rénover notre local historique de Montreuil. Celui-ci abrite depuis les années 1970 l’imprimerie Rotographie qui sortait chaque jour, puis chaque semaine Rouge, et aujourd’hui l’Anticapitaliste.

    Aujourd’hui, nos moyens d’expression sont beaucoup plus variés : presse papier, vidéos, site. Nous avons besoin d’un studio. Nous voulons non seulement exprimer nos idées mais aussi être organiséEs pour faire des ­propositions et les mettre en pratique. 

    Rassembler nos activités

    Pour faire tout cela, notre bâtiment historique à Montreuil est adapté. Il doit être transformé en un lieu qui peut abriter toutes nos activités, y compris notre librairie qui est aussi un de nos moyens d’expression qui permet de proposer, voire d’éditer des ouvrages de notre courant et de ceux avec qui on est en dialogue.

    Ce sera également un lieu où nous pourrons proposer à la IVe Internationale d’avoir ses bureaux en France, comme c’est le cas depuis 30 ans. Nos camarades jeunes qui sont en pleine reconstruction pourraient également s’y réunir et s’organiser. Enfin, bien sûr, nos camarades de la région parisienne pourraient également se réunir et préparer leurs actions. 

    Pour pouvoir faire tout cela, il faut une vraie transformation du bâtiment, avec les nouvelles technologies ; l’imprimerie, qui est aussi une de nos activités, voit et verra encore dans l’avenir ses machines prendre beaucoup moins de place. Ce qui nous permet d’envisager de regrouper toutes nos activités dans un seul lieu, dont nous souhaitons devenir propriétaire pour garantir notre autonomie.

    Le soutien de toutes et tous

    Ne touchant aucune aide publique, le NPA ne peut vivre que des dons et cotisations des personnes physiques et le plafond est de 7 500 euros annuel par personne. Malgré la réduction fiscale, très peu de gens peuvent verser une telle somme… en tout cas parmi ceux qui versent au NPA habituellement. Cela veut donc dire qu’il nous faudra beaucoup de dons pour atteindre notre objectif. Nous aurons donc besoin du soutien de tout notre milieu. D’abord le milieu proche et personnel : famille, amis, collègues. Ensuite tous nos sympathisantEs, localement ou partout en France sur les réseaux sociaux. Enfin tous les ancienEs de notre courant, qui ont milité à la LCR ou au NPA et qui nous soutiennent encore.

    Le NPA a développé une orientation unique dans le paysage de la gauche révolutionnaire : contre le campisme qui mine la gauche sur le soutien à la résistance du peuple ukrainien ; pour l’écosocialisme qui s’est traduit par sa présence à la manifestation de Sainte-Soline contre les mégabassines ; contre l’instrumentalisation de l’anti­sémitisme pour bâillonner le soutien au peuple palestinien victime de génocide ; pour le front unique dans la rue et dans les urnes, que ce soit l’année dernière dans la lutte contre la réforme des retraites ou en juin dernier lors des législatives en construisant le NFP. À la fois unitaire et radical ! 

    Nos comités sont mobilisés, nous le savons, pour la réussite de cette souscription. Faire un don n’est pas une adhésion à tout ce que le NPA dit et fait. Cela peut être un geste démocratique vis-à-vis d’un courant certes petit mais très ancien et influent. Nous comptons sur vous !

    Commission souscription

    https://souscription.npa2009.org/ 

  • Assez de morts et d’oppression coloniale, liberté pour le peuple Kanak !

    Le NPA présente ses condoléances à la tribu de Saint-Louis, aux familles des deux jeunes hommes abattus par le GIGN dans la nuit 18 au 19 septembre et à toute la population de Kanaky qui s’identifie à ces jeunes dans la continuité de tous celles et ceux tombé·s pour avoir défendu la dignité de leur peuple et l’indépendance de leur terre.

    Le NPA partage « l’indignation et la tristesse » du FLNKS exprimées dans son communiqué « Halte au génocide. L’État français fait la guerre à la tribu de Saint-Louis ». Le nombre de morts s’élèvent à trois dans cette tribu, après l’exécution de Rock Victorin Wamytan le 10 juillet dernier. Une tribu de 1 200 personnes coupées du reste de l’île par des blindés et la présence permanente de centaines de forces de l’ordre, qui ne peut se déplacer qu’à pied après avoir été contrôlée !

    Le NPA dénonce la militarisation contre le peuple de Kanaky, depuis qu’a éclaté la révolte contre la loi de recolonisation votée le 13 mai à Paris par la droite et l’extrême droite. 4 000 forces de l’ordre sur place en permanence, plus de 2 600 interpellations recensées début septembre, au moins 200 emprisonnements dont 13 dirigeant·es de la CCAT et parmi elleux 7 déporté·es en France. Alors que les meurtriers civils de trois jeunes Kanak, sont tranquillement chez eux avec un dérisoire bracelet électronique. Des chiffres qui montrent l’acharnement de l’État français, sous la pression des loyalistes radicalisés, à briser la résistance du peuple de Kanaky.

    Le NPA réclame des enquêtes indépendantes des institutions coloniales pour connaître la vérité et permettre la justice pour les jeunes assassiné·es par les loyalistes et les forces de l’ordre françaises. Le NPA exige la libération de tous les prisonniers politiques dont les 13 de la CCAT inculpé·es comme responsables politiques de la révolte. Le retrait des forces de l’ordre qui assassinent, du haut commissaire et du procureur qui les dirigent et leur assurent l’impunité est une condition indispensable pour engager une désescalade.

    Le NPA revendique la reprise du processus de décolonisation que Macron et l’État français veulent définitivement clôturer au mépris du vote très clair de la population de Kanaky aux législatives de juillet où les candidat·es indépendantistes ont obtenu des scores inédits et de fait majoritaires à l’échelle du territoire, malgré les tripatouillages de circonscriptions qui n’ont permis l’élection que d’un député FLNKS, Emmanuel Tjibaou.

    Justice et liberté pour le peuple de Kanaky ! Le droit à l'autodétermination est un droit reconnu internationalement, mais bafoué par l’État français. Il doit être mis en œuvre.

  • Soutien à Elias d’Imzalène ! Non à la répression des voix qui soutiennent la Palestine !

    Dimanche 8 septembre, Urgence Palestine, les Blouses blanches et le CNPJDPI ont organisé une manifestation, pour le onzième mois consécutif, contre le génocide en cours en Palestine occupée. Le NPA-l’Anticapitaliste y était présent avec entre autres l’organisation Perspectives musulmanes.

    Parmi les prises de parole, celle d’Elias d’Imzalène, figure de Perspectives musulmanes, a repris le mot d’ordre d’intifada. Nous partageons ce mot d’ordre : il signifie la révolte, mais aussi la solidarité, l’internationalisme. L’intifada n’est en rien une résistance spécifiquement islamique, elle ne peut encore moins être dite intégriste. Et oui il y a urgence à un soulèvement populaire pour arrêter le génocide en cours contre le peuple palestinien. 

    Derrière les accusations contre Elias d’Imzalène, il y a en réalité une offensive islamophobe qui amalgame les musulman·es à des intégristes et des semi-terroristes. Il y a aussi une attaque contre l’ensemble du mouvement de solidarité avec la Palestine. Pour le préfet, les accusations visent à servir de prétexte afin d’interdire les manifestations pour la Palestine ! Nous refusons cette accusation, nous exprimons notre solidarité militante avec Elias d’Imzalène et Perspectives musulmanes, et nous appelons l’ensemble des organisations à une telle solidarité antiraciste et internationaliste. 

    Enfin, au-delà de la vindicte judiciaire particulière contre Elias d’Imzalène, le NPA-l’Anticapitaliste dénonce la surenchère islamophobe et sécuritaire : les accusations et menaces contre l’imam Ismaïl de la mosquée des Bleuets à Marseille, sont similaires, et c’est avant tout pour son engagement politique que celui-ci est aujourd’hui attaqué. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce la criminalisation de la mobilisation pour la Palestine, comme la mise en garde à vue sans justification de l’infirmière Imane Maarifi ou l’interdiction des manifestations de Paris et de Montpellier. 

    Il dénonce la criminalisation de l’expression politique des musulman·es.

    Le NPA-l’Anticapitaliste dénonce l’essentialisation islamophobe, qui présente comme des intégristes ou des personnes dangereuses les résistances anticoloniales et antisionistes arabes.

    Le NPA-l’Anticapitaliste réitère son soutien à Urgence Palestine et à Perspectives musulmanes.

  • Fête populaire… ou fête politique ?

    Ces Jeux ont été une fête populaire d’une ampleur inédite. Les entrées dans les stades n’étaient pas toutes, loin s’en faut, hors de prix : la moitié des entrées pour les Jeux valides ont été vendues à 50 euros ou moins.

    Ce tarif de 50 euros devrait d’ailleurs être un plafond, et non un plancher. Ce qui imposerait de mettre fin au système des places privilégiées pour les sponsors, partenaires, et autres bourgeois pouvant acheter une cérémonie ­d’­ouverture à 2 700 euros. 

    Les fan-zones, bars, restaurants et certains sites en accès gratuit (parcours du cyclisme et des triathlons, Marathon pour Tous ouvert à la population) ont également connu des marées humaines.

    La raison principale de ce succès tient à la place du sport dans notre société. Avec 18 millions d’inscritEs dans plus de 200 000 clubs (associatifs, privés et publics), et malgré des inégalités d’accès et de conditions de pratiques persistantes, nous sommes face à un phénomène social et culturel de masse. 

    Changement de regard sur le handicap ?

    Les Jeux paralympiques se sont distingués par des entrées majoritairement peu chères, ainsi qu’une distribution massive d’invitations aux écoles, maisons de quartier, mairies et associations. Un nombre important d’initiatives pédagogiques autour de l’inclusivité des personnes handicapées ont été mises en place par les enseignantEs.

    Le succès des Jeux paralympiques exprime un changement de regard et une acceptation plus grande d’une partie de la société sur le handicap. Ce qui est à mettre en regard avec l’inaction de nos classes dirigeantes pour la mise en accessibilité des transports en commun et lieux de vie (voir ces derniers jours le débat entre Pécresse et Hidalgo sur la mise aux normes du métro de Paris) ; dans la lutte contre la précarité, le chômage et les discriminations frappant de façon disproportionnée les personnes handicapées ; sur les moyens donnés au handi­sport. Les athlètes concernéEs par les Jeux paralympiques n’ont d’ailleurs pas manqué de témoigner, et ce, dès la cérémonie d’ouverture, de leur galère quotidienne, des clubs inaccessibles, et de leur engagement jusqu’à l’endettement personnel pour participer aux compétitions. 

    Les Jeux paralympiques de Londres en 2012 ont été un énorme succès populaire, qui a conduit à des progrès dans la pratique et l’accessibilité du handisport. Bien peu a évolué dans le monde du travail. Il est donc hors de question de laisser cette parenthèse se refermer pour en revenir à une routine ­difficilement supportable.

    Un unanimisme traversé d’inévitables questions politiques

    La cérémonie d’ouverture, au-delà de sa réussite technique, a eu le mérite de mettre la fachosphère sens dessus dessous avec des représentations très inclusives pour les LGBTI et les femmes, et défiant tout racisme. 

    Quoi que l’on pense de l’esthétique diffusée, la cérémonie contrastait avec le chauvinisme des commentateurs sportifs tout au long de la compétition.

    Ces Jeux qui veulent mettre le sport au-dessus des clivages sociaux, raciaux et se veulent « universels » ont été traversés par de nombreuses questions politiques. On a pu voir des actions de protestation dans les tribunes contre le génocide commis par Israël, des sportifs Palestiniens levant le poing et affichant ostensiblement leurs symboles, la délégation algérienne jetant des fleurs dans la Seine en hommage aux morts du 17 octobre 1961. 

    L’affaire Imane Khelif, cette boxeuse algérienne victime d’attaques racistes, sexistes et homophobes sur sa supposée transidentité, et allant jusqu’à la médaille d’or au nez et à la barbe des JK Rowling, Donald Trump et autres Giorgia Meloni en pleine panique morale. 

    Le prétendu apolitisme du CIO a montré son hypocrisie en allant jusqu’à disqualifier Manizha Talash, breakdanceuse afghane, pour avoir brandi sur scène une banderole « Free Afghan Women ». Alors même qu’elle faisait partie de l’équipe olympique des RéfugiéEs, précisément créée pour représenter les victimes exilées des régimes dictatoriaux comme celui des Talibans. Bienvenue en Absurdistan !

    Y.S.

  • Pression sur le droit du travail, nettoyage social et sécurité...

    Largement débattu dans les milieux militants et au-delà, le cadre général est connu. Le budget prévisionnel de plusieurs milliards sera dépassé… comme lors de tous les Jeux olympiques. 

    Le coût social

    Les bénéfices iront au privé, mais les compensations des éventuels déficits seront à la charge de l’État, selon les règles toutes particulières du CIO (Comité international olympique). L’impact écologique non transparent ne sera jamais discuté démocratiquement. Quant à la pression sur les cadences et le moins-disant social sur les ouvriers du BTP, elle a engendré 6 morts sur les chantiers. Insupportable !

    Droit du travail

    Près de 40 000 bénévoles ont contribué de façon majeure à la réussite technique de ces Jeux. Le problème étant précisément qu’ils étaient bénévoles. Et pas comme l’on peut l’être dans une association ou un petit club de quartier, mais avec des tâches équivalentes à celles de véritables travailleurEs : de longues journées de travail, un protocole d’engagement ressemblant en tout point à un contrat, et des réglementations strictes. En somme, ce qui s’apparenterait à une vaste opération de salariat déguisé. Les médias et le COJOP, se gargarisant de leur engagement, oublient ostensiblement de préciser que 40 000 travailleurEs non payés leur ont permis de faire une économie de près de 100 millions d’euros (salaires et cotisations incluses). 

    Si la catastrophe annoncée en termes de transports en commun, explosant sous leur vétusté et le nombre de touristes, n’a pas eu lieu, c’est aussi parce que les FrancilienEs ont largement évité d’être présents cet été. Hormis les attaques douteuses contre les transfos du TGV le jour de l’ouverture, l’ensemble des Jeux se sont déroulés de façon très fluide. La catastrophe du Stade de France en 2022 a aussi visiblement servi de leçon en matière de gestion des foules.

    Le gouvernement et la mairie de Paris n’ont évidemment pas à s’en vanter (même s’ils tentent de le faire). Comme l’a souligné un communiqué de bilan de Sud Rail, seule la mobilisation des travailleurEs du rail et de la RATP l’a permis. Le tout grâce aux acquis en termes de compensations financières, embauches (et la sur-mobilisation du personnel), arrachés sous la menace de grèves pendant les Jeux. Acquis qu’il conviendra de pérenniser !

    Nettoyage urbain et social

    Mesures déjà vues dans d’autres compétitions ­sportives, ce sont aussi près de 12 000 sans-abris qui ont été expulsés des alentours des sites olympiques, jusqu’à en envoyer une partie dans des villes de province. Ce qui fait dire à Dave Zirin, journaliste de The Nation, hebdomadaire américain de gauche, dans son bilan de Paris 2024 : « Si 12 000 sans-abris ont été expulsés de Paris, que va-t-il donc se passer pour les prochains Jeux de Los Angeles, dans une ville qui en compte 10 fois plus ? » Poser la question, c’est déjà en partie y répondre. 

    Menace sur les libertés publiques

    D’un point de vue sécuritaire, ces Jeux ont vu le déploiement inédit dans un pays démocratique de 45 000 policiers et gendarmes dans les rues de Paris, d’Ile-de-France et des régions accueillant des sites olympiques. Assistés par 2 000 policiers étrangers, et par l’utilisation de technologies d’intelligence artificielle et de caméras à reconnaissance faciale.

    Autre précédent d’ampleur qui poursuit les attaques sur les libertés publiques : 1,2 million d’enquêtes administratives ont été diligentées sur les personnes accréditées pour les JOP ou en marge des Jeux ; 559 Micas (Mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance) ont été prises, sans parler des 848 visites domiciliaires — l’équivalent de perquisitions administratives —, 92 expulsions prononcées, ainsi que 20 déchéances de nationalité (d’étrangers condamnés pour terrorisme). « Jamais, depuis l’état d’urgence instauré au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, autant de mesures restrictives des libertés n’avaient été prises », constate le ­journal le Monde.

    Paris 2024, comme tous les évènements culturels de masse, n’a donc pas échappé au cadre général d’une société néolibérale, répressive et excluante, qui phagocyte et récupère absolument tout, y compris les grands moments de fêtes populaires. Les règles du jeu ont plus que jamais besoin d’être changées !

    Y.S.

  • Nouveaux méfaits fascistes à Chambéry !

    Dans la nuit du 17 au 18 septembre, Laurent Ripart, militant du NPA à Chambéry, a été victime d’une opération de « swatting », montée par l’extrême droite qui a prétendu à la police qu’une prise d’otage était en cours dans son appartement. Absent par chance de son domicile, notre camarade a pu éviter d’être impacté par l’opération de police qui s’en est suivie dans son appartement.

    Une nouvelle fois, les militantes et militants de la gauche chambérienne ont donc été victimes des mauvais coups de l’extrême droite, qui ont multiplié les méfaits dans la ville ces dernières années : attaque d’un concert de la fédération anarchiste, tirs à armes à feu sur le local du PCF, attaque et incendie de la maison des syndicats, agression de personnes racisé.es et de militant.es, etc. La liste des exactions de l’extrême droite ne cesse de s’allonger sans que les autorités prennent la mesure du danger et se décident à intervenir sérieusement contre les exactions répétées de ces milices fascistes.

    Le NPA affirme sa solidarité avec Laurent Ripart et avec toutes celles et ceux qui ont été victimes à Chambéry des exactions de l’extrême droite. ¡ No pasarán !