Les États-Unis disaient pouvoir imposer un cessez-le-feu entre le Liban et Israël. Celui-ci a été déclaré le 29 novembre pour une durée de 60 jours. Juste assez pour que Biden se dise qu’il a fait « le boulot » et passe la main à Trump fin janvier.
Actualités internationales... - Page 33
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Israël ne veut pas la paix !
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Gaza, encore une semaine à pleurer des larmes de sang...
Comme chaque semaine ou presque, nous publions le texte que notre camarade, qui milite au Collectif Palestine 12 (Aveyron), lit à l'occasion des rassemblements hebdomadaires dans la ville de Millau. Ce sont « des cris du cœur » !
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Refusons la répression de la solidarité avec la Palestine !!!
Urgence Palestine a organisé, le 18 octobre à Aubervilliers (93) un meeting contre la répression et en soutien à tou·tes les défenseur·es des droits humains mobilisé·es contre le génocide à Gaza. Le NPA-A était invité à s’exprimer à ce meeting.
Nous sommes à plus de 400 jours de génocide à Gaza. L’ONU considère que 70 % des infrastructures civiles (hôpitaux, écoles, etc.) sont détruites ou gravement endommagées. Cela représente 17 milliards d’euros partis en fumée sous les bombes, selon une enquête de la Banque mondiale, soit 97 % du PIB de l’ensemble des territoires palestiniens occupés. L’ONU constate que 9 gazaoui·es sur 10 ont été déplacé·es, y compris plusieurs fois (jusqu’à 10 fois) et que 89 % du territoire est placé sous ordre d’évacuation par l’armée israélienne. Le ministère de la Santé de Gaza a recensé plus de 42 000 mort·es et près de 100 000 blessé·es. Tout le monde s’accorde sur le fait que ces chiffres sont largement sous-estimés. Pour nous empêcher de documenter le génocide en cours, le Parlement israélien a voté, le 28 octobre, l’interdiction des activités de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) sur l’ensemble de son territoire (y compris la Cisjordanie et Jérusalem-Est). Et, comme si cela n’était pas suffisant, l’armée israélienne étend sa guerre au Liban et en Iran, avec une logique coloniale implacable. Et nous comptons nos morts dans tout le Moyen-Orient.
Faire front tou·tes ensemble
Refuser de voir ce que fait l’État d’Israël est un crime d’inhumanité. Contre cela, nous devons faire front commun pour exprimer notre soutien à la Palestine, partout où nous sommes : dans les collectifs, les syndicats, les partis, les associations, les lieux de travail et d’études et dans la rue. Nous devons faire pression pour que le génocide cesse. Les manifestations de soutien à la Palestine redonnent espoir à tou·tes les résistant·es.
Dans ce cadre nous ne devons laisser personne sur le côté. Sinon, on se fera arrêter un par un. Malgré nos possibles désaccords tactiques ou d’analyse au sein du mouvement de solidarité avec la Palestine, nous pensons que la lutte contre le génocide en Palestine et la lutte contre le fascisme en France, sont les deux faces d’une même pièce, à savoir la lutte contre un système qui nous écrase et nous opprime, avec en première ligne les Arabes et les musulman·es, là-bas et ici, dans les quartiers populaires notamment, où les violences policières sont quotidiennes.
Une répression d’État
Ces dernières semaines le mouvement de soutien à la Palestine est particulièrement touché par la répression : Imaane Maarifi, Yanis Arab, Elias d’Imzalène, pour ne citer que les cas les plus récents. Cette répression s’abat sur tout le mouvement ouvrier, à commencer par les syndicalistes, dès qu’on s’oppose à la politique du gouvernement. Le NPA-A a été parmi les premiers à avoir été poursuivi pour « apologie du terrorisme » l’hiver dernier. Il s’agit de faire taire toute forme de solidarité car la France se compte parmi les alliés les plus étroits de l’État d’Israël. Macron veut maintenir les liens économiques et financiers du patronat français en Israël, à commencer par la BNP, Carrefour ou encore AXA, en dépit de toute humanité. Le 5 octobre dernier, Macron s’est déclaré « en faveur de l’arrêt des livraisons d’armes à Israël pour la guerre à Gaza », mais ce n’est pas par humanisme, c’est uniquement parce qu’il défend les intérêts capitalistes français au Liban. Les revirements de Macron sont surtout la preuve que le sens du vent a changé.
En dernière instance, si l’appareil d’État nous tape dessus aussi fort, c’est la preuve que nos manifestations, actions et rassemblements fonctionnent et font peur. C’est la preuve que nous avons raison de continuer sur cette voie pour une Palestine libre !
Neva Laprevisti
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Mercosur : non merci, c’est sûr !
Contrairement à ses annonces de février dernier, Macron n’a rien fait pour changer l’accord de libéralisation du commerce entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Uruguay, Brésil, Paraguay, Bolivie).
Malgré l’opposition développée par une coalition de 450 organisations transatlantiques (Stop UE-Mercosur) dont une cinquantaine en France (CGT, Attac...) et en dépit de la nouvelle mobilisation du monde agricole en Europe et du rejet des opinions publiques, la Commission européenne refuse toujours de rouvrir les négociations sur le fond.
Les médias, les parlementaires, les organisations n’ont pas accès aux documents de la négociation, alors que l’accord serait signé fin 2024. La Commission européenne qui dispose d’un mandat de négociation au nom des 27 États membres, peut passer outre l’opposition de l’Autriche, des Pays-Bas, de l’Italie, de l’Irlande, de la Belgique, de la Pologne.
Contraire à l’urgence climatique et sociale
L’accord du Mercosur répond aux intérêts des multinationales et ignore les droits sociaux et la protection de la planète. D’un côté, c’est un débouché pour les firmes européennes pour écouler les voitures, machineries, produits pharmaceutiques, équipements de haute technologie. De l’autre, sa ratification encouragera l’agrobusiness à produire toujours plus en Amérique du Sud, dans des conditions sociales et environnementales déplorables et contraires à la lutte contre le réchauffement climatique.
Ce sera 99 000 tonnes de viande bovine sur le marché européen en plus des 30 000 tonnes actuelles, avec des droits de douane diminués, plus 180 000 tonnes de volailles, 25 000 tonnes de porcs, 180 000 tonnes de sucre, 450 000 tonnes d’éthanol... Une vraie incitation à la surproduction de produits dopés aux pesticides, dont ceux que l’Europe interdit sur son sol mais refourgue en toute logique néocoloniale. Une incitation également à déforester davantage, à détruire la biodiversité, à produire des tonnes de GES (gaz à effet de serre) supplémentaires.
L’accord commercial concerne aussi le secteur minier, en particulier celui de l’extraction du lithium dont la Bolivie et l’Argentine (et le Chili) seraient riches. L’exploitation du lithium, convoité pour les batteries, utilise des quantités d’eau phénoménales pompées dans les nappes phréatiques. Cette exploitation enrichit les firmes souvent étrangères et fait payer les conséquences aux populations.
Un accord commercial défavorable aux paysans ici et là-bas
Selon Maxime Combes (Attac) « le prix de la terre abordable, le climat favorable à une production abondante, le coût de la main-d’œuvre très faible, des normes moins strictes » pourront entraîner la disparition de producteurs en Europe, incapables de rivaliser avec les prix bas des produits importés, et impacter les emplois agricoles dans les pays du Mercosur : les monocultures d’exportation favorisent la concentration des exploitations au détriment de la paysannerie familiale et des cultures vivrières, détruisent les emplois, compliquent l’accès à la terre. De chaque côté de l’océan, nos intérêts sont communs.
Commission nationale écologie
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De Biden à Trump, la fin à l’aide militaire à Israël n’est pas à l’ordre du jour...
La semaine dernière, le sénateur Bernie Sanders a présenté au Sénat trois résolutions visant à mettre un terme aux transferts d’armes américaines vers Israël. Ces résolutions visant à mettre fin au soutien des États-Unis à la guerre génocidaire menée par Israël contre les PalestinienNEs de Gaza ont toutes reçu entre 18 et 19 voix de la part des démocrates et aucune des républicains.
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Trump, un cabinet de dangereux fanatiques...
Donald Trump a rapidement choisi des loyalistes pour occuper des postes ministériels et autres hautes fonctions. Le Sénat devrait normalement voter pour confirmer les membres du cabinet, et les choix présidentiels sont controversés même parmi les républicains.
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Sorbonne Université en lutte pour soutenir la Palestine !
Comme dans d’autres universités, la mobilisation contre la barbarie israélienne à Gaza et au Liban a repris à Sorbonne Université dès la rentrée. À l’initiative du comité Palestine Sorbonne Université, une motion a été rédigée pour être proposée au CA (conseil d’administration) en lien avec la mobilisation à Paris-1.
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La politique génocidaire de l’État israélien contestée à Paris...
Le 7 novembre dernier, le match l’Ajax d’Amsterdam face au club Tel-Aviv Maccabi a généré des violences dans la ville, notamment de la part des supporters israéliens bien que la majorité des médias aient rapporté le contraire.
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Ahou Daryaei, « folle »… de droits et de liberté !
Le 2 novembre, Ahou Daryaei, étudiante à l’université islamique Azad de Téhéran a été arrêtée. Les témoignages recueillis attestent qu’un peu plus tôt, la milice islamique Basij, l’a prise à partie pour sa tenue vestimentaire (port « non conforme » du Hijab) et a déchiré ses vêtements.
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Les COP sonnent creux : mobilisation !
Les victoires électorales des climato-négationnistes — Trump en tête — s’enchaînent à travers le monde. Les fréquence et l’intensité des catastrophes en relation avec le dérèglement climatique se multiplient. Dans ce contexte, la « diplomatie environnementale » et ses trois COP (Conférences des parties) de la fin 2024 sonnent encore plus creux que les autres années…
Reversement par les industriels occidentaux d’un pourcentage de leurs recettes liées au pillage des ressources génétiques de la biodiversité aux pays « du Sud », reconnaissance des « communautés d’ascendance africaine » en Amérique du Sud ou encore intégration des peuples autochtones dans cette diplomatie environnementale… Ces timides apports de la COP16 Biodiversité rappellent la nécessité de s’attaquer conjointement à l’écrasement de la biodiversité et au colonialisme nés d’une même racine. C’est « l’habiter colonial » auquel le chercheur Malcolm Ferdinand oppose une nécessaire écologie décoloniale, où la sortie de la crise écologique exige l’éradication des rapports de pouvoir qui ont asservi les personnes afrodescendantes, autochtones, racisées et les femmes.
COP16 sur la biodiversité sur fond de colonialisme
Pourtant présidée par une vice-présidente colombienne, activiste écologiste de longue date, la COP16 ne remet pas en cause les fondements des crises capitalistes. En ressortent des engagements toujours sans financement et un « laissez-passer » d’un an pour l’économie capitaliste des grandes puissances occidentales et émergentes.
COP29 pour le climat sur fond de dictature pétrolière
Près de 50 000 représentantEs internationaux sont attenduEs du 11 au 22 novembre pour résoudre la crise climatique… dans une dictature qui continue d’enfermer ses militantEs environnementaux et tire 50 % de son PIB du pétrole. Après l’Égypte et les Émirats arabes unis, c’est donc l’Azerbaïdjan qui accueille les discussions qui auraient pu être cruciales pour l’avenir de l’humanité, si celles-ci ne se bornaient pas, là encore, à un statu quo sur l’exploitation capitaliste du monde.
Les COP pour le climat ne font plus illusion, face à la collusion entre les dirigeants mondiaux et les entreprises pétrolières. Comment prendre au sérieux une Commission européenne qui qualifie l’Azerbaïdjan de « partenaire fiable », en lui signant un contrat en 2022 pour du gaz. La diplomatie environnementale n’est qu’un déguisement de plus pour une diplomatie énergétique et financière qui n’évoque le climat que s’il est rentable.
Des manifestations se tiendront tout au long du mois de novembre pour tenter de faire entendre une voix alternative à cette mascarade. Car l’urgence d’une action mondiale commune est réelle : mais c’est aux peuples de la saisir et de s’unir d’une même voix.
Commission nationale écologie