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Actualités internationales... - Page 98

  • Macron en croisade anti-immigréEs à Mayotte...

    Après un nouveau débat parlementaire sur les soi-disant abus que feraient les étrangerEs des maigres droits que la France « généreuse » leur accorde et après une violente campagne d’Etat islamophobe, avec appel à la délation contre les musulmanEs (ou prétenduEs telEs), Macron utilise sa visite à Mayotte pour nous servir en boucle son discours haineux, martelant l’équation empruntée à l’extrême droite : immigration = délinquance et insécurité.

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  • Solidarité avec le mouvement populaire chilien ! Basta de répression, basta de capitalisme néolibéral !

    Au début de la semaine dernière, la hausse du prix du billet de métro à Santiago, capitale chilienne, a déclenché une vague de protestations initiée par la jeunesse qui a appelé à des journées de « non-paiement du métro ». Ces actions collectives ont été sévèrement réprimées par les carabiniers à l’intérieur même des stations, à coup de gaz lacrymogènes, de charges policières et même par des coups de feu. 

    Non seulement la répression n’a pas découragé la protestation, menée par la jeunesse étudiante, mais elle a gagné du terrain et s’est étendue aux classes populaires, qui vivent dans une précarité permanente alors que les familles de la grande bourgeoisie sont parmi les plus riches d'Amérique latine. Le Chili est l'un des pays les plus inégalitaires au monde.

    Face à cette révolte massive, vendredi dernier, le président multimillionnaire Sebastián Piñera a déclaré l’état d’urgence et le couvre-feu dans la ville de Santiago ainsi que dans plusieurs communes en déployant les militaires dans la rue, une mesure qui rappelle la sinistre époque de la dictature de Pinochet (1973-1989). Malgré cela, les luttes ne s’arrêtent pas et même s’étendent à d’autres villes : ce mouvement est désormais national et le mécontentement social qui s’exprime pointe désormais tout l’héritage de la dictature, mais aussi des décennies de gestion du néolibéralisme par les différents partis au pouvoir depuis 1990. Au Chili, la santé, l’éducation, l’eau, le système de retraites, les transports, etc. sont très largement privatisés et aux mains des capitalistes.

    Selon des données officielles, il y aurait plus de 2000 manifestantEs détenues, plusieurs personnes sont mortes dans le cadre des protestations et il y a des centaines de blesséEs, certaines par balles.

    Nous dénonçons la fuite en avant répressive, réactionnaire et militariste du gouvernement conservateur Piñera.

    Toute notre solidarité va aux luttes du peuple chilien, qui s’inscrit dans une séquence de remontée des luttes à l’échelle de l’Amérique latine et, plus largement, de développement des mobilisations populaires au niveau mondial face au néolibéralisme autoritaire. Nous apportons tout notre soutien aux appels à la grève générale émis par plusieurs syndicats de travailleurEs chiliens, ainsi que par certaines organisations de gauche.

    Nous soutenons également les différents rassemblements internationalistes organisés ces derniers jours à Paris, Toulouse, Grenoble, Lyon, etc. et appelons à multiplier de telles initiatives dans les prochains jours.

    Montreuil, le 21 octobre 2019.

  • Liban, Haïti, Chili, Équateur, Algérie, Hong Kong, Irak, Catalogne : ça craque de partout...

    Liban, Haïti, Chili, Équateur, Algérie, Hong Kong, Irak, Catalogne… La liste (non exhaustive) des mobilisations de masse qui ont eu lieu dans la période récente et qui, pour la plupart d’entre elles, se poursuivent, est sans équivoque : ça craque de partout, les peuples envahissent les rues, les pouvoirs vacillent, répriment, et ne parviennent pas à ramener le calme. 

    Ces luttes ont certes chacune des singularités, mais elles se rejoignent en un point : une alliance entre massivité et radicalité, avec un degré élevé de confrontation avec l’appareil répressif d’État. Les populations se mobilisent contre les politiques austéritaires et la vie chère, et/ou contre des mesures antidémocratiques, c’est-à-dire contre la régression sociale et politique organisée à l’échelle internationale au sein d’un système capitaliste en crise, avec des classes possédantes déterminées à saigner les peuples pour assurer le maintien de leur domination. 

    En France, on n’aura pas manqué de remarquer, en outre, que les mobilisations au Chili et au Liban – entre autres – ont eu pour élément déclencheur des augmentations de prix et de taxes, qui ont joué un rôle de catalyseur de colères plus profondes, plus globales et plus anciennes, comme l’augmentation du prix de l’essence avait joué un rôle central dans la naissance du mouvement des Gilets jaunes. 

    Une coïncidence qui n’en est évidemment pas une. Les révoltes qui se déclenchent sous nos yeux aux quatre coins du monde sont le signe que les classes populaires et la jeunesse ne se résignent pas à accepter d’être broyées par un système de plus en plus brutal et prédateur qui, de surcroît, menace la survie même de l’humanité. Des révoltes auxquelles nous devons apporter tout notre soutien, a fortiori dans la mesure où elles font face à une répression particulièrement brutale, venues de pouvoirs qui, comme Macron en France, répondent par la matraque, voire pire, aux revendications sociales. 

    Ces mobilisations populaires peuvent être un formidable encouragement pour nos luttes, ainsi qu’une source d’inspiration, de par la détermination, l’inventivité et les capacités de résistance des manifestantEs. Face au capitalisme mondialisé et à l’internationale des bourreaux, les peuples en révolte montrent la voie ! 

    Julien Salingue

  • Catalogne. Plein succès pour la journée de grève générale de ce vendredi 18 octobre. Pour quelle suite ?

    Appelée par les indépendantistes Intersindical-CSC et Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC) mais boycottée par les historiques et non exclusivement catalanes Commissions Ouvrières et UGT, elle a été estimée par la Généralité globalement à 30% chez les fonctionnaires, dont 43% chez les profs du public et 35% chez ceux du privé, toutes les facs ont été fermées, les étudiants ayant bouclé aujourd’hui leur 3e jour de grève active.
    Dans les hôpitaux les chiffres se sont situés à 25% pour le public et 19% pour les centres privés. 13,2% aussi chez les cheminots, 9% pour métro et bus de Barcelone.
    Les dockers du port de Barcelone, un des secteurs à s'être le plus massivement prononcé pour la grève, ont manifesté le matin sur la Via Laietana.
    La direction de Seat avait, quant à elle, décidé de cesser toute production pour la journée. La moitié du petit commerce de Barcelone est restée fermée et, selon le président de son syndicat, ce chiffre devrait augmenter dans la journée.
    Au total la participation à la grève a dépassé, selon les syndicats à l’origine de l’appel, celle du 3 octobre 2017 qui, pourtant avait constitué un record de participation sur les 25 dernières années (lire : https://blogs.mediapart.fr/antoine-montpellier/blog/191217/catalogne-retour-sur-une-greve-generale-comme-nen-pas-connu-depuis-longtemps)

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  • Contre la répression en Catalogne...

    Dénonçons
    les lourdes peines de prison de 9 à 13 ans
    prononcées le 14 octobre 2019 à Madrid
    par le Tribunal Suprême espagnol à l’encontre
    des élu·es politiques et militantˑes associatifs
    indépendantistes catalan·es.

    À Nice
    samedi 19 octobre à 17h00,
    protestation et dénonciationde la situation en Catalogne
    devant le vice-consulat d'Espagne
    (4 bd Jean Jaurès 06300 Nice).

     « Nous appelons à des rassemblements partout en France et exhortons les citoyen·nes
    à manifester leur soutien aux principes démocratiques, aux droits humains
    et au droit à l’autodétermination exercé pacifiquement.
    La désobéissance civique non-violente est un instrument fondamental de toute démocratie.

    Pour les libertés et la démocratie.
    Pour le droit à l’auto-détermination.
    Pour la libération des prisonniers politiques. Contre la violence d’État. » 

    Collectif de solidarité de la Catalogne dans les Alpes-Maritimes

     

  • Les prisonniers politiques indépendantistes catalans condamnés à des peines de 9 à 13 ans de prison !

    Communiqué d’Anticapitalistas, section espagnole de la IVe Internationale. 

    Aujourd’hui nous avons appris les peines prononcées contre les prisonniers politiques indépendantistes catalans. Après deux années en prison, Jordi Cuixart, Carme Forcadell, Dolors Bassa, Oriol Junqueras, Jordi Sanchez, Joaquim Forn, Raul Romeva, Jordi Turull et Josep Rull ont été condamnés à diverses peines, entre 9 et 13 ans pour sédition et malversation.

    En premier lieu, nous voulons transmettre notre grande affection aux prisonniers et à leurs familles. Une condamnation si manifestement injuste cherche à briser le moral de ceux qui ont voulu appliquer leurs convictions. Nous sommes certains qu’ils ne ressentiront pas le poids de la solitude : nous essaierons, pour notre part, que notre solidarité se voie et serve à contrecarrer la dureté de la situation actuelle.

    En second lieu, nous attirons l’attention sur le fait que le débat juridique sur la caractérisation des condamnations, tout en étant important en termes de stratégies de défense, ne doit pas masquer le fond politique du sujet. L’autodétermination d’un peuple est un droit. La désobéissance civile pacifique est l’arme de la lutte des classes populaires face à des situations injustes. Face à un système politique héritier du franquisme, bâti pour restreindre les droits collectifs au lieu de les amplifier. Nous Anticapitalistas, nous revendiquons le droit légitime d’appliquer les droits civiques au-delà des limites que leur impose l’État.

    En troisième lieu, nous sommes conscients du fait que la tentative d’écraser le mouvement indépendantiste catalan est un « à bon entendeur » : quiconque désobéira pour exercer un droit sera poursuivi, que ce soit lors d’une grève, en s’opposant à une expulsion ou lors de n’importe quelle action de protestation sociale.

    En ce sens la lutte commune est au dessus des sentiments nationaux : l’internationalisme conséquent est celui qui se solidarise avec l’autre et cherche à créer des liens au travers des droits partagés.

    En quatrième lieu, nous appelons à la mobilisation et exigeons amnistie, liberté et autodétermination. La seule solution possible est que le peuple catalan exerce son droit à décider en paix et en liberté.

     14/10/2019

  • Pour une riposte unitaire face aux attaques islamophobes...

    Depuis plusieurs semaines se multiplient de nouvelles attaques racistes contre les musulmanEs : à la manœuvre l’extrême droite la plus rance, du polémiste islamophobe Éric Zemmour, plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale mais récemment embauché pour une émission quotidienne par CNews (la chaîne du milliardaire Bolloré), à l’élu régional RN Julien Odoul, qui a cherché à humilier une femme voilée devant son enfant au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

    Le PS, LREM, voire une partie de LR, nous jouent la vertu outragée en critiquant l’attitude de Julien Odoul, mais difficile d’oublier que ce sont aussi eux qui ont propagé le virus islamophobe, notamment depuis le 11 septembre 2001, qui ont voté les lois et circulaires qui tendent à exclure systématiquement les musulmans, et surtout les musulmanes, de l’espace public, et qu’il y a seulement quelques semaines, c’est le « Printemps républicain » qui lançait des attaques islamophobes à propos des affiches de la FCPE.

    Ce qu’ils reprochent en fait à Odoul, c’est davantage la forme que le fond : de dire trop crûment et dans des circonstances qui ne s’y prêteraient pas, ce que tant d’hommes politiques, d’éditorialistes et et de prétendus intellectuels médiatiques, ont déclamé sur tous les tons ces dernières années... Ainsi le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, d’affirmer que le voile n’était « pas souhaitable » dans la société française : les musulmanEs ne seraient acceptables en France que s’ils se font invisibles… Quelques jours plus tôt, Christophe Castaner exposait doctement une liste de prétendus « signaux faibles » qui permettrait de reconnaître un processus de « radicalisation islamiste » comme... la barbe ou la pratique régulière de la prière ! Macron est allé plus loin encore en préconisant une « société de vigilance », dans les faits une politique de délation généralisée vis-à-vis des musulmanEs, qui a de toute évidence inspiré les auteurs du fichier de la fac de Cergy.

    Cette inquiétante opération de stigmatisation n’est pas indépendante du contexte politique. Sorti carbonisé de la séquence politique ouverte par le mouvement des Gilets jaunes, Macron a décidé de jouer sur le terrain la xénophobie et de l’islamophobie. Il espère ainsi attirer à lui les électeurs de LR tentés par le vote RN, ouvrant la porte au racisme le plus décomplexé.

    Le NPA condamne de la manière la plus ferme l’ensemble de ces propos tenus par l’extrême droite ou par tous les partis qui contribuent à l’instauration d’un climat d’hostilité et de suspicion, voire de haine, à l’égard des musulmanEs. Plus que jamais, nous revendiquons l’abrogation de toutes les lois et circulaires islamophobes, et appelons à une riposte unitaire de toute la gauche politique, syndicale et associative.

    Montreuil, le 15 octobre 2019

  • Liberté pour les prisonniers politiques catalans !

    Communiqué du NPA

    Hier, de lourdes condamnations ont été prononcées à l’encontre des leaders indépendantistes catalans : des accusés condamnés à 100 ans de prison et 90 ans d’inéligibilité cumulés ! Un verdict honteux digne du franquisme… Leur « crime » ? Prôner et organiser la sédition avec l’État espagnol. Pourtant, la revendication en faveur de l’autodétermination d’un peuple et la désobéissance civile pacifique face à des injustices font partie des droits démocratiques élémentaires.

    Le NPA condamne cette prétendue « justice », et dénonce également le soutien complice que l’Union européenne - tout particulièrement le gouvernement français - apporte depuis le début au gouvernement de Madrid. Nous avons toujours défendu les droits du peuple catalan bafoués par le régime héritier du franquisme, et voulons à nouveau exprimer notre totale solidarité. Nous exigeons la libération des prisonniers politiques catalans et l’amnistie des condamnés.

    De puissantes mobilisations sont en cours en Catalogne Sud pour réclamer la « liberté pour les prisonniers politiques », avec une grève générale annoncée pour vendredi. Cette lutte du peuple catalan, contre la répression et les dérives autoritaires, est la nôtre !

    Montreuil et Perpignan le mardi 15 octobre 2019