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Communiqués du NPA... - Page 23

  • A69 : victoire des opposantEs contre un projet écocide...

    Le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’autorisation environnementale donnée par la préfecture au chantier de l’autoroute A69 (entre Castres et Toulouse). Toute poursuite des travaux est donc illégale.

    Les juges ont accepté l’argument principal des opposantEs qu’avait développé la rapporteure publique. La raison impérative d’intérêt public majeur ne tient pas. En clair, l’utilité de l’autoroute, longuement analysée par le tribunal, ne justifie pas l’ampleur des dégâts environnementaux prévisibles. Ni le désenclavement économique du territoire de Castres-Mazamet (limité), ni la diminution du nombre d’accidents (non prouvée), ni l’amélioration de la qualité de vie des habitantEs (incertaine) ne justifient la destruction de 169 espèces protégées animales et végétales et de leurs habitats naturels.

    Les élus, la région et l’État font pression 

    Face à cette décision de justice, les politiques – de Delga, présidente de la région, au Rassemblement national – semblent refuser les principes d’un État de droit. Chantage à l’emploi, demande de modification de la loi, ils et elles sont unis dans une indifférence absolue aux enjeux climatiques et de préservation de la biodiversité. Même la ministre de l’Écologie, Agnès Pannier-Runacher, soutient le recours en appel du gouvernement ! Le préfet d’Occitanie demande un sursis d’exécution qui permettrait la reprise des travaux et le ministre des Transports promet de continuer de détricoter le code de l’environnement au nom de la simplification administrative (ça ne vous rappelle pas Musk et Trump…).

    Si aujourd’hui les dégâts déjà infligés et les travaux de réhabilitation du territoire représentent un gâchis immense, ce sont bien les autorités publiques qui en sont responsables. Alors que le risque juridique était parfaitement connu, l’État a mis la pression pour faire démarrer le chantier, sans attendre qu’un juge administratif se prononce sur la légalité du projet.

    « Une autre voie »

    Gilles Garric, un des porte-parole du collectif La voie est libre, se réjouit de cette victoire. « Le jugement reprend et légitime tous nos arguments », « cette décision aura une grande influence dans les affaires à venir ». La joie de toustes les opposantEs est à la mesure de leur engagement depuis des années, à la mesure des impacts environnementaux évités, à la mesure de la répression brutale subie : les Soulèvements de la Terre ont décompté 70 procès, 130 poursuites et 40 interdictions de territoire à l’encontre ­d’opposantEs.

    Gilles pense à la suite, la mobilisation juridique et sur le terrain pour que l’arrêt du chantier soit définitif, la réflexion collective autour du projet alternatif « Une autre voie », la perspective des élections municipales dans toutes les communes concernées pour occuper les instances du pouvoir local.

    Commission nationale écologie

  • Cultures en lutte !

    Depuis l’adoption du budget ultra-austéritaire, le secteur culturel s’organise. La répartition des forces en présence au sein des AG montre qu'il y a une convergence à la base du mouvement avec une diversité de profils dans les travailleureuses de la culture mais aussi dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur et la recherche. Le gel de la part collective du Pass Culture est en partie ce qui met le feu aux poudres car il cause l'annulation de projets et interventions jusqu'à fin 2025 et touche majoritairement les petites et moyennes compagnies et structures, donc les plus précaires. Le Fonpeps (fond d’aide à l’emploi dans le spectacle vivant) est lui aussi menacé. De plus, la refonte prochaine de l’audiovisuel public inquiète les travailleureuses du secteur.

    Les artistes auteurices en première ligne du mouvement

    Les artistes auteurices, présent·es en masse depuis le début du mouvement, précaires des précaires de la culture et souvent invisibles, sont directement touché·es par la récente réforme du RSA : iels demandent depuis longtemps une continuité de revenus, iels n'ont pas accès au chômage, n'ont pas la possibilité de participer aux élections professionnelles, ont du mal à faire accepter leur représentant·es dans les instances décisionnaires et on leur répond avec mépris que "le RSA est là pour leur assurer cette continuité de revenus". Le retrait de la réforme du RSA est donc une des revendications majeures du mouvement.

    Les AG et les actions ont déjà commencé

    Marseille avait montré la voie dès le 6 février avec une grosse AG à La Friche. Depuis, les camarades partout en France rejoignent petit à petit le mouvement et des AG s’organisent à Paris, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Villeurbanne, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lille, Nice, Montpellier et Nancy.

    Des actions ont déjà eu lieu : deux occupations de la DRAC d'Île-de-France (le 17 février lors de laquelle les militant·es ont pu faire passer une liste de revendications à son directeur qui les a transmises aux cabinets des ministères concernés et le 27 février qui a permis d’obtenir un RDV avec Mme Dati), une occupation de la Cinémathèque française le 28 février pour la “Cérémonie des crevards” (en contrepoint à la cérémonie des Césars à l’Olympia, salle dont Bolloré est le propriétaire) et l’action “Mardi Gras” à l’hôtel du département de Montpellier.

    Le 15 février, un rassemblement avait lieu à Montpellier, puis le 18 février, place Colette à Paris (environ 200-300 personnes) ainsi que devant le rectorat à Grenoble

    Un objectif de convergence et de généralisation du mouvement

    Dans le contexte de la montée de l’extrême droite et d’une précarisation généralisée, il ressort des discussions qu’il est nécessaire d’embarquer dans ce mouvement toustes celleux touchées par les mesures austéritaires et par les discours, mesures et actes contre les minorités. Ainsi, l’AG parisienne a décidé la convergence avec la lutte des jeunes du parc de Belleville qui occupent actuellement la Gaîté Lyrique et que la préfecture entend virer en invoquant les travailleureuses de la culture empêché·es de travailler. Ces derniers refusent d’être le prétexte à des mesures répressives.

    Une grève est en préparation le jeudi 20 mars. Le NPA-l’Anticapitaliste soutient ce mouvement, espère son amplification et sa propagation à d’autres secteurs et encourage chacun·e à rejoindre les AG.

     

  • 8 MARS : TOUTES EN GRÈVE ET DANS LA RUE!

    Le 8 mars, les organisations féministes, politiques et syndicales du monde entier appellent à la grève des femmes et des minorisé-es de genre. Le 8 mars, faisons grève du travail productif, reproductif. Rassemblons nous et mobilisons nous pour nos droits, pour l’égalité réelle !

    Pour améliorer nos conditions de vie et de travail

    Macron avait fait de l’égalité Femmes-Hommes la “grande cause” de son quinquennat mais les choses n’avancent pas et les femmes restent toujours payées environ 28,5% de moins que les hommes. Elles sont davantage exposées aux emplois précaires et dévalorisés (elles représentent 60% des CDD), aux temps partiels imposés, au plafond de verre et aux violences sexistes et sexuelles au travail. Les femmes assument aussi les tâches permettant de faire vivre la société : éducation, ménage, soins… soit de façon salariée (souvent par des femmes racisées, avec des salaires de misère et des conditions de travail dégradées), soit gratuitement, au sein de la famille, contraignant les femmes à une double journée de travail. Cela représenterait 42 milliards d'heures de travail par an en France. Le nouveau budget de l'État prévoit des restrictions sur les services publics (hôpitaux, écoles…) qui vont encore mettre plus en difficulté les femmes qui seront obligées de pallier aux manques et d’assumer gratuitement l’ensemble de ce travail du care.

    En lutte contre les violences 

    La parole se libère autour des violences sexistes et sexuelles mais le chemin reste encore long. D’après le dernier rapport du Haut Conseil pour l’Égalité Femmes-Hommes, le sexisme s’ancre et progresse en France. On estime à 210 000 le nombre de viols ou tentatives de viol qui ont lieu chaque année. Si, depuis 2017 et le mouvement #MeToo, de plus en plus de victimes portent plainte, cela n’est pas suivi d’effets : le plus souvent les plaintes sont classées et les auteurs relaxés. Les stratégies de coercition mises en place par les agresseurs sont encore trop peu enquêtées. Les dispositifs qui pourraient permettre de protéger les 220 000 femmes victimes de violences conjugales sont trop rares et manquent de moyens ! Nous devons nous battre pour faire cesser ces violences.

    L’extrême droite est un danger pour toutes les femmes

    La montée de l’extrême droite en France comme à l'international est un danger pour les femmes. L’extrême droite est une imposture et un piège total pour les femmes : attaques contre le droit à l’avortement en Italie, en Pologne ou aux États-Unis, attaques contre le droit à porter le voile et stigmatisation des femmes musulmanes, attaques contre les salaires, les aides sociales, qui touchent d’abord les femmes, attaques contre les droits des personnes LGBTI, en particulier contre les femmes trans. Tout le programme développé par l’extrême droite vise à maintenir les femmes dans leur foyer, à leur faire perdre leur autonomie, à les surexploiter. Lorsque l’extrême droite parle des violences faîtes aux femmes c’est uniquement pour les instrumentaliser contre les personnes racisées. 

    Solidarité avec les femmes du monde entier

    Le 8 mars est une journée internationale de solidarité et de lutte. Nous marchons aux côtés des femmes iraniennes et afghanes qui se battent pour avoir le droit de s’habiller comme elles le souhaitent, de faire des études, de s’émanciper… Nous marchons aux cotés des femmes qui sont, avec les enfants, en première ligne dans les situations de guerre et de génocide, comme c’est le cas pour les femmes en Palestine au Soudan et en République Démocratique du Congo. Nous soutenons les femmes et en particulier les femmes trans aux Etats-unis dont les droits sont de plus en plus attaqués. Nous marchons aux côtés des femmes victimes de violences partout dans le monde,aux côtés de toutes celles qui se révoltent et luttent pour leurs droits comme au Mexique ou en Inde.

  • Le sport, nouveau champ d’action pour l’islamophobie d’État...

    Le 18 février, l'adoption au Sénat d’un projet de loi porté par un sénateur de la majorité (Michel Savin, LR) qui vise l’interdiction du port du hijab lors des compétitions sportives initie une nouvelle séquence législative islamophobe. Cette proposition se situe dans la continuité du choix fait par la France, et condamné par l’ONU et plus généralement la presse internationale, d’interdire aux athlètes françaises le port du voile lors des compétitions sportives durant les Jeux Olympiques de cet été.

    Le sénateur prétexte d’un prétendu « objectif de radicalisme religieux » pour criminaliser le port d’un vêtement que de nombreuses musulmanes choisissent de porter et participe ainsi à véhiculer une vision islamophobe et raciste de leurs pratiques cultuelles, alors que le ministère de l’Intérieur lui-même concluait en 2022 à l’absence de radicalisation ou de communautarisme dans le sport.

    Plus encore, la proposition de loi instrumentalise les sports afin d’empêcher la pratique cultuelle de l’islam : en effet, son deuxième article, qui vise à limiter le prêt des équipements sportifs aux associations cultuelles, met en danger l’observation des fêtes religieuses musulmanes. Celles-ci requièrent souvent d'accueillir davantage de croyantEs que ne le permettent les locaux ordinaires des mosquées.

    Cette disposition juridique tend à renforcer les difficultés pour les musulmanEs à organiser leur culte, et ouvrir aux municipalités islamophobes de nouvelles voies pour limiter la pratique de l'islam.

    Il n’est pas difficile d’identifier la continuité entre cette démarche et celles qui ont été à l’origine de la loi de 2004 et de l’interdiction des signes religieux dits ostentatoires dans les établissements scolaires.

    Une telle mesure constitue une nouvelle atteinte aux libertés des musulmanEs, qui les stigmatise toujours davantage, au point de rendre difficile leur vie sociale en France.

    Elle correspond à une criminalisation dangereuse de la pratique de l’islam, et constitue un pas supplémentaire dans l’institutionnalisation de l’islamophobie.

    Le NPA-A réaffirme son soutien à l’ensemble des musulmanEs et des personnes assignéEs à l’islam discriminées en France. Nous dénonçons les propos islamophobes du porteur de ce projet de loi, qui identifie la visibilité de l’islam au « radicalisme religieux », et ce projet de loi qui conduit à une interdiction globale du port du hijab et sa criminalisation, un point qui fait partie du programme du RN.

    Le NPA-A soutient l’abrogation de la loi de 2004 et de l’ensemble des lois islamophobes, chaque jour plus urgente et appelle à soutenir toutes les initiatives des musulmanEs qui visent à défendre leurs droits et appelle à une large mobilisation de l’ensemble de notre camp social pour la dignité des musulmanEs.

  • Nos propositions pour une agriculture paysanne...

    Changer le système agricole productiviste dopé à la pétrochimie, destructeur d’emplois et aggravant la crise écologique, est une nécessité.

    Nous avons besoin d’une agriculture paysanne à taille humaine, créatrice d’emplois et rémunératrice, produisant des aliments de qualité, soutenant le vivant. Cette alternative est un rempart contre les bio-agresseurs et contre le changement climatique. Pour cela, nous préconisons :

    1- D'offrir aux paysanNEs et aux travailleurEs de l’agro­alimentaire de meilleures conditions de travail et de revenus ;

    2- De développer des circuits courts de production, de transformation et de distribution, avec des ateliers de fabrication et des marchés locaux sous le contrôle des producteurEs, pour permettre la reconstitution d’un tissu économique de proximité détruit par les industries agroalimentaires et la grande distribution ;

    3- De reconstituer des ceintures vivrières autour des villes, pour combattre l’artificialisation des sols et permettre aux urbains de se reconnecter avec les rythmes naturels des productions ;

    4- De nourrir sainement les populations avec des produits bio et écologiques. Ni hectares de serres chauffées de légumes bio, ni productions ou élevages qui reposent sur le travail d’ouvrierEs agricoles malmenéEs, ni élevages hors-sol dont les aliments proviennent de l’autre bout du monde ;

    5- De réduire fortement la consommation de viande ;

    6- D’utiliser des produits locaux sains dans la restauration collective ;

    7- D’instituer un autre mode de gestion du foncier, coopératif, traitant la terre comme un bien commun associant droit d’usage et devoir de prendre soin ;

    8- De développer la formation professionnelle agricole initiale et continue, pour favoriser les reconversions et tenir éloignés les lobbys de la pétrochimie ;

    9- De développer la recherche où paysanNEs et chercheurEs travaillent ensemble.

    Commission nationale écologie

  • Identité nationale : Nouvelle offensive raciste au plus haut sommet de l’État...

    Le rapprochement entre la politique du gouvernement et celle de l’extrême droite ne cesse de s’accélérer. Le 27 janvier, François Bayrou évoque le « sentiment de submersion migratoire »… à Mayotte. Deux semaines plus tard, le 7 février, il annonce la reprise d’un débat sur « l’identité nationale ». 

    Rappelons que ce débat a été lancé une première fois en 2009 par Nicolas Sarkozy, à l’initiative de Patrick Buisson. L’ancien socialiste Éric Besson, alors ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, avait organisé un « grand débat » qui tournait principalement autour de l’immigration et des personnes musulmanes en France.

    Un débat pour légitimer la chasse aux étrangerEs

    Loin d’être effrayé par une instrumentalisation de l’opinion publique qui ne peut que nourrir le climat raciste et profiter à l’extrême droite, Olivier Faure, président du Parti socialiste, a estimé que « le débat sur l’identité nationale n’est pas tabou », suivi par Pierre Jouvet, député européen socialiste, affirmant que « c’est une bataille culturelle qu’on doit mener ». Ce ne sont malheureusement pas des sorties individuelles ou isolées : toute une partie de la gauche participe au climat islamophobe et à la normalisation du racisme, et ça ne date pas d’hier ! 

    En réalité, ce débat vise à mettre la question des « étrangers » au cœur du débat public et à légitimer toujours plus la chasse aux personnes immigrées, que ce soit via la circulaire Retailleau, qui fait suite en la durcissant encore à la loi Darmanin, ou via le projet de loi LR sur la restriction du droit du sol à Mayotte.

    Récemment, Bruno Retailleau reprenait la proposition RN de restreindre le droit du sol sur tout le territoire français, prononçant cette déclaration nauséabonde : « Là [à Mayotte], vous avez un exemple, sur un petit territoire, d’une société totalement déséquilibrée par les flux migratoires. Or, ce sont des musulmans, ils sont noirs… Voilà. C’est simplement qu’aucune société, quelle que soit la culture, ne peut ­supporter une proportion où il y a, comme disait le Premier ministre, une submersion. »

    Stigmatisation des personnes issues de l’immigration

    Au-delà de la seule question anti-immigration, il s’agit également de stigmatiser toutes les personnes racisées de ce pays, qu’elles aient des papiers ou non. Au cœur de la rhétorique raciste de l’extrême droite, il est question de s’en prendre aux personnes issues de l’immigration, principalement issues de l’Afrique subsaharienne ou de l’Afrique du Nord, qui selon eux, « profiteraient des aides au détriment des honnêtes travailleurSEs françaisEs » (c’est-à-dire blancs). De même, le débat sur l’identité nationale est l’occasion de s’attaquer aux personnes musulmanes de ce pays par une surenchère islamophobe. En témoigne déjà la multiplication des mesures vexatoires (perquisitions, mises en examen, fermetures d’établissements scolaires...) et le projet de loi LR au Sénat visant à interdire le port du voile dans toutes les compétitions sportives de ce pays, avant que Retailleau ne reprenne prochainement, à n’en pas douter, son projet d’interdire le voile à l’université et pour ­l’accompagnement des sorties scolaires.

    Construire des convergences antifa, féministes et antiracistes

    Pour contrer cette offensive raciste, la stratégie de l’électoralisme est une impasse. C’est dans la rue que nous riposterons, par le rapport de forces, sans rien céder politiquement, contre le racisme d’État qui fait la guerre aux sans-­papiers, aux exiléEs, aux mineurEs en lutte et à toutes les personnes racisées de ce pays ! 

    Cela donne des ailes aux agresseurs fascistes comme ceux qui le 16 février à Paris, ont blessé deux militants à l’arme blanche, ou ceux qui viennent intimider les mineurs de la Gaîté Lyrique. 

    Construire dans la plus large unité les mobilisations des 8 mars (grève féministe et antifasciste), 15 mars (contre les violences policières racistes) et 22 mars (contre le racisme), est une nécessité. Elles doivent être des moments de convergences antifascistes, féministes et antiracistes.

    Commission nationale antiracisme 

  • Trump et Poutine concluent leur marché sur le dos des peuples...

    Trump a annoncé vouloir prendre le contrôle de la bande de Gaza, afin de développer économiquement le territoire pour en faire une « Riviera » du Moyen-Orient. Pour cela, il suffirait selon lui, de déporter 2,4 millions de PalestinienNEs vers l’Égypte et la Jordanie. Immonde. 

    La même logique préside aux projets de Trump pour l’Ukraine. Pour « récupérer l’argent » versé à l’Ukraine depuis l’invasion russe, il exige l’obtention de contrats d’exploitation des ressources minières ukrainiennes, minerais et terres rares. « Au moins, comme ça, on ne se sent pas idiot », a-t-il déclaré sur Fox News.

    Mais voilà ! L’Ukraine résistante existe encore. La soumission de l’Ukraine est plus difficile à imposer en dépit de ses dépendances envers l’aide occidentale. Certes, le président ukrainien Zelensky cherche à faciliter l’accès des capitaux étrangers aux ressources humaines et matérielles du pays, mais il a annoncé, en marge de la conférence de  Münich, qu’il n’a pas autorisé ses ministres à signer un accord sur ce plan, parce qu’à son avis « il ne nous protège pas ». La mort de l’OTAN ?

    Jusqu’alors l’adhésion à l’OTAN garantissait la solidarité entre les pays membres de l’alliance militaire. C’était important, voire vital, pour les pays limitrophes de la Russie. L’article 5 du traité était censé signifier qu’une attaque contre un membre impliquait la protection de l’OTAN, et surtout des États-Unis, contre la Russie. À la veille de l’invasion russe de février 2022, Macron soulignait que l’OTAN était « en mort cérébrale », contredisant la thèse d’une « menace » de l’OTAN contre la Russie. Bien que Poutine ait fait semblant de croire en cette « menace », il misait, dès février 2022, en fait sur cette « mort cérébrale ». Et Biden l’avait dit à  Zelensky : les États-Unis n’enverraient pas de troupes pour défendre un pays non membre de l’OTAN.

    Quoi qu’il en soit, les choix de Trump imposent de mettre les pendules à l’heure : il s’agit, dit-il, d’une « guerre européenne », et que l’Ukraine appartienne ou pas au « monde russe », comme l’affirme Poutine, lui importe peu. D’une mort « cérébrale », on tend à une mort tout court de l’OTAN. Mais ce n’est évidemment pas la fin des politiques et industries d’armement. Mais Trump préfère « la paix » pour ses affaires. Avec ses émissaires, il cherche surtout à renouer de bons rapports avec la Russie pour gérer avec elle, sans l’Ukraine et sans les Européens, un partage de sphères d’influence.

    Construire les liens internationalistes

    Dès l'invasion de l'Ukraine par l’armée de Poutine en février 2022, s’est posée la question d’une solidarité à grande échelle avec le peuple ukrainien.

    Avec la gauche ukrainienne, il revient aux gauches européennes de construire leur propre agenda politique et social, des liens internationalistes par en bas face aux guerres et aux paix qui se font sur le dos des peuples.

    Le NPA-l’Anticapitaliste continue de soutenir le peuple ukrainien dans sa lutte pour son droit à l’autodétermination et à la souveraineté nationale, contre tous les autoritarismes et tous les impérialismes et appelle à manifester son soutien le 23-24 janvier aux côtés notamment du RESU (Réseau de solidarité avec l’Ukraine).

  • Attaque terroriste au couteau en plein Paris...

    Hier, dans le 10e arrondissement, un groupe de fascistes armés de bâtons, couteaux et machettes s’en sont à nouveau pris à des militantEs antifascistes et des militantEs kurdes à l’occasion de la projection du film « Z » de Costa-Gavras, organisée par Young Struggle dans les locaux de l’ACTIT.

    Une vingtaine de néo-nazis ont fait irruption dans les lieux pour attaquer les personnes présentes sur place avant de prendre la fuite en hurlant « Paris est nazi, Lyon aussi est nazi ! ». Un jeune militant de la CGT a été poignardé et transporté à l’hôpital. Fort heureusement, il est maintenant tiré d’affaire.

    Les nazis ont signé leur attaque avec des stickers du KOP of Boulogne et du GUD, des groupes historiquement proches du Rassemblement national et qui, comme Bruno Retailleau « partagent aussi le combat de Nemesis », à savoir la haine des immigrés.

    Cette attaque, qui n’a pas connu de retentissement médiatique et politique à la hauteur de ce qu’elle représente s’inscrit dans une escalade de la violence réactionnaire que nous ne tolérerons pas. Ce type d’assaut contre les militantEs révolutionnairEs ne sont pas des actes isolés : il reflète un climat où les forces fascistes, sécuritaires et réactionnaires se sentent de plus en plus en terrain conquis, encouragées par la droite dure et l’extrême droite qui attisent la haine contre celles et ceux qui luttent pour l’émancipation et la justice sociale.

    Alors que d’anciens cadres du RN sont actuellement jugés pour un projet d’attentat terroriste, les attaques violentes de groupes fascistes se multiplient contre les organisations militantes, contre les réfugiéEs, les personnes raciséEs, la communauté LGBTI et même contre des éluEs.

    Le NPA apporte son soutien au militant blessé, aux camarades de l’ACTIT et à Young Struggle. Nous appelons l’ensemble du camp progressiste, révolutionnaire, antifasciste et anticapitaliste à une riposte collective face à cette offensive réactionnaire. Nos rues ne seront pas livrées aux assassins fascistes ! Le combat que nous menons pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression ne s’arrêtera pas. Loin d’être effrayéEs, nous sommes plus déterminéEs que jamais à renforcer notre camp. C’est par l’organisation collective, la solidarité active et la confrontation directe que nous ferons reculer les menaces fascistes.

    Nous saluons la manifestation spontanée de soutien qui a eu lieu hier soir et appelons à participer à la manifestation qui aura lieu ce soir à 18 heures Gare de l’Est pour affirmer haut et fort : pas un seul pas en arrière face aux offensives de la réaction !

    Nous exigeons justice pour notre camarade et appelons à l’auto-organisation antifasciste partout où c’est nécessaire. No pasaran !

  • 6e Congrès du NPA-l’Anticapitaliste, c’est parti !

    Du 28 au 30 mars se tiendra le 6e congrès du NPA-l’Anticapitaliste, pour faire le point sur la situation mondiale et dresser des perspectives d’action pour le NPA. L’ensemble des militantEs sont invitéEs à se prononcer sur les textes de congrès et élire une nouvelle direction politique nationale.

    La période est marquée par le danger de l’arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Un choix que la bourgeoisie ne s’interdit plus, comme on peut le voir aux États-Unis. Au nom du maintien des profits, les politiques écocides se poursuivent et les rivalités entre États s’exacerbent. Le protectionnisme économique est poussé très loin, avec une montée vers la guerre commerciale… et des crédits militaires. Face à cela, l’unité des forces politiques et syndicales représentant les travailleurEs est une nécessité. Seule une telle unité permettra une transformation révolutionnaire de la société défendant une perspective à rebours du capitalisme écocide : partage du temps de travail ; productions locales de biens utiles dans des conditions dignes ; propriété collective des moyens de production.

    La démocratie, c’est le vote des militantEs

    Lors de notre dernier congrès, nous avions acté la séparation avec le NPA-R. Loin de nous laisser atones, nous avons pu tester notre politique unitaire et révolutionnaire. Face au danger fasciste, nous avons fait le choix du front unique, dans la rue et dans les urnes, en participant au Nouveau Front populaire (NFP). Nous avons su frapper ensemble mais nous continuons à marcher séparément. Nous avançons sur le désarmement de la police, sur l’indexation des salaires sur les prix et en finir avec la 5e République pourrissante. Nous voulons en finir avec ce système qui exploite et opprime pour le seul intérêt du profit capitaliste.

    Dans le souci de relancer la discussion à tous les niveaux de notre organisation, outre nos traditionnelles universités d’été, nous avons mis en place deux Rencontres nationales des comités (RNC) ainsi que des cycles de formation pour les nouvelles et nouveaux camarades qui nous rejoignent, de manière que chacunE des militantEs du NPA puisse s’emparer de l’ensemble des débats qui traversent notre organisation.

    Une homogénéité politique qui permet les débats

    Preuve d’une homogénéité politique retrouvée, l’ensemble des militantEs discutent du même texte de congrès. Il reste, bien sûr, quelques fenêtres de désaccord (sur l’Ukraine, sur le sujet révolutionnaire, sur nos rapports avec LFI…), mais nous nous félicitons d’arriver à sérier les points en débats, tout en étant d’accord sur l’essentiel de l’orientation du NPA-l’Anticapitaliste. Cette nouvelle dynamique interne rompt avec nos congrès précédents, marqués par des divisions illisibles à une échelle large. Fort de cela, nous allons discuter de nos statuts définitifs (restés provisoires depuis notre fondation… en 2009), de la mise à jour de notre protocole contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), de l’articulation entre oppression et exploitation, autour de la question du racisme si importante en ces temps de montée de l’extrême droite. Dans un climat favorable à la réflexion à voix haute, ce congrès va débattre, voter sur les orientations générales du parti et élire un nouveau Conseil politique national (CPN) qui mettra en musique régulière les grandes lignes votées par le congrès.

    Commission Congrès

  • Soutien inconditionnel aux mineurEs en lutte à la Gaîté Lyrique à Paris face au racisme d’État et aux fascistes...

    La manifestation du 24 janvier pour les 1 an de la loi Darmanin et contre la circulaire Retailleau, organisée par les collectifs sans-papiers a été perturbée par le groupuscule identitaire les Natifs. Ils ont été repoussés par les manifestantEs. Cette attaque constitue une provocation raciste inacceptable. Leur action s’inscrit dans l’accélération des attaques d’extrême droite contre les personnes exilées : les intimidations racistes de Reconquête et des médias d’extrême droite se font hebdomadaires, voire quotidiennes à la Gaîté Lyrique, le lieu que le collectif des Jeunes du parc de Belleville a décidé d’occuper pour exiger de l’État la reconnaissance des droits et de la dignité des mineurEs isoléEs.
     
    Depuis le 10 décembre 2024, la Gaîté Lyrique, lieu emblématique de la culture parisienne, est devenue le symbole d’une lutte fondamentale : celle des mineurEs isoléEs pour leurs droits et leur dignité. Organisée par le Collectif des jeunes du parc de Belleville, cette occupation rassemble aujourd’hui près de 400 jeunes.
    Ces jeunes, qualifiés arbitrairement de « majeurEs » à l’issue d’évaluations expéditives et souvent racistes, sont laissés dans un vide juridique et institutionnel. Après une décision de refus par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), ils et elles doivent saisir unE juge pour enfants. Ce recours, qui peut prendre jusqu’à un an, les laisse sans hébergement, sans statut et sans protection, livréEs à la rue.
     
    L’occupation de la Gaîté Lyrique est donc à la fois un acte de survie et une revendication politique. Les mineurEs et leurs soutiens exigent un hébergement immédiat et digne, ainsi qu’une prise en charge effective par les institutions, comme l’impose pourtant la loi. Face à l’indifférence de l’État, ils et elles appellent également la mairie de Paris à réquisitionner les logements vides pour répondre à cette urgence.
     
    Ce type de d’événement comme celui du 24 janvier ne peut se banaliser, et il nous faut organiser la résistance antifasciste. Ces attaques sont rendues possibles par l’amplification institutionnelle des discours racistes, relayés par le Premier ministre de centre-droit, François Bayrou, qui parle honteusement de « submersion migratoire » adoubant ainsi les thèses suprémacistes blanches du Grand Remplacement de Renaud Camus, ayant inspiré les pires tueries racistes comme l’attentat islamophobe de Christchurch. Il s’agit bel et bien d’une submersion des idées racistes !
     
    Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à l’organisation rapide d’un front antifasciste à la mesure de l’urgence de la situation et réitère son soutien inconditionnel aux mineurEs en lutte du Collectif des Jeunes de Belleville, et plus largement aux luttes des personnes sans-papiers en France, pour leur régularisation et un hébergement digne et durable pour toustEs !