Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Communiqués du NPA... - Page 26

  • Procès Mazan : la honte a changé de camp !

    Après plusieurs mois de procès, le verdict est tombé le 19 décembre à Mazan : les 51 hommes accusés ont tous été reconnus coupables, pour la majorité d’entre eux de viols aggravés.

    Nous apportons tout notre soutien à Gisèle Pelicot et au courage dont elle a fait preuve, notamment en demandant la levée du huis clos. Nous apportons aussi tout notre soutien à Caroline Darian, dans son combat pour être reconnue comme victime. Nous apportons enfin tout notre soutien à toutes les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.

    Des milliers de femmes à travers le monde se sont reconnues dans l’histoire de Gisèle Pelicot, et ce procès est devenu emblématique de la façon dont les femmes victimes sont traitées par la justice. Habituellement, les violences faites aux femmes sont particulièrement peu reconnues dans la société, le fait que les 51 accusés soient aujourd’hui reconnus coupables est d’autant plus important que rare. La justice a tranché : il n’y a pas « viol et viol ».

    Ce procès est une étape pour la reconnaissance des victimes et pour leur nécessaire prise de parole. Mais le chemin reste long face à la culture du viol et les idéologies masculinistes, à l’instar de cet avocat de la défense qui en sortant du tribunal parlait des militantes féministes comme des « hystériques » et des « tricoteuses ». Nous continuerons à nous mobiliser contre les violences faîtes aux femmes, et pour construire une société débarrassée du patriarcat.

  • Pour résister face à la vague de licenciements ...

    Depuis quelques semaines, les annonces de licenciements et de suppressions d’emplois dans le privé ou de postes dans la fonction publique s'enchaînent. De nombreux secteurs sont touchés : l'automobile bien sûr, la chimie, la grande distribution, la métallurgie mais aussi l’Éducation nationale, la culture, la santé, les collectivités territoriales… Des centaines de milliers d'emplois sont concernés.

    Nous étions une dizaine d’organisations politiques réunies le mardi 26 novembre pour discuter de l’urgence à réagir face à cette vague sans précédent, pour échanger nos analyses et surtout discuter des initiatives communes que nous pourrions prendre.

    Nous voulons tout d’abord affirmer notre solidarité avec les salarié·e·s dont les emplois sont menacés. Nous appelons à construire des cadres unitaires localement pour les soutenir dans leurs luttes, aux côtés des organisations syndicales qui sont mobilisées sur le terrain.

    Nous partageons toutes et tous l’idée qu’il faut stopper cette vague de licenciements que ce soit par un moratoire comme le propose la CGT ou par l’interdiction des licenciements. Dans tous les cas, il faut garantir la sécurité d’un point de vue humain et social pour toutes et tous, maintenir les emplois partout, garantir les salaires et prendre le temps de construire des projets de reconversion, dans le cadre de la nécessaire transition écologique.

    Un premier échange a eu lieu autour des initiatives que nous pourrions prendre : organisation de meetings pour donner la parole aux salarié·e·s, concerts de soutien pour alimenter les caisses de grève, tribune de personnalités pour alerter l’opinion, marche nationale contre les licenciements… Nous n’excluons aucun type d'initiatives et dans tous les cas nous avons le souci de le faire en lien avec les organisations syndicales et les salarié·e·s mobilisé·e·s.

    Nous sommes dans une situation d’urgence sociale, mais aussi de crise écologique et politique. Nous voulons aider à la convergence des combats face à la casse sociale et soutenir toutes celles et tous ceux qui luttent, qu’ils soient salariés ou privés d’emplois. Nous nous battons pour le droit à l’emploi et aux revenus, l’abrogation des réformes de l’assurance chômage et des retraites. Parce que le Rassemblement National est en embuscade dans une situation d'instabilité politique forte, nous avons une responsabilité pour reconstruire la confiance dans notre force collective et lutter contre la division de notre camp social instillée par l'extrême droite.

    Nous appelons toutes les organisations qui se retrouvent dans ces préoccupations à participer à la prochaine réunion unitaire qui aura lieu le 9 janvier à 19h.

     

    Organisations signataires :

    Ades, Allons Enfants, L’Après, Ensemble, Gauche démocratique et sociale, Gauche écosocialistes, Nouvelle Donne, NPA-l’Anticapitaliste, Peps, Les Radicaux de gauche, Révolution Permanente, Union communiste libertaire

    https://npa-lanticapitaliste.org/sites/default/files/communique_unitaire-pour_resister_a_la_vague_de_licenciements.pdf

  • Le mal-être des jeunes...

    La crise du covid a mis en lumière le mal-être de la jeunesse. Malheureusement, il n’est pas nouveau, même s’il s’est accentué ces dernières années.

    Parmi les étudiantEs, 41 % présentent des symptômes dépressifs ; ils étaient 26 % avant le covid. C’est 15 points de plus en seulement quatre ans. 

    Dépression

    Leurs angoisses sont connues : difficultés économiques, études de plus en plus sélectives et donc stressantes, chômage… Et pour ne rien arranger, certains facteurs sociétaux viennent plomber le moral des jeunes. Ils citent presque tous le contexte géopolitique, avec les conflits internationaux et le dérèglement climatique, qui rend leur futur toujours plus incertain.

    Les résultats d’une enquête nationale (EnCLASS 2022) publiés le 9 avril 2024 révèlent qu’unE adolescentE sur sept présente de graves risques de dépression. La tendance est beaucoup plus marquée chez les jeunes filles. La progression la plus importante a été observée chez les jeunes adultes (18-24 ans), avec une hausse de 9 points entre 2017 (11,7 %) et 2021 (20,8 %). 

    Les personnes plus à risque d’épisode dépressif sont les jeunes de 18-24 ans, les femmes, les personnes vivant seules, les familles monoparentales, celles se déclarant pas à l’aise financièrement, au chômage ou celles ayant ressenti un impact négatif de l’épidémie de covid-19 sur leur moral.

    Suicide

    Le suicide est l’une des principales causes de décès dans le monde. Selon l’OMS, il s’agit de la 3e cause de mortalité chez les jeunes entre 15 et 29 ans. La France n’échappe pas à ce constat alarmant puisque le suicide reste la deuxième cause de mortalité.

    Selon le 5e Rapport de l’Observatoire national du suicide (2022),1 lycéenE sur 10 a déclaré avoir fait une tentative de suicide au cours de sa vie. Entre 2019 et 2021, le nombre de tentatives de suicide a augmenté de 30 % chez les 11-17 ans et 24 % des lycéenEs déclarent des pensées suicidaires ; 13 % avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie et environ 3 % une tentative avec hospitalisation.

    Des réponses inadaptées

    Le gouvernement démissionnaire avait présenté le 11 octobre 2024 les quatre objectifs prioritaires pour promouvoir la santé mentale, érigée Grande Cause nationale pour l’année 2025. La santé mentale des jeunes en faisait partie en lien avec le Collectif Santé, dont fait partie FondaMental. 

    FondaMental est une fondation de recherche psychiatrique principalement financée par le secteur privé « qui développe et promeut une vision exclusivement biologisante de la maladie mentale et des soins inspirée strictement des paradigmes neuro-comportementaux ». Elle fonctionne sur le modèle d’autres lobbys libéraux et est liée à l’Institut Montaigne, « think tank » libéral. Bref, la grande cause nationale à la sauce Macron, bien loin d’un renforcement de la psychiatrie publique… et des réponses sociales et politiques capables d’enrayer le stress des jeunes !

    Commission santé sécu social du NPA
     
  • Rotographie : une imprimerie au service des révolutions !

     

    Le NPA lance une campagne de dons pour racheter le bâtiment de Rotographie, l'imprimerie de la LCR puis du NPA et ainsi continuer l'activité de l'imprimerie au service des luttes et faire de ce lieu un local militant avec une librairie et des espaces de réunion. Créée en 1976, Rotographie s'est aussi mis au service des luttes internationales et notamment des mouvements révolutionnaires en Amérique du Sud, et ailleurs. Découvrez une partie de cette histoire grâce à cette séquence d'images inédites du documentaire "Rouge, la couleur qui annonce le journal"

    Campagne de dons :
    http://don.npa-lanticapitaliste.org

    Infos et dates de projections du documentaire :
    https://lanticapitaliste.org/videos/un-documentaire-sur-rouge-le-quotidien-de-la-lcr

  • Attal, Barnier, Bayrou : les dénis de Macron...

    Toujours pas ! Le compte n’y est toujours pas. En nommant cette fois-ci son vieux parrain François Bayrou, Macron croit, comme avec Michel Barnier hier, pouvoir démontrer que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ».

    Officiellement, Macron a reçu cette semaine les partis, sauf LFI et le RN, en expliquant que « personne autour de la table ne voulait être dans la dépendance du Rassemblement national », comme l’a confié Boris Vallaud, chef de file des députés PS. En réalité, Macron bégaye. Il nomme un Premier ministre qui ne peut survivre qu’avec la bienveillance de Marine Le Pen. Il poursuit dans le déni démocratique en ne reconnaissant pas la nécessité de nommer un Premier ministre issu du NFP et il continue d’ignorer totalement son illégitimité de président !

    François Bayrou rêvait du poste. Macron ne s’y est pas trompé. Il place son parrain pour continuer à être bienveillant avec le RN. D’autant que François Bayrou partage avec Marine Le Pen les mêmes problèmes judiciaires et qu’il pourrait être compréhensif pour les petits soucis de Le Pen. Jordan Bardella vient d’ailleurs de confirmer qu’« il n’y aura pas de censure a priori ».

    Plus que jamais, le RN est au centre du jeu politique : c’est lui qui va définir les lignes rouges du futur budget, imposer de nouvelles lois racistes et faire tomber la marionnette Bayrou quand il en aura envie. Un nouveau sondage présidentiel montre de plus que le RN a encore gagné du terrain cet automne. Drôle de fin de carrière pour le démocrate-chrétien Bayrou que d’être à la tête d’un gouvernement libéral-autoritaire et la marionnette du RN !

    Notre réponse doit être immédiate. « Deux choix s’offriront aux députés : le soutien au sauvetage de Macron ou la censure » a déclaré Mathilde Panot, représentante des députés LFI. Mais la censure d’un tel gouvernement, avec la menace que représente le RN pour les intérêts de tous les travailleurEs, pour la justice sociale et le partage des richesses, pour la démocratie et l’écologie, ne peut avoir lieu seulement à l’Assemblée nationale. 

    Le NFP dans son ensemble – partis, syndicats et associations – doit se mobiliser, renforcer la construction de comités à la base, promouvoir au quotidien des combats antiracistes et impliquer largement toutes celles et ceux qui ont voté pour son programme dans un vaste mouvement démocratique capable de remettre en cause les institutions anti-démocratiques de la 5e République, vers un processus constituant. Aucune solution ne viendra d’un homme ou d’une femme providentielle. Celles et ceux qui se sont battuEs et se battent contre l’extrême droite et la politique de Macron ont la clé pour les faire dégager et imposer les mesures sociales, écologiques et démocratiques du NFP. 

    L’ensemble des composantes du NFP doit se réunir pour prendre toutes initiatives nécessaires afin de mettre fin à cette mascarade dangereuse.

  • Grève du 5 décembre, pour la défense des services publics...

    Le gouvernement Barnier avait promis des attaques frontales contre les services publics, déjà bien amochés par sept ans de macronisme féroce. Bien sûr, le point d’indice des salaires des fonctionnaires est resté gelé, alors que l’inflation se fait sentir pour toutEs. 

    Au-delà, Kasbarian — que personne ne regrettera à son poste de ministre de la Transformation de l’action publique — avait décidé de s’attaquer à la santé des fonctionnaires en décrétant trois jours de carence d’indemnisation en cas d’arrêt maladie et un plafonnement à 90 % des remboursements des journées d’arrêt maladie. 

    Anne Genetet, éphémère ministre de l’Éducation nationale et députée des Français hors de France se croyait encore à Koh-Lanta et voulait une sentence irrévocable pour la scolarité des jeunes : l’obtention du diplôme du brevet devait devenir obligatoire pour passer au lycée. Avec l’acte II du « Choc des savoirs », les « groupes de besoins » allaient se généraliser et ainsi empêcher toute poursuite d’étude aux élèves les plus faibles dès la sixième… 

    La crise institutionnelle s’approfondit, notre colère aussi

    La journée de grève du 5 décembre, appelée par les 7 centrales syndicales de la fonction publique, prenait une autre ampleur lorsque nous apprenions, la veille au soir, que le gouvernement Barnier était censuré par l’Assemblée nationale, une première en France depuis 1962. Cela n’a pas entamé la détermination des grévistes : 65 % des enseignantEs dans le premier degré et 54 % dans les collèges et lycées, selon la FSU. Des assemblées générales, aux effectifs certes limités, de grévistes se sont tenues dans diverses villes pour discuter des suites de cette journée, dont les plus déterminées parlaient de reconduire la grève le jeudi 12 décembre. Les 180 manifestations ont rassemblé plus de 200 000 personnes.

    Le plan Barnier est inadmissible pour l’ensemble de la population. Après sa chute, le RN se met en embuscade pour gouverner le pays, ce qui serait un danger mortel pour les services publics et pour l’école1. Nous devons mettre en place un rapport de forces suffisant pour exiger quatre revendications élémentaires. D’abord, le retrait immédiat de la dernière réforme des retraites ; ensuite qu’il n’y ait plus aucun jour de carence pour les fonctionnaires ; que les salaires soient indexés sur l’inflation, seul moyen de lutter efficacement contre cette dernière. Et enfin, nous voulons un plan d’urgence d’embauches et d’augmentation de salaires dans tous les services publics, à l’image des revendications des enseignantEs de Seine-Saint-Denis l’année dernière. Et si Macron refuse cela, alors il dégage. Simple. Basique.

    Des rebonds en demi-ton

    Malheureusement, les centrales syndicales de la fonction publique ont sans doute été refroidies par les frimas de l’automne finissant. L’intersyndicale à 8 constate que « notre pays traverse une situation inédite », mais ne propose pas qu’elles restent « en contact étroit ». Plus restreint, la CGT, la FSU et Solidaires « appellent les agentEs publics à se mobiliser lors d’une semaine d’actions sectorielles et territoriales, de rassemblements, et d’expression revendicative, à compter du 9 décembre, avec un temps fort pouvant aller jusqu’à la grève. » Nous ne sommes pas certainEs que cela fera tousser l’Élysée. Il nous paraît indispensable de construire pied à pied un mouvement de grève massif et auto-organisé pour obtenir satisfaction de nos revendications. On ne sait pas si on aura un gouvernement dans les prochains jours mais notre objectif pour le 12 décembre est de renforcer l’avertissement : l’exécutif sera sous surveillance des salariéEs du public et du privé, prêt à livrer bataille contre eux et l’extrême droite.

    Commission Éducation nationale

    • 1. Lire Raphaël Alberto, Tamara DeVita, « L’extrême droite, un danger mortel (aussi) pour l’école », revue l’Anticapitaliste n° 160, octobre 2024.
  • New Delhi suffoque !

    Après un été caniculaire, pics à 47 °C, les 25 millions d’habitantEs de la mégapole étouffent depuis la mi-novembre sous un épais smog. Sa composition en particules fines est 60 fois supérieure aux limites de dangerosité retenues par l’OMS nous signale Reporterre. L’État d’urgence a été décrété.

    Lire la suite

  • Souscription : Un local national et pour la capitale !

    Toutes les organisations militantes le savent. S’il est nécessaire d’avoir des forces dans la capitale, s’y construire a un caractère contradictoire. 

    Côté pile, l’échelle de la ville, sa diversité et sa proximité avec les lieux de pouvoir en font un lieu privilégié pour militer sur presque tous les sujets et rencontrer tous les courants. Les mobilisations y sont plus nombreuses, diverses et importantes qu’ailleurs. Le vivier militant est incomparable, en particulier grâce à la très grande concentration étudiante, le brassage sociologique et géographique. 

    Côté face, ce foisonnement produit de la concurrence entre les courants. Le turn over est important car bien des gens partent vivre ailleurs après quelques années. La proximité du pouvoir central écrase les enjeux et structures locales. Sans parler des problèmes de transport et... le prix strato­sphérique de ­l’immobilier.

    Rassembler nos activités

    Depuis 1976 et la création de l’imprimerie Rotographie, la LCR puis le NPA ont connu une situation de « double domiciliation » dans la capitale. À Montreuil, l’imprimerie, la rédaction du journal et la direction nationale. Dans Paris, l’activité militante, la librairie et la IVe Internationale. Rassembler toutes nos activités dans le bâtiment de Rotographie à Montreuil n’aura que des avantages pour la vie militante du NPA au niveau du Grand Paris.

    Concernant les salles de réunion, un premier travail d’aménagement effectué par nos propres moyens nous permet déjà de réunir notre direction nationale, nos comités et commissions dans des conditions acceptables. L’acquisition et la nécessaire rénovation du bâtiment ­permettraient d’aller plus loin. D’abord en proposant 4 petites salles (contre 2 actuellement). Ensuite en remplaçant l’actuelle salle de 40-50 places par une salle aux normes permettant d’accueillir environ 200 personnes sous une verrière. Un tel outil permettrait au NPA d’être utile au mouvement en accueillant des réunions publiques et des petits congrès.

    Un lieu pratique

    Concernant la vie quotidienne militante, la rénovation du bâtiment offrirait un grand espace ouvert avoisinant les 100m2 pour se restaurer, papoter, imprimer et retirer le matériel militant (affiches, autocollants, tracts), se retrouver avant un départ collectif. Concernant la logistique, avec un lieu de stockage au rez-de-­chaussée, charger un véhicule à couvert est déjà beaucoup plus simple.

    Associées à une localisation déjà avantageuse (porte de Montreuil) et sur l’une des lignes les plus intéressantes du réseau métropolitain, la concrétisation de ces aspects constituerait un réel saut qualitatif des facilités matérielles pour notre activité dans le Grand Paris. De manière indirecte, de telles améliorations auraient aussi un impact positif sur l’activité nationale. Voilà pourquoi nous sollicitons vos dons partout sur le territoire !

    Commission souscription

    FAIRE UN DON ICI

    https://don.npa-lanticap…

  • Bachar al-Assad est tombé, vive le peuple syrien !

    En une dizaine de jours, l’un des régimes les plus brutaux de la planète est tombé. Des scènes de liesse, notamment lors de l’ouverture des prisons où certaines personnes étaient emprisonnées parfois depuis des décennies, se sont succédé. Ce dimanche 8 décembre, les statues de la famille Assad tombent dans toutes les villes de Syrie et toutes les communautés y participent.
    Bachar al-Assad, fossoyeur violent de la révolution syrienne, fils et digne successeur du dictateur Hafez al-Assad qui officiait dans les années 1980, a fui le pays sans donner de nouvelles.
    À la tête d’un régime qui utilisait les divisions religieuses pour se maintenir au pouvoir, Bachar al-Assad avait été proche de tomber lors du printemps arabe de 2011 et notamment des révoltes massives dans son propre pays. La répression meurtrière, les arrestations et la torture généralisée, les dizaines de milliers de disparitions, l’utilisation de l’armée et des armes chimiques comme politique de terreur contre sa population ont militarisé cette révolution populaire. En près de 15 ans, Assad a massacré et causé la mort d’un demi-million de personnes.
    S’en est suivi une dizaine d’années de guerre civile où divers groupes et factions sont intervenues avec l’immixtion de pays extérieurs (monarchies pétrolières, Turquie, Russie, Iran et Hezbollah libanais, mais aussi la France et les États-Unis) ainsi que le déploiement de l’État islamique/Daech qui ont écrasé le peuple syrien. Sans oublier les agressions israéliennes continues. Nous condamnons d’ailleurs l’invasion de la zone tampon du Golan par Israël ce matin.
    L’offensive réalisée ces derniers jours par des groupes rebelles syriens, profitant de l’opportunité de l’affaiblissement du Hezbollah, a montré la déliquescence des armées et des soutiens de Bachar.
    Nous nous réjouissons de la fin de son règne. Nous sommes solidaires des aspirations émancipatrices et démocratiques des peuples de Syrie, que les forces kurdes portent notamment. Rien n’est réglé pour le peuple syrien qui reste sous la contrainte de différents groupes militaires et politiques aux intérêts contradictoires et le plus souvent réactionnaires.
    La fin de la dynastie Assad doit permettre d’assurer le droit des peuples et des minorités en Syrie, la démocratie et la justice sociale.