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Nos tracts, à diffuser...

  • Le 8 octobre et après, toujours plus de raisons de se mobiliser !

    Vite, mobilisons-nous pour tout changer ! Nous étions 450 000 dans la rue ce mardi 6 octobre, à l’appel des organisations de jeunesse et des syndicats. Après plusieurs jours de mobilisation dans les lycées, les facs et les collèges ont rejoint le mouvement. 

    Les lycéenNEs visent le bac, la BAC vise la tête

    Cette révolte est inédite par son ampleur, sa nature politique et la répression qu’elle subit. Partie des quartiers populaires, elle est devenue un mouvement d’ensemble de la jeunesse. En réclamant moyens et égalité, les lycéenNEs raciséEs exprimaient aussi leur volonté de reprendre collectivement du pouvoir sur leur vie, face au tri scolaire et aux discriminations. C’est d’abord cette jeunesse, déjà confrontée au racisme policier, qui est frappée par la répression. Avant le 6 octobre, le ministère de la Justice recensait déjà 5 060 gardes à vue, dont 4 406 mineurEs. Le pouvoir veut terroriser une génération.

    Nuñez a annoncé l’arrêt de l’utilisation des grenades assourdissantes : mais ce n’est pas suffisant, surtout après n’avoir donné « aucune consigne de retenue » aux forces de l’ordre. L’indignation a déjà gagné le reste de la population qui refuse de voir ses enfants être mutilés. Il faut maintenant que cette indignation devienne une force de mobilisation.

    Portrait d’une jeunesse en feu

    Refusons le partage entre un mouvement « légitime » et des « débordements » qui lui seraient extérieurs : il reproduit des hiérarchies racistes et de classe. La lutte de cette jeunesse pour son avenir, et le refus de laisser une génération se faire massacrer par la police, sont au cœur du combat contre la fascisation : l’omniprésence des slogans antifascistes dans les cortèges témoigne de sa lucidité. 

    L’appel intersyndical au 5 novembre n’est pas à la hauteur : la mobilisation massive du 6 appelle des suites immédiates. La question clé pour le monde du travail est celle de rejoindre, par la grève, le mouvement lycéen. Comme l'ont fait les personnels d’éducation et les militantEs syndicalistes a partir du 6 octobre en solidarité avec les jeunes et pour leurs revendications. 

    Le 8 octobre, dans la rue avec les jeunes, pour leur avenir, pour notre avenir. 

    Soyons chaque jour au plus près des lycéenNEs pour soutenir leur organisation et nous interposer face à la répression. Organisons aussi des mobilisations rassembleuses hors du temps de travail, en faisant du 17 octobre un point d’appui pour unir exigences sociales et combat antiraciste. Mais n’attendons pas le 17 : cette révolte peut changer le rapport de forces, à nous toustes de l’étendre dès maintenant. 

  • La mobilisation grandit de jour en jour, continuons le combat pour des conditions d’études et de vie dignes !

    La journée du mardi 6 octobre est sans aucun doute un grand succès. Plusieurs centaines de milliers de jeunes dans la rue, 1 800 lycées bloqués et des dizaines de facs bloquées. Il s’agit assurément d’une mobilisation inédite par son ampleur et sa durée. 

    Cette réussite démontre que l’ensemble des jeunes aspirent à un autre avenir, loin de la sélection, du racisme et de la précarité. Nous refusons cette société qui ne cesse d’opposer les violences policières aux jeunes racisés, qui trie les jeunes dès leur plus jeune âge et qui au terme de leur étude, les condamne au chômage et à la précarité. 

    La réponse du gouvernement est exécrable : toujours plus de répression et la fermeture administrative de tous les lycées cette semaine. On croyait pourtant que le gouvernement voulait qu’on “se remette à travailler”. Le premier ministre explique cette fermeture générale par un processus de démocratie interne. Bien évidemment, nous ne le croyons pas. La démocratie se trouve dans la rue et le gouvernement doit appliquer urgemment nos revendications. 

    La répression reste violente. A Lens, lundi 5 octobre, un adolescent de 15 ans a perdu sa main suite au jet d’une grenade d’un policier. Cette situation dramatique reflète la répression brutale organisée par le gouvernement. Le mardi 6 octobre, grâce au service d’ordre et aux chaînes humaines organisés par plusieurs syndicats et des parents d’élèves, de nombreuses manifestations ont pu être protégées. Nous appelons à poursuivre ces actes de solidarité concrète avec les lycéenNEs et étudiantEs. 

    Il est primordial de continuer notre lutte. Nous devons continuer d’organiser des Assemblées Générales, des blocus et de se coordonner dans nos quartiers et nos villes avec les autres lycéenNEs et étudiantEs mobiliséEs. La journée du jeudi 8 octobre peut être encore plus importante. 

    Pour des moyens importants dans l’Education Nationale et l’Enseignement Supérieur. 

    Pour la fin de Parcoursup et la fin de toutes les mesures de sélection

    Pour la fin de Bienvenue en France et de toutes les politiques racistes

    Pour la fin des violences policières, en particulier contre les jeunes racisés

    TousTEs dans la rue le 8 octobre !

    Jeunesses anticapitalistes

  • « Trop jeunes pour penser, assez vieux pour se faire frapper ! »...

    La jeunesse se soulève contre l’avenir de misère et de destruction des services publics que lui réserve ce gouvernement. Plus de 600 lycées ont été bloqués la semaine dernière et des dizaines de milliers de lycéen·nes ont manifesté dans tout le pays. Le mouvement s’étend dans le supérieur et certains collèges. Après la mobilisation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations de jeunesse et l’intersyndicale de l’Éducation nationale appellent à se mobiliser le 6 octobre. La situation sociale est peut-être en train de basculer. 

    Le gouvernement a choisi le camp de la répression

    Macron et Lecornu ont choisi de réprimer le mouvement avec une extrême brutalité : jeudi 1er octobre, 1 949 jeunes ont été interpellé·es, puis 1 747 autres vendredi 2. Une telle vague répressive n’avait pas été vue depuis octobre 1961, lorsque plusieurs centaines d’Algériens avaient été tués à Paris.

    Cette répression s’inscrit dans une continuité coloniale et vise en premier lieu la jeunesse racisée et des quartiers populaires. Tirs de LBD, tabassages, insultes racistes, gardes à vue dégradantes : le gouvernement couvre et encourage toutes les violences policières. Il a également fermé plus de 400 lycées et des universités pour empêcher l’extension du mouvement en bafouant le droit de manifester.

    Avec l’ensemble du mouvement social, le NPA-l’Anticapitaliste dénonce la violence du gouvernement. Il appartient à tout le mouvement social de montrer sa solidarité, en s’interposant face à la violence policière ! Un pouvoir qui brutalise sa jeunesse lorsqu’elle exprime sa colère et sa détresse est illégitime : Geffray, Nuñez et Macron doivent partir ! 

    Un autre monde est possible

    Les lycéen·nes ont raison de dénoncer la casse de l’Éducation nationale, de s’indigner que le seul budget qui ne soit pas mis à sac soit celui de l’armée. Ils et elles ont raison de se révolter devant les dégâts de ce monde capitaliste, qui sème la misère, le racisme, la guerre et la destruction de la planète. Ils et elles ont raison de dénoncer la sélection dans l’accès à l’université, de réclamer des conditions d’études décentes et de pouvoir vivre et travailler dans des locaux dignes. Un autre monde est possible et la jeunesse nous montre le chemin de sa construction : celui d’une société fondée sur la justice sociale et le refus de toutes les oppressions et de toutes les discriminations. 

    Ce sont eux les casseurs ! Nuñez, Geffray, démission !

  • Les lycées ont craqué. Soutien à la mobilisation lycéenne !

    Manque de personnels, classes surchargées et locaux pourris

    Le manque de personnels dans les établissements scolaires est criant. À la rentrée 2026, il manquait au moins un enseignant dans plus de la moitié des collèges et des lycées.

    Alors que la baisse démographique (-340.000 en deux ans) laisserait espérer de diminuer le nombre de jeunes par classe, le ministre de l’Éducation nationale propose la suppression de 1600 postes dans l’éducation pour l’année prochaine, pour maintenir les classes surchargées. Cela fait partie des conséquences concrètes de la réforme Blanquer du bac (alors que Geffray était DGSco), de même que les emplois du temps surchargés de 8h à 18h et la pression constante par les contrôles et parcourSup.

    Enfin, le mois de septembre 2026 est un des plus chaud depuis 1900, dans le prolongement de la vague caniculaire depuis mai dernier. Le bâti scolaire est vétuste et inadapté aux changements climatiques que les capitalistes ont provoqués.

    Un mouvement social d’une ampleur inégalée

    La mobilisation des lycéens, partie de la petite couronne parisienne, s’est étendu dans des proportions jamais vue : dans toutes les villes, les lycéenNEs refusent de rentrer dans le rang.

    Face à cela, le gouvernement ne répond que par la répression : tirs de flashball, de lacrymo, de grenades, surtout quand il s’agit de réprimer des non-blancHEs. Le jeudi 29 septembre, on comptait plus de 1900 interpellations (dont 90% de mineurs), soit plus qu’au pic du mouvement des Gilets Jaunes en 2018.

    Fait nouveau : le gouvernement organise le lock-out des lycées mobilisés, voulant obliger les profs à faire des cours en distanciel pour casser la mobilisation. Vendredi 30 septembre, près de 400 lycées ont été fermés administrativement (20% des lycées publics) et la police a quand même réussi à interpeller plus de 1700 jeunes.

    La révolte est légitime !

    Nous voulons contribuer à créer un mouvement massif et auto-organisé pour les jeunes et aussi pour l’ensemble des personnels. Nous partageons les mêmes revendications :

    Embauches massives de personnels (profs, AESH, infirmière…).

    Contre les classes surchargées, nous exigeons 24 élèves maximum.

    Contre le 8h-18h : il faut en finir avec la réforme Blanquer du bac.

    Il faut un plan de (re)construction des établissements scolaires pour s’adapter aux changements climatiques.

    En finir avec ParcourSup et le tri social et racial organisé par l’institution scolaire.

    Nous appelons toutes et tous à nous à rejoindre les mobilisations lycéennes, à se mettre en grève et aller en manif, ainsi qu’à dénoncer les violences policières mardi 6 octobre et dans les jours qui suivent

  • Pas de congrès pour le Racisme Rational...

    Toustes à Orléans le 24 octobre !

    RN : extrême droite raciste

    Pour la première fois depuis sa création, le Rassemblement national peut gagner l’élection présidentielle. Le parti historique de l’extrême droite française a suffisamment été dédiabolisé pour pouvoir prétendre à diriger le pays. Pourtant, son projet politique ethno-racialiste reste toujours au service des patrons et des classes dirigeantes et reste un danger pour les minorités, les femmes, les personnes racisées et LGBTI+.

    Le RN a commencé sa campagne présidentielle en proposant l’interdiction du port du foulard, dans la lignée de l’islamophobie ambiante et généralisée en France. Le RN a également proposé de diminuer drastiquement le nombre de logements sociaux, qui concentrent les populations non blanches. Ces propositions ciblent directement les personnes racisées, qui ont plus de mal à se loger dans le parc privé et sont surreprésentées parmi les salariéEs aux plus bas revenus.

    Le projet raciste et suprémaciste du RN se décline dans ses références régulières à la préférence nationale, à la « nostalgie » de l’Algérie française et de la colonisation, voire directement au nazisme.

    Quelques jours après que le député Jean-Philippe Tanguy, numéro 2 du RN, a repris la devise nazie « Le travail rend libre », Mediapart a dévoilé des propos tenus par l’actuel président du RN, Jordan Bardella, au début de sa carrière politique, qui témoignent d’un antisémitisme obsessionnel. Cela n’est une surprise que pour celles et ceux qui ont voulu donner du crédit à la politique de dédiabolisation du RN.

    Ce n’est pas une surprise, car les propos racistes et antisémites tenus par ses candidatEs et ses militantEs sont régulièrement rapportés par la presse et les militantEs. La vidéo de la tournée raciste des policiers de Carcassonne en est un exemple récent parmi tant d’autres.

    Alors que l’extrême centre gouverne sur sa droite extrême, en soutenant et en votant certaines propositions historiques de l’extrême droite, comme la loi « permis de tuer », une victoire du RN aux élections lui donnerait les commandes d’un appareil d’État déjà autoritaire. Son programme autoritaire, raciste et patronal frapperait d’abord les non-BlancHEs, les femmes, les personnes handicapées et les malades, les LGBTI+, puis l’ensemble de notre camp social.

    Sa progression s’inscrit dans une dynamique de renforcement des extrêmes droites à l’échelle mondiale, qui prospèrent en stigmatisant les migrantEs et les musulmanEs et en proposant une « remigration » qui est un projet raciste de déportation et de nettoyage ethnique.

    Les sondages donnent une avance très nette au RN, mais il n’y a pas de fatalité. Sa défaite est encore possible. Pour cela, il faut dénoncer clairement le RN pour ce qu’il est : le parti du Racisme National, un parti qui ne devrait pas pouvoir tenir un congrès. Un parti qui nous trouvera sur son chemin pour le dénoncer partout où il sera. Nous serons donc à Orléans le 24 octobre pour la grande manifestation unitaire et le village antifasciste contre le congrès présidentiel du RN.

    Contre le fascisme, résistance !

  • La température retombe, pas nos colères !

    Des milliers de personnes sont mortes à cause des chaleurs extrêmes. 

    Les habitantEs des quartiers populaires, les précaires, les personnes âgées, malades, en situation de handicap, celles et ceux qui travaillent dehors ou dorment dans la rue ont payé le prix fort.

    La canicule a accentué toutes les inégalités : de logement, de conditions de travail, de santé…

    Le gouvernement aggrave la crise

    Les pompiers, les soignantEs, les enseignantEs ont été en première ligne dans des services publics ravagés par les politiques d’austérité. Les paysanNEs, déjà maltraitéEs par une politique au service de l’agro-industrie, voient leur avenir compromis.

    Cette situation était annoncée, notamment par les rapports successifs du GIEC. Elle empirera si on ne stoppe pas les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, le gouvernement, si dur avec les mobilisations de défense de l’eau et des espaces naturels, est tout doux avec TotalEnergies, l’industrie chimique et l’agro-industrie.

    Un plan d’urgence climatique !

    Imposer des mesures pour protéger les salariéEs et la population, avec des services publics pour le logement, la santé, la lutte contre les incendies, la restauration des forêts et des sols, la gratuité et le développement des transports en commun… C’est vital !

    Ces adaptations sont urgentes, mais elles ont leurs limites. Il faut prendre le mal à la racine : rompre avec l’agro-industrie pour développer une agriculture paysanne et écologique, imposer une politique de sortie des énergies fossiles, taxer les superprofits des groupes fossiles, de l’agro-industrie et de l’armement, instaurer un impôt climatique sur les gros patrimoines. Et désarmer les criminels climatiques, en commençant par exproprier TotalEnergies.

    Partout pour le climat et la justice sociale

    L’appel du 26 septembre, signé par 42 000 personnes et plus de 1 000 organisations, va bien au-delà d’une marche pour le climat. Il veut construire dans la durée un mouvement par en bas, avec des assemblées locales qui se coordonneront pour décider des suites (un rendez-vous à la mi-novembre est déjà fixé). Il exige la rupture avec les énergies fossiles et des mesures d’urgence qui lient différents secteurs en lutte — services publics, Gilets jaunes, quartiers populaires, paysanNEs… — pour qu'ils convergent contre le budget d’austérité.

    Descendre massivement dans la rue, se coordonner, s’organiser, c’est faire reculer l’extrême droite, qui se nourrit de nos défaites.

  • Ni permis de tuer ni État policier !

    La loi dite du « permis de tuer » doit encore passer par le Sénat. En officialisant la présomption de légalité des tirs policiers, elle augmenterait encore le pouvoir policier et le nombre de tués, majoritairement non Blancs. La mobilisation est une urgence.

    Omniprésence du racisme dans la police

    Les médias s'émeuvent de l'affaire des policiers municipaux de Carcassonne. Tous les six mois ou presque, la même « révélation » sur le racisme dans la police.

    Mais il ne s'agit jamais seulement de mots. La police exerce une puissance répressive sur les corps, et d'abord sur les corps non Blancs. La déshumanisation qui autorise les insultes est aussi ce qui permet et justifie les violences physiques.

    À Carcassonne toujours, le 21 juin, en présence d'un policier municipal mis en cause pour ses propos racistes, un policier national a projeté au sol Youssef E., 29 ans, dont la tête a violemment heurté la chaussée. Youssef est mort treize jours plus tard. Le parquet a aussitôt écarté tout lien avec l'interpellation, et il aura fallu la diffusion de la vidéo, en septembre, pour qu'une enquête de l'IGPN soit enfin ouverte.

    Une institution coloniale

    La police est un outil de maintien de l'ordre capitaliste, qui protège les dominants et fait tenir la hiérarchie de classe. Elle s'est construite en France sur la répression des « indigènes » de l'empire, y compris quand ceux-ci vivaient en métropole. La BAC vient des brigades coloniales d'Algérie, et la pacification des quartiers populaires par une présence permanente, visible et répressive relève d'une doctrine de maintien de l'ordre colonial.

    La montée du RN et la banalisation des idées racistes fournissent un surcroît de légitimité et d'impunité aux violences policières. La loi de 2017 sur les refus d’obtempérer et la proposition de loi dite du « permis de tuer » reprennent des revendications portées par l’extrême droite, dont les thèses sont reprises par un spectre toujours plus large du champ politique et médiatique.

    En finir avec l’ordre policier

    Demander plus de commissariats, plus de policiers et plus de moyens revient à transférer l'argent des services publics vers la répression sociale, politique et syndicale. En cédant systématiquement aux revendications des syndicats policiers, la classe dirigeante s'attache l'institution qui lui servira de rempart face aux mobilisations que la casse sociale ne manquera pas d'entraîner. Combattre les violences policières doit nous conduire à poser la question du désarmement et de l'abolition de la police.

  • Non aux guerres impérialistes, solidarité avec les peuples !

    À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis et des législatives en Israël et en Russie, Trump, Netanyahou et Poutine mènent une politique de fuite en avant guerrière.

    Gaza détruite, Cisjordanie colonisée, Liban bombardé, Iran sous les frappes américaines, Venezuela sous pression des États-Unis, Ukraine bombardée par la Russie : partout les puissances impérialistes prétendent décider du sort des peuples.

    Sanctionner Israël

    Au Liban, Israël continue de violer le cessez-le-feu : bombardements, assassinats et occupation se poursuivent après des milliers de morts et des déplacements massifs. 

    À Gaza, Israël poursuit le génocide et empêche toute reconstruction. En Cisjordanie, l’armée et les colons multiplient expulsions, destructions et annexions.  

    Jean-Noël Barrot, sous pression, annonce enfin que la France va mettre fin au commerce avec les colonies israéliennes. Notre rôle est de renforcer encore la mobilisation pour imposer de vraies sanctions à Israël.

    L'impérialisme US en roue libre

    En Iran, Trump est incapable d’obtenir une victoire mais les États-Unis bombardent, imposent un blocus et renforcent les sanctions. Le régime iranien profite de la guerre pour renforcer les arrestations, les exécutions et la répression, alors que l’inflation et la pauvreté frappent durement la population. 

    Au Venezuela, après le séisme, des milliers de déplacéEs restent sans logement durable tandis que les services publics sont en ruine. Sous couvert d’aide, les États-Unis ont renforcé leur présence et imposé un accord pétrolier qui leur concède pour un siècle une part immense des réserves du pays. Un véritable hold-up, accepté par un pouvoir sans légitimité populaire, tandis que les mouvements sociaux indépendants tentent de maintenir les solidarités.

    Notre camp : celui des peuples

    En Ukraine, les bombardements russes frappent durement les infrastructures et la vie quotidienne, tandis que la société poursuit une double résistance à l’invasion et aux politiques antisociales du pouvoir. Fin novembre, un convoi international de solidarité acheminera de l’aide et rencontrera mouvements sociaux et réseaux de bénévoles : un soutien concret à celles et ceux qui résistent.

    Fin des bombardements et des occupations ! Sanctions contre Israël et soutien au BDS ! Fin des sanctions contre l’Iran et le Venezuela ! Retrait des troupes russes d’Ukraine ! Notre camp est celui des peuples en lutte et des mobilisations qui les soutiennent.

  • Dans la rue le 19 septembre contre le permis de tuer ...

    Mobilisons-nous contre la loi qui présumerait légal tout tir de policier ou de gendarme ! Déjà adopté par l’Assemblée nationale, ce texte devrait être examiné par le Sénat cet automne.

    La police tue déjà impunément

    La police n’a pas attendu cette loi pour tuer dans une quasi-impunité. Sur 437 morts liées à une intervention policière recensées depuis 2017, moins de 2 % des affaires dont l’issue est connue ont abouti à une peine de prison ferme. C’est l’existence d’une vidéo du meurtre raciste de Nahel qui a permis la mise en examen de l’auteur du tir. Dans les faits, les tirs policiers sont déjà présumés légitimes, d’autant qu’ils visent surtout des hommes non blancs des milieux populaires. Cette loi aggraverait encore la situation en officialisant le permis de tuer.

    Toujours plus de morts

    La loi de 2017 a déjà élargi les conditions d’usage des armes par la police. Depuis, les tirs mortels sur des véhicules en mouvement sont cinq fois plus nombreux. Mais la législation fait encore porter à la police la charge de démontrer qu’un tir était strictement nécessaire et proportionné. La nouvelle loi supprimerait ce petit garde-fou. Il reviendrait aux proches des victimes de prouver que le tir mortel n’était pas nécessaire et proportionné — en plein deuil, sans avoir assisté aux faits et sans accès aux enregistrements, rapports ou témoignages. Cette impunité renforcée augmenterait encore le nombre de meurtres policiers.

    Une loi fascisante

    Portée depuis des années par des syndicats policiers, cette revendication figurait déjà dans le programme de Jean-Marie Le Pen avant d’être reprise par Marine Le Pen. Aujourd’hui, ce sont Les Républicains qui ont pris l’initiative de cette proposition de loi. Soutenue par le gouvernement, elle a été adoptée par l’Assemblée le 7 juillet avec les voix de toutes les droites, de la majorité présidentielle au RN. Un cas d’école : toute la droite, du prétendu centre macroniste à la droite traditionnelle, s’aligne toujours davantage sur l’extrême droite.

    Mobilisons-nous !

    Plus de 730 000 personnes ont signé en quelques jours la pétition officielle contre cette proposition de loi, dépassant largement le seuil permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale. Mais cette pétition a été classée sans aucune discussion.

    Une mobilisation nationale et unitaire est organisée samedi 19 septembre contre ce permis officiel de tuer : soyons massivement dans la rue contre le fascisme et le racisme !