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Nos tracts, à diffuser...

  • Contre le G7 et son monde

    Le prochain sommet du G7 aura lieu à Évian, en Haute-Savoie, du 15 au 17 juin. La mobilisation s’organise contre le G7 et son monde, contre la montée des idées fascistes et la militarisation !

    G7 : guerrier et mortifère

    Les sept plus grandes puissances économiques se réunissent pour défendre les intérêts des classes dominantes. 

    Leurs choix économiques et politiques amplifient la fascisation de la société, l’impérialisme, l’exploitation des travailleurEs et de la nature, les oppressions, la prédation des ressources, les guerres contre les peuples. 

    Ces 7 pays représentent 50 % des dépenses militaires dans le monde et sont complices du génocide en Palestine. 

    Contrairement à ce qu’ils prétendent, ils n’accordent aucune importance aux droits des femmes et des minoriséEs de genre. Ils pillent les ressources du Sud global et développent l’extractivisme. Ils ferment de plus en plus les frontières.

    Construisons la mobilisation !

    Le contre-sommet se tiendra à Genève du 13 au 17 juin. Au programme : une soirée d’ouverture le 12 ; un village militant le 13 avec tables rondes, ateliers, concerts ; et une grande manifestation le 14 juin, jour de la Grève féministe en Suisse.

    La coalition No-G7, côté suisse, regroupe une cinquantaine d’organisations et elle a réussi à faire reculer les autorités genevoises qui avaient interdit le village militant. Quant à la manif, bien qu’elle soit menacée d’interdiction, elle aura lieu, interdite ou non !

    Côté français, une autre coalition soutient la mobilisation à Genève, travaille à obtenir le droit de traverser la frontière pour s’y rendre et organise des actions en France, notamment en Haute-Savoie et à Paris.

    En France comme en Suisse, les autorités cherchent à museler les contestations : contrôles aux frontières renforcés, déploiement massif des forces de l’ordre, QR code pour circuler près d’Évian, etc. Mais nous ne nous laisserons pas impressionner !

    Le NPA-A sera à Genève contre le G7

    Des cars ou des covoiturages commencent à s’organiser dans différentes villes. N’hésitez pas à nous contacter pour avoir les informations. 

    L’enjeu immédiat est de dénoncer la montée des idées fascistes et du militarisme promus par les pays du G7. Mais cette mobilisation est aussi l’occasion de construire des cadres internationalistes pour impulser des mobilisations massives. 

    Il faut aujourd’hui prendre la suite du mouvement altermondialiste des années 2000 pour aller plus loin et porter une perspective de transformation sociale anticapitaliste et écologique à l’échelle du monde entier !

    nog7ge.noblogs.org

  • La maison brûle, les profits explosent !

    Avril 2026 : 43 °C à New Delhi, 12 centimètres de neige à Moscou, 139 gigatonnes de glace fondues au Groenland, les 50 °C dépassés pour la première fois en Turquie… Ce n’est pas de la science-fiction, les conséquences de la destruction des équilibres planétaires sont de plus en plus massives et dramatiques.

    La planète brûle…

    Le changement climatique, ce n’est pas simplement « plus chaud partout », c’est le dérèglement : des saisons décousues, des cycles brisés, des intempéries destructrices... Les conséquences humaines sont également terribles. Les personnes travaillant à l’extérieur sont en première ligne, exposéEs sans protection à une chaleur qui tue, et tous les travaux physiques deviennent insupportables, comme ceux du care qui concerne majoritairement les femmes, ou ceux des ouvrierEs sur des chaînes de production.

    … et les profits se portent bien

    Pendant ce temps, TotalEnergies affiche un bénéfice de 5,8 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de 51 %. L’enrichissement des actionnaires est évalué à 55,4 milliards d’euros. Les bénéfices du secteur fossile mondial atteindront 94 milliards de dollars en 2026. Pendant que les ménages voient leur facture exploser, les actionnaires s’enrichissent à la vitesse de la fonte des glaciers.

    Ce n’est pas un paradoxe : c’est la logique du système capitaliste, qui transforme la destruction du vivant et de la planète en opportunité financière et les catastrophes en marchés. Sans compter que cette situation va encore se dégrader. Les conflits armés détruisent des infrastructures, rejettent des millions de tonnes de CO₂, et les États font le choix du réarmement plutôt que d’investir pour mettre un coup d’arrêt immédiat au réchauffement. En retour, le changement climatique fabrique les conditions des guerres de demain : sécheresses, famines, migrations forcées.

    Il y a urgence à arrêter l’incendie !

    Mais cette situation n’est pas une fatalité. Il y a urgence à construire un mouvement global contre le capitalisme extractiviste, intégrant luttes anti-impérialistes, solidarité Sud/Nord et transformation systémique plutôt que simples ajustements. 

    Nos objectifs : l’arrêt immédiat de tout nouveau projet fossile, l’annulation de la dette des pays du Sud, le contrôle public et démocratique de l’énergie ainsi que l’expropriation des multinationales extractivistes. 

    C’est à nous de décider quelle production d’énergie est nécessaire pour satisfaire nos besoins, et non pas leurs profits !

  • La flottille pour Gaza attaquée !

    La solidarité n’est pas un crime ! L’impunité d'Israël n’a plus de limites. Ses soldats ont intercepté la flottille humanitaire dans les eaux internationales au large de la Crète, à près de 1 000 km de Gaza ! 

    Une violence débridée

    Les soldats ont abîmé plusieurs bateaux, les laissant à la dérive. Ils ont utilisé des moyens de guerre pour brouiller les communications. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et les témoignages concordent : des cowboys surarmés débarquant en jet ski, menaçant avec des armes de guerre, parfois extrêmement violents face à des militantEs pacifistes et désarméEs.

    La plupart des militantEs ont été relâchés en Crète — ce qui implique un soutien des autorités grecques. Mais deux responsables des flottilles, Saif Abu Keshek et Thiago Avila, ont été emmenés en Israël, où ils sont en prison et subissent des tortures et des mauvais traitements.

    Impunité israélienne, abandon des PalestinienNEs

    Cette attaque scandaleuse est évidemment illégale, mais il ne s’agit pas d’un obstacle pour Israël, qui piétine le droit depuis des décennies en toute impunité. Sur les flottilles, Israël n’est évidemment pas à son coup d'essai : en 2010, lorsqu’Israël avait assassiné une dizaine de militantEs, mais également l'année dernière. Il s’agit donc d’une répétition, mais beaucoup plus loin des côtes palestiniennes, avec la complicité directe d’un État européen.

    Il est urgent de briser le blocus de Gaza : la situation humanitaire est catastrophique. Le peuple palestinien a été abandonné.

    Avoir les yeux braqués sur les flottilles

    Les flottilles, plus que la quantité d’aide humanitaire qu’elles transportent, permettent de symboliser la solidarité entre les peuples par-delà la complicité de nos dirigeants. Elles posent la question de briser un blocus meurtrier et illégal. Elles remettent dans le champ médiatique la situation à Gaza et le génocide en cours. Mais elles ne suffiront pas sans un mouvement de solidarité dans les puissances occidentales complices, notamment en France.

    Avoir les yeux braqués sur les flottilles, c'est assurer leur sécurité, mais également relancer la pression sur nos dirigeants. C’est aussi dénoncer l’inaction de Macron. C'est enfin redire que nous nous battons pour une Palestine libre de la mer au Jourdain.

    Le 16 mai a lieu la commémoration de la Nakba — le massacre et l’expulsion de centaines de milliers de palestinienNEs de leur terre en 1948. Nous devons nous mobiliser pour remettre la Palestine au centre de la carte politique.

    All eyes on the flotilla, all eyes on Gaza !

  • Premier mai...

    1er mai : jour chômé pour manifester !

    Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs ! Le gouvernement Macron a voulu nous l’enlever. Alors plus que jamais, le 1er mai, mobilisons-nous pour leur rappeler que tout est à nous, rien n’est à eux !

    Un 1er mai pour nos droits, nos salaires, nos retraites

    Nos conditions de vie et de travail se dégradent et les attaques néolibérales se poursuivent : il faudrait travailler plus, plus longtemps, avec des contrats précaires et des salaires de misère.

    Après les attaques contre l’assurance chômage, la sécurité sociale, les jours fériés et la réforme des retraites, les budgets d’austérité entraînent une réduction des postes et une dégradation de nos services publics. Dans le même temps, 211 milliards d’aides sont accordées aux entreprises chaque année, sans contrepartie.

    Un 1er mai contre l’extrême droite

    Les deux mandats successifs de Macron auront marqué le rapprochement de la droite et de l’extrême droite, allant jusqu’à appeler à former un « front républicain » contre la FI aux élections.

    L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurEs et en particulier des plus précaires d’entre nous : femmes, personnes LGBTI, racisées, étrangères, handicapées.

    Elle impose ses obsessions sécuritaires et racistes tout en faisant le jeu des grands patrons qui cherchent à nous diviser.

    Face aux attaques incessantes, nous devons être uniEs pour résister !

    Un 1er mai contre les guerres, résolument internationaliste !

    Le 1er mai doit être un appel à la paix entre les peuples.

    Les guerres et les génocides se multiplient.

    Le budget des armées explose, celui de la santé et de l’éducation n’arrête pas de baisser et les groupes pétroliers montent les prix et s’en mettent plein les poches !

    Ce sont les classes populaires qui paient les guerres en mourant sous les bombes ou la répression.

    Contre le militarisme et la guerre, il faut nous mobiliser, dans l’unité, et construire la solidarité internationale et anticoloniale avec tous les peuples en lutte, de Palestine, d’Iran, du Soudan, du Liban…

    Plus que jamais, le 1er mai doit être, en France et dans le monde, une journée de lutte sociale, féministe, écologiste, antiraciste, antifasciste, antiguerre et anti-impérialiste.

  • Flottilles pour Gaza : pas d’impunité pour les génocidaires !

    Depuis quelques jours, plusieurs bateaux sont partis de Marseille, de Barcelone, d'Italie, de Grèce et de Turquie, pour constituer une nouvelle flottille pour Gaza.

    Ils se dirigent vers la Palestine pour tenter de briser le blocus et apporter de l’aide médicale et alimentaire. L’objectif est aussi de rendre visible la situation sur place.

    Il n’est pas sûr qu’ils puissent arriver jusqu’à Gaza. Mais cette action permet de remettre la lumière sur le fait qu’Israël bafoue les droits élémentaires.

    Construire le mouvement de solidarité

    Des centaines de militantEs sont embarquéEs sur cette nouvelle flottille, et des milliers aident à la maintenance. Ils et elles prennent des risques pour dénoncer le génocide en cours. Le meilleur moyen de les protéger et surtout de soutenir la population de Gaza, de Palestine et de tous les peuples victimes des guerres impérialistes, c’est de construire, ici, un large mouvement de solidarité. Il faut organiser partout où c’est possible des initiatives en soutien à la Flottille afin de démontrer une fois de plus que la jeunesse comme les travailleurEs sont aux côtés des PalestinienNEs.

    La France et les entreprises françaises collaborent largement avec l’État d’Israël et sont, de ce fait, complices du génocide en cours. Nous devons essayer d’agir là où cela pèse, en nous mobilisant pour empêcher les collaborations et les productions de marchandises en lien avec l'État d’Israël.

    Contre leurs guerres, mobilisons-nous !

    La guerre s’étend maintenant au Liban, en Iran… menée par Israël et les États-Unis avec la complicité de la plupart des États occidentaux. Elle a pour objectif de soumettre la région pour la contrôler économiquement et politiquement. En Ukraine, au Yémen, au Venezuela, à Cuba, au Rojava, en Kanaky… partout les populations subissent les conséquences de la répression et des guerres pour le profit des puissances impérialistes et le maintien de régimes autoritaires à leur service.

    Le sommet du G7 (rassemblant les 7 plus grandes puissances du monde) aura lieu à Évian mi-juin. Un contre-sommet est en cours de construction pour dénoncer la politique de ceux qui veulent dominer le monde pour les intérêts des plus riches. Contre les guerres impérialistes, contre tous les régimes autoritaires, contre la montée des idées fascistes, notre solidarité n’a pas de frontière !

  • Hausse du carburant et de l’énergie : imposons des mesures d’urgence !

    Les prix du carburant explosent : lundi 13 avril, le prix du baril de brut dépassait les 100 dollars, avec un prix à la pompe de 2 € pour l’essence et 2,27 € pour le diesel. Il est urgent d’imposer des mesures immédiates tout en engageant une rupture avec le capitalisme fossile.

    Pour beaucoup, la voiture est une contrainte

    Aller travailler, déposer les enfants, se soigner… pour des millions de travailleurEs, de jeunes, de retraitéEs, impossible de faire autrement que d’utiliser la voiture. Éloignement domicile-travail, fermeture des lignes de train et des gares, suppression des services publics de proximité… Ce système du tout-automobile nous enferme dans cette dépendance.

    Pendant que nos salaires stagnent, les multinationales de l’énergie fossile s’enrichissent comme jamais. Total a engrangé 13,1 milliards de dollars de bénéfices en 2025 !

    La guerre, un jackpot pour les criminels climatiques

    Leur système est simple : revendre à prix d’or les réserves acquises avant l’augmentation, spéculer, encaisser. Résultat : la vie coûte plus cher, la planète brûle, et ils encaissent des milliards.

    Le capitalisme fossile, qui est le principal responsable de la crise écologique, est au cœur des guerres d’agression impérialistes, du Venezuela à l’Iran.

    Chaque crise internationale est une aubaine pour les groupes pétroliers.

    Tant que ces groupes capitalistes auront le pouvoir, ils continueront à exploiter, polluer et faire la guerre. Contre Total et autres…, plus que jamais, ce qui est à l’ordre du jour, c’est de les désarmer, de leur retirer leur pouvoir de vie et de mort, de les exproprier.

    Le NPA-A défend des mesures immédiates

    - Blocage des prix du carburant, financé par les profits des pétroliers ; contrôle des stocks et de la distribution par les salariéEs et les usagerEs ;

    - Augmentation des salaires et alignement sur l’inflation ;

    - Transports publics gratuits, partout, tout le temps, pour toutes et tous ; extension des transports collectifs d’entreprise, sous contrôle des salariéEs ;

    - Réduction des transports inutiles : limitation de la vitesse, restriction des camions, développement du fret ferroviaire.

    Ils détruisent nos vies pour leurs profits. Nous pouvons reprendre le contrôle. Seule la socialisation de ce secteur permettra de reprendre la main.

    Urgence sociale, urgence climatique : même combat !

  • Affronter la négrophobie !

    La négrophobie — le racisme anti-NoirEs — est la forme de racisme qui engendre le plus de morts, de violence et d'inégalités.

    Le consensus négrophobe

    Ce sont avant tout des NoirEs qu’on fait mourir aux frontières, qu’on enferme dans des CRA, que la police violente, qu’on assigne à la condition de sans-papiers comme aux emplois les plus pénibles, les plus précaires, les moins bien payés…

    La négrophobie occupe pourtant une place réduite dans le débat public, parce qu’elle est largement naturalisée. Le discours explicitement négrophobe se heurte encore un peu au tabou qui a frappé l’expression ouverte du racisme biologique (mais pour combien de temps ?). Pour autant, la très large adhésion aux politiques et pratiques qui en découlent témoigne de la profondeur du consensus négrophobe.

    L’offensive contre les éluEs NoirEs

    La vague de discours négrophobes suscitée par l’élection de quelques maires noirs souligne que les idéologies racialistes subsistent en tant que fond culturel. La fascisation en cours libère désormais leur expression décomplexée. Il suffit qu'un homme noir accède à une portion de pouvoir pour qu'il soit instantanément reconduit à son assignation raciale. 

    Après une première offensive culturelle — faisant de Bally Bagayoko un « communautariste » ou un « séparatiste » au service de la pègre —, il a ces derniers jours été associé à des animaux, à un chef de tribu primitive, à une menace sécuritaire. Sont ainsi mobilisés les stéréotypes négrophobes les plus structurants : la bestialisation, la sauvagerie et la violence physique.

    Il est temps d’affronter la négrophobie

    Ces discours donnent lieu à une très large réprobation, mais en trompe-l’œil. Les politiciens les plus racistes peuvent s’élever à peu de frais contre des cris dans les stades, mais les condamnations verbales des expressions les plus crasses de la négrophobie ne doivent tromper personne lorsqu’elles viennent des mêmes personnes qui légitiment la division racialisée du travail, la répression des sans-papiers et la nécropolitique des frontières.

    Il ne suffira pas d’en dénoncer les expressions les plus outrancières. En la nommant comme telle, en l’identifiant par-delà la diversité de ses manifestations, en la combattant radicalement, il est temps d’affronter la négrophobie.

  • Riposter dans l’unité sans attendre 2027...

    Signe d’une nouvelle étape de la radicalisation de la droite et du centre à l’issue des élections municipales, Attal peut déclarer, en toute détente : « Il faut très vite que nous nous remettions à parler de la France aux Français ». La recomposition à droite continue.

    Une gauche divisée

    En face, la gauche apparaît irrémédiablement divisée, avec un PS prêt à toutes les compromissions pour gérer le système — du refus de la censure à celui d’alliance pour faire battre le RN, en passant par le relais des attaques de la droite et de la macronie contre les antifas et LFI.

    Et LFI incarne une gauche de rupture qui se renforce mais qui est isolée.

    Le déferlement raciste contre l’élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis, en région parisienne, montre l’ampleur de la banalisation des idées racistes. Cette séquence démontre la possibilité d’un basculement vers le fascisme en 2027.

    Les attaques contre le monde du travail continuent

    Les attaques contre les travailleurs et les travailleuses et la marche à la guerre se poursuivent : aucune mesure contre la hausse des prix ; projet de remise en cause du 1er mai ; trois mois de droits au chômage en moins en cas de rupture conventionnelle ; « correction » du budget 2026 avec une rallonge de 8,5 milliards d’euros pour le budget des armées ; hausse du nombre de têtes nucléaires (et secret sur leur nombre) ; mise en chantier d’un sous-marin et d’un porte-avion nucléaire (19 milliards d’euros de commande en 2025 pour le groupe d'armement Naval Group) ; complicité avec le génocide à Gaza ; participation à la guerre en Iran (drones et Rafales)…

    Et très prochainement va commencer la discussion du budget 2027.

    Dans l’unité, commençons la riposte !

    Elle paraît loin l’unité du NFP, portée par la dynamique unitaire de la mobilisation contre l’allongement de l’âge de départ en retraite de 2023 et qui avait empêché la victoire annoncée du RN aux législatives.

    Mais elle est une nécessité. La grève féministe du 8 mars 2026 pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et les manifestations antiracistes du 14 mars ont montré des possibilités.

    La solidarité avec la Flottille pour Gaza qui part le 04 avril, le 1er mai comme rendez-vous antifasciste et antimilitariste, le refus de la marche à la guerre avec la grande manifestation du contre-G7 à Genève le 14 juin sont autant de mobilisations qui sont à construire dans l’unité la plus large.

    La riposte contre le fascisme et la militarisation n’attendra pas 2027 !

  • 30 mars : Pour la Terre, pour la Palestine — de la mémoire à la lutte...

    Le 30 mars marque la Journée de la Terre, date clé de l’histoire palestinienne. En 1976, une grève générale éclate en réponse à la confiscation de terres palestiniennes. Ce jour-là, six manifestants non armés sont tués. Près de cinquante ans plus tard, cette lutte pour la terre et la dignité reste d’une brûlante actualité. Les PalestinienNEs continuent de faire face à l’expropriation, à la violence et à une répression systématique.

    Les mobilisations du 28 mars s’inscrivent dans cette continuité. Elles rappellent que la confiscation des terres se poursuit en Cisjordanie comme à Gaza, accompagnée d’attaques répétées contre les populations civiles. Des villages sont visés, des habitations incendiées, des familles contraintes à l’exil. Cette réalité n’est pas du passé : elle se déroule sous nos yeux, aujourd’hui encore.

     

    Un terrible bilan

    À Gaza, la situation humanitaire est dramatique. La population vit sous la menace constante de bombardements, tandis que l’aide humanitaire reste insuffisante et elle ne peut parvenir jusqu’aux palestinienNEs. Les conséquences psychologiques sont immenses : 96 % des enfants de Gaza ont le sentiment que la mort est imminente. Ils vivent dans la peur permanente, beaucoup souffrent de traumatismes profonds, d’anxiété et de dépression. Cette détresse massive touche aussi les adultes, révélant une crise humaine majeure la plupart du temps ignorée.

     

    En Palestine et ailleurs, l’impérialisme ravage

    Au-delà de la Palestine, les violences et destructions s’étendent à d’autres territoires, notamment au Liban, où des infrastructures civiles et médicales sont également touchées. Ces dynamiques de guerre et de domination sont largement le fait des puissances impérialistes qui agissent pour défendre leurs intérêts économiques et leurs zones d’influence et qui n’hésitent pas à s’allier avec des régimes qui répriment violemment leurs peuples.

     

    Partout, mobilisons-nous !

    Face à cette situation, nous devons nous mobiliser en solidarité avec les peuples qui résistent et contre les impérialismes, dont celui de la France, complices du génocide à Gaza et responsables de la généralisation de la guerre dans la région. La Journée de la Terre n’est pas seulement un rappel historique : elle est un appel à l’action. Elle revendique un droit essentiel, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Le 28 mars, soyons nombreuses et nombreux à porter cette mobilisation pour la Journée de la Terre, une lutte internationale.

  • Le 22 mars, pas une voix ne doit manquer contre l’extrême droite !

    Le premier tour de ces élections municipales s’est déroulé dans un contexte d’offensive contre la gauche, les antifascistes et LFI après la mort du jeune militant fasciste Quentin Deranque à Lyon.

    Vers l’union des droites ?

    Alors que le macronisme se prend une nouvelle gifle, les résultats montrent l’implantation et la progression de l’extrême droite. Les sortants du RN sont partout largement réélus. À Marseille, il arrive en deuxième position avec 35 % des voix et peut gagner la ville. À Paris, la fasciste Knafo fait plus de 10 %.

    Le RN se sert de ces élections municipales pour renforcer sa stratégie d’union des droites. Dimanche, Bardella appelait à la fusion avec les « listes de droites sincères ». Certains ont bien compris l’appel du pied. Rachida Dati, à Paris, a ainsi lancé le soir même un appel au rassemblement à la liste LR mais aussi à Knafo de Reconquête, qui s’est depuis retirée pour la faire gagner.

    De bons résultats pour la gauche de rupture

     

    Mais ce n’est pas une fatalité. Le score des listes d’une gauche de rupture avec les politiques libérales est un point d’appui dans de nombreuses villes.

    Là où la droite et l’extrême droite peuvent gagner ou conserver des municipalités, comme à Paris, Marseille, Angers ou Toulon, il était de la responsabilité des listes de gauche arrivées en tête de réussir les conditions de l’union. Face à l’extrême droite, le NPA-A a appelé depuis le début au rassemblement de la gauche, comme avec le NFP en 2024.

    En refusant un accord national au soir du premier tour, la responsabilité du PS et de ses alliés est énorme dans le risque de victoire de la droite ou de l’extrême droite dans de nombreuses villes. Heureusement, cette unité a malgré tout pu se faire ailleurs, à Toulouse, Nantes, Tours ou Lyon, quoiqu’en disent Faure, Glucksmann ou Hollande (dont la liste à Tulle fusionne avec LFI) !

    Se mobiliser pour le deuxième tour 

    La gauche politique, syndicale et associative doit organiser des mobilisations et initiatives de rue entre les deux tours et mobiliser les quartiers populaires, la jeunesse et les travailleurEs. Pas une voix ne doit manquer contre l’extrême droite !

    Mais dès le 23 mars, il faudra se retrouver pour mener les luttes unitaires et radicales contre l’extrême droite et le racisme. Cela suppose de reconstruire, dans les quartiers populaires, les lieux d’études et de travail, des solidarités concrètes, de renforcer les mobilisations sociales, de remporter des victoires face au gouvernement et au patronat, et de mener la bataille contre les idées réactionnaires. Construisons un front large de riposte antifasciste.