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Nos tracts, à diffuser... - Page 14

  • Macron réélu, le combat continue. Le 1er Mai, tou·te·s dans la rue !

    En conclusion d’une non-campagne et comme symptôme d'une crise démocratique sans précédent, Macron a donc été réélu à l’issue du second tour de l’élection présidentielle. Le « tout-sauf-Macron » ne l'a pas emporté sur le « tout-sauf-Le-Pen », et c’est tant mieux pour notre camp social, tant cette dernière représentait un danger mortel. Mais les combats restent devant nous…

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  • Pas une voix pour Le Pen ! Construisons la riposte sociale !

    Les résultats du premier tour ont exprimé à la fois un rapport de forces dégradé pour les classes populaires et une polarisation, certes déformée par un mode de scrutin particulièrement antidémocratique. Le champ politique se divise en trois parties : un bloc fasciste dirigé par Le Pen, un bloc de gauche dirigé par Mélenchon, et un « centre » libéral-autoritaire autour de Macron. Celui-ci a su consolider une base sociale derrière lui, « la France qui va bien », et arrive en tête malgré le fort rejet qu’il suscite dans la population.

    Le danger de l’extrême droite

    Face au danger que représente la prise des institutions de la Ve République par un parti d’extrême droite, nombreux sont celles et ceux qui ont voté Mélenchon dans les derniers jours de la campagne. Mais cela n’a pas suffi pour éliminer Marine Le Pen.

    Bien que minoritaire dans la bourgeoisie, l’option Le Pen pourrait bénéficier du rejet massif de Macron. Une victoire électorale de l’extrême droite n’est pas à exclure dimanche prochain.

    Il reste quelques jours pour construire une mobilisation massive contre l’extrême droite, regroupant toutes celles et tous ceux qui, dans les classes populaires, ont bien conscience du danger qu’elle représente. Mais il existe aussi une frange qui, par haine de Macron, verrait d’un bon œil une victoire de Le Pen, voire pense voter pour elle. Il est ainsi essentiel de s’adresser à elle et de rappeler, sans concession, le danger spécifique que représente l’extrême droite. Une victoire de Le Pen serait bien pire encore qu’un nouveau quinquennat de Macron, avec des sauts qualitatifs sur le terrain du racisme et de l’autoritarisme. Cela libérerait par ailleurs les ultra-réactionnaires, en particulier au sein de la police, ainsi que les groupes fascistes qui pourrait multiplier les agressions et les violences.

    Empêcher Le Pen d’accéder au pouvoir

    C’est pourquoi, dans les classes populaires, pas une voix ne doit se porter sur Le Pen, afin que celle-ci soit battue dimanche 24 avril. Dans ce cadre, nous savons que certainEs utiliseront le bulletin « Macron » pour la dégager, pendant que d’autres choisiront de boycotter ce deuxième tour biaisé. L’essentiel n’est pas de se déchirer entre nous sur ce vote, mais de mettre l’ensemble de notre camp social en mouvement pour empêcher l’accession de l’extrême droite à l’Élysée, et préparer les nécessaires combats à venir quel que soit le résultat de l’élection.

    Des réactions ont déjà lieu, dans la jeunesse scolarisée, sur les lieux de travail et dans les quartiers populaires, contre l’extrême droite et les politiques libérales. Des manifestations ont eu lieu le week-end dernier, certes pas assez massives, mais qui montrent que le rejet de l’extrême droite est bien là et que nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui veulent l’exprimer dans la rue.

    Des initiatives unitaires de toute la gauche demeurent nécessaires pour construire la suite : contre l’extrême droite, pour les luttes sociales, pour reconstruire un projet d’émancipation et une force politique pour le porter. Et d’ici là, un seul mot d’ordre : la mobilisation la plus massive possible. Faisons taire l’extrême droite et préparons-nous à riposter !

  • Contre Le Pen et les politiques libérales, riposte sociale et antifasciste !

    Comme en 2017, Macron et Le Pen sont qualifiés pour le second tour. L’extrême droite, dont Zemmour, représente un tiers des voix, et Le Pen pourrait gagner l’élection. Une menace sans précédent contre les libertés démocratiques, contre les populations d’origine immigrée, pour surexploiter les travailleurs.

    Son discours pseudo social est un mensonge : elle est contre l’augmentation des salaires, et les amis de l’extrême droite sont les grands patrons comme Bolloré.

    Comme en 2002, la meilleure réponse face à l’extrême droite, c’est la mobilisation de masse des classes populaires, des exploité·e·s et de tou·te·s les opprimé·e·s.

    Aucune confiance dans Macron

    Nous ne pouvons faire aucune confiance à Macron pour combattre l’extrême droite. La montée de l’extrême droite, de Le Pen et Zemmour, c’est son bilan ! Quand il s’attaque aux conditions de vie des salariéEs et des chômeurs, quand il chasse, avec Darmanin, les migrantEs et les sans-papiers, quand il stigmatise les musulmanEs, quand il réprime violemment les manifestations, comme celles des Gilets jaunes… il donne confiance aux réactionnaires, tandis que les classes populaires sont démoralisées, divisées, passives.

    En 2002, les manifestant·e·s de l’entre deux tours criaient «20 ans de politiques antisociales, c’est 20% pour le Front national ». Vingt ans plus tard, la situation a empiré. Les partis gestionnaires du système, PS et LR, sont en déroute. Personne ne les regrette, mais il faut construire une alternative.

    Prenons nos affaires en main

    Toutes tendances confondues, la gauche est comme en 2017 à un niveau bas (moins d’un tiers des voix tout cumulé), mais le vote massif pour Jean-Luc Mélenchon incarne un vote populaire, que le monde du travail est capable de relever la tête. La division, le refus de Mélenchon de discuter avec d’autres courants (le PCF notamment avec qui il s’est présenté lors des élections précédentes) l’ont privé de second tour.

    Avec la candidature de Philippe Poutou, nous avons voulu affirmer que c’est en changeant le rapport de forces, dans les luttes, qu’on peut changer le monde, pas par la voie des institutions taillées sur mesure pour les puissants. Nous remercions les électeurs et électrices qui ont choisi de voter pour notre candidat, un ouvrier licencié, quelqu’un qui leur ressemble. Nous savons aussi que bien d’autres se sont reconnu·e·s dans cette candidature mais ont préféré voter pour Mélenchon, espérant « voter utile ».

    Mobilisation générale !

    Les prochaines semaines doivent être marquées par des manifestations les plus massives possible contre l’extrême droite et les politiques libérales et autoritaires qui le nourrissent. Dans l’unité, construisons la mobilisation dans les quartiers populaires, sur les lieux de travail, dans la jeunesse, partout où c’est possible.

    Les prochains mois vont être difficiles, et plus que jamais, nous avons besoin d’unir notre camp social et ses organisations pour y faire face. L’ensemble de la gauche sociale et politique – syndicats, associations, collectifs écologistes, antiracistes, féministes, LGBTI, et forces politiques – doivent se rencontrer pour discuter des initiatives possibles pour changer la donne, contre l’extrême droite, contre la future réforme des retraites, pour les salaires. Nous avons aussi besoin d’une gauche de combat, de construire un parti pour les mobilisations et pour rompre avec le capitalisme. C’est nécessaire et c’est urgent.

  • Non à la guerre ! Solidarité avec la résistance du peuple ukrainien !

    Cela fait maintenant plus de deux semaines que l’Ukraine subit l’invasion et les bombardements de l’armée russe. Une guerre d’agression qui se poursuit et qui, malgré les gesticulations de Macron, aussi crédible en chef de guerre qu’en protecteur des peuples, Poutine continue d’affirmer qu’il ira jusqu’au bout de ses « objectifs ».

    Ne pas tout confondre

    La situation tragique du peuple ukrainien exige toute notre solidarité face à cette agression et au risque d’écrasement par l’impérialisme russe, une solidarité qui doit se traduire en gestes concrets et en manifestations de rue. Cette solidarité ne peut être subordonnée à des analyses générales sur les « rapports de forces inter-impérialistes », même si celles-ci sont indispensables à la compréhension de la situation et de ses possibles évolutions.

    Car nous ne confondons pas la guerre d’agression contre l’Ukraine et le conflit plus global entre, d’une part, la Russie de Poutine et, d’autre part, le bloc UE-Otan sous leadership étatsunien, beaucoup plus puissant que le premier. Et nous ne confondons pas davantage la légitime résistance ukrainienne à l’agression russe et les politiques hostiles des USA et de l’Otan contre la Russie.

    La légitime défense des agresséEs

    Il y a bien, en Ukraine, un État agresseur, la Russie de Poutine, et un peuple agressé en Ukraine. Et même si cet État agresseur est lui-même la cible de politiques nuisibles de la part d’autres puissances impérialistes, rien ne peut justifier les agressions que Poutine perpétue et tout plaide en faveur du droit des UkrainienEs à se défendre. À ce titre, leurs appels à se faire livrer des armes défensives sont parfaitement compréhensibles, même si nous n’avons aucune confiance dans les dirigeants des puissances (USA, Union européenne...) en capacité de répondre à ces appels.

    Dans des situations comme celle de l’Ukraine actuellement, tant que les bombardements continueront et tant que les troupes russes seront sur place, toute position « pacifiste » abstraite, du type appel au « calme », à « cesser les violences » ou au « cessez-le-feu », renvoie de facto les parties dos-à-dos et équivaut à une négation du droit des UkrainienEs à se défendre, y compris militairement.

    Solidarité internationale !

    Affirmer notre solidarité avec le peuple ukrainien, tisser des liens avec les forces sociales qui, en Ukraine, résistent à l’agression tout en refusant que leurs voix se confondent avec celles de leurs propres oligarques ou, pire, avec celles des impérialistes de l’Otan et de l’UE, n’est pas contradictoire avec la dénonciation des manœuvres desdits impérialistes. Et cela n’est pas davantage contradictoire avec un refus absolu de toute intervention militaire directe de l’Otan, qui fait partie du problème, et non de la solution, et qui ne pourrait que faire dégénérer encore un peu plus les choses, pour le plus grand danger des peuples de la région et du monde entier.

    L’heure est toujours à la construction d’une mobilisation internationaliste :

    – Pour l’arrêt des bombardements et le retrait immédiat de toutes les forces russes d’Ukraine ;

    – Pour l’accueil de touTEs les réfugiéEs ;

    – Pour l’annulation de la dette qui pèse sur l’Ukraine ;

    – Pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ;

    – Pour la solidarité avec les mobilisations antiguerre en Russie ;

    – Pour l’arrêt de l’extension de l’Otan et, au-delà, pour son démantèlement.

    Une voix internationaliste, anti-impérialiste, solidaire, contre tout chauvinisme et toute fuite en avant militariste, que Philippe Poutou fera entendre dans la campagne présidentielle.

  • 8 mars : construisons la grève féministe !

    La nomination de Darmanin au ministère de l’Intérieur alors qu’il était accusé de viol est la décision la plus symbolique du mépris de ce gouvernement pour les revendications du mouvement féministe. Mais derrière ce « détail » se cache une politique qui ne joue que sur la com’ et n’a apporté aucune réelle amélioration en termes d’égalité femmes/hommes.

    Macron, la grande blague du quinquennat

    L’index égalité mis en place dans les entreprises masque la réalité des discriminations, et de toute façon aucune sanction n’est mise en œuvre contre les entreprises. La crise du Covid a mis sur le devant de la scène les premières de corvées (professionnelles de la santé, femmes de ménages, caissières, enseignantes…), mais une fois l’émotion passée, il n’y a eu aucune mesure pour revaloriser ces métiers, augmenter les salaires, aucune amélioration des conditions de travail...

    Concernant les violences sexistes et sexuelles, les moyens pour les associations d’aide aux victimes sont toujours très insuffisants. La PMA n’est toujours pas accessible à touTEs, sans distinction. Le bilan de Macron et de ses gouvernements successifs est tout simplement lamentable.

    Ils nous exploitent, ils nous oppriment...

    Il est clair qu’il n’y a rien à attendre du gouvernement. La domination et la surexploitation des femmes dans le cadre du travail salarié comme dans le cadre domestique est un enjeu trop important pour le fonctionnement du système capitaliste et patriarcal.

    Imaginons que les femmes arrêtent de prendre en charge les tâches domestiques dont elles s’occupent encore en très grande majorité (repas, lessives, ménage, éducation des enfants, prise en charge des ancien-ne-s en perte d’autonomie…), il faudrait alors développer urgemment des services publics pour les remplacer car ce travail reproductif est absolument indispensable. Il faudrait les financer en prenant forcément dans les richesses produites et ça le patronat n’en veut pas.

    Pour maintenir cet état de fait, tous les moyens sont bons, y compris les violences. Si l’idéologie dominante ne suffit pas à maintenir les femmes dans leur rôle prétendument naturel, les harcèlements et les coups auxquels elles sont exposées – en premier lieu dans la famille mais aussi au travail ou dans la rue – y parviennent... avec la complicité de la justice et de la police.

    À bas le capitalisme et le patriarcat !

    Pour que cela change, les femmes ne peuvent compter que sur nos propres forces en construisant un mouvement large et massif des premières concernées. C’est ce qui se passe aujourd'hui dans le monde entier. La date du 8 mars est une échéance qui rassemble, du Chili à la Turquie, du Mali à la Pologne. C’est une journée pour porter des revendications spécifiques qui permettent de faire converger les luttes des femmes et des minorités de genre, pour le droit à l’IVG, à la PMA, contre toutes les violences, pour l'égalité totale et réelle.

    Pour gagner sur ces revendications, les manifestations ne suffisent pas. Il faut un outil qui frappe le capitalisme et le patriarcat là où ça fait mal. Cet outil c’est la grève ! Celle du travail salarié, car les fonctions que nous occupons sont indispensables pour faire marcher la société, mais aussi la grève du travail reproductif, caché au sein du foyer mais tout autant indispensable.

    Partout dans le monde, le mouvement féministe commence à s'emparer de cet outil, notamment en Amérique Latine ou dans l’État Espagnol. Il faut s'en inspirer et préparer la grève féministe toute l'année, à partir de groupes locaux dans nos quartiers, sur nos lieux de travail et d'étude.

    Pour le 8 mars, construisons la grève féministe !

  • À BAS LES GUERRES IMPÉRIALISTES !

    SOLIDARITÉ AVEC LES POPULATIONS UKRAINIENNES
    CONTRE L’AGRESSION MILITAIRE DE POUTINE !

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, Poutine a annoncé le lancement d’une « opération militaire » en Ukraine. Celle-ci est partie des forces armées terrestres ou maritimes stationnées dans les trois zones frontalières de l’Ukraine. L’objectif de cette guerre, puisqu’il faut bien la nommer ainsi, serait selon Poutine la « démilitarisation » et la « dénazification » de l’Ukraine non sans en avoir dépecé et annexé des territoires dont on ne sait pas, à ce jour, jusqu’où ils s’étendront. En réalité, cette aventure militaire est celle d’une puissance impériale qui cherche à répondre à deux objectifs : contre l’autodétermination de l’ensemble des populations ukrainiennes et contre la volonté d’extension de l’OTAN dirigée par les USA.

    Comme toujours, ce sont les peuples qui payent le prix des guerres

    Depuis plusieurs jours, la situation s’était tendue et radicalisée, les provocations répondant aux surenchères, jusqu’à la guerre que nous connaissons depuis quelques heures. Il y a tout d’abord eu l’envoi d’une pseudo « force de paix » au sein des territoires préalablement reconnus comme indépendants des républiques fantoches de Louhansk et Donetz (sur un tiers du Donbass), ce qui a de fait mis fin à toute politique d’actualisation des accords de Minsk et, au-delà, à toute possibilité pour les populations d’Ukraine de décider de leur propre sort. Les bombardements de plusieurs villes de l’Ukraine dont Kiev la capitale, Odessa, Kharkiv ou encore dans l’ouest du pays, non loin de la frontière avec la Pologne marquent un saut qualitatif dans une dynamique guerrière dont personne ne peut dire jusqu’où elle peut aller. Les gardes- frontières ukrainiens ont de plus annoncé que les forces terrestres russes sont bien entrées dans le pays. Et comme toujours, ce sont les peuples qui payent le prix des guerres. Ainsi, outre la quarantaine de morts dans l’armée ukrainienne annoncée par Kiev, la mort d’une dizaine de civils est le signe annonciateur de la catastrophe à venir.

    Il ne peut y avoir de solution militaire au conflit ukrainien

    La politique des grandes puissances occidentales montre combien l’extension de l’OTAN et les sanctions contre la Russie sont inefficaces et dangereuses. Il ne peut y avoir de solution militaire au conflit ukrainien, au risque d’un recours au nucléaire et d’un embrasement de la région sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. La guerre pour l’énergie menace tous les peuple.

    Nous condamnons l’agression militaire que la Russie de Poutine vient de lancer contre l’Ukraine, qui ne peut avoir aucune justification.

    Nous dénonçons aussi les politiques de maintien et dextension de lOTAN depuis 1991 (après donc la dissolution du Pacte de Varsovie) qui manifeste, tout comme la logique de grande puissance russe, les ambitions impériales des USA et de leurs alliés, au mépris des droits des peuples. Nous soutenons les forces sociales et politiques qui, en Ukraine, se battent à la fois contre le mépris poutinien du droit à lautodétermination, contre la privatisation de leur pays par des oligarques et contre leur régime antidémocratique.

    Nous appelons à construire une mobilisation internationaliste solidaire des populations ukrainiennes contre toutes les politiques qui les agressent, pour la démilitarisation des relations internationales.

    - Pour le retrait de toutes les forces russes d’Ukraine

    - Pour l’arrêt de l’extension de l’OTAN et, au- delà, pour son démantèlement

    - Pour l’annulation de la dette qui pèse sur l’Ukraine

    - Pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

    Sur ces bases, le NPA appelle aux rassemblements de solidarité qui auront lieu ces prochains jours, à commencer par celui qui se tiendra aujourdhui à 18h place de la République à Paris.

  • Élection présidentielle : Philippe Poutou doit en être !

    Après de longs mois de travail acharné de nos militantEs, notre candidat Philippe Poutou comptabilise actuellement 224 parrainages enregistrés par le conseil constitutionnel, sur les 500 nécessaires pour être officiellement déclaré candidat à l'élection présidentielle. Nous savons que bien d’autres parrainages sont en train de « remonter » au Conseil constitutionnel. Il reste donc à peu près 200 parrainages à décrocher en une dizaine de jours. Nous avons déjà relevé ce défi lors des scrutins précédents. Mais un sursaut démocratique est nécessaire car notre candidature est en danger.

    Un système anti-démocratique

    Le système des parrainages d'élus est profondément anti-démocratique et s'apparente à un forme de cooptation entre des pouvoirs distincts en terme d'échelon et de nature. Concrètement, il donne aux élus de la République le pouvoir de choisir qui peut se présenter à la magistrature suprême de cette même République. Or, le Président de la République est élu au suffrage universel direct et n'est pas le chef des élus mais de l'État. Il incarne par ailleurs le pouvoir exécutif alors que les parrains départementaux, régionaux, nationaux et européens incarnent le pouvoir législatif. Résultat de cette tambouille de l'entre-soi ? Les partis les plus puissants parrainent leur champion en quelques jours et sans effort en profitant de leur position acquise dans les institutions. Bilan : le pouvoir se reproduit lui-même.

    Ce serait donc, d’un strict point de vue démocratique, à la population de procéder à une première sélection parmi les prétendants à l’Élysée, par un système de « parrainages citoyens », dont le nombre pourrait être fixé à 100 000 ou 150 000. Elle serait d'abord légitime, juste et cohérente, mais aussi plus efficace. En effet, contrairement à une idée grossièrement reçue, le système actuel n'empêche pas la présentation de candidatures hors sol voire farfelues. En revanche, il complique gravement voire empêche la présentation de candidatures certes modestes et peu présentes dans les institutions, mais très implantées depuis des décennies dans le paysage politique et militant. C'est le cas, parmi d'autres, de celle de Philippe Poutou.

    Une candidature singulière et légitime

    Le début de la campagne a démontré quau milieu des autres candidats, et notamment des politiciens professionnels de gauche comme de droite, la candidature de Philippe Poutou détonne et incarne la nécessité de s’affronter à ce système, de sorganiser pour le faire, et de défendre la perspective dune sociélibérée de lexploitation et des oppressions.

    Et l’on voit bien en outre que, malgré les aimables pressions de certains qui voudraient que nous disparaissions au profit d’un candidat « mieux placé », elle ne peut se confondre avec d’autres candidatures à gauche, y compris dans la gauche radicale. Internationalisme, anti-impérialisme, attention aux problématiques et aux luttes écologistes, aux combats contre les discriminations, qu’elles soient racistes, sexistes ou LGBTIphobes, radicalité assumée de nos réponses anticapitalistes, articulation entre notre programme et les luttes : autant d’éléments qui ne se retrouvent, ensemble, dans aucune autre candidature, qui expliquent le succès des meetings et des passages médias de Philippe Poutou, et qui fondent la légitimité de notre campagne.

    Alors, pour toutes ces raisons, oui, Philippe Poutou doit en être ! Au delà des désaccords parfois profonds, et alors que la plupart des candidatEs de gauche ont déjà leurs 500 parrainages, nous appelons donc touTEs les éluEs à lui apporter leurs parrainages afin que la démocratie puisse s'exprimer lors du scrutin du 10 avril prochain.

  • Avec Philippe Poutou, des réponses écosocialistes aux urgences écologiques...

    Changement climatique, effondrement de la biodiversité, pollution de l’air et de l’eau : rien n'est fait pour arrêter ça ! Les COP (conférences internationales contre le réchauffement climatique) ont failli et Macron et d'autres voudraient nous faire avaler que le nucléaire va sauver le climat en continuant la course à la croissance.

    Il faut rompre avec le capitalisme et mettre en place une planification écosocialiste : partir des besoins de la population, définis collectivement, en tenant compte des limites de la planète (biodiversité, ressources naturelles, climat, pollution).

    Pour l'arrêt du nucléaire, la sobriété énergétique, et la socialisation du secteur de l’énergie

    - Exproprier et socialiser l'énergie et la finance, sous le contrôle des salariéEs et de la population, pour empêcher les multinationales de brûler tout le pétrole et le gaz de la planète, et mettre fin aux investissements dans les projets polluants.

    - Sortir des énergies fossiles et arrêter le nucléaire en 10 ans

    - Développer les énergies renouvelables

    - Engager un plan de sobriété énergétique et isoler les logements

    - Arrêter les productions inutiles (publicité, armement…) et les reconvertir, avec garantie de l’emploi pour tous les salarié.e.s

    Pour une agriculture libérée du productivisme et du marché

    Pour en finir avec l’agriculture intensive dopée à la chimie et passer à une agriculture paysanne qui assure un revenu correct aux producteurs. Pour nourrir suffisamment et sainement la population en respectant l’environnement :

    - Interdire les intrants chimiques (engrais, pesticides, herbicides, fongicides…)

    - Développer les circuits courts, en aidant les filières autogérées et coopératives

    - Reconvertir l’agriculture en tout biologique en 10 ans

    - Végétaliser l’alimentation (pour en finir avec l’élevage industriel maltraitant pour les animaux comme pour les salarié.e.s)

    - Moratoire sur les dettes des agriculteurs.trices

    - Fonds public d’acquisition de foncier pour l’installation en coopérative de jeunes agriculteurs

    Pour une biodiversité préservée

    Stopper l’artificialisation du territoire, transformer la gestion de la forêt (privée à 75 %) et mettre en place des aires protégées.

    - Nationalisation des forêts de plus de 20 ha

    - Ne pas dépasser 10 % de territoire artificialisé

    - Classement de 10 % du territoire en réserves naturelles

    - Limitation des périodes et des zones de chasses. Interdiction de la chasse pour les espèces en décli

    Pour des transports 100 % publics et gratuits

    En finir avec le tout-voiture individuelle et le tout-camion, sources de pollution.

    - Développer massivement les transports en commun publics (trams, bus), réouvrir des lignes de trains et embaucher dans le service public ferroviaire, rendre gratuits les déplacements du quotidien

    - Réduire le transport de marchandises en réorganisant et localisant les productions, donner la priorité au fret fluvial et ferroviaire

    - Développer les infrastructures pour l’utilisation du vélo

    - Réduire drastiquement le transport aérien qui soit être interdit sur les circuits courts

    Pour imposer de telles mesures, il faut construire les mobilisations, comme les grèves internationales des jeunes pour le climat ou les différentes actions contre les grands projets inutiles ou polluants.

    Voter pour Philippe Poutou, c’est faire entendre cette volonté de rompre avec un système capitaliste et productiviste qui menace la planète et celles et ceux qui l’habitent.

    Parce que notre planète et nos vies valent plus que leurs profits.

  • Avec Philippe Poutou, faire entendre le ras-le-bol contre Macron...

    Il était difficile de savoir, à l’avance, à quoi ressemblerait le « convoi de la liberté » qui s’est rendu à Paris vendredi et samedi derniers. Avec un mélange de revendications sociales (pouvoir d’achat, services publics, inégalités…), d’opposition aux mesures sanitaires autoritaires mais aussi des slogans flous autour de la « liberté » et, parfois, une opposition assumée à la vaccination, les « convois de la liberté » ont exprimé des dynamiques contradictoires. Mais le moins que l’on puisse dire est que la réponse du gouvernement a été limpide : interdictions, intimidation et répression.

    Brutalité du pouvoir

    Manifestation interdite à Paris, 7 200 policiers et gendarmes déployés, des dizaines de barrages routiers, des véhicules blindés autour des Champs-Élysées : on se serait cru revenu en arrière de quelques années, au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, lorsque, chaque week-end, le pouvoir tentait, par des démonstrations de force, de faire taire la contestation sociale. Des dizaines d’interpellations ont été recensées le 12 février, dont celle de Jérôme Rodrigues, figure des Gilets jaunes, poursuivi pour « organisation d’une manifestation non autorisée », et plus de 300 personnes ont été verbalisées pour « participation à une manifestation non autorisée ».

    Une fois de plus, le pouvoir a fait le choix de mépriser, délégitimer et réprimer la contestation. Dire cela n’est pas exprimer un soutien inconditionnel à celles et ceux qui ont participé aux « convois de la liberté » et à l’ensemble de leurs revendications, a fortiori dans la mesure où la présence de courants antivax et complotistes d’extrême droite était notable dans certains endroits. Mais il n’en demeure pas moins que la réponse préventive brutale du pouvoir est un indicateur de l’air du temps : Macron et compagnie redoutent une explosion sociale de type « Gilets jaunes » pendant la campagne électorale. Et c’est sans doute pour les mêmes raisons qu’ils ne veulent pas d’un débat où serait présent Philippe Poutou…

    Bousculer la campagne

    Et le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont raison. Après cinq ans de politiques antisociales, d’accroissement des inégalités, de mépris pour « ceux qui ne sont rien », de restriction des libertés individuelles et collectives, sans même parler de la gestion catastrophique de la crise sanitaire, la colère est là. Et on sent bien qu’il ne suffirait pas forcément de grand chose pour que le ras-le-bol de Macron et de ses politiques pour les riches s’exprime, y compris pendant la période électorale. Nous le souhaitons, et ce serait même probablement le meilleur moyen de changer le climat global réactionnaire, raciste, comme on a pu le voir en janvier avec les mobilisations des personnels de l’éducation qui ont, pendant quelques jours, été une véritable bouffée d’oxygène.

    C’est pourquoi, pour le NPA et son candidat Philippe Poutou, la campagne présidentielle n’est pas une parenthèse pour les luttes. Les élections sont un moment politique dont il s’agit de se saisir pour bousculer le train-train des partis institutionnels et pour faire entendre une autre voix que celle du bla-bla des politiciens professionnels : la voix de celles et ceux qui luttent, qui refusent de se résigner à l’ordre des choses, et qui veulent le faire savoir y compris dans les urnes. Pour chambouler la présidentielle et défendre la nécessité d’imposer un pouvoir d’en bas, de celles et ceux qui produisent les richesses et font tourner la société, les exploitéEs et les oppriméEs, pour en finir avec le capitalisme et son personnel politique.

  • Contre Poutine, Biden et Macron, solidarité avec le peuple ukrainien...

    La situation tendue autour de l’Ukraine est le reflet des rapports de forces entretenus par les grandes puissances sur le dos des peuples. Voulant restaurer l’influence de la Russie dans la région, Poutine laisse planer la menace d’envahir l’Ukraine, massant 100 000 militaires russes à la frontière. De son côté, le président étatsunien Biden, à la tête de l’OTAN, a choisi d’encourager les États membres de cette coalition à fournir à l’Ukraine armes et conseils. Dans ce contexte, Macron prétend se poser en champion de la paix en Ukraine alors que, comme les États-Unis et la Russie, la France fait bien partie des puissances qui défendent leurs intérêts économiques et militaires.

    La Russie à la manœuvre

    Dans les faits, une guerre larvée n’a jamais cessé dans cette région depuis l’effondrement de l’URSS. Ainsi un conflit ensanglante toujours le Donbass ukrainien. En même temps que la Russie annexait la Crimée au printemps 2014, elle encourageait la sécession des républiques séparatistes de Donetsk et Louhansk dans le Donbass, où s’affrontent militaires ukrainiens, séparatistes et paramilitaires russes.

    Plus au sud, au niveau du détroit de Kertch, Poutine a fait construire un pont de 18 km reliant la Crimée à la Russie, essentiellement pour contrôler l’entrée de la mer d’Azov, une voie de transit maritime d’importance pour l’approvisionnement de l’Ukraine.

    Une guerre pour les profits du gaz et de l’armement

    Un des enjeux centraux dans ce conflit est de contrôler la production mais aussi d’organiser la circulation du gaz russe. Car 40 % du gaz importé dans l’Union européenne vient de Russie. Autriche et Slovaquie en sont dépendantes à 100 %, l’Allemagne à 50 %, la France à 20 %... De leur côté, les USA aimeraient prendre la main sur certains de ces marchés pour y vendre leur gaz de schiste.

    L’autre enjeu reste la production et le commerce des armes. Ainsi, la Russie veut gonfler son appareil militaire mais les USA — dont les dépenses militaires sont dix fois supérieures — et la France sont sur les rangs, par exemple pour empocher les dividendes des milliards d’euros de modernisation de l’armée roumaine. Les USA veulent déployer toujours plus de missiles et augmentent leurs effectifs militaires sur le terrain : 10 000 soldats US devraient s’installer dans les années à venir sur une ancienne base du temps de l’URSS...

    Refusons l’escalade militaire des impérialismes

    La Russie, les États-Unis et l’Union européenne cherchent à faire de la région une sphère d’influence exclusive. Ainsi, en 2014, l’Union européenne a proposé à l’Ukraine un partenariat (avec au menu prêts, privatisations, suppression de droits sociaux...). De son côté, la Russie a proposé d’annuler sa dette et des tarifs avantageux sur le gaz. Mais Union européenne comme Russie exigeaient un accord exclusif, ce qui n’a aucun sens pour l’Ukraine, dont les rapports commerciaux sont également répartis entre Union européenne, Russie et reste du monde. Et loin d’être un juge de paix, Macron veut défendre les intérêts de l’Union européenne, dont ceux de la France.

    Les surenchères militaires qui accompagnent aujourd’hui les rapports de forces entre grandes puissances sont lourdes de dangers pour les peuples de la région. Elles sont aussi un incubateur de fascistes de tout poil. Nous refusons de soutenir toute intervention militaire et revendiquons le retrait des troupes russes de la région frontalière avec l’Ukraine, le départ de toutes les troupes étrangères de la zone, le démantèlement de l’OTAN, l’annulation des dettes pesant sur l’Ukraine et le respect du droit à l’autodétermination de toutes les parties du peuple ukrainien.