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Nos tracts, à diffuser... - Page 15

  • Pour que les luttes s’invitent dans la campagne électorale !

    Il est rare que de grandes mobilisations aient lieu lors des élections nationales. Leur percée ces dernières semaines montre l’ampleur de la crise sociale et l’urgence d’une réponse anticapitaliste.

    En 2017, la mobilisation en Guyane avait fait apparaître la réalité du colonialisme français et de la situation sociale dans les « territoires d’Outre-mer ». Cette année, ce sont les mobilisations aux Antilles, les luttes dans la santé et dans l’éducation, ainsi que la question des salaires et de l’emploi (autour de la journée de grève et de mobilisation du 27 janvier), qui s’invitent dans la campagne. Toutes sont révélatrices d’une situation sociale dégradée devenue insupportable pour une grande partie des classes populaires.

    Augmenter les salaires, réduire le temps de travail

    Le salaire moyen net mensuel perçu par unE employéE est de 1200 euros et de 1330 euros pour unE ouvrierE. De l’autre côté de l’échelle, ça se gave... Les entreprises qui produisent des biens et des services en France (à l’exception des artisans, commerçants et autres indépendants) ont engrangé environ 140 milliards d’euros de bénéfices. Les entreprises du CAC 40 ont distribué à leurs actionnaires environ 60 milliards d’euros, et l’évasion fiscale représente environ 80 milliards d’euros annuels. Si on ne prenait « que » ces 140 milliards de profits annuels réalisés sur notre dos, on pourrait financer une augmentation de 720 euros bruts pour les 16 millions de salariéEs qui gagnent moins de 2300 euros… Nous avons raison de revendiquer un salaire minimum de 1800 euros nets et 400 euros d’augmentation pour touTEs !

    Augmenter les salaires est bien une nécessité... Mais, pour bien des personnes, il faudrait déjà qu’ils et elles aient un emploi. C’est la raison pour laquelle nous revendiquons le passage immédiat aux 32 heures sans perte de salaire, c’est-à-dire travailler moins pour travailler toutes et tous, ainsi que l’embauche d’un million de personnes dans la fonction publique, à commencer par la santé et l’éducation. Tout cela permettrait d’offrir un emploi à chacunE, tout en ne souffrant plus au travail, en ayant du temps personnel pour vivre, pour débattre démocratiquement du fonctionnement de la société, de ce qu’on y produit, pourquoi et comment, de s’engager...

    Pour un pouvoir de celles et ceux d’en bas

    Les mobilisations dans l’éducation, la colère dans la santé, montrent que la situation actuelle est de plus en plus insupportable, avec des conditions de travail aggravées par la pandémie, et des salaires bien trop bas alors que l’inflation rogne toujours un peu plus nos conditions de vie. La journée interprofessionnelle du 27 janvier montre qu’il est possible et utile de revendiquer, de se battre pour son salaire et ses conditions de travail en période électorale.

    Avec Philippe Poutou et le NPA, nous affirmons que ces luttes, si elles sont fortes, si elles convergent, doivent aussi poser le problème politique du pouvoir : la nécessité de se débarrasser de Macron et d’un personnel politique qui a pour seul objectif de servir les classes dominantes, voire d’écraser toute opposition comme voudrait le faire l’extrême droite raciste et autoritaire. Avec, à l'opposé, la nécessité d’imposer un pouvoir d’en bas, de celles et ceux qui produisent les richesses et font tourner la société, les exploitéEs et les oppriméEs, pour en finir avec le capitalisme.

  • Urgence anticapitaliste : la mobilisation, c’est maintenant !

    La séquence présidentielle est dominée par les discours réactionnaires, mais la reprise des mobilisations sociales peut changer la donne. Plus que jamais, dans la rue et dans les urnes, il faut imposer une rupture anticapitaliste.

    La gauche institutionnelle en-dessous de tout

    Lutte des places, personnalisation exacerbée du pouvoir, la valse des candidatures à gauche continue avec une dernière en lice, celle de Christiane Taubira, qui ne changera rien à cette logique délétère. Si nous avons partagé certains des combats de Taubira et sommes solidaires face aux attaques racistes et sexistes qu'elle subit, nous ne pouvons pas oublier sa participation au gouvernement Hollande-Valls. Comme le PS d’Hidalgo ou EÉLV de Jadot, elle na pas tiré le bilan de sa participation à des gouvernements sociaux-libéraux.

    La verve de Mélenchon ne doit pas non plus nous bercer dillusions. Les Insoumis nenvisagent que des solutions institutionnelles, défendant que le vote peut tout changer. Comment imposer aux classes dirigeantes un programme de rupture en faveur du plus grand nombre ? Cela reste un mystère, comme si lélection dune personne pouvait à elle seule changer le rapport de forces

    Ainsi, alors que nous aurions besoin d’une mobilisation unitaire face à la droite et à l’extrême droite, la préoccupation essentielle de ces partis reste d’assurer leur pérennité... et le renouvellement de leurs députéEs en juin.

    Une candidature de rupture anticapitaliste

    À la différence de cette gauche qui, au mieux, se contente de demi-mesures, nous ne pouvons plus accepter que la course aux profits dirige le monde jusqu’à sa perte. Il faut tout changer avec des mesures qui prennent le mal à la racine.

    Face au chômage, il est urgent de réduire le temps de travail par la semaine de quatre jours, une sixième semaine de congés payés et la retraite à 60 ans. Pour répondre à la crise sanitaire, il faut lever les brevets et réquisitionner les entreprises du secteur médical et pharmaceutique. Assurer la nécessaire « transition écologique » impose de sortir de la société carbonée comme du nucléaire. Contre la division organisée des oppriméEs et des exploitéEs, il faut accueillir et défendre la liberté d’installation et de circulation pour touTEs, combattre les discriminations et les inégalités de genre ou d’orientation sexuelle, et en finir avec les violences policières et les politiques sécuritaires.

    Planifier l’économie sur des bases sociales, démocratiques et écologiques, la mettre sous le contrôle des travailleurEs et de l’ensemble de la population, c’est urgent !

    Amplifier et unifier nos résistances

    La réussite des journées daction dans la santé le 11 janvier et dans l’éducation le 13 janvier montre que le climat social est en train de changer. De nombreuses entreprises en grève, en particulier autour des salaires et des conditions de travail, témoignent dune reprise des mobilisations. La journée de grève interprofessionnelle du jeudi 27 janvier peut constituer une nouvelle étape dans la construction dun mouvement densemble qui pourrait changer la donne, à commencer par le visage de cette triste campagne présidentielle.

    La candidature de Philippe Poutou sinscrit dans cette dynamique d’affrontement au système. Des mesures radicales ne peuvent être mises en œuvre par la seule voix électorale, mais une candidature anticapitaliste permet de porter la voix des exploitéEs et des oppriméEs, des luttes sociales, écologiques, féministes, LGBTI, antiracistes, internationalistes et démocratiques. Elle peut également contribuer à redonner confiance à notre camp social et lui permettre de dire que nos vies valent plus que leurs profits.

  • Face à Macron, Blanquer et cie, faire entendre et regrouper nos colères !

    Dans l’interview très médiatique faite au Parisien il y a quelques jours, Macron dit vouloir « emmerder » les non vaccinés, qu'il se permet même de déchoir de leur citoyenneté car jugés « irresponsables »... Ces propos d'une grande violence révèlent l’approfondissement d’une pratique et d’une orientation politiques mêlant mépris, provocations, insultes et recherche de boucs émissaires afin de masquer les désastres d'une œuvre au service exclusif des ultra-riches.

    Contre l’autoritarisme, convaincre de la vaccination

    Certes, les plusieurs millions de non-vaccinés représentent un enjeu sanitaire et leur résistance pose des questions importantes, politiques, sociales et idéologiques, certains incarnant même un courant antivax militant qui se dissémine pernicieusement dans de larges couches de la population. Mais parce que les vaccins ne protègent pas totalement contre la simple contamination (en particulier face au variant Omicron), la vaccination des derniers réticents ne changerait pas, seule, radicalement la situation sur un plan strictement sanitaire.

    La nécessaire couverture vaccinale totale ne peut être atteinte que par une politique faite de conviction, pas par la contrainte : confiance, transparence, mobilisation populaire, planification économique et des services publics bien dotés et implantés au plus près du terrain.

    A l'échelle internationale, la vaccination des habitantEs des pays pauvres afin de les protéger et d'éviter l'émergence de nouveaux variants exige la levée des brevets : c’est la condition pour aller vers l'extinction progressive de cette pandémie.

    Les écoles n’en peuvent plus !

    La stratégie du pouvoir est très claire depuis deux ans : maintenir les profits, sacrifier nos vies. Mais autre chose est de la mettre en œuvre et de la faire accepter. Rendre les non vaccinés coupables de la situation pandémique actuelle est une « fake news » d'ampleur visant à masquer une politique confuse, improvisée et inconséquente.

    À ce titre, la gestion calamiteuse de cette crise dans les établissements scolaire est un... cas d'école ! Depuis le printemps 2020, rien n'aura été épargné aux élèves, parents et enseignantEs, avec des protocoles souvent inapplicables voire nocifs, décidés en toute opacité et modifiés en permanence... dans le but non pas de diminuer la circulation du virus mais de la masquer. Cassez le thermomètre et la maladie s'évanouira !

    Vouloir limiter au maximum la fermeture des classes est une préoccupation largement partagée... Mais elle ne peut passer que par le recrutement d’enseignantEs pour pouvoir diviser les classes existante, l'achat de purificateurs d'air, la mise en place de protocoles utiles et mesurés (gestes barrières, dépistage, etc). Autant de mesures parfaitement contradictoires avec les mesures proposées par Blanquer !

    Construire une mobilisation d’ensemble

    Dans un contexte de ras-le-bol et d'épuisement généralisé de la population en cette reprise scolaire ubuesque, il n'est donc pas étonnant qu'une journée de mobilisation se soit très rapidement imposée dans l'éducation nationale. Ce jeudi 13 janvier, les enseignantEs seront massivement en grève, rejoints par les directeurEs d'école et même les inspecteurEs. Certaines fédérations de parents d'élèves appellent aussi à se joindre au mouvement. Cette journée doit être un point d'appui pour exprimer des colères qui doivent converger avec d’autres.

    Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation a eu lieu dans la santé mardi 11 janvier, la perspective du jeudi 27 janvier, journée de grève interprofessionnelle consacrée en particulier à la question des salaires, doit marquer une nouvelle étape dans la construction d’un mouvement d’ensemble pour que nos vies passent avant leurs profits.

  • En 2022, contre Macron et tous les réactionnaires, anticapitalistes dans la rue et dans les urnes !

    « Les semaines à venir seront difficiles »… Au moins on ne pourra pas dire que Macron, à l’occasion des traditionnels vœux présidentiels, ne nous aura pas prévenus. Face au « raz-de-marée » du Covid-19, les décisions de l’exécutif témoignent de l’impuissance du pouvoir. Sa politique sanitaire s'enlise, et Macron en est réduit à un « pari » à hauts risques pour la santé de la population.

    Alerte sanitaire, politique autoritaire et inefficace

    Après avoir une nouvelle fois minimisé le danger alors que le nouveau variant flambait déjà en Europe, le pouvoir a été brutalement confronté à la réalité : près de 100 000 contaminations comptabilisées le 24 décembre, 170 000 le 27, 232 000 le 31....

    Misant tout sur la nécessaire vaccination sans se donner les moyens de convaincre les réticentEs, il n’a plus que quelques mesurettes et surtout la contrainte comme politique. « Les devoirs passent devant les droits », a dit Macron. Aussi, le gouvernement fait peser principalement le poids des contraintes sur les non vaccinéEs, en asphyxiant leur vie sociale, voire en les privant d'emploi et de salaire. Un projet de loi discuté à la hâte au Parlement veut transformer le pass sanitaire en pass vaccinal, uniquement accessible à ceux qui auront eu trois injections…

    Leur premier impératif reste la poursuite sans entrave de l'activité économique, c’est-à-dire faire tourner la machine à profits. La production doit continuer à tout prix pour ne pas « mettre le pays à l’arrêt », malgré chaque jour des dizaines de milliers de contaminés et de « cas contacts ». C'est dans cette « logique » qu’il faut comprendre, dans l'improvisation permanente (avec un énième protocole annoncé à quelques heures de la rentrée), ses mesures illisibles et inefficaces dans les établissements scolaires. Alors que le nouveau virus se répand massivement dans la jeunesse, la rentrée a été maintenue en allégeant les mesures servant à briser les chaînes de contamination (isolement des élèves malades et des cas contact, fermeture possible des classes), sans mesures de protection (filtres à air…).

    Nos vies valent plus que leurs profits

    À l’inverse de ce que fait le gouvernement, des mesures sont nécessaires pour répondre à l’urgence sanitaire. Des moyens massifs pour dépister fréquemment, notamment dans les écoles et l’ensemble des services publics, avec la gratuité des masques et des tests ; une vaccination de masse qui passe par la conviction et non la contrainte ; la levée des brevets, condition pour que cette vaccination soit effective sur l’ensemble de la planète afin d’éviter l’émergence de nouveaux variants ; de nouveaux moyens (matériels et humains) pour l’hôpital public, « quoi qu’il en coûte »…

    L’année qui s’ouvre est lourde de dangers, en particulier avec une extrême droite qui imprime sur la campagne présidentielle une empreinte dangereuse pour l’ensemble de notre camp social. Et covid ou pas, l’offensive des capitalistes va inlassablement continuer. La journée de grève et de mobilisation du jeudi 27 janvier peut être une première réponse du monde du travail.

    En ce début d’année, nos vœux, c’est donc en direction de toutes celles et ceux qui subissent ce système injuste et inégalitaire que nous les formulons. Qu’ensemble, collectivement, nous relevions la tête pour prendre nos affaires en main, pour nous occuper de politique avant qu’elle ne s’occupe de nous, pour lutter afin de dégager Macron et ceux qui lorgnent sur son poste — Pécresse, Le Pen et Zemmour en tête, pour une gauche anticapitaliste qui assume de vouloir révolutionner la société. C’est en particulier ce que nous entendons porter dans les urnes en avril avec la candidature de Philippe Poutou, ouvrier licencié.

    Urgence anticapitaliste : en 2022, reprenons ce qu’ils nous ont volé !

  • Face à l’épidémie : se vacciner, se mobiliser, combattre la répression !

    Les annonces du gouvernement révèlent une fois de plus son incompétence. Face à l’épidémie, il n’a pratiquement qu’une réponse : la contrainte, les interdictions, les obligations, et la répression... Et aucune réponse sur le long terme pour en finir avec l’épidémie et ses causes.

    La contrainte en guise de politique de santé publique

    Avec le « pass vaccinal », la vaccination est maintenant obligatoire pour les loisirs, les restaurants et cafés, les transports interrégionaux… Un test négatif reste obligatoire pour l’accès aux établissements de santé, alors que ces tests restent non remboursés pour les non-vaccinéEs. Ces mesures isolent et discriminent celles et ceux qui ne se vaccinent pas, la plupart du temps en raison de difficultés d’accès ou par méfiance vis-à-vis des politiques de santé. Nous refusons le pass vaccinal comme nous avions refusé le pass sanitaire.

    Parmi les autres mesures contraignantes, on notera également l’interdiction de la consommation debout dans les bars, le port du masque en extérieur dans certains centres-villes ou l’interdiction de manger dans les trains…

    Des mesures radicales pour arrêter l’épidémie

    Le variant Omicron met effectivement en danger la population car, s’il semble moins dangereux que le Delta, il est bien plus contagieux et plus résistant aux vaccins. Mais les réponses répressives ne sont pas efficaces, on le voit depuis le début de l’épidémie. Il faut des mesures qui répondent à l’urgence et aux causes profondes de l’épidémie :

    - Une vaccination de masse, passant par la conviction et non la contrainte, et s’appuyant sur le contrôle et la réquisition des laboratoires pharmaceutiques ;

    - La levée des brevets, condition pour que cette vaccination soit effective sur l’ensemble de la planète, et donc pour éviter l‘émergence de nouveaux variants ;

    - Des moyens massifs pour dépister fréquemment, notamment dans les écoles et l’ensemble des services publics ; la gratuité des masques et des tests pour touTEs ; des aérateurs et tests de CO2 dans les espaces où se trouve du public...

    - La réduction du temps de travail, un télétravail sous le contrôle des salariéEs, en fonction des dangers réels, des besoins, des priorités dans la production (avec en particulier l’arrêt des productions inutiles).

    Pour une action massive de la population

    Selon la DREES, un organisme ministériel, 69 000 places d’hôpital ont disparu entre 2003 et 2017, et cela a continué depuis. Macron, Castex et Véran sont d’une hypocrisie sans limite : ils réduisent les moyens dans la santé et font mine de s’étonner des difficultés à faire face au Covid !

    La politique qu’il faut mener, et que nous défendons dans le cadre de la campagne de Philippe Poutou, est à peu près l’opposé de ce qu’ils font : il ne faut pas contraindre mais convaincre. Il ne faut pas réduire le nombre de personnels dans la santé mais au contraire recruter 200 000 personnes, en augmentant les salaires, et associer largement la population à la lutte contre l’épidémie. Il ne faut pas subventionner des labos qui font des profits, mais les réquisitionner pour mettre leur activité sous contrôle public.

    La seule solution pour imposer de telles mesures et faire face à la politique inefficace et antisociale du gouvernement, c’est de se mobiliser, de construire un rapport de forces au côté des personnels de santé et de l’ensemble des classes populaires, pour reprendre le contrôle sur notre santé et sur nos vies.

  • Face à Macron et à l’extrême droite, vite une gauche anticapitaliste et révolutionnaire !

    Zemmour, Pécresse, Le Pen, Macronle scénario annoncé de l’élection présidentielle peut provoquer des angoisses à celles et ceux qui veulent plus de justice sociale, la fin des oppressions ou la sauvegarde de la planète. Face à Macron, il ny a pas d’alternative sinon une droite raciste, misogyne et réactionnaire ?

    Le besoin dunité

    Dans cette situation, les aspirations à l’unité de « la gauche » sont légitimes pour tenter d’éviter la catastrophe annoncée. La multiplication des candidatures issue de la gauche qui a gouverné le pays pendant des années a bien un côté désespérant. Hidalgo, Jadot, Taubira ou Montebourg sont touTEs issus de forces politiques qui étaient il ny a pas si longtemps dans le gouvernement de François Hollande. Un pouvoir qui, c’est le moins que l'on puisse dire, n’a pas mené une politique de gauche et qui, par ailleurs, comprenait en son sein un certain Emmanuel Macron !

    Ainsi, si les attaques racistes et sexistes de l’extrême droite contre Christiane Taubira exigent toute notre solidarité, elles ne peuvent nous faire oublier son soutien aux politiques menées par Hollande et son départ bien tardif du gouvernement (même avec un Valls Premier ministre).

    Alors oui, avec la candidature de Philippe Poutou, nous défendons lurgence de lunité. Il serait en effet grand temps que toute la gauche se mette autour de la table pour discuter de la riposte face à Macron et sa politique en faveur des plus riches. Comment impulser des mobilisations populaires pour répondre à la menace de l’extrême droite ? Quelles luttes construire pour défendre l’hôpital public ? Comment résister aux restrictions de liberté? Comment défendre la liberté de circulation et dinstallation des migrantEs ? Quelles luttes, dans la rue et les entreprises, pour sen prendre au droit des capitalistes à nous exploiter toujours plus ?

    Force et de constater que cette unité-là n’est pas à l’ordre du jour de cette gauche, qui porte un lourd passé de gestion du système capitaliste et de trahisons une fois arrivée au pouvoir. Pour nous, lunité dans les mobilisations, le regroupement de notre camp social, est une nécessité et un préalable aux discussions de tactique électorale.

    L’urgence anticapitaliste

    Montée de inégalités, précarité et chômage, crise écologique, crise sanitaire : il y a bien une urgence, anticapitaliste. Avec Philippe Poutou, nous porterons, dans la rue et dans les urnes, au côté de celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche, un programme qui s’en prend à la racine du problème. Nous ne pouvons plus accepter que la concurrence et la course aux profits dirigent le monde jusqu’à la catastrophe.

    Pour rompre avec celles-ci, nous défendons des mesures que nous soumettons au débat de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société émancipée :

    - Face au chômage, il est temps de réduire le temps de travail. Nous défendons la semaine de quatre jours, une 6e semaine de congés payés et la retraite à 60 ans.

    - Face à la crise sanitaire, nous ne pouvons accepter que lindustrie pharmaceutique senrichisse sans fin alors que des milliards de personnes nont pas accès au vaccins. Il faut lever les brevets et réquisitionner les entreprises du secteur.

    - Face à la crise écologique, nous ne pouvons plus attendre. Il faut sortir de la société carbonée comme du nucléaire. Pour cela, il faut mettre sous contrôle public lensemble du secteur de l’énergie, exproprier les grands groupes et réorganiser la production pour satisfaire les besoins sociaux sans détruire lenvironnement.

    En avril 2022, voter Philippe Poutou permettra de donner confiance à toutes celles et ceux qui n’ont pas renoncé et veulent toujours en finir avec le pouvoir des capitalistes !

  • De l'air, ouvrons les frontières !

    La mort d’au moins 27 migrantEs au large de Calais le 24 novembre a rappelé, à qui s’obstine encore à refuser de la voir, cette vérité simple : les frontières tuent. Ce samedi 18 décembre, pour la Journée internationale des migrantEs, nous serons aux cotés de nombreux collectifs, associations et organisations, pour défendre l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation, et la régularisation de touTEs les sans-papiers.

    À l’extrême droite toute !

    Les migrantEs continuent de mourir et de souffrir à nos frontières. Dans cette campagne présidentielle irrespirable, ils et elles sont l’objet de toutes les récupérations politiques, de l’extrême droite jusqu’à une certaine gauche visiblement plus influencée par les saillies racistes de Zemmour ou Le Pen et les politiques migratoires meurtrières que par un prétendu « humanisme » républicain…

    Des atours dont Macron aime lui aussi se parer, surtout à l’international, alors qu’il a pourtant durci cette politique au point de reprendre une partie du programme du Rassemblement national, se félicitant : « Le taux dacceptabilité de limmigration dans notre pays est de plus en plus bas ». Marine Le Pen s’est d’ailleurs réjouie d’une « victoire politique de son camp » sur cette question… La candidate Pécresse est bien décidée à surenchérir : elle fustige les accords du Touquet entre la Grande-Bretagne et la France et propose tout simplement d’expulser touTEs les réfugiéEs présents sur le territoire… Sa solution pour réduire le nombre de réfugiéEs qui transitent entre les deux frontières ? « Qu'on utilise Frontex pour pouvoir ramener ces clandestins dans leur pays d’origine »...

    À gauche, « humanistes mais réalistes » ?

    Cette offensive ultra-réactionnaire est largement partagée dans cette campagne, y compris à « gauche ». Le plus hypocrite sur la question est probablement l’auto-proclamé grand architecte de l’union de la gauche Arnaud Montebourg, qui expliquait il y a peu qu’il fallait suspendre les transferts d’argents privés vers les pays qui refusent de rapatrier leurs ressortissantEs…

    Hypocrisie mise à part, il est malheureusement représentatif des discours de la « gauche » sur la question des migrantEs, jusqu’à Mélenchon qui se revendique sur le sujet « humaniste mais réaliste », répétant à l’envie qu’il faut accueillir « ceux qui sont là » mais surtout qu’ils faut tout faire pour qu’ils ne « partent pas de chez eux ». Au total, la gauche ne souhaite toujours pas « accueillir toute la misère du monde », alors qu’en ce qui nous concerne, à l’inverse, la liberté de circulation des êtres humains reste une revendication fondamentale et non négociable, la seule qui soit « réaliste » si on se préoccupe des vies humaines.

    Accueillir toutes et tous, sans condition !

    Rien ne sert de se défausser sur les « passeurs » les pays voisins ou d’origine. Les États européens, France en tête, sont bien responsables de la situation. Ces grandes puissances impérialistes portent une responsabilité ancienne et écrasante dans le fait que ces « damnéEs de la terre » quittent leur lieu de vie : pillage des ressources, interventions militaires, destruction des économies et des écosystèmes, soutien aux pires régimes, déstabilisation de ceux qui ne rentrent pas dans le rang... Leur politique est criminelle, car les frontières tuent d’autant plus qu’elles sont fermées. En outre, la taille et la richesse de l’Union européenne permettraient d’accueillir les migrantEs sans aucun problème.

    Toute solidarité internationale passe par laccueil de toutes et tous, par la liberté de circulation et dinstallation, et donc aussi par la régularisation immédiate de touTEs les sans-papiers. C’est pour défendre tout cela qu’avec le NPA et son candidat Philippe Poutou, nous nous mobiliserons ce samedi.

  • Contre la menace de la droite et de l’extrême droite, une réponse unitaire, une urgence anticapitaliste !

    La candidature de Zemmour et l’investiture de Valérie Pécresse ancrent toujours plus la campagne présidentielle à la droite extrême. Il est urgent d’organiser une réponse unitaire, tout en discutant d’une réponse radicale, de la reconstruction d’une gauche décomplexée, anticapitaliste et internationaliste.

    Escalade identitaire, violences réactionnaires

    La candidature de Zemmour, tout comme celle de Marine le Pen, représente un danger majeur pour la très grande majorité de la population, et plus particulièrement pour les immigréEs, les musulmanEs, les femmes, les personnes LGBT et touTEs les militantEs... Les violences contre les militantEs de SOS Racisme lors du meeting de Zemmour à Villepinte ou lors de la manifestation contre les violences faites aux femmes à Paris ne sont qu'un aperçu du danger que représente l’extrême droite.

    La brutalité, le culte de la guerre sont au cœur de son idéologie. Ainsi, avec « Reconquête » comme nom de parti, Zemmour s'inscrit dans cette nostalgie des guerres de religions, qui promeut la haine.

    Dans ce contexte, l'ensemble de la droite durcit son discours dans un sens nationaliste et réactionnaire : atteinte au droit du sol, au droit d'asile, quotas, criminalisation des immigréEs... De Macron à Le Pen les candidats se surpassent pour dénicher la meilleure mesure contre l’immigration. Le programme de Pécresse flirte bien avec celui de l’extrême droite.

    Les riches se frottent les mains !

    Les capitalistes jubilent car, tout comme le président Macron, les candidats Pécresse, Zemmour ou Le Pen garantissent leurs intérêts. Ils ne sont en rien « antisystème » et veulent assurer la pérennité du capitalisme, promettant une guerre de classe sans merci : recul de l'âge de départ à la retraite, augmentation du temps de travail et nouveaux cadeaux au patronat par des allègements fiscaux.

    Pécresse, qui se définissait il y a quelques mois comme « 2/3 Merkel et 1/3 Thatcher », promet une véritable saignée dans l'emploi public avec la suppression de 20 000 postes de fonctionnaires. Zemmour s’approprie la préférence nationale du RN et veut supprimer les allocations familiales, les aides au logement, le minimum vieillesse et le RSA, aux non-EuropéenEs.

    Tous nous préparent une nouvelle dégradation de nos conditions de vies, par une mise en concurrence des plus précaires, au seul profit des capitalistes.

    Unir nos forces contre le danger de l’extrême droite

    Face à une droite et une extrême droite décomplexée, nous avons besoin d’une gauche radicale, anticapitaliste et internationaliste qui n'a pas renoncé, qui ne cède pas un pouce à la démagogie raciste et nationaliste. C'est le sens de ce que porte Philippe Poutou : pour la liberté de circuler, l'ouverture des frontières, la régularisation de tous les sans-papiers et plus largement l'idée qu'un autre monde est possible. Combattre le danger fasciste, c'est s’attaquer à l’ensemble du système capitaliste pourvoyeur d'inégalités, de désespoirs qui constituent le terreau préféré des réactionnaires pour y semer leur poison.

    Mais face à une telle menace contre notre camp social, c'est d'abord une mobilisation de masse qu'il faut construire, à la fois radicale unitaire et populaire, ancrée dans les quartiers, parmi la jeunesse... En ce sens, le NPA propose que l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier, des forces démocratiques, se rencontrent pour envisager une riposte commune. Le samedi 18 décembre, la Journée mondiale des migrantEs doit constituer une étape pour construire ce front antifasciste si nécessaire.

  • Migrant-e-s : les frontières tuent, il faut les ouvrir !

    Mercredi 24 novembre, les corps de 27 migrantEs qui tentaient de gagner le Royaume-Uni sur une embarcation de fortune ont été repêchés dans la Manche, au large de Calais. Cet énième drame révèle encore une fois la situation tragique des migrantEs et l'instrumentalisation dont ils et elles sont l'objet partout, dans l'Union européenne comme à ses frontières.

    Des marchandages européens criminels

    En Turquie depuis des années et plus récemment en Biélorussie, les dictateurs Erdogan et Loukachenko utilisent la « menace migratoire » comme monnaie d'échange dans leurs rapports de forces géopolitiques avec l'Union européenne. Cette dernière se prête à ce macabre marchandage en obtenant en retour une externalisation du « sale boulot » — refouler les migrantEs — par ces pays encore moins soucieux des droits humains. Quant aux pays de Maghreb, ils sont eux aussi rémunérés pour empêcher les migrantEs d'arriver, les livrant ainsi aux pires destins en mer Méditerranée ou sur terre, en particulier en Libye.

    Au sein de l'UE, la même politique règne, à peine édulcorée : fermer les frontières, dépenser des centaines de millions d'euros afin de pourchasser les migrantEs et instrumentaliser ces dernierEs à des fins de marchandage entre États sur fond d'offensive raciste. Ainsi, la Pologne planifie la construction d'un mur, le Danemark voudrait expulser les réfugiéEs syriens arrivés en 2015, et l'Italie a refusé que des navires qui viennent en aide aux migrantEs accostent sur ses terres.

    Dans un contexte de tensions post-Brexit, le Royaume-Uni et la France se livrent à une indécente tartufferie alors qu'un accord sur les migrantEs a bien été signé en 2004 entre les deux pays. Le premier fait mine de ne pas être responsable de ce qui ne se passe pas officiellement sur ses terres. La seconde verse des larmes de crocodile, se victimise et fait comme si le dernier drame en date était un fait isolé, nouveau, dont elle ne serait pas responsable...

    Accueillir toutes et tous

    Cette odieuse politique française n'est pas nouvelle, mais Macron repousse les frontières de ses prédécesseurs : les demandes d'asile se réduisent, les migrantEs sont harcelés, leurs tentes détruites, leurs biens confisqués… Les moyens d'accueil sont ridicules alors que les moyens de répression sont eux en constante augmentation.

    Dans le cadre de la campagne présidentielle, alors que Macron met déjà largement en œuvre leur politique, les candidats de LR se distinguent à peine de Le Pen et Zemmour. Ils rivalisent dans une surenchère de haine, de stigmatisation et de propositions répressives qui aggraveraient encore le sort des migrantEs mais aussi de touTEs les immigréEs. Le Pen et Zemmour ont un projet de société ségrégationniste. Le second, qui vient d’annoncer sans surprise sa candidature, ne se cache même pas de vouloir déporter des millions d'immigréEs !

    Rien ne sert de se défausser sur les « passeurs », les pays voisins ou d'origine. Les États européens, la France en tête, sont responsables de la situation. Ainsi, les grandes puissances impérialistes portent une responsabilité ancienne et écrasante dans le fait que ces « damnéEs de la terre » quittent leur lieu de vie : pillage des ressources, interventions militaires, destruction des économies et des écosystèmes, soutien aux pires régimes, déstabilisation de ceux qui ne rentrent pas dans le rang... Leur politique est criminelle, car on sait que les frontières tuent d'autant plus qu'elles sont fermées. La taille et la richesse de l'UE permettraient pourtant d’accueillir les migrantEs sans aucun problème.

    Toute solidarité internationale passe par l’accueil de toutes et tous, pour la liberté de circulation et d'installation. Cela commence aussi par la régularisation de touTEs les sans-papiers.

  • Crise sanitaire, vie chère… Solidarité avec la lutte en Guadeloupe et en Martinique !

    Depuis le 15 novembre, la Guadeloupe est en grève générale, avec en pointe les personnels de l’hôpital de Pointe-à-Pitre et les pompiers. Et lundi 22 novembre, la grève générale sest aussi étendue à la Martinique, avec aussi des blocages et des manifestations.

    Oui à la protection, non à la répression

    Les raisons de la colère sont centrées depuis l’été sur la question de lobligation vaccinale pour les agentEs hospitaliers et les pompiers. Les décisions prises en métropole ont été plaquées sur la Guadeloupe alors que le taux de vaccinés de plus de 18 ans (au moins une dose) y est de 46,43 % contre 91 % en France (chiffres ARS). Les syndicats avaient commencé à négocier un protocole adapté cet été mais, fin septembre, Paris a imposé la rupture de toute négociation et lapplication à la Guadeloupe des mesures prises en France. Depuis, se sont multipliées les arrestations, les violences policières, et déjà plus de 500 agentEs hospitaliers ont été suspendus.

    Le mécontentement parti de la méfiance envers l’État et la vaccination trouve sa source dans les profondes inégalités que vit la population antillaise, et la colère créée depuis 50 ans par le scandale du chlordécone, produit de traitement des bananeraies, insecticide toxique et cancérogène utilisé par les grands producteurs bananiers avec laval des différents pouvoirs de l’époque, provoquant une pollution généralisée et lexplosion des cas de cancers de la prostate. Comme le dit un syndicaliste pompier : « Ils ont bien décidé une dérogation pour le chlordécone, c’est donc possible pour l’obligation vaccinale »...

    Si la vaccination demeure le meilleur moyen de lutter contre la pandémie de covid et de sauver des vies (ce dont les soignantEs de Guadeloupe, vaccinéEs à près de 90%, ont bien conscience), les mesures de contrainte et de sanctions sont non seulement autoritaires mais inefficaces : rien ne saurait remplacer la prévention et la conviction.

    Répondre aux inégalités et à la crise sociale

    Derrière ce refus de la gestion autoritaire de la crise sanitaire par le pouvoir macroniste, les racines sociales de la mobilisation sont profondes. Cest la raison pour laquelle les collectifs de Guadeloupe et de Martinique ont mis en avant un cahier de revendications qui fait ressortir toutes les exigences face aux inégalités et à la misère vécue par la population.

    Il faut dire quen Guadeloupe, 33 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (contre 14 % en France métropolitaine), le taux de chômage est de 21 % et la pandémie n’a fait quaggraver la situation. De plus, les prix alimentaires sont de 33 % plus élevés quen métropole, sans parler des prix dinternet et de nombreux biens directement importés par les grands groupes de distribution. Les problèmes posés par la grande lutte de 2009 ne sont donc pas réglés, et le Medef local ne sest jamais senti obligé d’appliquer la prime de vie chère de 200 euros à touTEs les salariéEs, obtenue suite à cette profonde mobilisation.

    Pourtant, au lieu dexpliquer cette réalité, les médias ne se font l’écho que des « violences des manifestants » avec des images dimmeubles incendiés et de magasins pillés... Et le premier flic de France Darmanin vient denvoyer 200 policiers et gendarmes supplémentaires, ainsi que 50 agents du Raid et du GIGN, portant à 2250 le nombre de policiers et gendarmes présents sur l’île. Dans le même temps, le couvre-feu à 18h a été établi sur toute l’île. Il sagit bien de la gestion autoritaire dune crise sociale par un gouvernement qui fait preuve d’un état d’esprit à proprement parler colonial, pouvoir qui méprise les exigences de la population de la Guadeloupe et de la Martinique.

    Refusons le traitement policier de la crise sociale aux Antilles. Solidarité avec les populations de Guadeloupe et de Martinique, soutien à la grève générale !