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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 162

  • Ghassan Abu Sitta doit pouvoir venir en France !

    Le docteur et chirurgien Ghassan Abu Sitta, internationalement reconnu, anglo-palestinien, vient d’être interdit d’entrer sur le territoire français. Il vient d’être refoulé à l’aéroport Charles de Gaulle ce samedi 4 mai. Comble de l’ironie, il se rendait, avec d’autres humanitaires au Sénat à l’invitation à une conférence, à une conférence intitulée : « La France respecte-t-elle le droit international ? » 

    Il semble que cette décision d’interdire l’entrée sur le territoire du docteur Abu Sitta ait été prise en coordination avec l’Allemagne qui a prononcé une interdiction d’entrée à l’encontre du docteur sur l’ensemble du territoire européen. Rien n’obligeait la France à exécuter l’ordre allemand.

    La France ne respecte ni le droit international, ni le droit français, ni même le Sénat. Quand il s’agit de la Palestine et des Palestinien·nes, seul compte le droit des plus forts.

    Ghassan Abu Sitta est médecin et était en poste en octobre à l'hôpital à Gaza. Il a reçu et essayé de soigner les victimes de l’horreur, des frappes et des massacres perpétrés par Israël. 

    C’est en cette qualité de témoin qu’il était invité le mois dernier en Allemagne. Son entrée sur le territoire a été refusée alors qu’il devait parler à une conférence en solidarité avec la Palestine, le 12 avril 2024. Cette conférence n’a finalement pas pu se tenir, la police allemande coupant l'électricité et faisant évacuer les locaux avant la fin.

    Récemment nommé recteur de l’université de Glasgow, Abu Sitta est devenu un des professionnels de santé les plus médiatisés et les plus respectés travaillant à Gaza, parlant aux médias à propos des difficultés subies par le peuple palestinien dans l’enclave, notamment en racontant l’amputation des enfants, les opérations sans anesthésie et les brûlures au phosphore.

    Il s’agit d’une tentative inacceptable de censure, qui s’ajoutent à tous les actes d’intimidiation et de répression en cours. Ghassan Abu Sitta doit pouvoir témoigner des horreurs des crimes israéliens. Le NPA demande que Ghassan soit admis sur le sol français et puisse venir témoigner partout où il le souhaite.

  • Formation des enseignantEs : refusons la caporalisation !

    Macron a annoncé le 5 avril la « réforme » de la formation des enseignantEs avec un nouveau concours à bac+3 dès la rentrée prochaine et la création des « Écoles normales du 21e siècle ». Ce projet vise avant tout à « élargir le vivier » de candidatEs car depuis plusieurs années il y a un déficit d’enseignantEs.

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  • Pacte européen de la migration et de l’asile, pacte de la honte !

    Ce pacte illustre à la fois l’absence totale de démocratie de l’Union européenne, qui prend des décisions opaques loin des peuples, et sa politique inhumaine, sécuritaire, raciste. Après plus de quatre ans de tractations discrètes entre les instances européennes et un accord des États membres, ce pacte a été voté par le Parlement européen le 10 avril et sera validé prochainement par le Conseil de l’UE.

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  • Le NPA fait évoluer son nom et son logo...

    Lors de son 5e Congrès en décembre 2022, le NPA a connu une séparation entre une majorité et une minorité. La première représente la continuité politique et organisationnelle du NPA, dans le respect de ses principes fondateurs. En font partie les anciens candidats à l’élection présidentielle Olivier Besancenot et Philippe Poutou, ainsi que ses deux porte-parole Christine Poupin et Pauline Salingue. La seconde est composée de plusieurs fractions avec lesquelles des désaccords nombreux et profonds ont rendu cette séparation inévitable et même nécessaire afin de préserver l’essence du projet du NPA : nécessité de l’unité du mouvement ouvrier, soutien inconditionnel à la résistance des peuples opprimés, visions très différentes de la lutte contre les oppressions.

    Après 18 mois de négociations, un accord a été signé, entérinant la fin du processus de séparation. C’est ainsi que, en référence au nom de son hebdomadaire, le NPA devient le NPA l’Anticapitaliste et adopte le nouveau logo ci-dessus. De son côté, la nouvelle organisation fondée par les fractions minoritaires devient le NPA Révolutionnaires et adopte son propre nouveau logo.

    Ces changements de dénomination et d’identité visuelle permettront la fin d’une confusion préjudiciable pour nos deux organisations mais aussi pour la presse, les militantEs et les électeurs/rices.

    Sur ce dernier aspect, le NPA l’Anticapitaliste, qui ne présente pas de liste aux prochaines élections européennes, précisera ses positions en début de semaine.