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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 43

  • Sahara occidental, une décolonisation confisquée, un peuple en résistance...

    Depuis plus d’un demi-siècle, le Sahara occidental reste le théâtre d’une colonisation niée et d’une lutte de libération occultée. 

    Après cent ans de domination espagnole, l’occupation marocaine s’est installée en 1975 à la faveur de la « marche verte », présentée par Rabat comme une mobilisation pacifique mais vécue par les SahraouiEs comme une invasion militaire. Bombardements au napalm et au phosphore, déplacements forcés et répression ont marqué le début d’une occupation soutenue par les puissances impérialistes et par Israël, fournisseur d’armes et partenaire du Maroc.

    Une occupation militaire et coloniale

    Qualifier le Sahara occidental de « conflit gelé » alors que la guerre de libération a repris depuis près de quatre ans et que les Nations unies appellent à la tenue d’un référendum chaque année depuis près de 35 ans est une falsification. Le cessez-le-feu de 1991 n’a jamais débouché sur le référendum d’autodétermination promis. Le recensement des votantEs est prêt depuis 2002, mais Rabat bloque le processus en installant des colons, les faisant passer pour des autochtones, comme la France le fait en Kanaky. En novembre 2020, le Maroc a rompu la trêve à Guerguerat : depuis, la guerre a repris. Cette occupation s’appuie aussi sur une infrastructure militaire titanesque : un mur de sable construit dans les années 1980, long de plusieurs milliers de kilomètres, protégé par des millions de mines antipersonnel. C’est la plus vaste zone minée au monde, symbole d’un apartheid colonial.

    Un pillage économique

    Au-delà du militaire, le Maroc déploie une stratégie économique et idéologique. Phosphates, pêche, énergies renouvelables : les ressources du Sahara sont exploitées par des entreprises marocaines et occidentales, malgré des décisions juridiques qui déclarent ces accords illégaux. Le soft power se traduit par le tourisme, les investissements et des infra­structures qui ne profitent pas aux SahraouiEs. Dans les territoires occupés, il n’existe presque pas d’universités. Ces projets servent d’abord à blanchir l’occupation et à attirer des colons avec des avantages fiscaux et fonciers.

    Un peuple en exil

    La majorité des SahraouiEs vivent toujours dans les camps de réfugiéEs de Tindouf, en Algérie. Ces exiléEs portent la mémoire d’un peuple dispersé, privé de ses terres et de ses droits. Les prisonniers politiques sahraouis et les révoltes écrasées, comme celle de Gdeim Izik en 2010, véritable déclencheur du « printemps arabe », rappellent la brutalité d’un régime qui nie jusqu’à l’existence d’un peuple. Réduire cette lutte à une rivalité entre Maroc et Algérie, comme le répète la propagande, revient à invisibiliser le sujet central : un peuple colonisé. Le Sahara occidental n’est pas un dommage collatéral de tensions régionales, mais une lutte de libération nationale.

    Un combat anticolonial universel

    Le parallèle avec la Palestine est évident : murs, déplacements forcés, exploitation des ressources, criminalisation de la résistance. Dans les deux cas, l’occupation est soutenue par des États impérialistes et des investisseurs. Dans les deux cas, les coloniséEs se battent pour l’autodétermination et la justice. Le Sahara occidental est reconnu par l’ONU depuis 1963 comme territoire non décolonisé. Mais les résolutions ne suffisent pas : sans rapport de forces, le droit reste lettre morte. La libération dépend de la solidarité internationale, de la dénonciation des mensonges historiques et de l’affirmation d’un internationalisme conséquent. Pour les SahraouiEs, l’enjeu est clair : il ne s’agit pas de négocier un compromis territorial, mais de reconquérir l’ensemble de leur pays et de permettre le retour des exiléEs. C’est une question de dignité et de justice. Leur horizon est celui d’un Sahara libre, du nord au sud, comme les PalestinienNEs rêvent d’une Palestine libre, du fleuve à la mer.

    Fatimetu et Amel

  • Le 10 septembre 2025 dans le 06...

    Dans le 06, le 10 septembre...

    ==> À partir de 8h sur le rond-point de la Provence à Antibes (rond-point de Carrefour).

    ==> À partir de 10h, devant le siège du MEDEF du 06, 273 Avenue Georges Guynemer - Cap Var C2, 06700 Saint-Laurent-du-Var avec conférence de Presse à 11h.

    ==> À 14h rassemblement avec les étudiant·es de Carlone devant la gare de routière de Nice Magnan (devant la caserne de pompiers).

  • Succès de l’université d’été du NPA...

    Ça y est, c’est la rentrée ! C’est l’occasion de revenir sur ce qui a marqué notre fin d’été : l’université d’été du NPA à Port-Leucate. Quatre jours de débats, de formations et d’échanges pour préparer une rentrée déjà agitée : mobilisation du 10 septembre, appel à la grève, vote de confiance, municipales… Pour avancer sur nos revendications, il va falloir nous préparer et rester prêtEs à nous battre

    Ce sont plus de 750 personnes qui ont participé à notre université d’été, profitant de ce dernier moment avant la reprise pour échanger sur la rentrée et nos moyens d’action, avec pour perspective la mobilisation de toute notre classe pour renverser ce gouvernement.

    Une université d’été révolutionnaire et unitaire 

    Fidèles à nous-mêmes, nous avons mené cette discussion avec différentes organisations du mouvement ouvrier : partis, syndicats et associations. Lors du forum central, nous avons réuni autour d’une même table LFI (La France insoumise), UCL (Union communiste libertaire), ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), PCF (Parti communiste français), CGT (Confédération générale du travail), Solidaires, FSU (Fédération syndicale unitaire), Nouvelle Donne… afin de discuter ensemble des perspectives et du travail à venir. Il y a urgence : nous devons faire face aux attaques du gouvernement et à la montée de l’extrême droite. Il s’agit de nous organiser collectivement pour frapper fort.

    Des formations, des débats, du fun… 

    Bien sûr, l’université d’été est aussi un moment de formation sur des sujets variés : retour sur nos conditions de travail, alimentation, sécurité sociale, luttes antiracistes… Nous avons également abordé les questions internationales : guerre en Ukraine, génocide en Palestine, répression du peuple kanak, mais aussi montée du colonialisme, des guerres et du militarisme.

    Quel plaisir de voir tant de camarades réuniEs, faisant vivre le NPA et nos luttes dans un moment festif et familial ! Cette année, il y en avait pour les grandEs comme pour les petitEs : un premier programme pour les enfants, des événements artistiques — drag show, conférence gesticulée, projections de films… Entre alimentation végétarienne, assemblée générale des participantEs, tâches partagées, nous avons expérimenté de nouvelles pratiques pour imaginer la prochaine édition. Alors, disons-le tout de suite : à l’année prochaine ! 

    Commission université d’été

  • Solidarité sans faille avec la résistance ukrainienne...

    L’Ukraine résiste envers et contre tout. Tandis que Trump déroule le tapis rouge à Poutine, syndicats, féministes et militantEs LGBTQI+ poursuivent leur lutte sur tous les fronts. L’UE n’apporte qu’un soutien superficiel à l’Ukraine et prépare la fin de la protection temporaire. La solidarité internationaliste est un impératif : elle ne doit pas être à géographie variable, ni subordonnée à des calculs géopolitiques. Par le Groupe d’intervention Solidarité Ukraine du NPA et Dominique Boury.

  • Un génocide indéniable, une complicité criminelle...

    Deux ans après le début du génocide à Gaza, la population subit des bombardements incessants, une famine organisée et des attaques ciblant journalistes et personnels de secours. La propagande israélienne, relayée par ses alliés, ne masque plus le caractère colonial et génocidaire de ses politiques, tandis que la résistance palestinienne et internationale se poursuit.

    L’été a été infernal pour les GazaouiEs : aux températures extrêmes, sans eau potable, sans produits d’hygiène, sans nourriture, s’ajoutaient les ordres d’évacuation, les bombardements, les destructions systématiques, les villages de tentes et les problèmes d’hygiène. Près de 500 personnes sont mortes de faim depuis que la famine a été déclarée par les instances internationales, notamment onusiennes. Les zones de distribution « humanitaires » restent des pièges meurtriers. Les mots manquent pour décrire l’horreur. Les témoins manquent aussi : Israël cible les journalistes. L’emblématique Anas el-Sharif a été assassiné avec quatre collègues, portant à plus de 210 le nombre de journalistes tuéEs — un « record » mondial. Israël a également utilisé la technique du double tap, qui consiste à viser deux fois au même endroit à quelques minutes d’intervalle pour tuer les personnels d’évacuation et les journalistes.

    Propagande et pratiques génocidaires

    Le massacre de l’hôpital Nasser en est un exemple. Israël a d’abord parlé d’un « terrible accident », puis a affirmé viser une « caméra du Hamas ». Israël prétend « limiter les pertes civiles » mais un rapport de ses propres services révèle que 83 % des victimes palestiniennes sont des civilEs. Israël finance des influenceurs d’extrême droite pour nier la famine à Gaza, alors que des membres du gouvernement tiennent des propos explicitement génocidaires. Smotrich appelle à la destruction du peuple de Gaza et a annoncé l’annexion de facto d’une large partie de la Cisjordanie, la zone E1, qui coupera quasiment le territoire en deux. Le ministre de la Défense Katz évoque « des catastrophes obscures » et « des malédictions sur les premiers-nés » au Yémen, juste avant d’assassiner la moitié du gouvernement houthi. Israël bombarde toujours le sud-­Liban, viole le cessez-le-feu et refuse d’en signer un pour Gaza malgré l’acceptation par le Hamas de toutes ses conditions. Israël est devenu l’ennemi de tous les peuples de la région.

    Une résistance acharnée

    Si Benyamin Netanyahou refuse le cessez-le-feu, c’est pour continuer à envahir Gaza et vider le territoire de sa population palestinienne. Mais sur le terrain, cette bataille est loin d’être gagnée pour l’armée d’occupation. Les différents groupes armés font preuve d’une coordination efficace. Les pertes humaines et matérielles israéliennes s’accumulent, et Netanyahou a de grandes difficultés à obtenir des renforts. Désarmer le Hamas reste un objectif inatteignable. En août, toutes les factions combattantes ont affirmé leur détermination lors d’une conférence au Caire. La résistance populaire internationale n’est pas en reste : les manifestations ont continué tout l’été, la pression sur les gouvernements occidentaux est forte, et la démission de la moitié du gouvernement néerlandais sur la question palestinienne en est un signe. Plusieurs pays européens envisagent de renégocier leurs accords commerciaux avec Israël. La nouvelle flottille du Sumud, partie de Barcelone et Marseille ce week-end avec des dizaines de bateaux et 44 pays représentés, illustre cette solidarité internationale. Ces initiatives sont un point d’appui qu’il faut amplifier.

    Une complicité internationale persistante

    Les principaux États occidentaux restent complices de Netanyahou. Les États-Unis ont révoqué les visas de toustes les PalestinienNEs invitéEs à l’Assemblée générale de l’ONU à New York fin septembre, où devait être prononcée une déclaration « historique » de reconnaissance de l’État palestinien par les derniers États à ne pas l’avoir encore fait. Cette insulte s’ajoute à l’humiliation de voir reconnaître un État palestinien sans reconnaissance du génocide. Deux ans après son début, des initiatives massives doivent relancer la solidarité internationale. En France, autour de la crise gouvernementale et de la mobilisation du 10, mettre en cause un gouvernement complice d’un État génocidaire doit être un enjeu central.

    Édouard Soulier

  • Le 10 septembre, reprenons la rue et dégageons Macron !

    Au lieu de tomber sous la pression de la rue, Bayrou a préféré choisir sa fin en soumettant son sort aux institutions plutôt qu’à la volonté des travailleuses et des travailleurs mobilisé.es. Son projet était clair : limiter la durée du premier arrêt maladie à 15 jours, geler la paye des agents publics et gaver l’industrie de l’armement avec des milliards tout en continuant à imposer un ordre raciste... Maintenant il veut partir avant de devoir sauter, en essayant d'étouffer au passage un mouvement spontané contre sa politique de classe. S’il veut partir le 8, qu’il parte mais qu’il ne parte pas seul ! C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons : le 10 septembre on reprend la rue et on dégage Macron !

    Une contre-attaque populaire face à la violence des classes dominantes

    Partout en France des assemblées populaires se tiennent depuis le début de l’été pour préparer la date du 10 septembre. Des réunions avec des personnes d’horizons divers : des militant.e.s politiques, syndicalistes, associatif.ve.s et des gens qui n’ont jamais milité. Toutes et tous ont en commun la volonté de s’organiser ensemble, pour tout bloquer et en finir avec les politiques qui n’ont pour but que de nous exploiter et de nous opprimer.

    Des centaines de personnes à Paris, Lyon, Bordeaux, Grenoble ou Lille, mais aussi des assemblées de plusieurs dizaines de personnes dans des zones rurales. Partout des actions de blocage ont été décidées. Les discussions font aussi ressortir une volonté d’accueillir plus largement dans le mouvement, de refuser les discours racistes et d’y organiser des moments festifs qui permettent de rassembler.

    Un mouvement à construire dans la durée

    Mais si nous voulons faire plier Macron et avancer vers un monde débarrassé de l’exploitation et des oppressions, nous ne pouvons pas nous arrêter à une seule date. Les patrons ne s’inclineront que si nous leur faisons face dans la durée, par la grève massive et la mobilisation générale sous toutes ses formes. Les préavis de grève déposés par plusieurs syndicats et secteurs pour le 10 sont un point d’appui important dont nous pouvons nous servir.

    De son côté l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires) s’est reconstituée et appelle à la grève pour le 18 septembre. Les deux dates, loin de s’opposer, peuvent au contraire donner une perspective pour poursuivre et construire le mouvement après le vote du 8 à l’Assemblée et la journée de blocage du 10 !

    C’est le moment d’y aller !

    Face à l’accélération de la crise politique, c’est le moment d’y aller, toutes et tous ensemble, travailleuses et travailleurs du public et du privé, chômeurs, jeunes et retraités !

    Après Bayrou, il faut faire tomber Macron ! Mais même ça, ne serait qu’un début. Le NPA défend la nécessité d’en finir avec la 5e République et d’en appeler à une Assemblée constituante. La base en serait les collectifs d’auto-organisation, ou toutes autres formes démocratiques qui vont émerger de la mobilisation. C’est pourquoi le NPA sera de toutes les luttes de ce mois de septembre. Le 10 n’est qu’un début : dans nos entreprises, nos lieux d’études, nos quartiers, reprenons la rue et construisons la lutte !

  • Le 10 septembre on bloque tout, le 18 on continue !

    La crise politique s’accélère à l’approche du vote de confiance du 8 septembre, qui pourrait faire tomber le gouvernement Bayrou. Deux dates de mobilisation émergent : le 10 septembre pour « tout bloquer » et le 18 septembre à l’appel de l’intersyndicale. L’enjeu : construire un mouvement durable et offensif.

    Depuis l’annonce du vote de confiance pour le 8 septembre, et la probable chute consécutive du gouvernement, la crise politique ne cesse de s’approfondir en France. Il faut d’abord en prendre la mesure : si Bayrou tombe, quatre Premiers ministres se seront succédé depuis 2022, un record sous la 5e République. Bayrou s’est ainsi vu obligé de rassurer un patronat très inquiet à l’université d’été du Medef. Dans les rangs de la majorité, certains appellent déjà à reculer sur la suppression des deux jours fériés, comme Bruno Retailleau ou Yaël Braun-Pivet. 

    Le bal des prétendants au fauteuil de Premier ministre a déjà commencé, depuis Darmanin jusqu’au Parti socialiste qui se déclare, seul et en dehors de l’alliance moribonde du NFP, prêt à gouverner. La possible dissolution de l’Assemblée nationale pourrait de reconduire une assemblée tripartite sans majorité claire ou d’ouvrir davantage la voie à l’extrême droite.

    L’heure n’est pas à chercher des réponses institutionnelles ou électorales à la crise, elle est à l’organisation et au développement de la mobilisation. Les réunions et assemblées qui se tiennent dans de nombreuses villes connaissent une dynamique ascendante et témoignent de la colère et de la détermination des participantEs.

    En somme, la crise politique continue et s’aggrave. Tout repose sur notre capacité à la faire exister et à l’approfondir dans la rue.

    L’appel à « tout bloquer » le 10 septembre

    L’appel à « tout bloquer » le 10 septembre est bien sûr un point d’appui pour cela. La composition sociale et politique du mouvement a été analysée par le politologue Antoine Bristielle, à partir des réseaux sociaux de la mobilisation, sur les réponses d’un millier de personnes1. Il en ressort que même si 27 % d’entre elles étaient Gilets jaunes en 2019, leur composition sociologique est différente. Il s’agit de personnes clairement politisées à gauche : aux dernières présidentielles, 70 % ont voté LFI, 10 % NPA. Elles ont ensuite un profil plus jeune, mieux intégré et plus diplômé que la moyenne. Néanmoins, certains liens peuvent être faits avec les Gilets jaunes — ainsi, les personnes mobilisées proviendraient plus des petites et des moyennes communes que des métropoles, exprimeraient une grande défiance vis-à-vis de la politique traditionnelle, en particulier des partis, et hésiteraient sur leurs buts et leurs moyens d’action (lire page 10).

    LFI s’est tout de suite insérée dans cette mobilisation en appelant à la grève générale pour le 10 septembre. Plus récemment, Solidaires, la CGT et la FSU s’y sont jointes. L’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires) a réussi quant à elle à se reconstituer de manière unitaire et à sortir un communiqué et un appel commun à la mobilisation pour le 18 septembre. Bien que l’inter­syndicale ne soutienne pas explicitement la date du 10, ce qui est regrettable, il faut se saisir de la date du 18 car le projet de loi de finances ne tombera pas le 10 au soir. Les deux dates ne doivent pas être construites en opposition, mais ensemble, ce qui implique aussi que l’intersyndicale, de même que l’ensemble de la gauche sociale et politique, s’empare de la date du 10.

    Tout l’enjeu est donc de construire dans la durée, au plus près des collectifs de travail et à travers l’auto-organisation un mouvement puissant qui puisse gagner sur nos revendications. En un mot : le 10 on bloque tout, et le 18 on continue !

    Le 10 septembre, une étape clé dans un mouvement encore à construire

    Face à une telle crise politique, à une telle accélération de la situation, le signal doit être donné que c’est le moment d’y aller, toutes et tous ensemble ! Le mouvement va s’inscrire dans la durée. Nous devons donc construire les cadres d’auto-organisation : sur nos facs, sur nos lieux de travail, dans nos quartiers, nous constituons les AG de celles et ceux qui luttent et se mettent en grève. Sans tomber dans la substitution : c’est bien sûr aux grévistes de décider des suites de leur grève. Enfin, nous devons donner un horizon politique à la mobilisation. Après Bayrou, Macron doit tomber. Mais au-delà, le NPA portera la nécessité d’en finir avec la 5e République et d’en appeler à une Constituante. La base pour cela, ce sera bien sûr les organes d’auto-organisation qui auront émergé de la mobilisation.

    C’est pourquoi le NPA sera de toutes les luttes de ce mois de septembre. Le 10 n’est qu’un début, construisons la suite !

    Comité exécutif du NPA-l’Anticapitaliste