Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 98

  • Procès Mazan : la honte a changé de camp !

    Après plusieurs mois de procès, le verdict est tombé le 19 décembre à Mazan : les 51 hommes accusés ont tous été reconnus coupables, pour la majorité d’entre eux de viols aggravés.

    Nous apportons tout notre soutien à Gisèle Pelicot et au courage dont elle a fait preuve, notamment en demandant la levée du huis clos. Nous apportons aussi tout notre soutien à Caroline Darian, dans son combat pour être reconnue comme victime. Nous apportons enfin tout notre soutien à toutes les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.

    Des milliers de femmes à travers le monde se sont reconnues dans l’histoire de Gisèle Pelicot, et ce procès est devenu emblématique de la façon dont les femmes victimes sont traitées par la justice. Habituellement, les violences faites aux femmes sont particulièrement peu reconnues dans la société, le fait que les 51 accusés soient aujourd’hui reconnus coupables est d’autant plus important que rare. La justice a tranché : il n’y a pas « viol et viol ».

    Ce procès est une étape pour la reconnaissance des victimes et pour leur nécessaire prise de parole. Mais le chemin reste long face à la culture du viol et les idéologies masculinistes, à l’instar de cet avocat de la défense qui en sortant du tribunal parlait des militantes féministes comme des « hystériques » et des « tricoteuses ». Nous continuerons à nous mobiliser contre les violences faîtes aux femmes, et pour construire une société débarrassée du patriarcat.

  • Pour résister face à la vague de licenciements ...

    Depuis quelques semaines, les annonces de licenciements et de suppressions d’emplois dans le privé ou de postes dans la fonction publique s'enchaînent. De nombreux secteurs sont touchés : l'automobile bien sûr, la chimie, la grande distribution, la métallurgie mais aussi l’Éducation nationale, la culture, la santé, les collectivités territoriales… Des centaines de milliers d'emplois sont concernés.

    Nous étions une dizaine d’organisations politiques réunies le mardi 26 novembre pour discuter de l’urgence à réagir face à cette vague sans précédent, pour échanger nos analyses et surtout discuter des initiatives communes que nous pourrions prendre.

    Nous voulons tout d’abord affirmer notre solidarité avec les salarié·e·s dont les emplois sont menacés. Nous appelons à construire des cadres unitaires localement pour les soutenir dans leurs luttes, aux côtés des organisations syndicales qui sont mobilisées sur le terrain.

    Nous partageons toutes et tous l’idée qu’il faut stopper cette vague de licenciements que ce soit par un moratoire comme le propose la CGT ou par l’interdiction des licenciements. Dans tous les cas, il faut garantir la sécurité d’un point de vue humain et social pour toutes et tous, maintenir les emplois partout, garantir les salaires et prendre le temps de construire des projets de reconversion, dans le cadre de la nécessaire transition écologique.

    Un premier échange a eu lieu autour des initiatives que nous pourrions prendre : organisation de meetings pour donner la parole aux salarié·e·s, concerts de soutien pour alimenter les caisses de grève, tribune de personnalités pour alerter l’opinion, marche nationale contre les licenciements… Nous n’excluons aucun type d'initiatives et dans tous les cas nous avons le souci de le faire en lien avec les organisations syndicales et les salarié·e·s mobilisé·e·s.

    Nous sommes dans une situation d’urgence sociale, mais aussi de crise écologique et politique. Nous voulons aider à la convergence des combats face à la casse sociale et soutenir toutes celles et tous ceux qui luttent, qu’ils soient salariés ou privés d’emplois. Nous nous battons pour le droit à l’emploi et aux revenus, l’abrogation des réformes de l’assurance chômage et des retraites. Parce que le Rassemblement National est en embuscade dans une situation d'instabilité politique forte, nous avons une responsabilité pour reconstruire la confiance dans notre force collective et lutter contre la division de notre camp social instillée par l'extrême droite.

    Nous appelons toutes les organisations qui se retrouvent dans ces préoccupations à participer à la prochaine réunion unitaire qui aura lieu le 9 janvier à 19h.

     

    Organisations signataires :

    Ades, Allons Enfants, L’Après, Ensemble, Gauche démocratique et sociale, Gauche écosocialistes, Nouvelle Donne, NPA-l’Anticapitaliste, Peps, Les Radicaux de gauche, Révolution Permanente, Union communiste libertaire

    https://npa-lanticapitaliste.org/sites/default/files/communique_unitaire-pour_resister_a_la_vague_de_licenciements.pdf

  • Cannes : Palestine, rassemblement...

    Le gouvernement de Netanyahou bombarde Gaza, bombarde le Liban, la Syrie, envahi la Cisjordanie, le Golan ; procède au nettoyage ethnique de Gaza et crée les conditions pour que les palestiniens ne puissent plus vivre chez eux. Il est grand temps que la communauté internationale réagisse quand des pouvoirs s’arrogent le droit de détruire, d’envahir, d’occuper des territoires qui ne leur appartiennent pas en violant en permanence le droit international et les résolutions de l’ONU.

    En cette fin d’année 2024 et alors que partout dans le monde des milliards de gens vont faire des vœux pour l’année 2025 ; nous apportons notre soutien aux peuples agressés et exigeons qu’ils puissent disposer d’eux même à Gaza comme à Beyrouth, Damas,Kobané ou Kiev.
    Que les armes cessent, que
    les otages et les prisonniers politiques soient libérés et que les résolutions de l’ONU soient appliquées
    partout.
    La France doit reconnaitre l’état de Palestine, l’Union Européenne doit prendre des sanctions politiques et économiques vis-à-vis du gouvernement israélien comme elle le fait vis-à-vis de la Russie de Poutine en particulier suspendre l’accord d’association UE Israël.

    Le collectif pour une Paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens invite les cannoises et cannois à les rejoindre samedi 21 décembre à 11 heures au pied des escaliers de la gare de Cannes.

  • Mayotte, victime du colonialisme français !

    Le cyclone le plus violent et le plus destructeur que l’île de Mayotte ait connu depuis 90 ans a frappé le 14 décembre. Des centaines de morts gisent sous les décombres des habitations de fortune dans lesquelles vivent près de 40 % de la population, essentiellement de nationalité comorienne — toujours considérés comme des « étrangers » par l’État français bien qu’un tiers d’entre elleux soient néEs sur place.

    Lire la suite

  • Quels moyens pour répondre à la souffrance des jeunes ?

    La première réponse serait évidemment de s’attaquer aux causes de cette souffrance, c’est-à-dire l’absence d’avenir offert par cette société à sa jeunesse et sa violence, ce qui supposerait d’en finir avec la précarité, le chômage, les discriminations, de promouvoir, la solidarité et les droits pour toutes et tous, à l’opposé des politiques libérales promues par le pouvoir.

    Il s’agirait ensuite d’apporter une réponse cohérente et satisfaisante en termes de soins. Aujourd’hui, la réponse à la souffrance psychique est extrêmement éclatée et peut être un véritable labyrinthe pour les enfants, les jeunes et leurs parents. 

    Une kyrielle de dispositifs qui s’empilent les uns sur les autres, sans parler des listes d’attente de 3 à 12 mois pour rencontrer unE professionnelE de soins.

    Elle recoupe de nombreux champs sociaux et professionnels. Les prises en charge psychiques s’articulent avec plus ou moins de cohésion entre la pédopsychiatrie publique, la psychiatrie libérale, le médico-­social, le social, l’associatif, l’Éducation nationale, comme les CAMPS (centres d’action médico-­sociale précoce), les CMPP (centres médico-­psycho-pédagogiques) ou encore les IME (instituts médico-éducatifs), faute de temps pour penser les prises en charge.

    Hospitalisation de secteur

    Dans le secteur public, l’ensemble du territoire a été découpé en secteurs géographiques de 80 000 habitantEs et 200 000 habitantEs pour les inter-secteurs de psychiatrie infanto-juvénile. Chaque secteur devait être doté de services d’hospitalisation complète, mais aussi de structures extra-­hospitalières : CMP (centre médico-­psychologique), hôpital de jour et CATTP (centre d’accueil thérapeutique à temps partiel). L’organisation prévoit qu’une même équipe pluridisciplinaire assure l’ensemble des soins de prévention, de cure et de post-cure. Le plus souvent ce sont des coquilles vides par manque de professionnelLEs, au mieux avec 10 % de temps médicaux.

    Coupes budgétaires

    Les coupes budgétaires des services sociaux, médico-­sociaux et de l’Éducation nationale n’améliorent pas le suivi de ses jeunes. Alors qu’il y a une réelle augmentation du nombre de jeunes sollicitant ces différents dispositifs, leurs budgets sont en diminution.

    Tout comme pour l’ensemble des hôpitaux, ces manques de budget n’ont pas épargné la psychiatrie et encore moins la psychiatrie infanto-juvénile.

    C’est pire depuis 2020, avec le nouveau financement de la psychiatrie qui repose sur une part majoritaire d’environ 75 % correspondant à une « dotation populationnelle ». Les critères de répartition prennent en compte le nombre d’habitantEs, mais aussi le niveau de précarité de la population ainsi que le nombre de mineurEs. Ensuite, viennent pour 15 % les dotations liées à l’activité, par des appels à projet : la fameuse tarification à l’activité (T2A) qui a dévasté les hôpitaux généraux 

    Contrôle des orientations thérapeutiques

    Les ARS (agences régionales de santé) multiplient ces dernières années ces appels à projet que l’on nomme les Fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie (FIOP).

    Ce fonctionnement est un puissant moyen d’imposer des visions et des orientations définies en amont par les pouvoirs publics. Le financement n’étant pas pérenne, il peut être stoppé si vous ne respectez pas les orientations dictées par les autorités. Les professionnelLEs concernéEs en viennent à intérioriser les injonctions et à s’autocensurer au moment de penser des dispositifs de soins. Car, à quoi bon s’investir dans des projets qui seront à coup sûr refusés par les instances décisionnaires ? Ou bien les personnelEs s’y investissent mais apprennent à faire plus sans réels moyens, avec des équipes en dessous des besoins.

    Faute de moyens, en raison de la pénurie de professionnelEs, des vacances de poste de pédopsychiatres (14 départements n’en ont plus) et de paramédicaux, les listes d’attente ne cessent d’augmenter. Il faut attendre entre 3 à 14 mois pour rencontrer unE professionnelLE de soins.

    Pour les jeunes les plus en difficulté, les places en IME (instituts médico-éducatifs) sont denrée rare. Quant à l’inclusion scolaire, c’est un miroir aux alouettes, sans véritables moyens, avec des AESH (accompagnantEs des élèves en situation de handicap), le plus souvent des femmes, payéEs au lance-pierres, avec une seule formation d’un an, sans véritable statut et qui jonglent sur plusieurs accompagnements.

    De ce point de vue, il n’y a rien à attendre de plus du gouvernement Bayrou en constitution que de son prédécesseur. Les effets d’annonce sur la « grande cause nationale » ne resteront que des phrases creuses si les mobilisations sociales ne s’en mêlent pas.

    En 2018, la psychiatrie avait connu un « printemps de luttes » radicales avec notamment la grève à Sotteville-lès-Rouen, accompagnée d’une grève de la faim, celle du Havre avec les « perchés » ou celle d’Amiens. Faute d’une généralisation et d’un rapport de forces suffisantes, ces luttes n’ont pu empêcher la poursuite du démantèlement de la psychiatrie camouflée par des mesures de façade comme quelques consultations gratuites de psychologues, sans possibilité de suivi, du dispositif « mon psy ».

    Là comme ailleurs, il n’y a d’autre voie que de lever les obstacles à la reprise de la mobilisation pour reprendre confiance et espoir.

    Commission santé sécu social du NPA