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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 96

  • La bête immmonde n'est pas morte !

    La bête immonde n’est pas morte !

    Il est peut-être la seule personne de qui on ne dira pas qu’elle « a passé l’arme à gauche ». Ce serait nous faire offense. Même dans la mort, Jean-Marie Le Pen ne peut incarner autre chose que le racisme, le colonialisme, l’antisémitisme, l’homophobie et la misogynie.

    Il a résumé à lui seul l’extrême droite française pendant des décennies : des nostalgiques de l’OAS et de l’Algérie française jusqu’aux idéologues nazis et antisémites, en passant par le racisme et le machisme le plus ordinaire… et horripilant.

    Nos premières pensées vont à ses victimes directes, les AlgérienNEs tués et torturés pendant la guerre d’indépendance. Et à ses victimes indirectes, à toutes les personnes qui ont eu à subir le racisme, les discriminations, les injustices voire les injures et les coups. Et elles sont nombreuses, ses victimes, tant il a contribué à décomplexer le racisme, à venir le remettre sans cesse au cœur du débat politique… jusqu’à se hisser au second tour de l’élection présidentielle en 2002.

    Jean-Marie Le Pen mort, cela devait arriver un jour. En revanche, ses idées sont bien vivantes. Il n’est qu’à lire l’hommage d’Éric Ciotti pour se convaincre de son héritage empoisonné : « il a été un lanceur d’alerte précurseur sur l’immigration de masse et ses ravages ». Confirmé par Éric Zemmour.

    Aujourd’hui, sa fille, près de 15 ans après avoir pris les rênes du parti que Le Pen père avait fondé, est aux portes du pouvoir. Ce sont 89 députés du RN qui sont entrés à l’Assemblée nationale en 2022, et 130 en 2024. Et, ils font la pluie et le beau de temps de gouvernements qui hier chassaient les voix du FN et du RN, de Balladur à Sarkozy, et aujourd’hui votent les lois avec eux, de Borne à Barnier. Et, qui sait, demain Bayrou…

    Le nouveau Premier ministre voit d’ailleurs en Le Pen « une figure de la vie politique française » avant d’ajouter « On savait, en le combattant, quel combattant il était », quand l’Élysée se retranche derrière un communiqué en appelant au jugement de l’histoire.

    Notre jugement est fait. Marine Le Pen a fait mine de remiser l’antisémitisme de son père, qui en 1987 pour un clin d’œil à ses camarades négationnistes et nazis avait présenté les chambres à gaz comme « un point de détail de la Seconde Guerre mondiale », pour le remplacer par une nouvelle islamophobie, permettant par ce lifting de mettre le racisme au goût du jour. Elle a rendu le racisme acceptable pour la bourgeoisie et son personnel politique.

    Jean-Marie Le Pen est mort, mais la bête immonde est bien vivante. Nous avons combattu le père et ses amiEs pendant des décennies, nous continuerons de combattre ses héritierEs.

  • Gaza : Nous ouvrirons nos bras aux enfants sans parents, aux parents sans enfants...

    « Je me moque de mourir ; j’espère juste pouvoir voir mon enfant avant » : ainsi s’exprimait Ayman al-Jadi, journaliste. Il n’a pas eu le bonheur de serrer contre lui son nouveau-né : il a été assassiné par l’armée d’occupation alors qu’il attendait la naissance du bébé, dans une voiture marquée « presse », à Nuseirat, devant l’hôpital, avec quatre collègues journalistes, le 26 décembre1. Nassim était parti chercher un sac de farine pour nourrir sa famille. Une bombe larguée par l’occupant l’a assassiné, avec 150 autres personnes attendant comme lui de la nourriture. Lui non plus n’a pas eu la joie de tenir son enfant dans ses bras : Nisma est née après sa mort. Nisma et sa sœur Rahma grandiront son père, mais aussi sans grands-parents, ni oncles, ni tantes, ni cousins, tous massacrés dans le bombardement de leur abri, le lendemain de l’assassinat de Nassim2.

    Israël et ses soutiens savent pertinemment que rien ne peut justifier l’anéantissement par les bombes de tout un peuple, de toute une culture, de toute une histoire. Israël et ses soutiens savent pertinemment que rien ne peut justifier le meurtre par la famine de quatre générations de Palestiniens. Que rien ne peut justifier de priver des soins les plus basiques toute une population. D’où le déni, le négationnisme israélien. Selon le journaliste israélien Jonathan Ofir, « les Israéliens [sont] les plus grands négationnistes d’holocauste »3. Pierre Stambul évoquait dès janvier 2024 le négationnisme israélien4. Les soutiens d’Israël oscillent quant à eux entre déni et politique de l’autruche. Regarder la réalité du génocide en face les renverrait à leur propre culpabilité en tant que complices.

    L’hiver à Gaza était une saison particulièrement enchantée et appréciée – les couleurs encore plus chatoyantes, les lignes encore plus harmonieuses, les parfums encore plus doux. Les premières pluies étaient accueillies avec gratitude, les récoltes d’hiver avec révérence.

    À présent, l’hiver lui aussi est devenu meurtrier. Mais ne nous y trompons pas, ce n’est pas le froid qui tue les bébés, les enfants, les adultes. Ce sont les bombes israéliennes qui ont réduit en amas de gravats leurs maisons, les contraignant de vivre dans des abris de fortune perméables au vent, à la pluie, au froid, comme si jamais ces familles n’avaient habité de belles demeures entourées de jardins. C’est le blocus infligé par l’occupant qui prive toute un peuple de vêtements chauds, de chaussures, de couvertures. C’est le blocus qui les affame et les affaiblit. Et c’est l’inertie complice et criminelle des nations qui laissent mourir, sous nos yeux, deux millions de personnes dans le labyrinthe qu’est Gaza, sans autre issue que la mort par les bombes, la faim, la maladie, le froid. Israël ne s’arrêtera pas de lui-même. C’est à nous de tout mettre en œuvre pour que nos dirigeants mettent fin à l’impunité.

    Les nations regardent ailleurs et l’impunité demeure, alors qu’en six mois, Israël a confisqué en Cisjordanie occupée plus de terres que durant les vingt dernières années cumulées5. Depuis les accords d’Oslo, la Cisjordanie se réduit aux taches de plus en plus clairsemées d’une peau de léopard de plus en plus mitée.

    Comment Israël peut-il prétendre avoir des droits sur une terre qu’il ne cesse de martyriser, arrachant par centaines des oliviers multicentenaires, mettant le feu aux autres, empoisonnant les cours d’eau, coulant du béton dans les sources, passant les cultures au bulldozer, empoisonnant les troupeaux ? Le seul rapport à la terre que l’occupant connaisse est celui de l’exploitation, la destruction, l’accaparement par la force. « Le sionisme est l’antithèse de la vie’ », résume Susan Abulhawa. « C’est l’extinction de la lumière6 ».

    L’histoire de la Palestine est une histoire de partage, de pâturage en commun, de cultures communautaires. Gaza a toujours été une ville sans murailles, ouverte à l’étranger, à l’accueil, à l’échange. Le littoral de Beit Lahiya à Rafah, avant d’être une « bande », était une oasis, un carrefour des cultures, un lieu d’échanges intellectuels et marchands, un vivier humaniste, un verger opulent. Husam Zomlot raconte comment la génération de ses grands-parents a ouvert sa porte aux immigrants venus de l’Est, leur offrant des oranges. « Nous devions le faire, et nous ne le regrettons pas », observe-t-il7.

    Aujourd’hui, Gaza est saucissonnée par l’occupant, divisée par des corridors militaires de plus en plus nombreux8, bordée à l’Ouest par une mer déclarée zone militaire et à l’Est par une frontière parmi les plus hermétiques et militarisées du monde, truffée de miradors, de « zones interdites » larges de 30 à 1 500 mètres et de « zones de risque ». La route Salah el-Din, qui reliait depuis l’Antiquité l’Égypte à la Syrie, n’est plus un lieu de passage mais de mort assurée dans le viseur des drones et des snipers. Cette nuit, cinq personnes chargées de sécuriser l’acheminement de l’aide ont été assassinées sur cette route par un tir de drone, dans la volonté manifeste de favoriser le délitement de la société.

    Les routes à Gaza ne sont plus destinées aux déplacements, transformées en champs de tir ; tout comme les hôpitaux ne sont plus des lieux où on sauve des vies, mais des zones de guerre où blessés et patients se voient subitement privés d’oxygène, sont torturés, exécutés à bout portant, ou, pour les plus chanceux, tirés des lits, déshabillés et poussés dehors. L’ONU a dénombré 136 frappes aériennes contre des hôpitaux à Gaza entre le 12 octobre 2023 et le 30 juin 20249.

    Le monde assiste à la banalisation du bombardement et de la mise à feu des hôpitaux aussi facilement qu’il accepte la normalisation du massacre de masse des civils par les bombes et le blocus. Pour Francesca Albanese, « Israël écrit une des pages les plus sombres de l’histoire des génocides avec de l’encre fabriquée en Occident »10.

    Je voudrais terminer par une pensée pour Ahmad, 5 ans, qui a perdu ses deux parents et une jambe il y a un an et qui, tous les jours, tous les jours, tous les jours, réclame ses parents. Une pensée pour Janna, 5 ans, et Hassan, 3 ans, criant de désespoir, s’agrippant aux corps sans vie de Maissa et Jawad, leurs parents, assassinés par l’occupant aux premières heures de la nouvelle année.

    Envoyons à Ahmad, Janna et Hassan tout notre amour et notre force. Nous retournerons à Gaza. Nous reconstruirons. Nous ouvrirons nos bras aux enfants sans parents, aux parents sans enfants. Palestine vivra.

    Marie Schwab, 4 janvier 2025

    • 1. Tareq S. Hajjaj, Israel kills 5 journalists, 5 hospital staff in 24 hours in Gaza, Mondoweiss, 27 décembre 2024
    • 2. Rola Mosaed, The martyr’s wife, Mondoweiss, 22 décembre 2024
    • 3. Jonathan Ofir, We Israeli are the biggest Holocaust deniers, Mondoweiss, 6 avril 2024
    • 4. Invité de Thomas Legrand, En quête de politique, L’antisionisme est-il forcément un antisémitisme ?, France Inter, émission diffusée le 30 mars 2024, enregistrée en janvier 2024.
    • 5. Mohammed Haddad, Visualising how Israel keeps stealing Palestinian land, Al Jazeera, 11 juillet 2024.
    • 6. Susan Abulhawa on Instagram, Zionism is anthetical to life, 24 mai 2024
    • 7. Husam Zomlot en conférence, 2024, citation exacte, source malheureusement égarée.
    • 8. Mafalsim, Netzarim, Kissufim, Philadelphie.
    • 9. UNHR office of the high commissioner, Pattern of Israeli attacks on Gaza hospitals raises grave concerns - report, 31 décembre 2024.
    • 10. ’Made in the West’ genocide taking place in Gaza : UN special rapporteur, Al Jazeera, 28 décembre 2024.
  • Insee : La question qui fâche...

    Nous, c’est nous ; nos parents, c’est nos parents ! Pourquoi ne pas répondre à la nouvelle question du recensement sur leur pays de naissance. Le 20 décembre dernier, CGT, LDH, MRAP, FSU et Solidaires alertaient sur une nouvelle question introduite dans le recensement de janvier 2025, qui demande à chacune et chacun de donner le pays de naissance de ses parents nés à l’étranger.

    Tout en incitant à répondre au recensement, ils appellent à ne pas répondre à cette question précise. Question inutile, question dangereuse, disent-ils. Effectivement !

    Des statistiques pour quelles politiques publiques ?

    De plans de « lutte contre le racisme » à plans de « lutte contre les discriminations », l’absence de toute politique publique est flagrante. S’il fut un temps où ne rien faire allait de pair avec « la création d’une commission parlementaire », aujourd’hui on en appelle à « produire des statistiques ». Et, depuis vingt ans, on en produit des statistiques, souvent de grande qualité, qui mettent des chiffes sur les inégalités de traitement que vivent les précaires, les défavoriséEs, les damnéEs de la terre. De grandes enquêtes mettent en relation la couleur de peau et la religion déclarée par les gens avec leur situation vis-à-vis de l’emploi, l’éducation, le logement… Et puis, rien en termes de politiques publiques.

    Cette fois, ce ne sont plus des chiffres d’enquêtes qui sont à l’agenda. Il s’agit d’enregistrer dans le recensement une variable d’identité pour chacune et chacun. Ce ne sont pas notre date de naissance, notre lieu de naissance, notre nationalité, notre sexe/genre… mais d’où viennent nos parents.

    Les obsessions de l’extrême droite

    L’assignation à perpétuité d’une identité étrangère est au cœur de la vision de l’extrême droite, et la prise de position des cinq organisations qui nous alertent le rappellent en citant le président du RN. Obsession des origines aussi avec l’exemple d’un article de la République du Centre qui titrait fin 2022 : « Y a-t-il 47 % de jeunes de moins de 18 ans d’origine étrangère à Orléans, comme l’affirme la démographe Michèle Tribalat ? ».

    Rien de permet de penser que les comptages de l’origine géographique des parents serviront à des politiques publiques que les chiffres accablants déjà disponibles ne provoquent pas… Tout montre que les disciples de la théorie du « grand remplacement » qui serait à l’œuvre y alimenteront là leurs messages de haine.

    Merci aux cinq organisations de nous avoir alerté. Localement, et d’abord dans les quartiers qui seront visés demain par la propagande d’extrême droite, informons les personnes du danger de la question, incitons-les à ne pas y répondre. Le combat contre les idées d’extrême droite est aussi là.

    Denis

     

  • Nos vœux pour 2025 : qu’un grand mouvement social dégage Macron et l’extrême droite !

    Le bilan de l’année est terrible : génocide en Palestine, guerre en Ukraine, les morts et le désespoir des habitant·es de Mayotte, sans compter les milliers de migrant·es qui meurent toujours en mer. Mais aussi les licenciements par centaines de milliers qui vont jeter toujours plus de personnes dans la misère. Et l’inaction climatique sert toujours à maintenir les profits et le productivisme.

    Macron pourtant se gargarise sur différents sujets, tentant de masquer son bilan catastrophique, nous parlant de 2050 pour faire oublier 25 ans de politiques antisociales. Il se gargarise en particulier de la reconstruction de Notre-Dame de Paris, mais cela montre bien les choix qu'il opère. Rapide à vouloir restaurer un monument détruit car mal entretenu, comme de nombreux monuments et services publics. Et cela ne l’empêche pas de continuer de dégrader les conditions de vie de la population par la casse continue de l’école,  de l'hôpital,  des transports…

    Il est encore plus risible quand il essaie de faire croire à un mea culpa concernant la dissolution alors qu’il  a délibérément choisi à plusieurs reprises de s’asseoir sur le résultat des urnes. Bayrou n’est que la continuité du gouvernement Barnier. Sans légitimité comme son prédécesseur, il finira de même, percuté par la crise politique. Avec le danger que représente l’extrême droite et qui attend son heure pour mener des attaques antidémocratiques et antisociales sans précédent. Une extrême droite à laquelle Macron multiplie les mains tendues, comme ce soir en parlant de sécurité, de militarisme, de nationalisme, à l’heure où il faut construire un monde de solidarité face à la misère, aux guerres et au changement climatique.

    Alors, nos vœux pour 2025 sont simples : nous voulons qu’un grand mouvement social balaie Macron et sa politique, marginalise l’extrême droite et recrée un espoir pour les classes populaires. Nous voulons que, en Palestine, en Ukraine ou ailleurs, les guerres, financées par les grandes puissances impérialistes comme la France, les États-Unis ou la Russie, s’arrêtent.

    Pour cela, nous savons que l’enjeu de cette année est le maintien de l’unité de la gauche, pas pour aller gouverner ce système en crise, mais pour œuvrer, par en bas, à construire de grandes luttes qui le renversent.

  • Elon Musk, « coprésident » de Trump...

    Elon Musk, l’homme le plus riche du monde (430 milliards de dollars de fortune personnelle), est devenu il y a quelques mois un des conseillers du président élu Donald Trump. Aujourd’hui, il est devenu bien plus. Les politiciens et les médias le qualifient désormais de « président fantôme », de « coprésident » ou même de « président Musk ».

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  • Ukraine : les étudiant·es face à la guerre...

     

    Fin octobre, avait lieu à Lviv des rencontres internationales étudiantes à l'initiative du syndicat étudiant ukrainien Priama Diia.
    Sur le thème des "universités en guerre", des étudiant•es d'Ukraine, d'Italie, de Pologne, des États-Unis et de France se sont rencontré•es pour échanger sur leurs luttes et leurs modes d'action.
    Les Jeunesses Anticapitalistes du NPA y étaient pour renforcer leurs liens de solidarité concrète avec la jeunesse ukrainienne.
    Pour suivre Priama Diia : http://www.priama-diia.org

  • Toujours mobiliséEs pour la journée internationale des migrantEs !

    À l’occasion de la Journée internationale des migrantEs, une cinquantaine de mobilisations étaient prévues entre le 14 et le 18 décembre partout en France, à l’appel de la Marche des Solidarités et des collectifs de sans-papiers.

    Plus de 300 organisations nationales et locales ont signé l’appel de la Marche des Solidarités, pour dénoncer la montée du racisme en France. De la « loi Darmanin » sur l’immigration votée début 2024, au projet de « loi Retailleau » qui se préparait avant la censure du gouvernement (et qui est toujours d’actualité puisque Retailleau pourrait se maintenir dans le gouvernement Bayrou), en passant par la perspective de l’arrivée du RN au pouvoir : face à l’offensive raciste, les signataires appellent à la désobéissance civile, à la résistance et à la lutte.

    Bienvenue aux migrantEs

    À Paris, près de 10 000 personnes ont manifesté le samedi 14 décembre au départ de la place de Clichy pour rallier la place de la République. Par exemple, dans le cortège, le Collectif des Jeunes de Belleville, composé de mineurEs isoléEs, appelait à soutenir leur lutte à la suite de leur occupation de la Gaîté lyrique depuis le mardi 10 décembre (voir page 3). Près de 250 jeunes exigent une solution d’hébergement digne et immédiate et une prise en charge effective de la part des institutions, comme la loi l’exige. Le mercredi 18 décembre, la Marche des Solidarités a initié un meeting unitaire d’organisation de la suite de la mobilisation, avec la présence de plus de 500 personnes à la Bourse du Travail de Paris.

    Parmi les autres rassemblements où des camarades du NPA-l’Anticapitaliste étaient présentEs le 18 décembre malgré la pluie, on peut citer : Rennes, environ 800 personnes étaient présentes, avec beaucoup de personnes migrantes en lutte issues de gymnases occupés, de squats avec beaucoup de jeunes en tête de cortège ; Grenoble, avec la présence de 600 personnes à la suite d’un appel signé par une cinquantaine d’organisations ; Rouen, 500 personnes ; Le Havre, 200 personnes à l’appel d’une douzaine d’organisations ; Perpignan, 200 personnes derrière la banderole « Bienvenue aux migrantEs — Chez nous, c’est chez vous ! »,  à la suite d’un appel signé par 28 organisations ; Romans-sur-Isère, 130 personnes à l’appel de l’Asti, signé par 24 organisations. 

    On peut toutefois regretter l’absence de couverture de ces mobilisations par les médias nationaux.

    Résister , continuer le combat

    Partout en France, le NPA-l’Anticapitaliste était donc présent pour apporter son soutien aux premierEs concernéEs. Il soutient les revendications suivantes :

    – pour l’égalité des droits de toutes et tous et la régularisation des sans-papiers ;

    – pour la fermeture des centres de rétention, l’abolition du dispositif européen Frontex et la liberté de circulation ;

    – pour le logement de toutes et tous les sans-abris, avec et sans papiers, l’application de la loi de réquisition et l’abrogation de la loi Kasbarian-Bergé ;

    – pour l’accès de toutes et tous à la santé et à l’école ;

    – pour l’abrogation de la loi Darmanin, de toutes les lois racistes, du pacte migratoire européen et du règlement Dublin ;

    – pour la solidarité internationale avec tous les peuples en lutte pour la justice, la liberté, l’égalité et la fin du colonialisme de la Palestine au Sahel en passant par le Liban, de la Kanaky à la Martinique en passant par Mayotte.

    Où que l’on soit néE, solidarité !

    Commission nationale immigration et antiracisme
     
  • Vous avez dit « loi spéciale » ?

    Le budget de l’État doit être adopté impérativement en décembre chaque année afin d’autoriser dès janvier le prélèvement de l’impôt et des taxes nécessaires aux dépenses de fonctionnement, comme la contribution aux financements des collectivités territoriales ou le paiement des salaires des fonctionnaires par exemple et aux dépenses d’investissement. Cette année avec le rejet du projet de budget et la censure du gouvernement Barnier, il n’a pu être voté.

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