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  • Gaza : Israël ne respecte rien, on le savait...

    À Gaza, la mise en œuvre de la première phase du cessez-le-feu a débuté, et sans surprise, pour l’instant, seul le Hamas respecte ses engagements. Près d’une cinquantaine de violations de l’accord par Israël ont été documentées et les bombardements se poursuivent, faisant déjà plus de quarante mortEs.

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  • L’antisémitisme n’a pas sa place dans nos luttes...

    Le NPA-l’Anticapitaliste soutient l’exclusion de Mustafa Çakici des cadres de mobilisation en solidarité avec la Palestine, en raison de ses nombreuses publications explicitement homophobes, transphobes, antisémites, anti-kurdes et négationnistes du génocide des Arménien·nes, largement relayées par la presse ces derniers jours.

    Le comité NPA-l’Anticapitaliste de Besançon s’est mis à l’écart depuis plus d’un an de ce militant du Doubs et du collectif dont il est membre, en déclarant notamment : « le NPA-A ne peut accepter la confusion entre antisémitisme et antisionisme qui a été mise en évidence ces dernières semaines au sein du collectif Palestine élargi. En effet, nous regrettons la manière dont les accusations d’antisémitisme portées à l’encontre d’un de ses membres ont été gérées. C’est dans ce sens que lors de notre réunion du 9 octobre [2024], le NPA-A avait pris la décision de se retirer de ce cadre, en l’absence de réelle prise en compte de ces problématiques ».

    Nous ne sommes pas dupes des motivations islamophobes d’un certain nombre de médias et de groupes qui instrumentalisent cette affaire. Mais cela ne change rien au caractère absolument inacceptable des positions exprimées par Mustafa Çakici. D’autant que, malgré des demandes plusieurs fois réitérées, il refuse de revenir sur ses publications et a encore affirmé ces derniers jours : « J’assume tout ce que j’ai dit et fait jusqu’à aujourd’hui. » Et, contrairement à ce qui est parfois avancé, ces propos ne relèvent pas uniquement d’un lointain passé : encore en octobre 2024, il partageait une publication évoquant « des rituels sataniques, dans le tunnel sous la synagogue, des prépuces à gogo ».

    Le NPA-l’Anticapitaliste rappelle que l’antiracisme ne se divise pas et que notre engagement total dans la solidarité avec la Palestine occupée et génocidée ne saurait souffrir d’aucune complaisance avec l’antisémitisme. Parce que l’antisémitisme est contre-révolutionnaire, en ce qu’il remplace la critique du système capitaliste et de l’impérialisme par une vision complotiste du monde. Parce que toute ambiguïté avec l’antisémitisme dans la solidarité avec la Palestine sert nos adversaires, qui n’attendent que ça pour salir notre combat. Mais surtout parce que l’antisémitisme a des effets concrets sur les Juifs et Juives, comme on peut malheureusement le constater, alors que l’actualité est régulièrement marquée par des dégradations de lieux de culte ou de mémoire et des violences antisémites.

  • Palestine : deux États, un État : quelle solution réaliste ?

    Lors de la déclaration de Macron à l’ONU pour la reconnaissance de l’État de Palestine, celui-ci n’a pas cessé de faire référence au « droit international » pour une solution avec un État palestinien à côté d’un État israélien, et du blabla sur les destinées communes et la paix. Feignant probablement d’ignorer que, depuis plus de 30 ans, l’intégralité de la classe politique israélienne a déjà dit non à un État palestinien. Le processus issu d’Oslo, qui est le cadre général des « deux États », était complètement ignoré jusqu’à la veille du 7 octobre, et il était en pratique largement au point mort. Même si on se doute qu’il faudra un rapport de force pour qu’une solution de paix durable et juste ait lieu en Palestine et qu’il faudra forcer la main à la société israélienne, il faut rappeler qu’il s’agit d’une décision qui revient à la société palestinienne. Aucune solution ne se fera sans l’action consciente et collective du peuple palestinien. Ceci étant dit, nous pouvons quand même poser la question de la faisabilité réelle d’une solution à deux États et discuter du projet d’un seul État palestinien de la mer au Jourdain.

    Il ne s’agit donc bien entendu pas de décider à la place des PalestinienNEs, mais avant tout de répondre à celles et ceux qui font de la « solution à deux États » l’alpha et l’omega de leurs perspectives pour la région — jusqu’à diviser le mouvement de solidarité sur cette base.

    Dossier réalisé par Édouard Soulier et Sulalat