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  • Soutien aux sept de Bayonne...

    Mardi 7 octobre, se tient au tribunal judiciaire de Bayonne le procès contre sept militantEs poursuiviEs pour avoir organisé une action de désobéissance civile revendiquée : aider des migrantEs à traverser la frontière entre le Pays basque sud et le nord. Ils et elles risquent dix ans d’emprisonnement et 250 000 € d’amende.

    Depuis 2018, la présence policière à la frontière au Pays basque s’est intensifiée. Les contrôles d’identité racistes et les expulsions à chaud se multiplient. Contre la politique répressive et raciste des États, qui cible les migrantEs fuyant les guerres et la misère, c’est la population qui s’auto-organise pour résister et venir en aide.

    La mobilisation populaire finira par payer. Près de 40 000 personnes, ainsi que 80 organisations, ont signé des actes d’auto-inculpation dans le cadre de la campagne « J’accuse », qui a pour but de rendre visible cette criminalisation de la solidarité et de retourner l’accusation contre l’État français pour sa politique criminelle et meurtrière aux frontières.

    Le NPA-l’Anticapitaliste a été partie prenante de cette campagne depuis le début et se tient aux côtés des camarades poursuiviEs en justice. Notre direction politique a voté en juillet son auto-inculpation et sa participation nationale à la campagne « J’accuse ».

    Nous exigeons la relaxe immédiate des sept camarades accuséEs et jugéEs pour des faits qui ne constituent pas un crime.

    Nous dénonçons une fois de plus les politiques migratoires racistes et xénophobes de l’État français et de l’Union européenne, ainsi que la persécution et la criminalisation des personnes migrantes.

    Nous exigeons la régularisation de tous les « sans-papiers » et l’ouverture des frontières.

    Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à participer au rassemblement qui aura lieu le 7 octobre, devant le tribunal de Bayonne, à 13 h, en soutien aux sept militantEs poursuiviEs.

  • Contre les agressions négrophobes à Lyon...

    Le 26 septembre des agressions négrophobes ont accompagné la Biennale de Lyon : trois artistes NoirEs ont été cibléEs dans un restaurant, insultéEs puis suiviEs et agresséEs par un groupe de jeunes hommes, justifiant leur attaque par leur soutien à Trump.

    Cette attaque rappelle la chasse à l'homme négrophobe dont un village de la Creuse a été le théâtre cet été. Les insultes proférées, les coups portées et la traque qui s’en est suivie sont la marque d’une extrême droite en roue libre et d’un racisme plus décomplexé que jamais.

    Le NPA-L’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux victimes et dénonce les agressions qu’elles ont subi. Celles-ci s'articulent à une série de violences négrophobes survenues ces dernières années en France (lynchages, attaques aux couteau, agression sur les terrasses).

    La publicisation récente des intimidations de la police française à l'encontre de celleux qui dénoncent le racisme en Guyane manifeste clairement les effets des politiques coloniales, et le rôle de premier plan que jouent nos institutions, et en particulier la police dans la légitimation de l'ordre racial.

    Tout cela ne serait pas possible sans la participation pleine et entière de l’État et du gouvernement français à un racisme systémique qui opprime les personnes racisées. En menant une politique de stigmatisation, en glorifiant son passé colonial, en criminalisant les migrantEs venuEs d’Afrique, en externalisant avec l’Union Européenne les politiques migratoires et en armant toujours plus une police toujours plus raciste, l’État et le gouvernement français fabriquent et nourrissent la négrophobie.

    Le NPA-L’Anticapitaliste appelle l’ensemble des organisations engagées dans l’antiracisme (collectif, syndicats, partis politiques) à prendre la mesure de la fascisation de la France et à y opposer dans l’unité toutes les formes d’autodéfense populaire nécessaires pour y mettre un coup d’arrêt.

  • Après Lecornu, imposons par nos luttes un gouvernement populaire de rupture !

    Trois petits tours et puis s’en vont. À peine arrivé, voilà le gouvernement Lecornu déjà reparti. Près d’un mois après sa nomination, Sébastien Lecornu avait dévoilé un gouvernement fait de revenantEs et de morts-vivants : Darmanin, Retailleau, Dati, et même Le Maire… Douze heures plus tard, Lecornu a donc posé sa démission : il signe le mandat le plus court de Premier ministre de la 5e république, symbole d’une crise politique qui s’approfondit et s’accélère.

    Macron incarne un pouvoir illégitime, moribond, faible et détesté. À chaque jour qui passe, la crise de régime s’approfondit. Macron est incapable aujourd’hui de trouver un gouvernement qui puisse durer plus de quelques jours. Dans ce contexte, il devra pousser toujours plus loin ses alliances vers la droite, jusqu’à amener le RN au pouvoir. Qu’il le fasse en nommant un Premier ministre RN ou en dissolvant l’Assemblée nationale, sa seule feuille de route est de poursuivre la politique de l’offre au service des plus riches et du patronat. Le RN mènera des politiques violemment anti-migrantes, racistes et liberticides mais aussi ouvertement favorables aux classes dominantes, Le Pen et Bardella ont depuis longtemps donné tous les gages au patronat et au Medef.

    Alors que Macron s’était présenté en 2017 comme le prétendu rempart face à l’extrême droite, il lui aura ouvert la voie durant ses deux mandats. Sa responsabilité est totalement engagée dans la crise que nous vivons. Il ne lui reste plus qu’une chose à faire : partir !

    Demain ou dans quelques jours, le RN et derrière lui toutes les forces les plus réactionnaires, autoritaires et racistes de ce pays peuvent prendre le pouvoir (comme elles l’ont déjà déjà fait aux États-Unis, en Russie ou encore en Israël). Face à cette perspective sinistre, le NPA-l’Anticapitaliste appelle l’ensemble de la gauche sociale et politique à discuter et à se retrouver d’urgence pour préparer la victoire de notre camp et faire barrage à l'extrême droite.  En premier lieu, il faut renforcer  les mobilisations qui vont venir après celles, réussies, du 10 et du 18 septembre. Organisations politiques, forces syndicales, associations, « Bloquons tout », nous devons marcher ensemble autour d’un programme qui est majoritaire dans la population : le programme du NFP et les revendications que l'intersyndicale a portées pour le 18 septembre constituent une base pour un gouvernement populaire de rupture.  

    Dans l’unité la plus large, les travailleurs et travailleuses, comme la jeunesse doivent reprendre l’offensive et imposer par leurs mobilisations une véritable rupture sociale, démocratique et environnementale.. Nos mots d’ordre pour en finir avec Macron et la 5e République : unité des forces de gauches sociales et politiques, grève générale, gouvernement des travailleurs et constituante ! Tout doit être mis en œuvre afin que ces revendications majoritaires dans la population puissent être réalisées au plus vite: un véritable partage des richesses, la taxation des riches, l’interdiction des licenciements, la retraite à 60 ans, le développement des services publics et des gratuités, la hausse des salaires, des pensions et de tous les minimas sociaux !

    Reprenons la rue toutes et tous ensemble !

  • GenZ : Soutien à la jeunesse en lutte

    Après l'Indonésie, le Népal, les Philippines, le Kenya,la jeunesse se révolte à Madagascar et au Maroc. Si chaque pays à sa spécificité, la jeunesse se révolte toujours contre les mêmes problèmes : les politiques libérales qui appauvrissent les populations et créent une couche de parasites richissimes qui étalent leurs richesses partout où ils le peuvent. 

    Depuis plus de deux ans maintenant dans tout le sud global, ces mouvements de la jeunesse contestent également des dirigeants autoritaires, dont le maintien en place est largement lié à la volonté des puissances impérialistes. Ces mouvements font face à une répression extrêmement violente et mortelle: cinq personnes tuées à Madagascar lors des mobilisations qui ont fait tomber le gouvernement. Au Maroc, trois manifestants ont déjà été tués par la police, et de multiples arrestations ont eu lieu. Près d’une semaine après le début des mobilisations , les syndicats marocains entrent dans le mouvement et appellent à plusieurs journées de grève dans les prochains jours contre la vie chère, pour des services publics et contre des dirigeants corrompus qui préfèrent dépenser pour des projets inutiles comme pour la coupe du monde de foot.

    Le NPA apporte tout son soutien aux mobilisations et condamne fermement les assassinats perpétrés par la police. Les mouvements GenZ sont l’expression d’une jeunesse sacrifiée par le capitalisme et l’impérialisme. D'une jeunesse qui ne veut plus d’un système qui les condamne à la pauvreté et à la misère dans un monde qui compte de plus en plus de milliardaires. 

    Le NPA-l 'Anticapitaliste soutient toutes les révoltes des populations et de la jeunesse face aux politiques antisociales et à la répression qu’elles subissent, à Madagascar, au Maroc et partout dans le monde ! 

  • L’onde longue dépressive et ses issues possibles...

    Ernest Mandel a dédié une grande partie de ses travaux à appliquer les concepts et catégories de Marx au système capitaliste tel qu’il a émergé de la Seconde Guerre mondiale. Alors que le « marxisme occidental » était réduit par le stalinisme à proposer des exégèses philosophiques sophistiquées, mais largement inopérantes, du Capital1, il choisit de reprendre le fil de la critique de l’économie politique. 

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  • L’économie française en stagnation, sous perfusion de l’État...

    La croissance annuelle du PIB dépassait régulièrement les 6 % avant les années 70, puis 4,5 %. Depuis la crise de 2008, elle ne redécolle plus, restant autour des 3 %. La croissance des États-Unis n’a plus dépassé ce chiffre, hors reprise post-Covid. Elle ne serait que d’1,7 % en 2025. La Chine s’en sort mieux dans l’absolu, avec une croissance de 5 % en 2024, mais qui baisse fortement chaque année, alors qu’elle dépassait régulièrement les 10 % avant 2008. 

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  • Rentrée sociale : faire monter la pression pour gagner  !

    On a rarement vu émerger spontanément des dates de mobilisation au cœur de l’été ! C’est pourtant ce qui s’est passé avec le 10 septembre, et des assemblées se sont tenues dans de nombreuses villes en plein mois d’août, réunissant des dizaines voire des centaines de personnes. La colère gronde manifestement mais le poids des défaites des dernières années, les pertes de repères, pèsent significativement sur les possibilités de son expression dans un mouvement collectif. 

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  • 10-18 septembre : le bon format pour la révolte...

    L’été et la rentrée sont marquées par la conjonction des crises actuelles : écologique, économique, sociale et politique. Notre camp social commence à relever la tête avec le mouvement Bloquons tout le 10 septembre et la grève interprofessionnelle du 18 septembre. La solution est entre nos mains, en approfondissant les crises pour renverser ce système.

    L’été 2025 a été un des plus chaud jamais enregistré. Outre la canicule planétaire, les forêts ont brûlé en France et dans le monde. Des pluies diluviennes meurtrières se sont abattues au Pakistan et dans le sous-continent indien. De quoi convaincre le dernier des climato- sceptiques qu’il est urgent d’agir pour lutter contre la crise climatique. Le génocide a continué en Palestine, même l’ONU s’en est émue. Et rien n’est fait, ou si peu, par nos dirigeants pour y mettre un terme. Des flottilles de la liberté se sont élancées pour apporter des vivres aux gazaoui·es, nous leur souhaitons de réussir. À l’abri dans les bureaux climatisés de Matignon, Bayrou se souciait aussi peu de cela que des agressions de Bétharram et confirmait ses réformes d’austérité. Pour économiser 43,6 milliards d’euros, il planifie des réformes validistes de la prise en charge des soins, de l’augmentation de la franchise sur les médicaments et les consultations médicales, le contrôle accru sur les médicaments et consultations afférentes aux affections longue durée (ALD), sans compter le gel des salaires et pensions des fonctionnaires. Pour récupérer 14 milliards, loin de taxer les profits, Bayrou envisage de ne plus indexer l’impôt sur l’inflation, ce qui fera entrer 400 000 foyers dans l’impôt et, cerise sur un gâteau empoisonné, de supprimer deux jours fériés. Voilà ce qui l’a conduit à sa perte.

    Alors, disons-le clairement : nous refuserons tout mic-mac gouvernemental qui voudra faire passer par la fenêtre la moindre proposition d’austérité du plan Bayrou !

    Tout bloquer, en grève : reprenons la rue !

    Les mobilisations sociales en cours sont de deux ordres. D’une part le mouvement Bloquons tout, qui emprunte aux Gilets jaunes leur envie d’en découdre avec le pouvoir et Macron et l’occupation de lieux emblématiques tout en s’en distinguant par son refus de tout confusionnisme raciste, et d’autre part l’appel internsyndical à la grève qui pose la question de qui crée de la richesse et de la mainmise du patronat sur les profits. De notre point de vue, rien n’oppose ces deux cadres, bien au contraire : ils se renforcent et mettent au centre la question clé de la démocratie (qui décide ? pour qui ? pour en faire quoi ?). Nous consacrons notre dossier à Ernest Mandel, mort il y a trente ans, infatigable théoricien marxiste et figure importante de la 4e Internationale, qui met justement en avant l’importance de l’hypothèse de la grève générale active (lire l’article de Sandra Cormier, p. 18) pour la prise du pouvoir par les exploité·es et les opprimé·es. Cette prise du pouvoir ne peut se faire qu’en repensant les lieux de démocratie directe (entreprise, école, hôpitaux, quartiers…) comme le montre l’article de Léon Crémieux (p. 22). Dans ce cadre, le parti est un soutien et un aiguillon pour notre classe (lire l’article d’Antoine Larrache, p. 15) et la jeunesse (lire l’article de Raphaël  Greggan, p. 26). Outre son analyse de la situation économique (lire l’article de Simon Saissac, p. 11), Mandel a livré une analyse fine du fascisme qui reste d’une brûlante actualité (lire l’article d’Hafiza b. Kreje, p. 29) dans la situation instable de la période.

    Approfondir la crise

    Face à celles et ceux qui veulent préserver le système capitaliste, qui veulent sauver les maigres marges de manœuvre qui lui reste avant de sombrer, nous répondons que nous ne voulons plus des miettes, mais que nous exigeons maintenant tout le gâteau ! Nous voulons approfondir la crise politique, mais surtout étendre les foyers de résistance, pour résoudre les crises écologique, économique et sociale, en récupérant les profits que les capitalistes font sur notre dos et en mettant fin aux oppressions (sexistes, racistes, LGBTphobes) qui tuent et entretiennent le système. L’État n’est pas neutre dans la crise actuelle. Macron doit démissionner. Nous défendons le programme du NFP comme base d’unité de notre camp social, dans toutes les élections qui se présentent. Nous voulons un Nouveau front populaire vivant, adossé aux luttes sociales, tout en restant conscient·es qu’il n’y aura pas de solution totale dans le cadre de ce système.

    Macron démission !

    Il n’y a pas de mouvement social sans un mot d’ordre clair. Nous refusons la cure d’austérité de ce gouvernement et des suivants. Nous voulons des augmentations immédiates de nos salaires et de nos retraites, nous voulons un partage du travail entre nous toutes et tous, avec des augmentation des salaires et des retraites. Si cela signifie rogner sur les profits, alors c’est ce que nous ferons, tous ensemble, comme le rappelle la chanson «El Pueblo Unido Jamás Será Vencido».