Le débat actuel dans une grande partie de la société américaine porte sur la question de savoir si Donald Trump prépare ou non un coup d’État. Il est omniprésent, des talk-shows télévisés populaires aux revues politiques sophistiquées.
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Le roi dans le palais des courants d’air...
Seul sur les quais de Seine, Macron croit pouvoir nous rejouer (mal) Mitterrand en promeneur du Champ de Mars. La vérité est plus cruelle, Macron est seul. Ses alliés circonstanciels (LR) lui ont lâché la main dimanche, après l’affront de la nomination du gauchiste Bruno Le Maire au ministère des Armées. Il faut croire qu’il n’y a de la place que pour un seul Bruno dans ce gouvernement de fin de règne.
Même les plus proches, comme Édouard Philippe, demandent maintenant la démission du président. Même Gabriel Attal, qui tente désespérément de le défendre en expliquant ne pas vouloir son départ, indique publiquement ne pas comprendre ses décisions. Il n’y a donc plus de doutes, Macron est en difficulté, plus affaibli que jamais.
Après les mobilisations des Gilets jaunes, des retraites et les mouvements des 10 et 18 septembre, l’Élysée semble trop grand, 2027 trop loin. Après des années à régner à coups de matraque, de LBD et de 49.3, Macron se croyait peut-être invincible. Il pensait sûrement que le Medef lui serait redevable, car il leur a rendu de grands services, avec de nombreuses contre-réformes, notamment celle des retraites, et les milliards d’aides aux entreprises. Mais le prix à payer de ces mesures est désormais son incapacité à gouverner. Or, les patrons peuvent être reconnaissants, mais les services passés ne comptent pour rien si le manque à gagner est trop grand. Il pourra avoir une médaille, mais difficile de garder le pouvoir.
Macron 1er était le début d’une nouvelle dynastie, construite avec une finesse tactique faisant exploser le PS et LR et absorbant tout ce qui était autour de lui. Mais il n’a construit qu’un château de sable. Et il n’y a rien à attendre de ses alliés ou de ses collaborateurs, débauchés dans les partis de « l’ancien monde », comme il les appelait en 2017 : ils ne pensent qu’à 2027. La construction politique de Macron semble s’effondrer.
Mais à chaque étape s’opère un nouveau glissement sur la droite. Le barrage à l’extrême droite a été emporté par la marée il y a bien longtemps. Ce qui reste à savoir est à qui il voudra donner les clés de l’Élysée ou si on pourra les lui arracher.
Martin Hache
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L'anticapitaliste : le journal, numéro 770...
Un clic ICI...
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Pour en finir avec ce régime en crise, unité et mobilisation populaires !
La chute express du gouvernement Lecornu accentue l’illégitimité d’un pouvoir à bout de souffle. Face à la crise de régime, seule l’unité de notre camp social et la mobilisation populaire peuvent empêcher le RN d’en tirer profit.
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Du front républicain au front national...
L’extrême droite est la principale bénéficiaire du pourrissement institutionnel. Si on le laisse faire, Macron, incapable de trouver un gouvernement qui puisse durer, devra pousser toujours plus loin ses alliances vers la droite, jusqu’à amener le RN au pouvoir. Cela a déjà commencé.
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Gaza : Un « plan de paix » colonial...
Sous couvert de « plan de paix », Washington et Tel-Aviv, le génocide et la colonisation se poursuivent. L’impunité demeure totale. La solidarité internationale doit poursuivre la mobilisation pour un véritable cessez-le-feu et la décolonisation.
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Maroc : la jeunesse Gen Z 212 se lève pour la dignité et contre l’injustice sociale...
Après le mouvement du 20 février 2011, le Hirak du Rif de 2016 et celui de Jerada en 2018, la jeunesse marocaine se mobilise de nouveau.
Le 26 septembre 2025, regroupée autour de Gen Z 212, la jeunesse est descendue dans la rue dans plusieurs villes du Maroc et continue aujourd’hui à manifester pacifiquement pour le respect des droits fondamentaux. Elle revendique notamment l’accès à des services publics de santé et d’éducation de qualité et réclame une justice sociale – les richesses étant concentrées entre les mains d’une minorité capitaliste locale, dont le chef du gouvernement et le palais royal, qui ne cessent de s’enrichir et de piller à tout va.
La mort de huit femmes dans la maternité de l’hôpital Hassan-II d’Agadir, le 14 septembre dernier, avait suscité une immense vague de colère parmi la population locale, les manifestant·es dénonçant un « hôpital de la mort », cri d’alarme générant un écho à l’échelle nationale.
Ce drame a été l’un des principaux éléments déclencheurs de l’appel lancé par la jeunesse de Gen Z 212 à manifester pour un hôpital public digne, capable de répondre aux attentes et aux besoins essentiels des citoyen·nes.
La jeunesse de Gen Z 212 revendique l’allocation de budgets suffisants pour renforcer la santé et l’éducation en moyens matériels comme en personnel, deux secteurs délaissés par l’État et livrés au capital privé. Elle exige également l’arrêt de la privatisation des services publics, ainsi que le droit au travail et à un salaire décent.
Face à l’ampleur des manifestations dans de nombreuses villes et villages, le régime mobilise ses relais médiatiques pour criminaliser le combat de cette nouvelle génération et réprime violemment les manifestant·es : on compte déjà des centaines d’arrestations, des dizaines de blessés dont au moins deux blessés graves à Oujda et trois jeunes tués à Lqliâa, près d’Agadir, par la gendarmerie royale – une des forces de répression militaire les mieux équipées du pays, qui dépend directement du palais.
Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux mobilisations en cours au Maroc, salue la détermination des manifestant·es et dénonce les politiques antisociales et répressives d’un régime soutenu depuis trop longtemps par l’impérialisme français, qui couvre ses crimes et lui fournit l’appui nécessaire pour écraser la contestation.
Le NPA-l’Anticapitaliste condamne la politique répressive menée par le régime policier de Mohamed VI, se tient aux côtés des manifestant·es agressé·es, blessé·es ou endeuillé·es, et exige :
- la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ces mobilisations, ainsi que l’abandon des poursuites judiciaires à leur encontre ;
- la libération de tou·te·s les détenu·es politiques et d’opinion au Maroc.
Solidarité avec les jeunes et tout le peuple marocain mobilisés pour la justice sociale et contre le régime répressif et autoritaire marocain !
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Les peuples se lèvent pour stopper le génocide du peuple palestinien !
Deux millions d’Italiens et d’Italiennes en grève et dans la rue pour exiger de réelles sanctions contre l'État génocidaire israélien ! Ce vendredi 3 octobre, l’Italie a montré aux peuples européens qu’il était possible de construire une vraie mobilisation de solidarité internationaliste, en mettant pour la première fois en difficulté le gouvernement Meloni.
Les États occidentaux sont complices des crimes de Netanyahou
Depuis deux ans, aucune mesure sérieuse n’a été prise contre les crimes du gouvernement israélien. La Cour pénale internationale a lancé en novembre 2024 un mandat d’arrêt contre Netanyahou pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, mais les gouvernements occidentaux refusent de le mettre en application. C’est le cas de la France, qui par quatre fois a laissé Netanyahou survoler le territoire français.
Les enfants palestiniens n’ont que faire des grandes déclarations à l’ONU. Ils ont besoin que des sanctions concrètes soient prises contre Israël. À quoi sert-il que Macron reconnaisse un « État de Palestine », s’il continue de vendre des armes à Israël ? Rendu public il y a un mois par Mediapart, le rapport 2025 du ministre des Armées Lecornu explique que les exportations françaises d’armes vers Israël sont en plein boom, avec un total de 27,1 millions de commandes militaires en 2024.
Les peuples se soulèvent contre le génocide !
Depuis cet été, le mouvement international contre le génocide a pris une nouvelle ampleur. Outre l’Italie, où les journées massives de mobilisation se succèdent, l'État espagnol connaît une mobilisation de masse, qui a contraint les organisateurs de la Vuelta à arrêter en septembre le Tour d’Espagne, avant que le gouvernement espagnol n’annonce que l’équipe « Israël-Premier Tech » ne serait plus autorisée à participer à une course cycliste sur son sol. En Espagne, comme en Italie, aux Pays-Bas et en Angleterre, de nouvelles manifestations de masse ont eu lieu samedi 4 octobre.
Le mouvement de solidarité a trouvé son expression la plus forte dans les flottilles pour Gaza. Netanyahou en a profité pour fouler une nouvelle fois aux pieds le droit international : les bateaux ont été attaqués dans les eaux internationales et les militantEs arrêtéEs en toute illégalité. Sous la pression de leurs populations, de nombreux gouvernements européens ont dénoncé ces actes de piraterie… pendant que le gouvernement français se limitait à déconseiller à ses ressortissantEs de participer aux flottilles. Plus grave encore, Macron a fait interdire des rassemblements de soutien à la flottille et sa police les a parfois violemment dispersés, comme cela a été le cas à Toulouse. Cette complicité du gouvernement français est insupportable, mais l’Italie et l’Espagne nous montrent le chemin : nos luttes peuvent contraindre notre gouvernement à changer de position !
Stop au génocide ! Free Palestine !
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Lettre aux organisations fondatrices du NFP...
Cher·es camarades,
Il y a plus d’un an, nous avions réussi à rassembler et à mettre en mouvement l’ensemble des forces sociales et politiques (partis, syndicats, associations) de notre camp pour les législatives de juin 2024. Le NPA-l’Anticapitaliste a été partie prenante de cette campagne dans la circonscription de Carcassonne, avec la candidature de notre porte-parole Philippe Poutou, et dans l’ensemble des circonscriptions où nos militant·es ont battu le pavé et construit ces campagnes. C’est à ce titre que nous nous adressons à vous aujourd’hui.
Alors que la crise politique et sociale devient de plus en plus aiguë, Macron, plus faible et plus illégitime que jamais, ouvre à nouveau une crise majeure dans le pays en s’accrochant au pouvoir. Il pave la voie au Rassemblement national et à ses idées, dont les réponses racistes et autoritaires tentent une partie de la classe dominante.
Face au danger de l’arrivée au pouvoir de l'extrême droite, nous avons le devoir de mettre tout en œuvre pour l'empêcher et pour construire une alternative. Il nous faut retrouver la voie d’une unité très large sur la base du programme que nous avions défendu dans le cadre du NFP. Ces revendications ont été portées par des millions de travailleurs·euses et par la jeunesse lors des mobilisations des 10 et 18 septembre, et encore le 2 octobre dernier avec l’ensemble des syndicats, associations, collectifs et les Assemblées « Bloquons tout ». Ces revendications (retraite à 60 ans, augmentation des salaires et des minima sociaux, plafonnement des loyers, interdiction des licenciements, justice fiscale, sociale et écologique, refus du militarisme…) sont clairement majoritaires dans le pays. Elles doivent être mises en œuvre pour faire face à l’urgence sociale et écologique.
Dans un tel contexte, nous avons toutes et tous une grande responsabilité mais, en tant que forces fondatrices du NFP, vous avez une responsabilité particulière. Plutôt que de diviser les forces, il est au contraire indispensable de faire renaître la dynamique du Nouveau Front populaire : une dynamique d’unité, qui rassemble le social et le politique, soit l’ensemble des forces de notre camp. Faire le choix de rassembler une seule partie des organisations du NFP, c’est au contraire nous condamner à la catastrophe.
Toutes les forces sont nécessaires pour changer le rapport de forces : militant·es de la gauche politique, syndicalistes, militant·es pour la Palestine, abstentionnistes, déçu·es de la politique, etc. Tout doit être fait pour faire débattre, organiser, mettre en mouvement l’ensemble de la gauche, de notre camp social et du mouvement ouvrier dans les batailles qui sont devant nous.À ce titre, nous déplorons la décision d’exclure certaines organisations parties prenantes du NFP des discussions qui ont eu lieu ce mardi 7 octobre. Nous réitérons notre proposition d’une rencontre prochaine réunissant l’ensemble des forces qui ont participé au NFP. Dans l’immédiat, nous souhaitons participer à la réunion appelée notamment par les Écologistes et LFI ce mercredi 8 octobre, qui, selon les formulations publiées, s’adresse à l’ensemble des forces parties prenantes du NFP. Nous devons préparer toutes et tous ensemble la riposte sociale et politique nécessaire pour mettre un terme à la politique de Macron et pour barrer la route à l’extrême droite.
Veuillez croire, cher·es camarades, en l’expression de nos sentiments unitaires et anticapitalistes sincères.
Le Comité exécutif du NPA-A
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Grève générale et contrôle ouvrier. Sur l’actualité de la pensée stratégique d’Ernest Mandel...
Dans un exposé de formation, publié le 1er janvier 1974, Ernest Mandel explique sa théorie de la grève générale ainsi pourquoi et comment une grève générale, peut jouer un rôle stratégique de premier ordre dans le renversement de la dictature capitaliste. Il y développe dans ce cadre la place déterminante de l’auto-organisation ouvrière. En quoi cette contribution est utile aujourd’hui à l’épreuve de la situation en France, alors que le mouvement ouvrier n’arrive pas à enrayer les attaques de la contre-révolution néolibérale, enchaîne les défaites et peine à construire un rapport de force suffisant pour gagner ?