Après les restaurants qui retirent leurs menus enfants et les hôtels et les locations « childfree », les espaces no kids (sans enfants) prolifèrent et se déploient même à la SNCF. La goutte de trop pour les parents de jeunes enfants et les collectifs de protection des enfants, qui dénoncent une société adultiste.
Actualités nationales... - Page 15
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No Kids, No Future !
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USA/Afrique : privatisation de l’aide à la santé...
Les récents accords conclus entre les États-Unis et une quinzaine de pays africains redessinent en profondeur la coopération sanitaire sur le continent, alors même que Washington vient de quitter l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
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Un budget de sursis pour un régime en crise...
Le budget a donc été définitivement adopté lundi 2 février à l’issue d’une séquence qui aura montré l’ampleur de la crise de régime et l’illégitimité du gouvernement.
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Le budget 2026 fait l’impasse sur les enjeux environnementaux !
En instaurant une Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), le gouvernement reconnaît l’importance de la menace climatique. Pourtant, il n’en tient pas compte dans son budget 2026.
Cette trajectoire fixe les hypothèses officielles de réchauffement attendu pour la France en 2030 (+2 °C), 2050 (+2,7 °C) et 2100 (+4 °C, au lieu de + 1,5 °C fixé en 2015 par la COP21). Ce scénario de référence est censé guider l’action publique en anticipant les risques climatiques (vagues de chaleur, sécheresses, inondations…) et en orientant les mesures d’adaptation : renforcement des infrastructures, rénovation énergétique, gestion de l’eau, protection des populations vulnérables…
Les reculs sur les politiques environnementales ont des conséquences fortes. La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ne devrait atteindre que 1,6 % en 2025, loin des 4,6 % annuels d’ici 2030 pour viser la « neutralité carbone » en 2050.
Un budget en recul face aux nouvelles conditions climatiques
Les engagements du gouvernement sont très en-dessous des enjeux, tant pour la lutte contre le changement climatique que pour l’adaptation à ses effets déjà dramatiques pour les plus vulnérables. Le Fonds vert — outil important pour les collectivités locales — a cofinancé près de 20 000 projets (rénovation d’écoles, aménagements cyclables, végétalisation, etc.). De 2,5 milliards € en 2023, son budget est réduit à 850 millions €. MaPrimeRénov’ est rabotée de près de 600 millions € par rapport à 2025.
Seuls 31 millions € sont prévus pour le Plan vélo. L’ambition initiale était d’y consacrer 400 millions € par an pour atteindre 2 milliards € sur cinq ans. On en est très loin ! Et, face aux lobbies, le gouvernement renonce à taxer davantage l’achat des véhicules lourds et polluants, ou les industriels du plastique.
Cerise sur le gâteau, l’État confirme la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC) et la disparition/privatisation du magazine 60 millions de consommateurs. C’est l’INC qui a alerté sur l’omniprésence des aliments ultra-transformés dans l’alimentation, la présence de plastifiants dans des huiles d’olive ou les pratiques des assureurs en matière de catastrophes naturelles.
Dans le contexte des municipales, un enjeu démocratique évident
La trajectoire fixée par l’État permettra aux services préfectoraux d’évaluer les projets des collectivités. Comme les budgets de soutien aux projets environnementaux diminuent, le tour est joué. Les collectivités devront adapter les écoles, les Ehpad, repenser l’urbanisme, gérer l’eau, les îlots de chaleur, les risques, sans soutien financier. Les communes riches auront les moyens de s’adapter, les communes pauvres bricoleront, les territoires vulnérables (ruralité, outre-mer, quartiers populaires) cumuleront les risques.
Le budget 2026 ne répond pas au défi climatique, le gouvernement accroît les inégalités sociales et territoriales. Raison de plus pour organiser ensemble une contre-offensive unitaire et populaire contre ces régressions démocratiques et environnementales.
Commission nationale écologie
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Des entreprises françaises collaborent avec le fascisme trumpien...
Aux États-Unis, Trump a organisé une vaste chasse aux migrantEs, un élément central de sa politique fasciste, en s’appuyant sur l’ICE, la police fédérale de l’immigration. Or tout cela coûte cher : le budget de l’ICE a explosé, pour le plus grand profit d’entreprises privées, dont des entreprises françaises, Thales (applications militaires), Parrot (fabricant de drones) et… Capgemini.
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Rojava : Solidarité avec les Kurdes de Syrie...
Sous la menace conjointe de Damas et d’Ankara, les attaques contre les Kurdes de Syrie se multiplient dans un contexte de recomposition impérialiste régionale. Face aux offensives militaires, aux manœuvres diplomatiques et à l’abandon des puissances occidentales, la solidarité avec le peuple kurde et son droit à l’autodétermination est plus que jamais nécessaire.
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Renault fabricant de drones de combat !
Un nouveau pas vient d’être franchi avec l’implication de Renault dans la production d’armement et, plus globalement, dans le passage rêvé par Macron à une économie de guerre.
Deux des usines historiques de Renault devraient être « mobilisées » : Cléon, une usine de fabrication de moteurs, et Le Mans, spécialisée dans la fabrication de châssis, pour l’assemblage. Depuis déjà plusieurs mois, des prototypes de drones terrestres étaient testés sur les sites Renault de Guyancourt et de Villiers-Saint-Frédéric.
Un milliard d’euros sur dix ans
Un milliard d’euros, au total sur dix ans ! Ce « milliard » est brandi pour créer un effet de souffle et bien montrer que c’est du sérieux. Le partenaire en armement de Renault est « Turgis Gaillard », une toute récente entreprise d’armement du nom de ses deux fondateurs, avec 400 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 80 millions d’euros. Son site internet est plus bavard que Renault : le drone prévu, Chorus, est un engin kamikaze opérable à distance pour des frappes précises sur cibles mobiles, exportable si besoin vers l’Ukraine ou l’OTAN. L’avantage pour un profiteur de guerre, c’est qu’un outil kamikaze doit être renouvelé après chaque opération !
Alors que l’industrie d’armement est déjà florissante en France, pourquoi y enrôler Renault ? « Il capitalise ses atouts production (coûts bas, délais courts) dans un contexte politique favorable. Ce partenariat complètement inédit marque l’entrée des grands civils dans l’effort de défense nationale ». L’enjeu est d’abord politique : Turgis Gaillard vend ainsi la mèche.
« On n’est pas là pour faire des armes ! »
Cela est largement entendu parmi les ouvrierEs. La nouvelle, apprise d’abord par la presse, a souvent choqué et ne passe pas auprès de nombreux salariéEs. Il faut toutefois prendre garde à l’intoxication nationaliste qui commence à se répandre. Dès juillet, au moins cinquante ouvrierEs seraient installés dans un bâtiment séparé dans l’usine du Mans. À terme, des informations font état d’environ 200 salariés impliqués sur tout le périmètre du groupe Renault en France.
Les syndicats SUD et CGT se sont prononcés contre une production de Renault à des fins militaires. La CGT y a ajouté la demande que des garanties soient apportées « aux salariés refusant de travailler à la production de matériels à usage militaire ». Une sorte de droit à l’objection de conscience qui reprend la revendication qu’avait formulée l’Union démocratique bretonne en mai dernier lors du démarrage de la production d’obus aux Fonderies de Bretagne.
Construire un mouvement anti-guerre
L’enjeu est de passer de la protestation individuelle à un mouvement collectif. Ce qui est annoncé aujourd’hui chez Renault prouve à une large échelle la militarisation de l’économie voulue par les pouvoirs en place. Cela devrait nourrir le mouvement anti-guerre à construire dans le pays et celui-ci devrait aider à la construction de ripostes chez Renault et les autres entreprises concernées. Ne laissons pas faire !
Et n’oublions pas la leçon qui nous est donnée. Oui, une entreprise automobile peut produire, avec le savoir-faire des salariéEs, autre chose que des voitures ! Nous pouvons et devons choisir entre fabriquer des armes ou produire pour le bien commun.
Jean-Claude Vessillier
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En Palestine, le génocide continue, amplifions nos voix !
Les palestinienNEs sont soumisEs à une pression génocidaire prolongée et aux intérêts trumpistes et israéliens. Le nettoyage ethnique se poursuit par destruction du secteur humanitaire et un « Conseil de la Paix » colonial. En France, la proposition de loi Yadan vise à criminaliser les militantEs pro-palestiniens.
Déguiser le génocide en « Conseil de la Paix »
Le plan Trump pour la gouvernance coloniale de Gaza se poursuit avec une « seconde phase » du prétendu cessez-le-feu. Elle n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle des GazaouiEs et un démantèlement de la résistance. Le « Conseil de la Paix » censé administrer Gaza comprend des personnalités au lourd passé colonial comme Tony Blair… mais aucunE palestinienNE. L’objectif de ce grossier maquillage diplomatique est clair : répondre aux objectifs israéliens en annihilant toutes les capacités organisationnelles et défensives du peuple opprimé, contraint de vivre dans des réserves coloniales.
Détruire les structures humanitaires
L’État colonial israélien finit d’achever les dernières structures humanitaires onusiennes. Ces acteurs-clés voient leurs employéEs être criminaliséEs et leur bâtiments anéantis. Le siège de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est, déjà partiellement démoli, a ainsi été incendié dimanche 25 janvier. 36 ONG ont été interdites dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes s’acharnent à détruire les structures de l’aide humanitaire pour la privatiser, la militariser et la subordonner à leurs intérêts. L’interdiction des journalistes étrangers permet de poursuivre l’effacement à l’abri des regards extérieurs.
La loi Yadan veut nous faire taire
À l’heure où les palestinienNEs subissent une destruction co-organisée de leurs corps, de leurs institutions et de leur capacité d’autodétermination, les voix des militantEs s’élèvent. Mais notre gouvernement veut les criminaliser. La Loi Yadan organise la criminalisation des combats antisionistes sous couvert de lutte contre l’antisémitisme. Nous devons poursuivre la mobilisation pour son rejet définitif.
Face à l’aggravation du génocide et aux processus visant à définitivement nous faire taire, haussons le ton. Amplifions nos voix et celles de nos camarades palestinienNEs, organisons-nous contre la censure, massifions le mouvement anticolonial contre les impérialismes, pour une Palestine libre.
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Combattre la loi Yadan jusqu’au rejet...
Malgré des retouches pour la rendre plus « constitutionnelle », la proposition de loi n° 575 portée par Caroline Yadan « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » (PPL Yadan) demeure une menace gravissime pour la solidarité avec la Palestine, pour la liberté d’expression et le débat scientifique.
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Ruée sur les mines en Guyane...
Dans la séance de questions au gouvernement du 20 janvier, le député de Guyane Jean-Victor Castor (membre du Mouvement de Décolonisation et d’Émancipation Sociale) a alerté sur des demandes d’exploration minière dans le Nord-Ouest de la Guyane. Elles sont symptomatiques de politiques coloniales d’accaparement de ressources et d’extractivisme au nom de la « transition énergétique ».
Trois demandes de Permis Exclusif de Recherche (PER) de mines ont été déposées fin 2025 par la société EURO STRATMET sur une surface de 253 km² en Guyane. Un PER autorise une entreprise à faire des recherches de gisements et lui donne l’exclusivité des explorations. S’il n’autorise pas directement d’exploiter les ressources, c’est la première étape puisqu’il existe ensuite une procédure dérogatoire en Guyane permettant d’ouvrir une mine de moins de 25 hectares sans demander de titre minier.
Une politique coloniale
L’entreprise qui demande ces PER, créée fin 2024 dans la Drôme, n’a pas de salariéE, comme d’autres entreprises du même patron. La situation a tout l’air d’un montage financier dans le but de verrouiller l’exploration minière dans une grande région de la Guyane et de spéculer dessus. Elle s’engouffre dans la brèche ouverte par Macron et sa « stratégie de souveraineté » sur l’exploitation de métaux, en particulier pour l’industrie de l’armement, qui passe notamment par un inventaire des ressources minières en Guyane lancé début 2025.
Jean-Victor Castor dénonce un « droit minier à deux vitesses » où les entreprises locales font face à des procédures longues et à des refus systématiques, quand les demandes des entreprises extérieures sont traitées en quelques mois. Si l’exploitation minière doit être fortement contrainte, il est inadmissible que les ressources soient accaparées par des entreprises occidentales, sans transparence et sans contrôle par les habitantEs des régions concernées qui paient le prix des conséquences désastreuses sur l’environnement. Il s’agit d’un pillage organisé.
La « transition énergétique » à la rescousse du capitalisme
Ces explorations concernent du tantale, du niobium, du lithium et des terres rares. Ces métaux jouent un rôle essentiel en microélectronique, dans l’armement, et dans la production et le stockage d’électricité. Leur exploitation est généralement justifiée par le besoin de sortir des énergies fossiles sans prendre en compte les dégâts de l’extractivisme. Comme l’écrit la journaliste et philosophe Célia Izoard, « tout indique qu’on est en train d’enfouir la crise climatique et écologique au fond des mines, dans un impensé qui permet de gagner du temps ».
Face à la destruction du vivant, la soi-disant « transition énergétique » est une fausse réponse dont le but est de maintenir la production globale en remplaçant les énergies fossiles par des métaux. L’enjeu n’est pas technique mais politique : il faut réduire drastiquement la consommation d’énergie et de ressources dans les pays du Nord global par la décroissance écosocialiste de la production.
Commission nationale écologie