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Actualités nationales... - Page 11

  • Macron relance l’arme atomique...

    En annonçant une « dissuasion avancée » et un renforcement de l’arsenal nucléaire, Macron relance la logique de course aux armements et tourne le dos aux politiques de désarmement.

    Le 2 mars, sur la base opérationnelle de l’Île Longue, devant le dernier sous-­marin nucléaire, le Téméraire (!), Macron a annoncé un tournant décisif dans la ­doctrine d’emploi de l’arme nucléaire.

    Dissuasion nucléaire renforcée et étendue

    Jusqu’à présent, la dissuasion nucléaire était étroitement liée à une vision gaullienne de l’indépendance nationale (nourrissant le fantasme d’une France puissante et respectée). Aujourd’hui, la « dissuasion avancée » étendrait le parapluie nucléaire à plusieurs pays européens. Les armes nucléaires permettraient de faire de la gesticulation « nucléaire » en déployant des avions français équipés de leurs ogives nucléaires chez les partenaires européens.

    Macron annonce en même temps une augmentation et une modernisation des ogives nucléaires, ainsi que la construction d’un nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins.

    Ce renforcement de l’arsenal nucléaire n’a aucune justification, puisque nous disposons déjà de suffisamment de ressources pour anéantir n’importe quel agresseur… et la planète entière !

    Une bombe utilisable sur le champ de bataille

    Pour le président, l’arme nucléaire ne serait plus l’arme de dernier recours contre un éventuel agresseur, mais pourrait être considérée comme une arme de bataille. Il utilise même la notion d’« ultime avertissement », un concept nouveau, très discutable et très dangereux : un pas vers son emploi possible.

    Avec cet affaiblissement de la frontière entre armes classiques et arme nucléaire, Macron s’inscrit de manière explicite dans un nouvel âge de l’arme nucléaire : « Le demi-siècle qui vient sera un âge d’armes nucléaires », un horizon dominé par le nucléaire où Macron/Zeus serait investi du pouvoir de vie et de mort…

    Un virage à l’opposé du désarmement

    Cette prise de position de la France est un signal fort de participation à la course aux armements nucléaires. Cette banalisation de l’arme nucléaire (et de son usage) rend progressivement acceptable ce qui devrait rester impossible.

    Alors que les tensions géopolitiques sont à leur niveau maximum, mettant en jeu des puissances nucléaires (Russie, États-Unis, Israël, Inde, Pakistan), il est urgent de relancer une politique internationale de désarmement nucléaire. Comment les diplomaties française et européenne pourront-elles défendre de manière crédible la non-prolifération lors de la prochaine conférence d’examen du TNP (Traité de non-prolifération), du 27 avril au 22 mai, tout en valorisant l’intérêt des armes nucléaires pour leur propre sécurité ?

    Absence de débat démocratique

    Aucune consultation parlementaire n’a précédé cette annonce et aucun débat à l’Assemblée nationale n’est programmé. Le président prévient qu’aucune information ne sera donnée quant au nombre d’ogives nucléaires supplémentaires. De même, les négociations sur les conditions d’emploi entre pays européens (notamment avec le Royaume-Uni, autre puissance nucléaire européenne) se mèneront à l’écart des instances de débat public.

    Pour stopper la dérive militariste des dirigeants de l’UE, le mouvement contre l’armement nucléaire doit se mobiliser et réagir vite et fort — en lien avec le mouvement anti-guerre, les associations contre le nucléaire civil et tous nos partenaires européens.

  • Le 14 mars, contre le racisme et le fascisme !

    Nous assistons à une accélération de l’offensive idéologique de l’extrême droite. La facilité avec laquelle les fascistes ont imposé leur narratif des affrontements de Lyon contraste avec le silence qui entoure les victimes de crimes racistes et les violences policières. L’inversion des discours et des valeurs, visant à faire de la gauche combative une menace pour la démocratie, atteint des sommets.

    Le fond de l’air est brun

    La banalisation de l’extrême droite libère la violence qui est en elle : des locaux syndicaux, associatifs, des permanences politiques sont attaqués, des militantEs et éluEs de gauche sont agresséEs. À Strasbourg, la liste municipale que nous soutenons a dû se retirer face aux menaces de mort dont elle était l’objet.

    L’accélération de la fascisation est aussi alimentée par le contexte international. Après Gaza et la Cisjordanie, le Venezuela, Cuba, le Groenland, le Liban, l’agression contre l’Iran est le dernier épisode d’une offensive débridée des puissances impérialistes, États-Unis en tête. Elle porte en elle le racisme colonial, pour qui la vie des peuples vaut moins que les intérêts des grandes puissances.

    Dans la rue et dans les urnes, unité et résistance

    Les leviers de résistance existent : après les mobilisations féministes réussies du 8 mars, nous reprendrons la rue le 14 mars avec la Marche des solidarités contre le racisme, le fascisme et les violences d’État. Il faut que nous soyons les plus nombreux/euses possible contre l’offensive réactionnaire de l’extrême droite et du gouvernement.

    Le lendemain, au premier tour des municipales, il faudra voter massivement pour les listes de la gauche de combat, qui portent des mesures d’urgence sociale pour les classes populaires, qui défendent les biens communs contre la prédation capitaliste et qui combattent sans concession le racisme et l’islamophobie.

    La lutte contre la fascisation ne fait que commencer

    Pour reprendre la main, la gauche syndicale, politique et associative doit être unie pour combattre l’extrême droite et ses idées. La bataille se joue sur tous les terrains : dans nos mobilisations féministes, antiracistes et écologiques, comme dans les luttes sociales, pour des conditions de vie décentes, pour l’égalité des droits entre FrançaisEs et étrangerEs, pour l'augmentation des salaires, des pensions, etc. L’enjeu est de reconstruire des mobilisations de masse et d’empêcher l'extrême droite de gagner du terrain ! Cette bataille est vitale pour notre camp social. Nous appelons à y travailler ensemble. Vite.

  • Le NPA-l’Anticapitaliste en campagne, présent sur 41 listes...

    Pour les élections municipales des 15 et 22 mars, les comités du NPA-l’Anticapitaliste sont engagés dans la campagne d’une quarantaine de listes à travers le pays, auxquelles ils participent directement ou qu’ils soutiennent activement.

    Les configurations locales sont très diverses, mais elles illustrent chaque fois notre politique, à la fois unitaire et révolutionnaire, dans la continuité de notre engagement dans le Nouveau Front populaire.

    Dans plusieurs villes — Alençon, Quimper, Montreuil, Tournissan, etc. — des camarades sont en position éligible.

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  • Le 15 mars, renforcer la gauche de combat, construire un front antifasciste...

    Le premier tour des municipales se déroule dans un contexte de fascisation globale. Dans de nombreux pays, l’extrême droite est déjà au pouvoir ou impose une partie de son agenda. En France aussi, elle ne cesse de gagner du terrain : la droite, toujours plus réactionnaire, s’aligne sur ses positions et une partie importante du champ médiatique lui est acquise.

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  • Aux États-Unis, le mouvement anti-guerre se développe lentement...

    Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont engagé une offensive aérienne extrêmement puissante contre l’Iran qui, lorsque ce pays a riposté et qu’Israël s’est attaqué au Liban, s’est rapidement transformée en une guerre régionale apportant mort et destruction dans de nombreux pays du Moyen-Orient, tuant des milliers de personnes.

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  • Plus que jamais : féministes anti-impérialistes...

    Avec l’accroissement de la crise du capitalisme à l'échelle mondiale, les pays impérialistes tendent à renforcer leurs politiques d’interventions et soutiennent de plus en plus fortement les politiques nationalistes d’extrême-droite. Les femmes sont encore et toujours en premières lignes de ces crises et des ces attaques. 

    Face à la montée des guerres, des conflits, des génocides mais aussi des idées réactionnaires, une seule réponse : riposte féministe internationaliste !

    Dans le monde la montée des impérialismes conduit aux guerres 

    Le monde connaît actuellement le plus grand nombre de conflits actifs depuis 1946 et des centaines de millions de femmes vivent aujourd’hui dans des zones touchées par les guerres ou la répression armée. 

    Les violences sexuelles sont largement utilisées comme armes de guerre et de nettoyage ethnique. 

    Nous exprimons notre solidarité avec les peuples subissant les agressions impérialistes, la répression de leurs propres régimes ou les conséquences des guerres : en Palestine, en Ukraine, au Venezuela, au Soudan, en Iran et ailleurs. 

    Mais nous devons aller plus loin et refuser la course à l’armement et la militarisation croissante qu’on nous impose. Le nouveau budget du gouvernement Macron prévoit de doubler le budget des armées en 10 ans ! 

    Montée de l’extrême droite et du nationalisme

    En parallèle de ces politiques austéritaires et pour écraser notre contestation, les mouvements d’extrême-droite prônant des idéologies racistes et nationalistes se développent, avec la complicité du gouvernement Macron.

    Les fémo-nationalistes, sous couvert de protéger les femmes, s’approprient les discours féministes pour mieux servir un agenda raciste et sécuritaire. Elles prétendent défendre les femmes contre un « péril étranger », surtout musulman, tout en perpétuant un ordre patriarcal.

    Mais ne nous y trompons pas, l’extrême droite à toujours été et sera toujours l'ennemi des femmes : interdiction de l’IVG, vision traditionaliste du rôle des femmes dans leur foyer, attaques sur les LGBTI, sur les femmes racisées…

    G7 : Leur monde contre le nôtre

    Mi-juin aura lieu le G7, en Suisse. Ce sera leur monde contre le nôtre, l’occasion de montrer que nous pouvons nous unir au-delà des frontières.

    Leur monde c’est le militarisme, la guerre, la défense des intérêts privés et des plus riches, la négociation de l'environnement. Nous y répondrons avec notre projet révolutionnaire : notre solidarité féministe, internationaliste, antiraciste, pour la paix, pour la défense d’une écologie décoloniale.

    Il est urgent de construire une riposte anti-impérialiste et antifasciste. Nous nous retrouverons de tous les pays, pour une manifestation unitaire, au lendemain de la grève des femmes en suisse, qui réunit chaque année des milliers de femmes.

  • Solidarité avec les intermittentEs...

    Une renégociation d’une partie de l’accord d’assurance chômage a eu lieu le 25 février. Suite aux mobilisations et aux changements de gouvernement, le projet Attal avait été enterré. Mais quelques mois plus tard, l’État a demandé la réouverture de négo pour trouver… 400 millions d’économies à faire sur le dos des chômeurEs. Le Medef, bon élève, a fait des propositions à 1,2 milliard d’euros !

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