Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualités nationales... - Page 13

  • Pour dégager Macron, grèves, manifs et blocages jusqu’au 18 !

    Les records que la macronie fait tomber depuis 2023 montrent la profondeur de la crise de régime.

    Cest donc le 4e Premier ministre qui chute et, pour la première fois dans l’histoire de la 5e République, sur un vote de confiance. Profondeur de la crise, illégitimité du pouvoir macroniste mais également pourrissement des institutions dans une situation où tout semble fait pour ouvrir les portes du pouvoir à l’extrême droite. La situation est donc pleine de dangers. Et c’est bien par la mobilisation que nous pourrons imposer une solution progressiste, qui réponde aux intérêts de notre camp social : partage des richesses, hausse des salaires, retraite à 60 ans, développement des services publics et extension de la sphère de la gratuité, régularisations, etc.

    La journée du 10 lance la contre-offensive

    Le 10 a montré les possibilités et les défis que doit relever le « mouvement du 10 septembre ».

    Dans un contexte où l’ensemble de la gauche sociale et politique ne s’est pas totalement saisie de cette journée, les rassemblements et manifestations du mercredi ont néanmoins réuni de manière conséquente. Suffisamment pour montrer que la colère est bien là. Après les 200 rassemblements pour le pot de départ de Bayrou lundi, la mobilisation est au rendez-vous et montre que Macron, Bayrou et leurs politiques sont rejetés massivement dans le pays. Ils sont minoritaires politiquement et gouvernent pour une infime partie d’ultra-riches. Après la chute de Bayrou et de son gouvernement, la journée du 10 lance la contre-offensive des classes populaires et de la ­jeunesse. L’enjeu est maintenant d’inscrire ce mouvement dans la durée. Et qu’il puisse continuer à bousculer les agendas politiques et syndicaux.

    Renforcer l’auto-organisation 

    Enraciner la mobilisation passe par renforcer l’auto-organisation en impulsant des AG là où nous sommes : quartiers, lieux d’études, lieux de travail, etc., et en mettant au service de la mobilisation nos ressources militantes et logistiques. C’est dans ces AG que se décidera la suite de la mobilisation, c’est dans ces AG que se nouent les relations militantes qui permettent l’accumulation d’expériences et la construction du rapport de forces. C’est dans ces AG que peuvent se discuter de la manière la plus démocratique les revendications et les moyens d’action.

    Pour de nombreuses personnes, c’est la première mobilisation. Il y a un enjeu à accumuler très vite une expérience de débats et d’actions collectives. La qualité et le nombre des structures d’auto-organisation, notamment dans les entreprises, est la seule manière pour le mouvement de construire sa dynamique propre et de continuer à imposer ses propres rythmes de mobilisation.

    Vers la grève du 18

    Clairement, la prochaine date à préparer est la grève du 18. Mais les mobilisations du 10 septembre ont aussi leur propre temporalité. Durer implique de se relier aux secteurs en lutte et aux réseaux militants qui se mettront en grève le 18 sans pour autant caler le rythme du mouvement du 10 septembre sur celui des directions syndicales. À terme, nous voulons voir ces deux mouvements converger. Et si le 18 septembre doit être dans la ligne de mire des comités du 10 septembre, ces derniers doivent se doter d’échéances propres avant le 18 et après.

    Construire des actions relais

    C’est à l’échelle des facs, des quartiers, des entreprises que nous devons contribuer à faire émerger des collectifs qui discutent de la suite. Travailler à proposer des dates et des actions-relais qui permettent d’enraciner le mouvement. Dans certaines villes se discute déjà l’organisation de manifestations pour le samedi 13 septembre. Après le 10, il y a un enjeu important de poursuivre les différentes formes de mobilisations et de faire la jonction avec la journée de grève interprofessionnelle du 18 septembre. Il y a un enjeu à construire une riposte massive contre la répression de ce gouvernement déchu et face à un pouvoir illégitime.

    C’est le système qu’il faut changer

    Car la chute de Bayrou ne suffit pas. Après Bayrou, c’est à Macron de partir ! Il faut aller chercher Macron et tous les autres, par la rue et par la grève ! Au-delà, c’est le système qu’il faut changer en profondeur : c’est nous qui travaillons, donc c’est nous qui décidons. Seule notre mobilisation permettra de faire reculer le patronat et les gouvernements à son service. Il est temps d’imposer un autre partage des richesses et d’en finir avec les institutions de la 5e République.

    William Donaura et Victor Zak

  • Soutenir la Global Sumud Flotilla, briser le blocus, stopper le génocide...

    Après plus de 700 jours de génocide, l’arrêt de la CIJ, la dénonciation de la famine à Gaza par l’ONU, il n’est plus possible de dire que l’on ne sait pas. Le nettoyage ethnique apparaît clairement comme un objectif du gouvernement israélien, qui ne cache pas sa volonté de s’accaparer toute la Palestine et même au-delà.

    L’impunité encore

    Alors que le génocide se poursuit depuis plus de 700 jours, une mobilisation internationale inédite se lève. 60 bateaux et 500 volontaires venus de 45 pays prennent la mer pour Gaza, malgré les menaces et la répression.

    Le 8 septembre, suite à l’attaque d’un bus à Jérusalem-Est occupée, Netanyahou a donné l’ordre aux GazaouiEs de partir, promettant une opération terrestre encore plus terrible que toutes les précédentes. C’est le genre d’annonces qui a justifié un mandat d’arrêt contre le Premier ministre génocidaire, mais l’impunité se poursuit. Là où la plupart des gouvernements et responsables politiques s’enfoncent dans la complicité avec Israël, des personnes courageuses s’engagent de mille et une manières, jusqu’à tenter d’aller rompre le blocus de Gaza.

    La mobilisation reste forte, la répression aussi

    La semaine dernière, plus de 40 rassemblements ont eu lieu dans toute la France pour soutenir l’initiative Thousand Madleens. Dans toute l’Europe, les manifestations ont repris avec une très grande ampleur : des milliers de manifestants à Paris, plus de 100 000 à Bruxelles, pas moins à Londres, où la police a arrêté 890 manifestantEs qui tenaient une pancarte en soutien à Palestine Action. Le gouvernement travailliste a justifié cette répression en qualifiant le groupe de « terroriste ». Les initiatives de solidarité se poursuivent régulièrement partout depuis quasiment deux ans. Pourtant, en France, nous ne sommes pas parvenus à faire fléchir le soutien à Israël. La France a continué à livrer des armes à Israël et aucune sanction n’a été prise.

    60 bateaux, 500 volontaires, 45 pays

    Heureusement, les peuples ont réussi à se remobiliser contre le génocide en Palestine. Des flottilles ont navigué une semaine depuis Barcelone jusqu’à la Tunisie, avec notamment à bord Ada Colau, l’ex-maire de Barcelone, pour rejoindre le grand départ. Adèle Haenel a annoncé, il y a quelques jours, avoir rejoint la Global Sumud Flotilla en Tunisie : « Notre but est d’apporter de la nourriture et des médicaments à la population de Gaza, qui est en proie (…) à une famine délibérément orchestrée par le gouvernement israélien. Nous sommes uniEs par la volonté d’agir pacifiquement pour ouvrir un corridor humanitaire et briser le blocus illégal imposé par l’État israélien à Gaza. » Parmi ces délégations, on compte aussi des députéEs françaisEs et des personnalités influentes comme la militante écologiste Greta Thunberg ou Mandla Mandela.

    Ce ne sont pas moins de 60 bateaux et 500 volontaires de 45 pays différents qui s’élancent vers Gaza, malgré les menaces qui pèsent sur la plus grande délégation humanitaire jamais mobilisée. Une flottille a déjà subi une attaque de drone à Tunis. Cela n’entame pas la détermination des volontaires. L’arrivée des bateaux est prévue pour la mi-septembre.

    Parce qu’un génocide il faut tout faire pour l’empêcher, il est essentiel de placer les questions de racisme et la Palestine au cœur du mouvement social. Cela passe par le soutien à toutes les initiatives de solidarité avec la Palestine, une protection citoyenne des flottilles pour briser le blocus de Gaza, et l’amplification des pressions pour obtenir des sanctions contre l’État colonial israélien. 

    Monira Moon

  • La matraque et le bâillon ...

    «La prise en compte du statut des journalistes telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre ne trouve pas à s’appliquer dans un contexte de violences urbaines. » C’est avec ces quelques mots que Retailleau a signifié aux forces de l’ordre qu’il comptait enfoncer les derniers clous dans le cercueil de la presse libre.

    Le Schéma national des violences urbaines (SNVU), pondu discrètement par le ministère de l’Intérieur le mois dernier à destination des forces de l’ordre, se veut le mode d’emploi des actions à mener avant, pendant et après les émeutes urbaines. Le mot d’ordre est clair : dehors, la presse !

    Les violences urbaines sont définies comme « tout acte violent commis à force ouverte contre des biens, des personnes et/ou des symboles de l’autorité de l’État, par un groupe généralement jeune, structuré ou non, commis sur un territoire donné » — une description suffisamment vague pour pouvoir être invoquée dès lors que le pouvoir en place rencontre la moindre contestation.

    Le texte entérine un cadre juridique d’exception : pas de sommations préalables ; l’usage de la force relève de l’agent sur le terrain ; l’usage des armes dites « de force intermédiaire » (taser, LBD et grenade de désencerclement) est élargi ; les garanties spécifiques aux journalistes disparaissent.

    En supprimant la prise en compte du statut des journalistes, Retailleau retire les droits concrets qui permettent la documentation, comme le fait d’utiliser un équipement de protection, de sortir d’une nasse avec la carte de presse, de ne pas être interpellé ou tout simplement de conserver son matériel. Empêcher les journalistes de travailler, c’est invisibiliser les violences et prendre le contrôle du récit médiatique (déjà bien aux mains de la bourgeoisie).

    Retailleau prépare une nouvelle fois le terrain au fascisme. Refusons ce huis clos. Exigeons le retrait de cette circulaire, soutenons les recours syndicaux, et imposons, par la mobilisation populaire, que les journalistes puissent travailler, sans entraves ni matraques.

    Rackam

  • Le balai pour Bayrou, les blocages pour Macron !

    Pour la première fois dans l’histoire de la 5e République, le gouvernement tombe sur un vote de confiance, c’est une véritable gifle pour Bayrou et la Macronie. Ce résultat est révélateur d'une crise qui n’en finit pas de durer et qui s’approfondit. Ce vote met en lumière l’illégitimité du gouvernement formé par Macron : illégitimité d’un groupe qui ne porte que les intérêts des plus riches en écrasant les classes populaires, illégitimité d’une politique qui voudrait nous faire travailler jusqu’à 64 ans, illégitimité de ceux qui nous demandent encore et toujours de nous serrer la ceinture. Macron, Bayrou et leurs politiques sont rejetées massivement dans le pays. Les mobilisations du 10 et du 18 septembre doivent être le point de départ de la contre offensive des classes populaires et de la jeunesse.

    Mais la chute de Bayrou ne suffit pas. Après Bayrou, c’est à Macron de partir ! Seule notre mobilisation permettra de faire reculer le patronat et les gouvernements à leur service. Retrouvons-nous, organisons-nous, le 10, le 18 et après : reprenons la rue ! À nous de changer les règles du jeu, à nous de reprendre nos affaires en main ! Ce ne sont pas les menaces de répression violente du gouvernement déchu qui feront reculer la colère. La mobilisation ne s’arrêtera pas, il faut aller chercher Macron et tous les autres, par la rue et par la grève !  Partout, construisons des Assemblées générales pour décider des suites de la mobilisation. C’est le système qu’il faut changer en profondeur : c’est nous qui travaillons donc c’est nous qui décidons. Pour cela, retrouvons nous, organisons nous et surtout mobilisons nous les 10 et 18 septembre et après !

  • Succès de l’université d’été du NPA...

    Ça y est, c’est la rentrée ! C’est l’occasion de revenir sur ce qui a marqué notre fin d’été : l’université d’été du NPA à Port-Leucate. Quatre jours de débats, de formations et d’échanges pour préparer une rentrée déjà agitée : mobilisation du 10 septembre, appel à la grève, vote de confiance, municipales… Pour avancer sur nos revendications, il va falloir nous préparer et rester prêtEs à nous battre

    Ce sont plus de 750 personnes qui ont participé à notre université d’été, profitant de ce dernier moment avant la reprise pour échanger sur la rentrée et nos moyens d’action, avec pour perspective la mobilisation de toute notre classe pour renverser ce gouvernement.

    Une université d’été révolutionnaire et unitaire 

    Fidèles à nous-mêmes, nous avons mené cette discussion avec différentes organisations du mouvement ouvrier : partis, syndicats et associations. Lors du forum central, nous avons réuni autour d’une même table LFI (La France insoumise), UCL (Union communiste libertaire), ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), PCF (Parti communiste français), CGT (Confédération générale du travail), Solidaires, FSU (Fédération syndicale unitaire), Nouvelle Donne… afin de discuter ensemble des perspectives et du travail à venir. Il y a urgence : nous devons faire face aux attaques du gouvernement et à la montée de l’extrême droite. Il s’agit de nous organiser collectivement pour frapper fort.

    Des formations, des débats, du fun… 

    Bien sûr, l’université d’été est aussi un moment de formation sur des sujets variés : retour sur nos conditions de travail, alimentation, sécurité sociale, luttes antiracistes… Nous avons également abordé les questions internationales : guerre en Ukraine, génocide en Palestine, répression du peuple kanak, mais aussi montée du colonialisme, des guerres et du militarisme.

    Quel plaisir de voir tant de camarades réuniEs, faisant vivre le NPA et nos luttes dans un moment festif et familial ! Cette année, il y en avait pour les grandEs comme pour les petitEs : un premier programme pour les enfants, des événements artistiques — drag show, conférence gesticulée, projections de films… Entre alimentation végétarienne, assemblée générale des participantEs, tâches partagées, nous avons expérimenté de nouvelles pratiques pour imaginer la prochaine édition. Alors, disons-le tout de suite : à l’année prochaine ! 

    Commission université d’été

  • Le 10 septembre, reprenons la rue et dégageons Macron !

    Au lieu de tomber sous la pression de la rue, Bayrou a préféré choisir sa fin en soumettant son sort aux institutions plutôt qu’à la volonté des travailleuses et des travailleurs mobilisé.es. Son projet était clair : limiter la durée du premier arrêt maladie à 15 jours, geler la paye des agents publics et gaver l’industrie de l’armement avec des milliards tout en continuant à imposer un ordre raciste... Maintenant il veut partir avant de devoir sauter, en essayant d'étouffer au passage un mouvement spontané contre sa politique de classe. S’il veut partir le 8, qu’il parte mais qu’il ne parte pas seul ! C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons : le 10 septembre on reprend la rue et on dégage Macron !

    Une contre-attaque populaire face à la violence des classes dominantes

    Partout en France des assemblées populaires se tiennent depuis le début de l’été pour préparer la date du 10 septembre. Des réunions avec des personnes d’horizons divers : des militant.e.s politiques, syndicalistes, associatif.ve.s et des gens qui n’ont jamais milité. Toutes et tous ont en commun la volonté de s’organiser ensemble, pour tout bloquer et en finir avec les politiques qui n’ont pour but que de nous exploiter et de nous opprimer.

    Des centaines de personnes à Paris, Lyon, Bordeaux, Grenoble ou Lille, mais aussi des assemblées de plusieurs dizaines de personnes dans des zones rurales. Partout des actions de blocage ont été décidées. Les discussions font aussi ressortir une volonté d’accueillir plus largement dans le mouvement, de refuser les discours racistes et d’y organiser des moments festifs qui permettent de rassembler.

    Un mouvement à construire dans la durée

    Mais si nous voulons faire plier Macron et avancer vers un monde débarrassé de l’exploitation et des oppressions, nous ne pouvons pas nous arrêter à une seule date. Les patrons ne s’inclineront que si nous leur faisons face dans la durée, par la grève massive et la mobilisation générale sous toutes ses formes. Les préavis de grève déposés par plusieurs syndicats et secteurs pour le 10 sont un point d’appui important dont nous pouvons nous servir.

    De son côté l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires) s’est reconstituée et appelle à la grève pour le 18 septembre. Les deux dates, loin de s’opposer, peuvent au contraire donner une perspective pour poursuivre et construire le mouvement après le vote du 8 à l’Assemblée et la journée de blocage du 10 !

    C’est le moment d’y aller !

    Face à l’accélération de la crise politique, c’est le moment d’y aller, toutes et tous ensemble, travailleuses et travailleurs du public et du privé, chômeurs, jeunes et retraités !

    Après Bayrou, il faut faire tomber Macron ! Mais même ça, ne serait qu’un début. Le NPA défend la nécessité d’en finir avec la 5e République et d’en appeler à une Assemblée constituante. La base en serait les collectifs d’auto-organisation, ou toutes autres formes démocratiques qui vont émerger de la mobilisation. C’est pourquoi le NPA sera de toutes les luttes de ce mois de septembre. Le 10 n’est qu’un début : dans nos entreprises, nos lieux d’études, nos quartiers, reprenons la rue et construisons la lutte !

  • Le 10 septembre on bloque tout, le 18 on continue !

    La crise politique s’accélère à l’approche du vote de confiance du 8 septembre, qui pourrait faire tomber le gouvernement Bayrou. Deux dates de mobilisation émergent : le 10 septembre pour « tout bloquer » et le 18 septembre à l’appel de l’intersyndicale. L’enjeu : construire un mouvement durable et offensif.

    Depuis l’annonce du vote de confiance pour le 8 septembre, et la probable chute consécutive du gouvernement, la crise politique ne cesse de s’approfondir en France. Il faut d’abord en prendre la mesure : si Bayrou tombe, quatre Premiers ministres se seront succédé depuis 2022, un record sous la 5e République. Bayrou s’est ainsi vu obligé de rassurer un patronat très inquiet à l’université d’été du Medef. Dans les rangs de la majorité, certains appellent déjà à reculer sur la suppression des deux jours fériés, comme Bruno Retailleau ou Yaël Braun-Pivet. 

    Le bal des prétendants au fauteuil de Premier ministre a déjà commencé, depuis Darmanin jusqu’au Parti socialiste qui se déclare, seul et en dehors de l’alliance moribonde du NFP, prêt à gouverner. La possible dissolution de l’Assemblée nationale pourrait de reconduire une assemblée tripartite sans majorité claire ou d’ouvrir davantage la voie à l’extrême droite.

    L’heure n’est pas à chercher des réponses institutionnelles ou électorales à la crise, elle est à l’organisation et au développement de la mobilisation. Les réunions et assemblées qui se tiennent dans de nombreuses villes connaissent une dynamique ascendante et témoignent de la colère et de la détermination des participantEs.

    En somme, la crise politique continue et s’aggrave. Tout repose sur notre capacité à la faire exister et à l’approfondir dans la rue.

    L’appel à « tout bloquer » le 10 septembre

    L’appel à « tout bloquer » le 10 septembre est bien sûr un point d’appui pour cela. La composition sociale et politique du mouvement a été analysée par le politologue Antoine Bristielle, à partir des réseaux sociaux de la mobilisation, sur les réponses d’un millier de personnes1. Il en ressort que même si 27 % d’entre elles étaient Gilets jaunes en 2019, leur composition sociologique est différente. Il s’agit de personnes clairement politisées à gauche : aux dernières présidentielles, 70 % ont voté LFI, 10 % NPA. Elles ont ensuite un profil plus jeune, mieux intégré et plus diplômé que la moyenne. Néanmoins, certains liens peuvent être faits avec les Gilets jaunes — ainsi, les personnes mobilisées proviendraient plus des petites et des moyennes communes que des métropoles, exprimeraient une grande défiance vis-à-vis de la politique traditionnelle, en particulier des partis, et hésiteraient sur leurs buts et leurs moyens d’action (lire page 10).

    LFI s’est tout de suite insérée dans cette mobilisation en appelant à la grève générale pour le 10 septembre. Plus récemment, Solidaires, la CGT et la FSU s’y sont jointes. L’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires) a réussi quant à elle à se reconstituer de manière unitaire et à sortir un communiqué et un appel commun à la mobilisation pour le 18 septembre. Bien que l’inter­syndicale ne soutienne pas explicitement la date du 10, ce qui est regrettable, il faut se saisir de la date du 18 car le projet de loi de finances ne tombera pas le 10 au soir. Les deux dates ne doivent pas être construites en opposition, mais ensemble, ce qui implique aussi que l’intersyndicale, de même que l’ensemble de la gauche sociale et politique, s’empare de la date du 10.

    Tout l’enjeu est donc de construire dans la durée, au plus près des collectifs de travail et à travers l’auto-organisation un mouvement puissant qui puisse gagner sur nos revendications. En un mot : le 10 on bloque tout, et le 18 on continue !

    Le 10 septembre, une étape clé dans un mouvement encore à construire

    Face à une telle crise politique, à une telle accélération de la situation, le signal doit être donné que c’est le moment d’y aller, toutes et tous ensemble ! Le mouvement va s’inscrire dans la durée. Nous devons donc construire les cadres d’auto-organisation : sur nos facs, sur nos lieux de travail, dans nos quartiers, nous constituons les AG de celles et ceux qui luttent et se mettent en grève. Sans tomber dans la substitution : c’est bien sûr aux grévistes de décider des suites de leur grève. Enfin, nous devons donner un horizon politique à la mobilisation. Après Bayrou, Macron doit tomber. Mais au-delà, le NPA portera la nécessité d’en finir avec la 5e République et d’en appeler à une Constituante. La base pour cela, ce sera bien sûr les organes d’auto-organisation qui auront émergé de la mobilisation.

    C’est pourquoi le NPA sera de toutes les luttes de ce mois de septembre. Le 10 n’est qu’un début, construisons la suite !

    Comité exécutif du NPA-l’Anticapitaliste

  • Réchauffement climatique : effets cumulés, désastres assurés !

    En 2025, les catastrophes climatiques s’enchaînent, aggravées par les effets cumulés du réchauffement global, la fuite en avant du capitalisme et l’inaction des États. De plus en plus de scientifiques mettent en cause le modèle capitaliste et son incapacité à apporter des solutions à la crise écologique mondiale.

    Lire la suite

  • Dégageons par la rue Bayrou, Macron et la 5e République !

    En choisissant de demander un vote de confiance à l’Assemblée nationale dès le 8 septembre à propos de la dette publique, Bayrou accélère la crise de régime ouverte depuis la mobilisation contre la casse des retraites.

    Il montre ainsi à quel point ce pouvoir est isolé et minoritaire dans le pays, effrayé par les mobilisations qui se préparent. Car, c’est bien sous la pression du 10 septembre et du mouvement « Bloquons tout », rejoint par des franges significatives du mouvement syndical, que Bayrou a décidé de prendre le risque de la censure dès la rentrée. Cette décision montre que la peur change de camp et doit nous donner confiance pour la suite ! 

    Bayrou dégage le 8 ! Le 10, dégageons Macron et imposons une autre politique !

    Pour que la crise politique ne profite pas au RN ou à un gouvernement d’alliance avec celui-ci, le mouvement qui va démarrer le 10 septembre devra se poursuivre. Notre perspective est celle d’un grand mouvement d’ensemble, appuyé par les organisations sociales et politiques et notamment les organisations syndicales, qui ont un rôle majeur pour préparer et construire les grèves nécessaires et centrales afin de gagner. Au-delà, ce mouvement peut et doit devenir celui qui mettra un coup d’arrêt à la crise sociale, politique, démocratique et environnementale. Pour cela, reprenons la rue le 10 pour retrouver l’initiative et imposer notre gouvernement, un gouvernement au service de toutes et tous, avec un programme de rupture démocratique, écologique et sociale à même de répondre à nos besoins.

    La violence du programme austéritaire voulu par Macron est sans précédent. Elle va pousser à la misère des milliers de personnes sur tout le territoire, elle va finir de détruire ce qui reste de nos services publics essentiels, l’éducation, l’hôpital. La réponse de notre camp social doit être à la hauteur de la colère qui gronde dans les villes, les villages et les quartiers du pays. Par leur manœuvre politicienne, Bayrou et Macron cherchent à désamorcer la mobilisation sociale qui s’annonce. Partout dans le pays la mobilisation s’organise. Amplifions la préparation de la journée du 10 septembre et construisons les suivantes. La gauche sociale et politique doit se retrouver dans la rue le 10 septembre et prolonger la mobilisation. Partout dans le pays, des assemblées générales des secteurs en luttes et des réunions publiques doivent s’organiser pour étendre et inscrire la mobilisation dans la durée. Ces initiatives permettraient d’alimenter la mobilisation et de reprendre nos affaires en main. Il est temps d’en finir avec la 5e République moribonde et le présidentialisme. Il est temps de construire le chemin pour un gouvernement de rupture qui émane des mobilisations des classes populaires.