La chute express du gouvernement Lecornu accentue l’illégitimité d’un pouvoir à bout de souffle. Face à la crise de régime, seule l’unité de notre camp social et la mobilisation populaire peuvent empêcher le RN d’en tirer profit.
Actualités nationales... - Page 21
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Pour en finir avec ce régime en crise, unité et mobilisation populaires !
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Du front républicain au front national...
L’extrême droite est la principale bénéficiaire du pourrissement institutionnel. Si on le laisse faire, Macron, incapable de trouver un gouvernement qui puisse durer, devra pousser toujours plus loin ses alliances vers la droite, jusqu’à amener le RN au pouvoir. Cela a déjà commencé.
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Les peuples se lèvent pour stopper le génocide du peuple palestinien !
Deux millions d’Italiens et d’Italiennes en grève et dans la rue pour exiger de réelles sanctions contre l'État génocidaire israélien ! Ce vendredi 3 octobre, l’Italie a montré aux peuples européens qu’il était possible de construire une vraie mobilisation de solidarité internationaliste, en mettant pour la première fois en difficulté le gouvernement Meloni.
Les États occidentaux sont complices des crimes de Netanyahou
Depuis deux ans, aucune mesure sérieuse n’a été prise contre les crimes du gouvernement israélien. La Cour pénale internationale a lancé en novembre 2024 un mandat d’arrêt contre Netanyahou pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, mais les gouvernements occidentaux refusent de le mettre en application. C’est le cas de la France, qui par quatre fois a laissé Netanyahou survoler le territoire français.
Les enfants palestiniens n’ont que faire des grandes déclarations à l’ONU. Ils ont besoin que des sanctions concrètes soient prises contre Israël. À quoi sert-il que Macron reconnaisse un « État de Palestine », s’il continue de vendre des armes à Israël ? Rendu public il y a un mois par Mediapart, le rapport 2025 du ministre des Armées Lecornu explique que les exportations françaises d’armes vers Israël sont en plein boom, avec un total de 27,1 millions de commandes militaires en 2024.
Les peuples se soulèvent contre le génocide !
Depuis cet été, le mouvement international contre le génocide a pris une nouvelle ampleur. Outre l’Italie, où les journées massives de mobilisation se succèdent, l'État espagnol connaît une mobilisation de masse, qui a contraint les organisateurs de la Vuelta à arrêter en septembre le Tour d’Espagne, avant que le gouvernement espagnol n’annonce que l’équipe « Israël-Premier Tech » ne serait plus autorisée à participer à une course cycliste sur son sol. En Espagne, comme en Italie, aux Pays-Bas et en Angleterre, de nouvelles manifestations de masse ont eu lieu samedi 4 octobre.
Le mouvement de solidarité a trouvé son expression la plus forte dans les flottilles pour Gaza. Netanyahou en a profité pour fouler une nouvelle fois aux pieds le droit international : les bateaux ont été attaqués dans les eaux internationales et les militantEs arrêtéEs en toute illégalité. Sous la pression de leurs populations, de nombreux gouvernements européens ont dénoncé ces actes de piraterie… pendant que le gouvernement français se limitait à déconseiller à ses ressortissantEs de participer aux flottilles. Plus grave encore, Macron a fait interdire des rassemblements de soutien à la flottille et sa police les a parfois violemment dispersés, comme cela a été le cas à Toulouse. Cette complicité du gouvernement français est insupportable, mais l’Italie et l’Espagne nous montrent le chemin : nos luttes peuvent contraindre notre gouvernement à changer de position !
Stop au génocide ! Free Palestine !
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Lettre aux organisations fondatrices du NFP...
Cher·es camarades,
Il y a plus d’un an, nous avions réussi à rassembler et à mettre en mouvement l’ensemble des forces sociales et politiques (partis, syndicats, associations) de notre camp pour les législatives de juin 2024. Le NPA-l’Anticapitaliste a été partie prenante de cette campagne dans la circonscription de Carcassonne, avec la candidature de notre porte-parole Philippe Poutou, et dans l’ensemble des circonscriptions où nos militant·es ont battu le pavé et construit ces campagnes. C’est à ce titre que nous nous adressons à vous aujourd’hui.
Alors que la crise politique et sociale devient de plus en plus aiguë, Macron, plus faible et plus illégitime que jamais, ouvre à nouveau une crise majeure dans le pays en s’accrochant au pouvoir. Il pave la voie au Rassemblement national et à ses idées, dont les réponses racistes et autoritaires tentent une partie de la classe dominante.
Face au danger de l’arrivée au pouvoir de l'extrême droite, nous avons le devoir de mettre tout en œuvre pour l'empêcher et pour construire une alternative. Il nous faut retrouver la voie d’une unité très large sur la base du programme que nous avions défendu dans le cadre du NFP. Ces revendications ont été portées par des millions de travailleurs·euses et par la jeunesse lors des mobilisations des 10 et 18 septembre, et encore le 2 octobre dernier avec l’ensemble des syndicats, associations, collectifs et les Assemblées « Bloquons tout ». Ces revendications (retraite à 60 ans, augmentation des salaires et des minima sociaux, plafonnement des loyers, interdiction des licenciements, justice fiscale, sociale et écologique, refus du militarisme…) sont clairement majoritaires dans le pays. Elles doivent être mises en œuvre pour faire face à l’urgence sociale et écologique.
Dans un tel contexte, nous avons toutes et tous une grande responsabilité mais, en tant que forces fondatrices du NFP, vous avez une responsabilité particulière. Plutôt que de diviser les forces, il est au contraire indispensable de faire renaître la dynamique du Nouveau Front populaire : une dynamique d’unité, qui rassemble le social et le politique, soit l’ensemble des forces de notre camp. Faire le choix de rassembler une seule partie des organisations du NFP, c’est au contraire nous condamner à la catastrophe.
Toutes les forces sont nécessaires pour changer le rapport de forces : militant·es de la gauche politique, syndicalistes, militant·es pour la Palestine, abstentionnistes, déçu·es de la politique, etc. Tout doit être fait pour faire débattre, organiser, mettre en mouvement l’ensemble de la gauche, de notre camp social et du mouvement ouvrier dans les batailles qui sont devant nous.À ce titre, nous déplorons la décision d’exclure certaines organisations parties prenantes du NFP des discussions qui ont eu lieu ce mardi 7 octobre. Nous réitérons notre proposition d’une rencontre prochaine réunissant l’ensemble des forces qui ont participé au NFP. Dans l’immédiat, nous souhaitons participer à la réunion appelée notamment par les Écologistes et LFI ce mercredi 8 octobre, qui, selon les formulations publiées, s’adresse à l’ensemble des forces parties prenantes du NFP. Nous devons préparer toutes et tous ensemble la riposte sociale et politique nécessaire pour mettre un terme à la politique de Macron et pour barrer la route à l’extrême droite.
Veuillez croire, cher·es camarades, en l’expression de nos sentiments unitaires et anticapitalistes sincères.
Le Comité exécutif du NPA-A
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Soutien aux sept de Bayonne...
Mardi 7 octobre, se tient au tribunal judiciaire de Bayonne le procès contre sept militantEs poursuiviEs pour avoir organisé une action de désobéissance civile revendiquée : aider des migrantEs à traverser la frontière entre le Pays basque sud et le nord. Ils et elles risquent dix ans d’emprisonnement et 250 000 € d’amende.
Depuis 2018, la présence policière à la frontière au Pays basque s’est intensifiée. Les contrôles d’identité racistes et les expulsions à chaud se multiplient. Contre la politique répressive et raciste des États, qui cible les migrantEs fuyant les guerres et la misère, c’est la population qui s’auto-organise pour résister et venir en aide.
La mobilisation populaire finira par payer. Près de 40 000 personnes, ainsi que 80 organisations, ont signé des actes d’auto-inculpation dans le cadre de la campagne « J’accuse », qui a pour but de rendre visible cette criminalisation de la solidarité et de retourner l’accusation contre l’État français pour sa politique criminelle et meurtrière aux frontières.
Le NPA-l’Anticapitaliste a été partie prenante de cette campagne depuis le début et se tient aux côtés des camarades poursuiviEs en justice. Notre direction politique a voté en juillet son auto-inculpation et sa participation nationale à la campagne « J’accuse ».
Nous exigeons la relaxe immédiate des sept camarades accuséEs et jugéEs pour des faits qui ne constituent pas un crime.
Nous dénonçons une fois de plus les politiques migratoires racistes et xénophobes de l’État français et de l’Union européenne, ainsi que la persécution et la criminalisation des personnes migrantes.
Nous exigeons la régularisation de tous les « sans-papiers » et l’ouverture des frontières.
Le NPA-l’Anticapitaliste appelle à participer au rassemblement qui aura lieu le 7 octobre, devant le tribunal de Bayonne, à 13 h, en soutien aux sept militantEs poursuiviEs.
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Contre les agressions négrophobes à Lyon...
Le 26 septembre des agressions négrophobes ont accompagné la Biennale de Lyon : trois artistes NoirEs ont été cibléEs dans un restaurant, insultéEs puis suiviEs et agresséEs par un groupe de jeunes hommes, justifiant leur attaque par leur soutien à Trump.
Cette attaque rappelle la chasse à l'homme négrophobe dont un village de la Creuse a été le théâtre cet été. Les insultes proférées, les coups portées et la traque qui s’en est suivie sont la marque d’une extrême droite en roue libre et d’un racisme plus décomplexé que jamais.
Le NPA-L’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux victimes et dénonce les agressions qu’elles ont subi. Celles-ci s'articulent à une série de violences négrophobes survenues ces dernières années en France (lynchages, attaques aux couteau, agression sur les terrasses).
La publicisation récente des intimidations de la police française à l'encontre de celleux qui dénoncent le racisme en Guyane manifeste clairement les effets des politiques coloniales, et le rôle de premier plan que jouent nos institutions, et en particulier la police dans la légitimation de l'ordre racial.
Tout cela ne serait pas possible sans la participation pleine et entière de l’État et du gouvernement français à un racisme systémique qui opprime les personnes racisées. En menant une politique de stigmatisation, en glorifiant son passé colonial, en criminalisant les migrantEs venuEs d’Afrique, en externalisant avec l’Union Européenne les politiques migratoires et en armant toujours plus une police toujours plus raciste, l’État et le gouvernement français fabriquent et nourrissent la négrophobie.
Le NPA-L’Anticapitaliste appelle l’ensemble des organisations engagées dans l’antiracisme (collectif, syndicats, partis politiques) à prendre la mesure de la fascisation de la France et à y opposer dans l’unité toutes les formes d’autodéfense populaire nécessaires pour y mettre un coup d’arrêt.
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Après Lecornu, imposons par nos luttes un gouvernement populaire de rupture !
Trois petits tours et puis s’en vont. À peine arrivé, voilà le gouvernement Lecornu déjà reparti. Près d’un mois après sa nomination, Sébastien Lecornu avait dévoilé un gouvernement fait de revenantEs et de morts-vivants : Darmanin, Retailleau, Dati, et même Le Maire… Douze heures plus tard, Lecornu a donc posé sa démission : il signe le mandat le plus court de Premier ministre de la 5e république, symbole d’une crise politique qui s’approfondit et s’accélère.
Macron incarne un pouvoir illégitime, moribond, faible et détesté. À chaque jour qui passe, la crise de régime s’approfondit. Macron est incapable aujourd’hui de trouver un gouvernement qui puisse durer plus de quelques jours. Dans ce contexte, il devra pousser toujours plus loin ses alliances vers la droite, jusqu’à amener le RN au pouvoir. Qu’il le fasse en nommant un Premier ministre RN ou en dissolvant l’Assemblée nationale, sa seule feuille de route est de poursuivre la politique de l’offre au service des plus riches et du patronat. Le RN mènera des politiques violemment anti-migrantes, racistes et liberticides mais aussi ouvertement favorables aux classes dominantes, Le Pen et Bardella ont depuis longtemps donné tous les gages au patronat et au Medef.
Alors que Macron s’était présenté en 2017 comme le prétendu rempart face à l’extrême droite, il lui aura ouvert la voie durant ses deux mandats. Sa responsabilité est totalement engagée dans la crise que nous vivons. Il ne lui reste plus qu’une chose à faire : partir !
Demain ou dans quelques jours, le RN et derrière lui toutes les forces les plus réactionnaires, autoritaires et racistes de ce pays peuvent prendre le pouvoir (comme elles l’ont déjà déjà fait aux États-Unis, en Russie ou encore en Israël). Face à cette perspective sinistre, le NPA-l’Anticapitaliste appelle l’ensemble de la gauche sociale et politique à discuter et à se retrouver d’urgence pour préparer la victoire de notre camp et faire barrage à l'extrême droite. En premier lieu, il faut renforcer les mobilisations qui vont venir après celles, réussies, du 10 et du 18 septembre. Organisations politiques, forces syndicales, associations, « Bloquons tout », nous devons marcher ensemble autour d’un programme qui est majoritaire dans la population : le programme du NFP et les revendications que l'intersyndicale a portées pour le 18 septembre constituent une base pour un gouvernement populaire de rupture.
Dans l’unité la plus large, les travailleurs et travailleuses, comme la jeunesse doivent reprendre l’offensive et imposer par leurs mobilisations une véritable rupture sociale, démocratique et environnementale.. Nos mots d’ordre pour en finir avec Macron et la 5e République : unité des forces de gauches sociales et politiques, grève générale, gouvernement des travailleurs et constituante ! Tout doit être mis en œuvre afin que ces revendications majoritaires dans la population puissent être réalisées au plus vite: un véritable partage des richesses, la taxation des riches, l’interdiction des licenciements, la retraite à 60 ans, le développement des services publics et des gratuités, la hausse des salaires, des pensions et de tous les minimas sociaux !
Reprenons la rue toutes et tous ensemble !
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L’économie française en stagnation, sous perfusion de l’État...
La croissance annuelle du PIB dépassait régulièrement les 6 % avant les années 70, puis 4,5 %. Depuis la crise de 2008, elle ne redécolle plus, restant autour des 3 %. La croissance des États-Unis n’a plus dépassé ce chiffre, hors reprise post-Covid. Elle ne serait que d’1,7 % en 2025. La Chine s’en sort mieux dans l’absolu, avec une croissance de 5 % en 2024, mais qui baisse fortement chaque année, alors qu’elle dépassait régulièrement les 10 % avant 2008.
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Rentrée sociale : faire monter la pression pour gagner !
On a rarement vu émerger spontanément des dates de mobilisation au cœur de l’été ! C’est pourtant ce qui s’est passé avec le 10 septembre, et des assemblées se sont tenues dans de nombreuses villes en plein mois d’août, réunissant des dizaines voire des centaines de personnes. La colère gronde manifestement mais le poids des défaites des dernières années, les pertes de repères, pèsent significativement sur les possibilités de son expression dans un mouvement collectif.
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10-18 septembre : le bon format pour la révolte...
L’été et la rentrée sont marquées par la conjonction des crises actuelles : écologique, économique, sociale et politique. Notre camp social commence à relever la tête avec le mouvement Bloquons tout le 10 septembre et la grève interprofessionnelle du 18 septembre. La solution est entre nos mains, en approfondissant les crises pour renverser ce système.
L’été 2025 a été un des plus chaud jamais enregistré. Outre la canicule planétaire, les forêts ont brûlé en France et dans le monde. Des pluies diluviennes meurtrières se sont abattues au Pakistan et dans le sous-continent indien. De quoi convaincre le dernier des climato- sceptiques qu’il est urgent d’agir pour lutter contre la crise climatique. Le génocide a continué en Palestine, même l’ONU s’en est émue. Et rien n’est fait, ou si peu, par nos dirigeants pour y mettre un terme. Des flottilles de la liberté se sont élancées pour apporter des vivres aux gazaoui·es, nous leur souhaitons de réussir. À l’abri dans les bureaux climatisés de Matignon, Bayrou se souciait aussi peu de cela que des agressions de Bétharram et confirmait ses réformes d’austérité. Pour économiser 43,6 milliards d’euros, il planifie des réformes validistes de la prise en charge des soins, de l’augmentation de la franchise sur les médicaments et les consultations médicales, le contrôle accru sur les médicaments et consultations afférentes aux affections longue durée (ALD), sans compter le gel des salaires et pensions des fonctionnaires. Pour récupérer 14 milliards, loin de taxer les profits, Bayrou envisage de ne plus indexer l’impôt sur l’inflation, ce qui fera entrer 400 000 foyers dans l’impôt et, cerise sur un gâteau empoisonné, de supprimer deux jours fériés. Voilà ce qui l’a conduit à sa perte.
Alors, disons-le clairement : nous refuserons tout mic-mac gouvernemental qui voudra faire passer par la fenêtre la moindre proposition d’austérité du plan Bayrou !
Tout bloquer, en grève : reprenons la rue !
Les mobilisations sociales en cours sont de deux ordres. D’une part le mouvement Bloquons tout, qui emprunte aux Gilets jaunes leur envie d’en découdre avec le pouvoir et Macron et l’occupation de lieux emblématiques tout en s’en distinguant par son refus de tout confusionnisme raciste, et d’autre part l’appel internsyndical à la grève qui pose la question de qui crée de la richesse et de la mainmise du patronat sur les profits. De notre point de vue, rien n’oppose ces deux cadres, bien au contraire : ils se renforcent et mettent au centre la question clé de la démocratie (qui décide ? pour qui ? pour en faire quoi ?). Nous consacrons notre dossier à Ernest Mandel, mort il y a trente ans, infatigable théoricien marxiste et figure importante de la 4e Internationale, qui met justement en avant l’importance de l’hypothèse de la grève générale active (lire l’article de Sandra Cormier, p. 18) pour la prise du pouvoir par les exploité·es et les opprimé·es. Cette prise du pouvoir ne peut se faire qu’en repensant les lieux de démocratie directe (entreprise, école, hôpitaux, quartiers…) comme le montre l’article de Léon Crémieux (p. 22). Dans ce cadre, le parti est un soutien et un aiguillon pour notre classe (lire l’article d’Antoine Larrache, p. 15) et la jeunesse (lire l’article de Raphaël Greggan, p. 26). Outre son analyse de la situation économique (lire l’article de Simon Saissac, p. 11), Mandel a livré une analyse fine du fascisme qui reste d’une brûlante actualité (lire l’article d’Hafiza b. Kreje, p. 29) dans la situation instable de la période.
Approfondir la crise
Face à celles et ceux qui veulent préserver le système capitaliste, qui veulent sauver les maigres marges de manœuvre qui lui reste avant de sombrer, nous répondons que nous ne voulons plus des miettes, mais que nous exigeons maintenant tout le gâteau ! Nous voulons approfondir la crise politique, mais surtout étendre les foyers de résistance, pour résoudre les crises écologique, économique et sociale, en récupérant les profits que les capitalistes font sur notre dos et en mettant fin aux oppressions (sexistes, racistes, LGBTphobes) qui tuent et entretiennent le système. L’État n’est pas neutre dans la crise actuelle. Macron doit démissionner. Nous défendons le programme du NFP comme base d’unité de notre camp social, dans toutes les élections qui se présentent. Nous voulons un Nouveau front populaire vivant, adossé aux luttes sociales, tout en restant conscient·es qu’il n’y aura pas de solution totale dans le cadre de ce système.
Macron démission !
Il n’y a pas de mouvement social sans un mot d’ordre clair. Nous refusons la cure d’austérité de ce gouvernement et des suivants. Nous voulons des augmentations immédiates de nos salaires et de nos retraites, nous voulons un partage du travail entre nous toutes et tous, avec des augmentation des salaires et des retraites. Si cela signifie rogner sur les profits, alors c’est ce que nous ferons, tous ensemble, comme le rappelle la chanson «El Pueblo Unido Jamás Será Vencido».