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Actualités nationales... - Page 24

  • Contre la guerre et la dictature, solidarité avec les peuples d’Iran !

    Les États-Unis ont rejoint Israël dans la guerre contre la République islamique d’Iran. Illégitime et illégale au regard du droit international que les grandes puissances invoquent quand il s’agit de défendre leurs intérêts, cette guerre mène le Moyen-Orient vers la catastrophe.

    Téhéran et de nombreuses villes sont bombardées quotidiennement. Ces attaques visent des cibles militaires mais aussi des zones résidentielles. Il y a des centaines de morts dans la population civile, des milliers de blesséEs, des dizaines de milliers de déplacéEs.

    Israël détruit des infrastructures civiles. Ses attaques contre les dépôts de carburant et les raffineries causent des dégâts majeurs.

    Les bombardements israélo-étatsunien contre les installations nucléaires, contraires au droit international, menacent de provoquer des dommages écologiques et humains irréversibles.

    Une menace pour l’ensemble des peuples du Moyen-Orient

    Alors que la politique criminelle de Netanyahou provoque un rejet massif partout dans le monde, cette agression est aussi une tentative de détourner l'attention du génocide en cours à Gaza. Mais cette guerre a également pour but de remodeler la région par la mise en place de régimes favorables aux intérêts israélo-étatsunien.

    Netanyahou, dont l’armée occupe une partie du Liban et de la Syrie, est une menace pour l’ensemble des peuples de la région. Lui qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international doit être arrêté au plus vite et traduit en justice. 

    Au lieu de cela, la France et les puissances occidentales lui vendent des armes, lui apportent soutien diplomatique, financier et militaire. Les États-Unis, l’État français, l’Union européenne sont complices du génocide et des guerres provoquées par Israël.

    Nous sommes solidaires des peuples qui paient un lourd tribut à cause des guerres impérialistes.

    C’est aux peuples d’Iran de décider de leur avenir

    Nous sommes au côté des peuples d’Iran, qui n’ont jamais cessé de lutter contre la dictature qu’est la République islamique. Nous sommes à leur côté face à l’agression israélo-étatsunienne. 

    Le courage des peuples d’Iran a été démontré à de nombreuses reprises lors des manifestations et mouvements de femmes, de travailleurs, de retraités, de militants écologistes, de minorités nationales.

    La République islamique profite de la guerre pour réprimer davantage la société iranienne. Cette guerre est un coup porté aux mouvements sociaux et démocratiques qui, ces derniers mois, étaient dans une phase ascendante.

    Nous soutenons les organisations et militantEs en Iran qui réclament l’arrêt immédiat de la guerre et la fin de la République islamique. Nous soutenons toutes celles et ceux qui luttent en Iran pour l’égalité, la liberté et la justice sociale.

    Construisons un vaste mouvement contre les guerres impérialistes, le colonialisme et le militarisme !

  • Cinq militants indépendantistes Kanak libérés mais toujours déportés...

    La cour d’appel a ordonné la libération de plusieurs dirigeants indépendantistes kanak, mais leur interdiction de séjour en Kanaky et les conditions de leur libération rappellent que la répression coloniale reste intacte. La mobilisation pour l’indépendance et pour le retour des exilés doit se poursuivre.

    Le 12 juin, la chambre d’instruction de la cour d’appel a ordonné la libération de Christian Tein, président du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste), ainsi que de trois responsables de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain) : Dimitri Qenegei, Guillaume Vama et Yewa Waetheane. La cour a également confirmé la libération de Steeve Unë.

    Mais ces libérations s’accompagnent de conditions inacceptables : obligation de résider en métropole, interdiction de se rendre en Kanaky et de communiquer avec les autres misEs en examen. Ces mesures sont une atteinte grave aux libertés et une poursuite du traitement colonial réservé aux militantEs indépendantistes.

    Un désaveu pour le gouvernement 

    Cette décision l’accrédite : les accusations sont sans fondement juridique sérieux, ­motivées uniquement par la volonté politique du gouvernement Macron. Ce sont les ministres qui ont ordonné les arrestations, la déportation, et exigé le maintien en détention via le parquet. La justice, en décidant à nouveau la libération, inflige un désaveu à l’exécutif. Le NPA-L’Anticapitaliste se réjouit de ces libérations et adresse tout son soutien aux militantEs kanak et à leurs proches, contraintEs pour beaucoup de venir en métropole pour les soutenir.

    Christian Tein doit pouvoir participer aux discussions annoncées par Macron sur l’avenir institutionnel de la Kanaky. Initialement prévues pour la mi-juin, elles sont reportées à début juillet mais leur tenue même est incertaine : le gouvernement est divisé entre celleux qui souhaitent dialoguer avec les indépendantistes et celleux qui cherchent à flatter les loyalistes radicaliséEs. Ces dernierEs, opposéEs à toute perspective d’autodétermination, ont pris à partie Marine Le Pen lors de sa visite à Nouméa pour avoir évoqué un hypothétique référendum dans trente ou quarante ans.

    Poursuivre la lutte pour la libération

    Le gouvernement français doit revenir sur le coup de force engagé pour bloquer le processus de décolonisation. Le soulèvement populaire kanak a imposé un recul, qu’il faut transformer en avancée vers l’indépendance. Il est temps de renouer un dialogue autour d’un calendrier de décolonisation, dans le respect de la volonté du peuple kanak et du classement par l’ONU de la Kanaky parmi les territoires à décoloniser.

    Des mesures d’urgence sont également nécessaires pour faire face à la crise sociale profonde que traverse le pays : explosion du chômage, endettement des collectivités, infrastructures détruites par les soulèvements provoqués par l’attitude de l’État ou par les attaques des loyalistes.

    Enfin, il faut organiser le retour immédiat de touTEs les détenuEs kanak déportéEs en France, afin qu’iels puissent retrouver leurs familles et continuer à construire un avenir de liberté pour leur pays.

    CorrespondantEs

  • Assassinat de Mélanie, un drame qui soulève des problèmes de fond...

    Le meurtre de Mélanie, assistante d’éducation poignardée par un élève de 14 ans, bouleverse et interroge. Ce drame témoigne d’une société incapable de protéger, d’éduquer et de prévenir. Face aux récupérations politiciennes, il faut pointer les responsabilités structurelles, la casse des services psycho-médico-sociaux de l’Éducation nationale et l’abandon des personnels. C’est tout un modèle de société qu’il faut remettre en question.

    Une assistante d’éducation de 31 ans tuée sous les coups de couteau d’un élève de 14 ans, c’est un drame absolu. Personne ne devrait mourir sur son lieu de travail, à cause de son travail. Qu’un enfant de 14 ans ait construit le projet de tuer constitue une alerte majeure sur l’état de la société, sur la manière dont les interactions entre institution scolaire, réseaux sociaux et idéologie dominante méséduquent les enfants. Il y aurait beaucoup à détricoter pour essayer de comprendre sans raccourci ; cela dépasserait largement l’espace d’un article.

    Refuser l’instrumentalisation

    Il y a cependant un enjeu à refuser l’instrumentalisation de ce drame pour alimenter un projet politique ou pour masquer la responsabilité gouvernementales. Retailleau en profite pour relancer son combat contre les projets d’émancipation : « Depuis des années, je dénonce les ravages de cette société permissive que les beaux esprits progressistes nous avaient vendue comme un progrès. Elle devait libérer. Elle a enfanté des barbares. Ce que nous payons aujourd’hui, c’est la facture de Mai 68. » Macron prétend s’attaquer à un phénomène de « désinhibition de la violence » en voulant « réguler les réseaux sociaux ». C’est dans la continuité de Bayrou qui déclarait le 25 janvier : « La santé mentale devra être la grande cause nationale de 2025 » — comble de l’hypocrisie.

    Un système démantelé, des personnels abandonnés

    Au moment du meurtre de Mélanie, les personnels des services psycho-médico-sociaux se rassemblaient devant le ministère pour dire : « Nous refusons que nos missions soient exercées au sein de pôles médico-sociaux départementaux qui mettent en danger notre statut et nos missions. Nous refusons d’être les figurantEs d’un simulacre de politique de santé scolaire, que nos métiers soient vidés de leur sens, que les élèves soient privéEs d’un accompagnement social de qualité. » Depuis 2003, des gouvernements ont tenté d’externaliser les services psycho-médico-sociaux, ce qui couperait toute coordination entre ces services et les équipes enseignantes ou les vies scolaires. Les mobilisations ont permis de freiner ce projet mais pas d’empêcher la désorganisation de ces secteurs exsangues.

    Précarité, bas salaires et départs massifs

    Chaque année, il manque dans les collèges et lycées des centaines de postes d’infirmières et d’assistantes sociales. Ces métiers presque totalement féminisés sont très mal payés. Les assistantes sociales de l’Éducation nationale démarrent avec 170 € de moins que leurs homologues des autres fonctions publiques. Il leur faut 18 ans pour atteindre 2 000 € mensuels, contre 9 ans ailleurs. Pour les infirmières, c’est encore pire : en 2024, le syndicat FSU calculait un écart indiciaire mensuel de plus de 794 €, auquel s’ajoute un écart indemnitaire de plus de 400 €. Résultat : des départs massifs.

    Il y a urgence. Ce drame en annonce d’autres. Nous partageons ce qu’écrit le sociologue Thomas Sauvadet : « Les valeurs de notre société libérale, liées au système capitaliste, fondé sur l’intérêt personnel et la compétition sociale, ne développent pas des capacités d’empathie extraordinaires. » Il est temps de changer radicalement les priorités.

    Commission Éducation nationale

  • Il y en a marre d’Israël ! Toutes et tous au Bourget le 21 juin !

    Le régime génocidaire israélien a ouvert un nouveau front le week-end dernier en attaquant l’Iran. Des dizaines de frappes ont eu lieu contre des installations scientifiques, militaires et des dirigeants du régime. Et depuis, de plus en plus, contre des cibles civiles.

    Israël a annoncé avoir prévenu les États-Unis et se justifie en déclarant que l’Iran constitue une « menace existentielle » en cherchant à obtenir la bombe atomique.  

    En réalité Netanyahou cherchait surtout à faire échouer les négociations entre la République islamique et les États-Unis sur le programme nucléaire iranien. 

    La guerre sans limite d’Israël

    On ne peut que constater la capacité d’Israël à bombarder ses voisins sans aucune limite, grâce au soutien sans faille de l’impérialisme américain et à la complicité des États européens.  Ainsi, dès l’attaque, Macron a affirmé son soutien à Israël et la disponibilité de la France à participer à la soi-disant « défense d’Israël », c’est-à-dire à la défense de l’agresseur !

    La même semaine, le régime sioniste a attaqué le Yémen, le Liban, la Syrie et donc l’Iran.  

    Et dans le même temps, il continue à bombarder et détruire méthodiquement Gaza, à affamer et assassiner la population gazaouie, et à soutenir les actions violentes des colons en Cisjordanie.  

    Il y en a marre d’Israël ! 

    Il y en a marre de voir les images des destructions et des morts à Gaza et dans toute la région, marre de voir les puissances occidentales soutenir Israël avec une rhétorique, grossière et raciste, sur le devoir de soutenir la « seule démocratie du Moyen-Orient ». 

    En Palestine, au Liban, en Syrie, au Yémen et maintenant en Iran : Israël est l'agresseur. Le gouvernement de Netanyahou est responsable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en visant délibérément des civilEs, des journalistes, en organisant le génocide à Gaza. 

    L’agression contre l’Iran intervient alors que partout dans le monde les peuples se dressent contre le génocide et que des convois de la société civile ont tenté de briser le blocus de Gaza.  

    Nous sommes du côté des peuples qui résistent.  

    Nous demandons l’arrêt immédiat des bombardements sur l’Iran, la Syrie, le Yémen et le Liban, l'arrêt des massacres et l’entrée de l'aide humanitaire à Gaza.  

    Nous soutenons les forces démocratiques, féministes, qui s’opposent au régime dictatorial des mollahs. Celles et ceux qui luttent pour l’émancipation, l’égalité et la justice sociale, dans la suite du mouvement Femme-Vie-Liberté de 2022. Les peuples d’Iran ne pourront se libérer que par eux-mêmes.  

    Macron complice ! 

    Il y en a marre d’Israël ici aussi, marre de la répression contre la solidarité avec la Palestine, marre de Retailleau qui prépare la dissolution d’Urgence Palestine !  

    Marre de Macron qui autorise les entreprises israéliennes à venir présenter leurs armes de mort au Salon du Bourget. Que ces armes soient présentées comme « défensives » ou « offensives » importe peu.  

    Nous serons là toutes et tous le 21 juin devant leur salon d’armement, pour leur dire qu’Israël n’est pas le bienvenu.  

    Nous allons continuer à dénoncer la complicité de la France et de l’Europe avec cet État génocidaire.  

  • À Carhaix, une première victoire pour les urgences !

    Après deux ans de bataille, des collectifs de soutien et de vigilance, des habitant·es, des élu·es de Centre-Bretagne, des partis politiques dont le NPA-Anticapitaliste, et des organisations syndicales (CFDT, CGT et Sud Santé Sociaux 29), les urgences de l’hôpital de Carhaix rouvrent partiellement.

    Il aura donc fallu attendre la venue du ministre délégué chargé de la Santé, Yannick Neuder, ce vendredi 13 juin 2025, dans la capitale du Poher, après deux reports de rendez-vous, pour obtenir la réouverture et le maintien du service d’urgence.

    Une première victoire mais la méfiance reste de mise

    Il aura donc fallu deux ans de lutte malgré un protocole de sortie de crise et de développement de l’hôpital signé dès octobre 2023 par les acteurs institutionnels (préfet, ARS) et les collectivités locales (département, région, Poher Communauté…), qui engageait à deux choses : la réouverture d’un accès inconditionnel aux urgences par paliers et la consolidation du site hospitalier dans la durée.

    Yannick Neuder a annoncé que l’État s’engageait par écrit à mettre fin à la régulation des urgences de Carhaix en journée. Concrètement, cela signifie une ouverture 5 jours sur 7, de 9 h à 18 h, à partir de l’automne 2025, avec pour objectif la réouverture complète, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, d’ici au 1er novembre 2026, comme prévu dans le protocole.

    « Le ministre m’a affirmé qu’il ne ferait pas de promesse qu’il ne tiendrait pas. Je lui ai rappelé que l’ancien préfet, M. Espinasse, nous avait fait une promesse non tenue, et qu’il ne fallait pas s’étonner de notre méfiance », a rappelé Matthieu Guillemot, porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix.

    Reste à savoir quelle suite sera donnée aux 32 plaintes

    Concernant les plaintes pour « séquestration » et « violence en réunion sur personne chargée d'une mission de service public », déposées contre des élu·es et syndicalistes par la direction de l’ARS, du CHRU de Brest-Carhaix et par deux médecins à la suite de la manifestation du 14 septembre 2023 dans les locaux de la délégation départementale de l’ARS à Quimper, le procureur doit se prononcer d’ici septembre 2025. 32 défenseur·es des urgences ont été interrogé·es sous régime de garde à vue à Quimper entre mai et septembre 2024. La réouverture partielle des urgences rend encore plus légitime l’action du 14 septembre.

    Dans tous les cas, le service d’urgence de l’hôpital de Carhaix restera ouvert. La mobilisation acharnée et déterminée de la population de Centre-Bretagne, attachée à son service public hospitalier – gage d’égalité d’accès aux soins – finit par porter ses fruits. La lutte continue pour une réouverture totale, 7 jours sur 7, 365 jours par an.

    Correspondante

  • Relaxe pour les militantEs indépendantistes Kanak...

    Le 12 juin, la chambre d’instruction de la cour d’appel a ordonné la libération de Christian Tein, président du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste), et des trois responsables de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain) : Dimitri Qenegei, Guillaume Vama et Erwan Waetheane, tous sous contrôle judiciaire. Elle a confirmé la remise en liberté de Steeve Üne mais ils ont pour obligation de fixer leur résidence sur le territoire métropolitain, de ne pas se rendre en Kanaky – Nouvelle-Calédonie et de ne pas communiquer avec l’ensemble des misEs en examen.

    Ces obligations sont scandaleuses et font l’objet d’une atteinte grave aux libertés. Dans la veine du colonialisme qui la caractérise, la France use encore de la répression face à une population qui ne réclame que son indépendance.

    Le NPA-l’Anticapitaliste se réjouit de la décision de libération, qui prouve une fois de plus que les accusations étaient sans autre fondement que la volonté politique des ministres français qui avaient ordonné les arrestations, la déportation et fait appel, à travers le Parquet, de l’ordonnance des juges d’instruction… et elle signe donc une défaite pour Macron et son gouvernement colonial et répressif.

    Le NPA-l’Anticapitaliste souhaite de bonnes retrouvailles aux militants Kanak avec leurs proches qui pour beaucoup ont dû déménager à 167 000 km de chez eux pour les soutenir.

    Nous nous félicitons que Christian Tein, président du FLNKS, puisse dès lors participer aux discussions promises par Emmanuel Macron sur l’avenir de la Kanaky – Nouvelle-Calédonie, si toutefois ces discussions ont bien lieu puisque, initialement annoncées pour la mi-juin, elles sont désormais décalées au début juillet.

    L’État français doit revenir sur le coup de force qu’il a tenté pour bloquer le processus de décolonisation. Le soulèvement du peuple de Kanaky lui a imposé un recul. Il s’agit de désormais de :

    • renouer les fils de la discussion sur les voies de l’indépendance ;

    • mettre en place des mesures d’urgence pour prévenir la catastrophe sociale qui s’est ouverte au Pays avec la flambée du chômage, l’endettement du gouvernement et des collectivités, la reconstruction des infrastructures détruites du fait des provocations politiques de l’État français ;

    • organiser le retour des détenuEs kanak déportéEs en France et leur permettre de reprendre le cours de leur vie et de leurs engagements.

    Il doit finir le temps des colonies !

  • Pour protéger les océans, stoppons le chalutage de fonds !

    L’interdiction de la pêche au chalut — au moins dans les aires marines protégées — est un des enjeux majeurs de la 3e conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc3) à Nice du 9 au 13 juin. Il s’agit officiellement de mobiliser tous les acteurs pour conserver et utiliser durablement l’océan qui se dégrade à un « rythme sans précédent ».

    Le chalutage de fond est une des méthodes de pêche les plus destructrices. À l’aide de grands filets lestés de plusieurs tonnes d’acier, les chalutiers raclent les fonds marins comme des bulldozers. Les filets ramassent tout ce qu’ils peuvent sans distinction : jusqu’à trois quart des prises sont sans valeur commerciale et donc sacrifiées. 

    Le chalutage, une destruction subventionnée

    Ils détruisent les écosystèmes des fonds marins qui sont à la base de la chaîne alimentaire. Cette forme de pêche est largement soutenue par les États. Les gouvernements européens subventionnent le chalutage de fond à hauteur de 1,2 milliard d’euros par an, soit l’équivalent de la valeur des emplois créés par ce secteur. Sans ce soutien massif, la plupart des flottilles feraient faillite. 

    La création et le respect de zones préservées sont indispensables : si on lui laisse le temps de se régénérer la mer se repeuple, les populations de poissons s’y reconstituent, ce qui permet un certain niveau d’adaptation au changement climatique. Pour qu’une aire marine protégée soit efficace, il faut en exclure la pêche industrielle et en particulier le chalutage de fond. 

    Responsabilité de la France face aux lobbys de la pêche

    La France a une responsabilité particulière : elle est la deuxième puissance maritime (en raison de son importante implantation outre-mer). Mais le gouvernement français fait preuve d’une hypocrisie totale. Macron se présente comme un « avocat et champion de l’océan », alors que seul 1 % des aires « à la française » est interdit à la pêche industrielle…

    Les tentatives de préserver les océans se heurtent aux poids des lobbys de la pêche. En s’appuyant sur les difficultés des artisans pêcheurs, les multinationales de la pêche tirent les ficelles à Bruxelles et dans les organisations nationales. Elles mènent un combat de front contre les écologistes. Pour leur complaire, les pressions se multiplient contre les activistes : l’appartement de Claire Nouvian présidente de l’ONG Bloom a été dégradé, le bateau de Greenpeace Arctic Sunrise a été interdit d’accoster au port de Nice…

    Interdire la pêche industrielle

    Nous demandons la multiplication d’aires marines protégées avec interdiction stricte de la pêche industrielle, l’arrêt des subventions publiques aux pêcheries industrielles. À l’heure de l’urgente rupture écologique, le soutien aux artisans pêcheurs locaux et à l’ensemble du secteur est primordial : continuité des salaires et des revenus, mobilisation des compétences pour transformer leur activité. 

    Plutôt qu’épuiser les mers et les océans, limitons la consommation de poissons aux captures provenant des pêches de proximité. L’existence de réelles zones protégées sera aussi une protection contre la menace que constituent les projets d’extraction minière dans les grands fonds.

    Commission nationale écologie

  • Familles à la rue dans le 11e arrondissement de Paris : un toit, c’est un droit !

    Ce jeudi 12 juin, 270 personnes dont 90 enfants viennent de dormir dans la rue devant le parvis de la mairie du 11e. Depuis des semaines, ces familles vivent à la rue ou enchaînent les séjours précaires en centre d’hébergement. Cette nuit, plusieurs bébés, dont le plus jeune n’a que deux semaines, subissent l’inaction de la mairie de Paris et de l’Etat. 

    Ces familles n’ont qu’une revendication simple et vitale : l’accès à un toit. 

    Aujourd’hui, elles ont besoin de repas et de soutien. Toute aide est la bienvenue. Utopia 56 et Médecins du Monde accompagnent les personnes sur place. 

    Laisser dormir à même le sol des familles, des femmes seules avec des enfants et des nourrissons est une honte. L'indifférence de la Mairie de Paris est inacceptable. 

    Une fois de plus, par ses politiques migratoires inhumaines, l’Etat abandonne des familles entières à la rue bafouant leurs droits fondamentaux. 

    Nous appelons les organisations sociales, politiques et syndicales à aller soutenir les familles à la rue devant la mairie du 11ème. Alors que des épisodes caniculaires sont prévus ces prochains jours, nous demandons que toutes ces personnes soient placées dans un hébergement digne et permanent dès à présent et qu’elles ne soient pas obligées de passer une nouvelle nuit dehors. 

    Un toit, c’est un droit !