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Actualités nationales... - Page 23

  • Face au génocide, accueil inconditionnel des PalestinienNEs...

    Depuis le signalement de retweets antisémites d’une étudiante gazaouie par l’extrême droite et les activistes sionistes, le gouvernement français a décidé de geler les futures évacuations des étudiantEs palestinienNEs de Gaza pourtant prévus de longue date. Ces retweets, s’ils sont avérés, sont effectivement très violents et intolérables, mais ils ne peuvent pas justifier l’abandon du programme d’accueil des PalestinienNEs dans un contexte de génocide à Gaza. Pourtant, sous la pression de militants pro-Israël, le ministre de l’Intérieur s’est précipité pour attaquer en justice l’étudiante qui venait d’arriver en France, puis le ministre des Affaires étrangères a annoncé suspendre l’accueil des GazaouiEs.

    Près de deux millions de PalestinienNEs sont aujourd’hui en danger à Gaza, menacés par la famine, sous le feu d’opérations israéliennes toujours plus invasives : après deux ans de génocide, la rapidité du gouvernement français à reculer sur ces mesures d’urgence et le secours à ces étudiantEs palestinienNEs dit bien le peu de valeur qu’il accorde à leurs vies.

    La France a choisi de mépriser les vies palestiniennes, déshumanisées et criminalisées. Malgré un projet de reconnaissance de l’État palestinien, la France de Macron reste un complice actif de l’État israélien. L’agitation autour de Nour Atallah, alors que son pays d’origine est en cours de destruction, met bien en évidence la surenchère raciste du gouvernement.

    Le NPA-l’Anticapitaliste condamne la disproportion des mesures engagées par la France, tant à l’égard de cette étudiante qu’à l’égard de l’ensemble des PalestinienNes, sur la base de simples captures d’écran. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste demande la reprise immédiate des évacuations depuis Gaza telles qu’elles étaient prévues. Le NPA-l’Anticapitaliste considère que la lutte contre l’antisémitisme ne saurait passer par le consentement au génocide des PalestinienNEs. C’est au contraire par la distinction de la politique israélienne que l’antisémitisme qui se diffuse pourra être combattu. La diffusion en ligne de discours antisémites n’émane pas de quelques réfugiéEs, mais d’un antisémitisme historique en France qu’il faut combattre.

    Une fois de plus, l’alignement du gouvernement français sur les polémistes d’extrême-droite met en évidence la fascisation en cours et la volonté d’articuler l’islamophobie et le racisme anti-arabe au soutien à l’État d’Israël.

    Le NPA-l’Anticapitaliste rappelle l’urgence de la situation en Palestine occupée et appelle à l’accueil inconditionnel des PalestinienNEs. Nous appelons les universités, dès la rentrée, à se mobiliser pour l’accueil inconditionnel des étudiantEs palestinienNEs et contre la décision du ministère des Affaires étrangères. Nous dénonçons la diffusion de propagandes antisémites et l’instrumentalisation islamophobe de la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que toutes les instrumentalisations autoritaires et sécuritaires de la lutte contre l’antisémitisme et l’islamophobie d’État. Enfin, le NPA-l’Anticapitaliste appelle à la fin des opérations militaires en Palestine, à la condamnation effective du gouvernement génocidaire israélien, et à la mise en place d’aides humanitaires à la hauteur de la détresse dans laquelle se trouvent les PalestinienNEs.

  • S’organiser sur le terrain judiciaire contre la répression...

    Depuis l’élection de Macron en 2017, la répression croissante des luttes sociales met en évidence la crise profonde que traverse notre démocratie libérale, et qui transcrit politiquement celle du système capitaliste et de l’instabilité qu’elle provoque. Puisqu’elle ne permet plus aux États de maintenir les intérêts de classe sans avoir recours à l’autoritarisme et à la violence, il devient — pour une partie de la classe bourgeoise — de plus en plus réaliste d’abandonner la démocratie pour se diriger vers une gestion autoritaire, voire fasciste.

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  • Retailleau : l’ascension fulgurante de la médiocrité raciste !

    Le passage à la lumière — de ministre de l’Intérieur et chef des LR — de la part d’un insignifiant sous-fifre de De Villiers a de quoi interroger. Celle-ci s’est faite dans un contexte particulier de polarisation et de la reconfiguration de la droite française après la déroute de Pécresse en 2022 où celle-ci avait fait moins de 5 %. Mais bien sûr elle trouve son origine antérieurement via le tournant Sarkozy en 2007 qui pensait avoir « siphonné » les voix du RN en adoptant son discours raciste.

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  • Clivages raciaux et islamophobie dans la répression du gouvernement...

    L’assassinat d’Aboubakar Cissé dans la mosquée de Grand-Combes a constitué un moment important dans la prise de conscience de la gravité de l’islamophobie : si sa centralité ne faisait pas de doute, la menace existentielle qui pèse sur les musulmans et les musulmanes est désormais évidente. Face à cette menace, la mobilisation peine encore à se construire et il nous faut revenir sur nos tâches pour remédier à cette ornière.

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  • Lutte contre l’antisémitisme : faisons le point...

    La montée de l’extrême-droite et le péril fasciste dans le monde font de l’antiracisme un enjeu central au cœur de l’ensemble de nos luttes. L’agression le 25 avril d’un homme visiblement Juif adossée à des représentations antisémites souligne la réalité très concrète de l’antisémitisme en France. Si nous plaidons depuis longtemps pour la convergence des luttes et l’unité du mouvement ouvrier, l’articulation de l’antiracisme à nos luttes se pose désormais comme une urgence politique, en raison d’une part de la pression sur notre droite et dans le camp adverse, et d’autre part par la nécessité d’actualiser un marxisme dont la matrice reste nettement eurocentré. Il faut donc faire le bilan de la séquence qui vient de se terminer.

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  • Dépendance et capitalisme souterrain  : que sont exactement ces maux qui font souffrir nos quartiers ?

    Le NPA-A soutient depuis longtemps une politique de dépénalisation de la consommation des stupéfiants : il y a néanmoins plus à dire sur la consommation de drogues pour construire une politique qui soit réellement en faveur des quartiers populaires. Pour l’expliciter, il faut revenir sur la place que prennent les drogues dans le quotidien des banlieues, incarner le propos et identifier le rôle politique qu’elles jouent. 

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  • Le double objectif de la répression à l’université...

    année 2024, cette répression a atteint un pic avec l’utilisation ssytématique de la police pour évacuer les manifestations de protestation sur le génocide. Une répression d’État jusqu’au plus haut niveau car Laurent Wauquiez président de région a ordonné la suppression des subventions de l’université Lyon 2 pour soutien à la Palestine et islamo-gauchisme. Il ne faut pas sous-estimer le précédent que cela crée — qui est d’ailleurs une copie des menaces de Trump sur l’université d’Harvard. Pour Trump et son administration, Harvard est une institution antisémite parce que des étudiant·es se sont mobilisé·es pour la Palestine.

    L’instrumentalisation de l’antisémitisme a également fait une avancée pour museler les universités. En effet, il s’agit bien entendu de la raison principale évoquée pour interdire et censurer les voix pro palestiniennes.

    En particulier, au sujet de la loi censée lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, la députée  Caroline Yadan a introduit un amendement durant l’examen en séance pour que la définition de l’antisémitisme soit celle de IHRA et qui assimile certaines critiques d’Israël et de sa politique à une nouvelle forme d’antisémitisme. De plus, l’article 3 crée par le recteur une section disciplinaire régionale externe à l’université, qui peut être saisie sur demande de la présidence, et qui peut sanctionner des faits « portant atteinte au bon fonctionnement de l’établissement » ou des faits « en dehors de l’établissement ayant un lien avec ». Il s’agit d’une réponse répressive pour faire taire les mobilisations palestiniennes dans un premier temps et les mobilisations étudiantes dans un second.

    Le texte final issu de la commission paritaire a certes exclu la définition de l’IHRA, mais a gardé toutes les dispositions liberticides de l’article 3. C’est une atteinte très grave puisque cela va accélérer les sanctions (comme l’interdiction d’accès à certains bâtiments), les exclusions et la répression des étudiants et étudiantes qui se mobilisent dans les universités et font vivre la solidarité internationale. Cependant, il ne faut pas sous estimer que les étudiant·es juifs.ves peuvent subir de l’antisémitisme à l’université comme dans le reste de la société, les discours qui amalgament l’antisionisme et l’antisémitisme en sont aussi responsables, qu’il y a un vieil antisémitisme de l’extrême-droite bien ancré sur les universités : saluts nazis, jeu de cartes antisémites, croix gammées... Plusieurs affaires récentes impliquant des responsables de l’UNI nous rappellent qui nourrit l’antisémitisme.

    Il ne reste que l’hypocrisie des directions universitaires faisant semblant de verser des larmes sur le sort de Gaza tout en interdisant toute expression de solidarité.

    Hypocrisie du gouvernement

    Cette hypocrisie vient d’en haut. D’ailleurs les directives sous forme de circulaires — sur l’expression de l’antisémitisme par exemple — ou même le rapport de déontologie commandé par le gouvernement qui insiste sur le fait que les universités ne choisissent pas en autonomie leurs partenaires scientifiques. Cet argumentaire du rapport de déontologie visait essentiellement à justifier le maintien des collaborations universitaires avec Israël, insistant — de manière complètement hallucinante — sur le fait que les universités devaient suivre les directives stratégiques de la France, tout en insistant sur les libertés universitaires qui sont censées justifier le partenariat avec Israël.

    Cette hypocrisie et ce double langage sur les libertés universitaires s’est particulièrement illustré lors du mouvement Stand Up For Science. L’attaque sur la recherche publique de l’administration Trump s’est faite avec une brutalité et une violence sans précédent. Des chercheuses et chercheurs licencié·e·s du jour au lendemain, des subventions supprimées sans préavis, fermeture des applications de support (comme les mails) interdictions de voyager etc.  tout un ensemble de mesures hallucinantes qui ont complètement décimé un grand nombre de laboratoires de recherches étatsuniens. Cette violence est d’autant plus ressentie comme absurde vu le passé stratégique de financement massif de la recherche fondamentale via l’argent public aux États-Unis. Il a pris pour cible les secteurs de la recherche détestés par la droite : sur le racisme et l’inclusion (DEI) mais également sur le réchauffement climatique et évidemment toutes les études sur les potentiels impacts d’industrie polluantes. La dérégulation néolibérale atteint le sommet de se rendre totalement aveugle aux problèmes pour ne pas avoir à réglementer sur ceux-ci.

    Il s’agit également de faire pression sur les universités considérées comme bastion de gauche — comme Harvard évoqué ci dessus — selon la même double logique.

    Comme pour la Palestine, il y a eu une réponse à ces attaques par les milieux académiques américains. Stand up for Science a réussi à agréger des dizaines de milliers de chercheurs et chercheuses dans le monde. Des milliers de manifestations et happenings ont eu lieu lors du mois de mai, notamment parmi une population qui ne se mobilise plus depuis des années. Cette mobilisation a permis un démarrage — en fin d’année universitaire malheureusement — d’un mouvement initié par les étudiantes sur la question du budget.

    En effet, la colère a notamment été autorisée par Macron et des annonces d’accueil. Le même week-end ou des coupes de plusieurs centaines de millions d’euros du budget de la recherche ont été annoncées, l’Elysée déclarait : « Le Président de la République a porté une vision où la recherche devient un levier d’indépendance, de compétitivité et de souveraineté ». Comme on l’a vu ce discours masque mal surtout un contrôle politique de l’université sous couvert d’indépendance. Ce discours a d’ailleurs été repris par bon nombre de présidents d’université alors qu’ils et elles accompagnent et gèrent les politiques gouvernementales bien souvent avec enthousiasme.

    Il reste que même s’il a été timide le mouvement suite à Stand Up For Science montre que potentiellement il existe une volonté de se mobiliser notamment chez les étudiantes et étudiants. Les conditions d’étude se sont tellement dégradées depuis une vingtaine d’années et il y a eu une perte de tradition de lutte à l’université ce qui fait que l’université n’est plus le bastion de contestations que cela a été. Mais malgré la répression et l’atomisation, il y a quand même quelques points d’appui qui font qu’on peut espérer un renouveau d’une génération qui va lutter politiquement pour l’émancipation au sein des universités. 

    Édouard Soulier et Mathilde Millat

  • La solidarité avec la résistance ukrainienne, un impératif pour la gauche...

    L’invasion de l’Ukraine par la Russie, déjà responsable de plus d’un million de victimes, n’est pas près de s’arrêter. Réponse à quelques arguments qu’on entend trop souvent et qui cherchent à délégitimer la solidarité.

    Car, malgré l’offensive d’un régime néofasciste contre un peuple, nombreuses sont les forces de gauche qui, lorsqu’elles ne s’y opposent pas explicitement, sont réticentes à s’inscrire dans le mouvement de solidarité internationale avec l’Ukraine. 

    Relation des impérialistes avec la Russie

    Premier argument : l’Ukraine serait « gangrénée par des nazis et des fascistes », ce qui correspond mot pour mot à la propagande déployée par Poutine pour légitimer son invasion. Dans la réalité ukrainienne, les forces apparentées à l’extrême droite ont réalisé 2 % des voix aux dernières élections législatives de 2019. Si l’on ne peut nier la dangerosité des groupes d’extrême droite présents au sein de l’armée, ils représentent une infime minorité des 900 000 agentEs que compte l’armée ukrainienne. Il y a ici une responsabilité décisive de la gauche européenne à montrer un soutien sans ambiguïté. L’extrême droite en Ukraine s’appuie sur ce refus de solidarité de la part de la gauche internationale pour délégitimer les courants progressistes. Une capitulation de l’Ukraine accompagnée de la perte des territoires occupés par l’armée russe conduirait au renforcement et à l’exacerbation du nationalisme promu par l’extrême droite.

    Deuxième argument : la ­responsabilité de l’Otan et des impérialismes occidentaux dans le déclenchement de l’invasion. C’est leur « provocation » qui aurait forcé la Russie à réagir. Cette explication omet, d’une part, la nature guerrière et expansionniste de la Russie poutinienne : principale puissance nucléaire de la planète, deuxième exportatrice d’armes au monde, la Russie a été impliquée dans trois autres opérations militaires sanglantes depuis le tout début du mandat de Poutine (Tchétchénie, Géorgie et Syrie). D’autre part, loin de mener une guerre contre la Russie, dans les années précédant l’invasion de 2022, les principaux impérialismes européens (France, Allemagne, Italie et Angleterre) avaient développé une relation économique privilégiée avec la Russie de Poutine, en particulier pour l’accès aux hydrocarbures russes.

    Les UkrainienNEs mobiliséEs

    Troisième argument : Une guerre interimpéraliste « par procuration » ? Cette perspective réduit les peuples à n’être que des victimes de conflits géopolitiques entre des superpuissances, et leur ôte toute agentivité dans la lutte pour leur propre émancipation. La guerre que mènent les UkrainienNEs contre l’invasion russe est une guerre de résistance populaire. L’armée ukrainienne est à 80 % une armée non professionnelle, soutenue activement par la population, les organisations syndicales1, les collectifs féministes et la gauche socialiste et anti-autoritaire. La paix et la sécurité des populations sont fondamentales pour renforcer les mobilisations contre les politiques néolibérales et le pouvoir de l’oligarchie ukrainienne.

    La capitulation de l’Ukraine renforcerait l’extrême droite

    Quatrième argument : le soutien militaire à l’Ukraine favoriserait la poursuite et l’extension de la guerre. La doctrine du régime russe est fondée sur un expansionnisme militaire structurel. La résistance ukrainienne est la seule actuellement capable d’enrayer la dynamique guerrière et fasciste au pouvoir en Russie qui se fonde notamment sur le sacrifice de masse de soldats issus des zones périphériques du pays, les plus pauvres et les plus racisées. La volonté de domination de la Russie sur les territoires de l’ex-URSS va de pair avec une mise sous tutelle des aspirations sociales et démocratiques en Russie. Les organisations russes qui incarnent ces aspirations font d’ailleurs face à une répression totale depuis le début de l’invasion. Ce qui légitimerait le réarmement généralisé et favoriserait l’extension de la guerre, c’est au contraire une capitulation de l’Ukraine et la perte de ses territoires, annexés par la violence. Soutenir la résistance ukrainienne, y compris militairement, c’est garantir la possibilité d’une paix juste et durable et favoriser un changement des dynamiques socio-politiques pour les peuples de la région.

    Gin et Elias Vola

  • Sécurité au travail : la déréglementation tue !

    En moins de trois mois, cinq jeunes, dont quatre mineurs, sont morts au travail. Révoltant et triste et pourtant si prévisible… Et que va faire le gouvernement ? Rien. Et même pire.

    Le 10 juillet dernier, la ministre du Travail, Panosyan-Bouvet, déclarait : « Les accidents du travail graves et mortels ne sont pas des statistiques mais des vies, des familles et des collectifs de travail brisés. S’ils ont des causes diverses, ils ont en commun d’être, pour beaucoup, évitables. Les mêmes constats sont souvent faits : insuffisance de l’évaluation des risques, risques générés par de longues chaines de sous-traitance, manque de formation des travailleurs, notamment des jeunes et des nouveaux arrivants ». 

    Les décès successifs de jeunes travailleurs ces derniers mois ont mis en lumière une nouvelle fois l’ampleur des morts au travail, et le gouvernement se retrouve contraint de faire croire qu’il agit, tout en ménageant les patrons, responsables de ces morts. La ministre a donc annoncé une série de mesures pour lutter contre les accidents graves et mortels, plus imprécises les unes que les autres, et aux délais de mise en œuvre incertains. 

    Si le gouvernement voulait réellement lutter contre cette hécatombe, particulièrement chez les jeunes qui sont deux fois plus touchés que la moyenne des travailleurEs, il pourrait commencer par revenir sur les déréglementations introduites par Macron et son prédécesseur.

    Suppression de la vérification de conformité en 2015

    Au printemps 2015, Valls et Rebsamen ont supprimé, par décret, l’autorisation de l’inspection du travail pour affecter des salariéEs mineurEs à des travaux dangereux. Depuis, une simple déclaration, que la plupart des employeurs ne se donnent même plus la peine d’adresser, suffit pour faire travailler unE jeune sur une presse, l’exposer à des agents chimiques dangereux, ou lui faire conduire un engin de levage. 

    Auparavant les inspecteurEs du travail se déplaçaient dans l’entreprise et vérifiaient la conformité des équipements concernés et plus généralement le respect des règles de sécurité dans l’entreprise, ce qui conduisait fréquemment à des décisions de refus (y compris dans les lycées professionnels !). 

    Toujours en 2015, la loi Rebsamen a autorisé les patrons à renouveler les CDD et les contrats d’intérim deux fois au lieu d’une seule. Il était pourtant déjà parfaitement connu que la précarité surexpose les travailleurEs aux accidents du travail. 

    Fin de la visite médicale d’embauche en 2016

    L’année suivante, la loi El-Khomri, dite « loi travail », a mis fin à la visite médicale d’embauche, remplacée par une visite d’information et de prévention à réaliser dans les trois mois suivant l’arrivée du salarié dans l’entreprise — ce qui veut dire jamais pour les contrats de courte durée — et a permis d’espacer jusqu’à 5 ans les visites périodiques. 

    Les ordonnances Macron de 2017 sont venues couronner cette rafale de mesures contre la santé et la sécurité des travailleurEs en supprimant les CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), seule instance de représentation du personnel dédiée à ces sujets, pour confier leurs prérogatives aux CSE (comité social et économique). 

    Sans surprise, le gouvernement n’envisage de revenir sur aucune de ces déréglementations. Il a, par contre, annoncé avec son projet de budget 2026 une nouvelle réforme du droit du travail qui pourrait comprendre la suppression des visites médicales de reprise par la médecine du travail après un arrêt maladie. Chassez le naturel... 

    Il est grand temps de dégager Macron, Bayrou et leur clique. Dès la rentrée, toutes et tous en grève et dans la rue !

    Simon Saissac