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Actualités nationales... - Page 25

  • La loi Duplomb, c’est aussi tuer plus, toujours plus...

    La proposition de loi agricole dite « Duplomb » qui vise à « lever les contraintes sur les agriculteurs » est en réalité un beau cadeau offert aux lobbys de l’industrie agro-alimentaire. 

    Une mesure choquante parmi d’autres : la hausse des seuils des élevages ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), soumis à autorisation. On passe de seuils de 40 000 poules, 2 000 porcs ou 750 truies (directive 2010/75/ UE) déjà monstrueux, à 80 000 poules, 3 000 porcs ou 900 truies (directive 2011/92/UE). 

    Par exemple, les élevages de poules jusqu’à 80 000 individus pourront donc être autorisés sur simple enregistrement et ne seront plus soumis à autorisation, ce qui diminue les contraintes réglementaires et facilite l’installation de nouvelles fermes-usines. L’exploitation des animaux non-humains est donc une nouvelle fois facilitée par une loi spéciste, appuyée par l’ensemble des lobbys et des syndicats d’éleveurs industriels, la FNSEA en première ligne. Les débats se cristallisent autour des normes environnementales, en oubliant une réalité invisibilisée : ce sont des dizaines de milliers, puis des millions d’individus sentients qui seront élevés, mutilés et tués dans des conditions industrielles terribles.

    Les individus oubliés des débats

    Beaucoup des discussions autour du texte évoquent la facilitation de l’utilisation des pesticides, souvent avec un angle sur les effets sur la santé humaine (à juste titre, par ailleurs). Pourtant, si les pesticides sont nocifs pour les humains, c’est parce qu’ils sont mortels pour les animaux non-humains : ces produits « phytosanitaires » tuent de nombreux insectes identifiés comme « parasites » qui « attaquent » les récoltes des agriculteurs. 

    Les néonicotinoïdes sont devenus un exemple frappant de cette utilisation inquiétante de produits mortels, mais ils sont aussi plus critiqués que d’autres insecticides car ils ont le malheur de s’en prendre à l’un des rares insectes charismatiques que sont les abeilles. 

    Rappelons que les pesticides ne sont pas sélectifs : ils tuent tous les individus appartenant aux espèces pour qui la molécule est mortelle, ce qui regroupe toujours un large nombre d’entre elles. Les alternatives en agroécologie existent pourtant, et ont déjà fait leurs preuves, prouvant qu’il est possible de se passer de pesticides et de produire en respectant l’équilibre des sols, de l’air et de l’eau. Une société qui préfère tuer chimiquement sans distinction plutôt que de mettre en place des méthodes alternatives se trompe profondément de solution : les insecticides, quels qu’ils soient, devront à terme être interdits.

    La racine du problème

    Pesticides, élevages, mégabassines... De nombreuses normes (en partie) protectrices vont être supprimées par pur intérêt financier et capitaliste dans l’intérêt des plus grosses exploitations du pays. Pourtant, il est important de rappeler que beaucoup, voire la plupart, de ces problématiques sont directement imputables à l’exploitation massive et industrielle des animaux. 

    Certains pesticides sont utilisés sur les récoltes qui servent à l’alimentation animale : près de 90 millions d’animaux (dont 57 millions de poules) sont élevés en France en continu, impliquant 12,6 millions d’hectares dédiés à leur alimentation (Insee), soit 47 % des surfaces agricoles françaises. L’exemple des mégabassines est lui-même frappant, puisque les exploitants de maïs dédié à l’alimentation animale sont les premiers demandeurs de ces stockages d’eau ­complètement insensés. 

    Remettons le cœur du problème au centre des discussions : l’exploitation animale est nocive de façon directe pour les animaux non-humains, et de manière indirecte pour les humains par la mainmise des capitalistes qui chercheront toujours plus de profits au détriment de notre santé et de l’environnement.

    Commission Cause animale

  • Soutenir la résistance russo-ukrainienne contre la fascisation accélérée du monde...

    Déjà bien mal en point après 22 ans de répression poutinienne, allant de la criminalisation de toute action critique du pouvoir à l’emprisonnement et l’assassinat d’opposantEs, l’opposition russe a dû faire face à une violence redoublée après le début de l’invasion en Ukraine. 

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  • Non à la dissolution de la Jeune Garde antifasciste...

    Alors que le monde a les yeux tournés vers Gaza et les crimes d’Israël (qui continue d’affamer et de bombarder les PalestinienNEs), le gouvernement Macron a décidé d’accélérer en France le cours répressif contre les militantEs antifascistes. À la suite du conseil des ministres, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, vient d’annoncer en grande pompe la dissolution de La Jeune Garde, une organisation militante antifasciste.

    Cette dissolution intervient alors que les idées d’extrême droite entraînent une montée des meurtres et des violences racistes et islamophobes. Dans ce contexte, cette attaque antidémocratique est particulièrement cynique.

    Cette dissolution est cependant cohérente avec la politique du gouvernement et de son porte flingue de droite extrême Retailleau. Cette dissolution avait d’ailleurs été demandée par le groupuscule d’extrême droite fémonationaliste Némésis. Les liens entre le ministre, sa police et ces groupuscules fascistes n’ont fait que se multiplier ces derniers mois. Et cette dissolution en est un des aboutissements.

    Elle participe aussi à une politique de confusion qui repeint l’extrême droite en républicains fréquentables et diabolise toutes les forces progressistes qui s’opposent au racisme et construisent la solidarité avec les migrantEs, les peuples en lutte et en particulier avec la Palestine.

    Il y a urgence à s’opposer à cette dissolution et à la dénoncer avec force, y compris dans la rue, comme nous nous sommes mobilisés contre la dissolution des Soulèvements de la Terre il y a deux ans.

    Solidarité avec la Jeune garde et Urgence Palestine (qui est aussi menacée de dissolution). Mobilisons-nous largement. Antifascistes tant qu’il le faudra ! 

  • Le patronat est à l’offensive, ne nous laissons pas faire !

    Énergies fossiles, extractivisme, course à la croissance, augmentation de la production liée à l’armement… Pour les capitalistes, aucune limite ni humaine ni écologique ne doit entraver la course folle aux profits. En France, les entreprises du CAC 40 ont fait plus de 130 milliards d’euros de profits en 2024 et les capitalistes attaquent tous les acquis sociaux qui les empêchent de faire encore plus de profits.

    Nos emplois valent plus que leurs profits

    Nous subissons des suppressions massives d’emplois aussi bien dans le privé que dans les services publics.

    Les grands groupes de l’automobile annoncent la délocalisation d’une part importante de la production avec la suppression de 35 000 à 50 000 emplois. La CGT a recensé plus de 400 plans de suppressions d’emplois depuis septembre 2023 et estime à plus de 200 000 le nombre d’emplois menacés.

    Le gouvernement n’est pas en reste avec des coupes budgétaires violentes et près de 200 000 suppressions de postes dans la fonction publique. 

    Ces restrictions ont d’ores et déjà des conséquences dramatiques dans tout le secteur social, associatif et culturel, avec là aussi des emplois qui disparaissent sans que ce soit médiatisé !

    Avec la récente réforme de l’assurance chômage, ce sont des centaines de milliers de travailleurEs supplémentaires qui vont être privéEs d’aide et précipitéEs dans la précarité.

    La Sécurité sociale, elle est à nous !

    En plus de supprimer nos emplois, le patronat, avec l’aide du gouvernement, s’attaque au produit de notre travail qui est socialisé pour couvrir des besoins vitaux : assurances maladie, assurance chômage, retraites… Il cherche à capter cet argent qui lui échappait encore jusqu’à présent pour l’ouvrir au marché. Les soi-disant négociations sur les retraites qui se tiennent en ce moment ne peuvent aboutir à rien de positif. Le gouvernement n’a aucunement l’intention de tenir compte du vote des députéEs le 5 juin dernier pour l’abrogation de la réforme des retraites, d’autant plus que la mobilisation le même jour dans la rue était extrêmement faible.

    Contre-attaquer, construire un nouvel espoir !

    Seul un puissant mouvement social, public et privé ensemble, nous permettra de faire reculer le patronat et le gouvernement. Construisons la riposte pour ne pas perdre nos emplois, pour ne pas laisser détruire nos acquis sociaux !

    Contre la logique du profit nous devons imposer des choix qui visent à répondre aux besoins de la très grande majorité de la population, tout en préservant la planète : travailler moins pour pouvoir travailler tous et toutes, produire moins, mais des biens et des services qui répondent à nos besoins. Nous voulons la retraite à 60 ans, la semaine de quatre jours avec 7 h de travail, des conditions de travail correctes… pour ne pas perdre notre vie à la gagner !

  • Sommet sur les Océans, beaucoup d’écume pour rien !

    Alors que se tient l’UNOC (conférence des Nations unies sur les océans) à Nice, Macron multiplie les déclarations sans engagement, ni contrainte, ni financement.

    Pourtant, les océans sont au cœur des crises écologiques. Plus chauds, plus acides, plus pollués, les océans et leur santé sont aussi celle de la planète et de tout le vivant. Ils exigent des mesures radicales.

    L’état des océans est indissociable de celui du climat. Prétendre protéger les milieux marins sans sortir des énergies fossiles est une escroquerie. Alors qu’entre 4,8 millions et 12,7 millions de tonnes de plastique terminent dans les océans chaque année, la réduction drastique de la production de plastique est incontournable. Mais rien de tout ça n’est au menu de ce grand raout. Rien non plus pour s’en prendre réellement à la pêche industrielle qui est responsable de la chute (-54 % en 40 ans) des populations de poissons « prédateurs ».

    Le NPA-l’Anticapitaliste demande la multiplication d’aires marines protégées avec interdiction stricte de la pêche industrielle et l’arrêt des subventions publiques aux pêcheries industrielles. À l’heure de l’urgente rupture écologique, le soutien aux artisans pêcheurs locaux et à l’ensemble du secteur est primordial : continuité des salaires et des revenus, mobilisation des compétences pour transformer leur activité. Plutôt que d’épuiser les mers et les océans, limitons la consommation de poissons aux captures provenant des pêches de proximité. L’existence de réelles zones protégées sera aussi une protection contre la menace que constituent les projets d’extraction minière dans les grands fonds.

    Les océans valent mieux que leurs profits !

  • Solidarité avec la Palestine : une partie de la gauche entre lâcheté et récupération...

    Le 24 mai à Blois, c’est une première : le Parti socialiste local rejoint une manifestation en solidarité avec la Palestine, en nombre et de manière visible. Deux jours plus tard, le 26 mai, c’est à Paris, au Trocadéro, que le PCF, EÉLV et le PS organisent un rassemblement commun.

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  • L’occupant n’aura jamais de prise sur ce que l’humanité a de plus beau...

    À la question « De quoi avez-vous le plus besoin ? », le Dr. Munir al-Bursh, à Gaza, répond : « D’une mort miséricordieuse ». Il témoigne : « Nous avons encore vécu une matinée sanglante. Les quadcopters commandent aux civilEs d’aller dans telle zone, puis ces mêmes avions ouvrent le feu sur les civilEs amassés. Plus de 30 martyrEs et 179 blesséEs sont arrivés à l’hôpital ce matin. De nombreux martyrEs et blesséEs sont encore là-bas, l’occupant empêchant aux secours d’y accéder. Nous ne pouvons pas recevoir un tel nombre de blesséEs, après avoir perdu l’Hôpital européen, le plus grand dans le sud, et compte tenu du manque de tout. »1

    Jeudi, l’occupant a bombardé pour la huitième fois l’hôpital al-Ahli, assassinant notamment quatre journalistes. Les lambeaux de leur chair jonchaient ce qui était naguère le jardin coquet de l’enceinte de l’hôpital.

    Les hôpitaux détruits

    Les hôpitaux, sans oxygène ni électricité, sans bloc opératoire ni soins intensifs, sans matériel de base ni médicaments essentiels, sont transformés en mouroirs. L’occupant s’assure que ceux qui ont survécu aux bombardements ne survivront pas à leurs blessures.

    Israël est le seul pays au monde où des médecins appellent au bombardement des hôpitaux.

    Le Dr. Feroze Sidhwa, de retour de Gaza, témoigne : « À Gaza, j’ai opéré sans stérilisation, sans électricité, sans anesthésiques, à même le sol dans le couloir. Les enfants mouraient, non parce que leurs blessures étaient mortelles, mais parce que nous manquions de sang, d’antibiotiques et de fournitures de base. La plupart de mes patients étaient des enfants de moins de 12 ans, le corps déchiré par les explosifs. Ceux qui avaient survécu se réveillaient souvent en découvrant que toute leur famille avait disparu. »2

    20 mois de massacres

    Depuis 20 mois, jour après jour, les puissants regardent le pire des massacres succéder au pire des massacres.

    Depuis 20 mois, les puissants laissent l’occupant assassiner des nouveau-nés avant même que leur certificat de naissance n’ait été établi.

    Depuis 20 mois, les puissants regardent des parents enterrer des restes humains contenus dans des petits sacs en plastique.

    Ce qu’est Gaza

    Gaza est l’endroit au monde où on remercie Dieu lorsqu’on a un corps à enterrer.

    Gaza est l’endroit au monde où, dans la matinée, un chirurgien ampute sa fille et ses quatre nièces sans anesthésie.

    Gaza est l’endroit au monde où, une heure après avoir confié son enfant à un médecin à l’hôpital, lorsque le père revient, il ne trouve plus ni enfant, ni médecin, ni hôpital.

    À Gaza, il convient de dire adieu à chaque instant à ceux qu’on aime, avant de se coucher, avant d’aller chercher de l’eau, avant de les quitter même pour un bref moment, car on ne sait pas si on reviendra, ni si, à son retour, on retrouvera les siens.

    Les enfants de Gaza forment la plus grande cohorte d’enfants amputés, la plus grande cohorte d’orphelins-seuls, traumatisés, sans espoir ni consolation, dans un monde où la dévastation hante chaque recoin, jusque dans les cimetières et les vergers, où partout règne la même odeur de poudre, de mort, de sang et de corps brûlés.

    Tous les projets de mariage, d’études, d’agrandissement de la maison, tous les projets professionnels ont volé en éclats. La vie des enseignantEs, des paysanEs, des ingénieurEs, des chercheurEs est entièrement rythmée par la survie dans les ruines, la quête d’eau et de nourriture. Mourir n’effraie personne. Perdre les siens terrorise tout le monde.

    Ihab raconte comment, dimanche, il a demandé à ses fils de l’attendre sur la colline à l’écart de la cohue alors qu’il essayait d’obtenir de la nourriture à Rafah. « J’ai vu les tanks derrière la colline. La terreur m’a submergé. J’ai prié Dieu qu’il nous protège. » Son fils Yazid, 15 ans, témoigne : « Les tanks ont ouvert le feu. Mon frère [Yazan, 13 ans] a immédiatement été touché à l’estomac, ses intestins sortaient. »3

    Ce qu’est Israël

    Israël, c’est le pays où les gens manifestent pour empêcher un peuple d’avoir de la nourriture.

    Israël, c’est le pays qui décide de faire parvenir, après 80 jours de blocus total, cinq camions de ravitaillement à 2 millions de personnes – dont deux remplis à ras bord de linceuls.

    Israël, c’est le pays dont l’envoyé à l’ONU bâille ou feint un bâillement, lorsque Riyad Mansour évoque avec émotion l’anéantissement de toute une génération d’enfants.

    Israël, c’est le pays où, avec la lâcheté caractéristique, un soldat de l’armée d’occupation décide, depuis la console de son bureau blindé de Tel-Aviv, de larguer un missile sur un vieil homme se frayant péniblement un chemin dans une rue jonchée de gravats, éteignant une mémoire de plus, un être lumineux de plus, qui donnait de la force et de la joie à ses petits-enfants.

    Israël, c’est cette démocratie occidentale qui vient de promulguer dans l’indifférence générale une loi autorisant la perpétuité pour les enfants de 12 ans dans des prisons où ils seront légalement torturés et violés. Au moins 70 détenuEs palestiniens ont été tuéEs dans les prisons israéliennes depuis octobre 2023.

    Israël, c’est cette démocratie occidentale qui vient d’annoncer dans l’indifférence générale la construction de 22 nouvelles colonies illégales en Cisjordanie occupée.

    L’occupant viole le droit

    Au regard de ce qu'ils nomment « la situation humanitaire », les États occidentaux évoquent de possibles sanctions, de possibles enquêtes, qui ne sont qu’une manière de faire gagner du temps à l’occupant. L’Occident condamne mais n’agit pas ; s’inquiète de « possibles violations » du droit mais continue de livrer des armes à l’occupant et achète les armes israéliennes testées à Gaza.

    Les médias continuent de relayer la propagande de l’occupant, justifiant l’injustifiable, minimisant l’horreur. Peut-être brodent-ils plus finement leurs mensonges, surbrodent-ils avec plus d’habileté la falsification – ce qui ne la rend que plus redoutable.

    Comme l’écrit Dina Elmuti à propos de Deir Yassin, « souvenons-nous que la violence ne peut pas exister dans un vacuum ; elle est invariablement entremêlée de mensonges »4.

    Qui est menacé ? Celui qui possède l’arme nucléaire, les miradors, les F-16, les tanks, les drones tueurs, les véhicules blindés, les hélicoptères de combat, les bulldozers ? Celui qui a été reconnu et est soutenu par l’ensemble des États occidentaux ? Ou celui dont plus d’un tiers de la population est acculée, depuis 1967, sur 2,6 % de la Palestine historique ?

    Qui a reconnu de facto l’autre dans les frontières de 1967 et accepte la création d’un État sur 22 % du territoire de 1948 ? Qui demande depuis octobre 2023 une enquête indépendante sur les hôpitaux et les prétendues bases militaires dans leurs sous-sols ? Et qui refuse cette enquête ? Qui a ratifié le Statut de Rome de la Cour pénale internationale et demande depuis dix ans que les deux parties comparaissent pour tout crime commis ? Et qui refuse ?

    En affamant la population, en empêchant tout accès aux soins, en détruisant les réseaux d’eau, en pulvérisant les maisons, les écoles, les bibliothèques, en endeuillant les familles, l’occupant détruit tout ce qui sert de fondements à une société – tout ce qui permet aux enfants de vivre, et invalide le passé en même temps que l’idée même d’avenir.

    En faisant distribuer par des mercenaires américains une quantité dérisoire de nourriture à une population affamée, en réduisant à quatre points les lieux de ravitaillement au lieu des plus de 400 habituels, en armant et encourageant des gangs mafieux, l’occupant met tout en œuvre pour déchirer ce que les bombes n’ont pas suffi à détruire du tissu social.

    Vivre, c’est vivre libre

    Mais la force d’une culture de l’entraide sont impénétrables aux génocidaires, et l’occupant n’aura jamais de prise sur ce que l’humanité a de plus beau. La résistance ne se résume pas à des roquettes faites d’explosifs recyclés et à de vieilles kalachnikovs. Lutter contre l’oppression, c’est la volonté de préserver la dignité, l’empathie et l’amour du prochain. C’est une aspiration, un flux d’énergie puisé dans les cris, les larmes, le sang et les ruines. C’est le serment intime que la vie refleurira, que les rires et les pas du debké résonneront à nouveau là où, aujourd’hui, règnent la dévastation et l’odeur de la mort. Résister, c’est faire en sorte que le sang n’ait pas coulé en vain. C’est une indicible foi. C’est la conviction que vivre, c’est vivre libre.

    « Honte à ceux qui prônent la reddition. Les factions palestiniennes et les Palestiniens, quels que soient leurs moyens, ne se rendront pas. Notre peuple lutte depuis 77 ans pour la liberté, nous n’avons jamais brandi le drapeau blanc et nous ne le ferons jamais. Si la résistance se rendait, Israël envahirait toute la Bande de Gaza en quelques heures et procèderait à l’expulsion de masse de tous les PalestinienNEs de Gaza en quelques jours. En aucun cas, cela ne sauverait Gaza. Cela entraînerait l’annihilation du peuple palestinien, cela tuerait tout espoir pour notre peuple, et en même temps, les colons occuperaient toute la Cisjordanie sans exception. Que ceux qui demandent à la résistance de se rendre nous montrent ce qu’ils font en ce moment pour lutter contre l’annexion de la Cisjordanie », selon Mustafa Barghouti5.

    Dans aucun pays au monde, on ne descend dans les rues pour soutenir le génocide ; personne n’escalade les cathédrales et les montagnes pour y hisser le drapeau colonial ; personne n’interrompt une séance parlementaire, une remise de diplômes ou un festival pour plaider la cause du suprémacisme sioniste.

    Nous sommes la force vive face à la puissance militaire mortifère. Nous sommes le droit. Que l’espoir porte notre soutien, la libération de la Palestine est le seul avenir envisageable.

    Je voudrais terminer par une pensée pour Zuheir, qui aide une vieille femme à fuir en la portant comme on porte un enfant.

    Une pensée pour Adel et Amjad, qui accourent vers un enfant marchant seul dans la rue et l’emportent, quelques instants avant que le quartier ne soit pulvérisé.

    Une pensée pour Mouna, blessée, à demi-inconsciente, allongée dans la poussière, qui voit son enfant blessée, seule, en pleurs, et qui ne peut pas la prendre dans ses bras.

    Envoyons tout notre amour, notre force et notre espoir à Gaza.

    Marie Schwab

  • Soutien à la flottille de la liberté !

    Gaza est sous blocus depuis 2007, sous guerre génocidaire depuis 19 mois et sous embargo humanitaire depuis 3 mois. Plus de 2 millions de personnes sont quotidiennement bombardées, assassinées et affamées. La nourriture, les médicaments ou les produits d’hygiène élémentaires sont rares, plongeant Gaza dans une crise humanitaire sans précédent, alors même que les bombardements continuent. L’inaction et la complicité des dirigeants occidentaux, dont Macron, permettent à ce siège de continuer encore aujourd’hui menaçant la survie de millions de personnes. Face à cette atrocité, le mouvement de solidarité s’est organisé, et la Flottille pour Gaza a pris la mer il y a une semaine avec à son bord l’eurodéputée Rima Hassan et la militante écologiste Greta Thunberg. L’objectif ? « Briser le siège » et apporter un soutien humanitaire à la population de Gaza par bateau. En réponse, Benjamin Netanyahou a annoncé son intention d’empêcher la Flottille d’accoster et a procédé à l’arrestation de l’ensemble de l’équipage cette nuit.

    Rappelons qu’Israël n’a pas le droit de faire un blocus sur Gaza, qu’Israël n’a pas le droit d’empêcher les bateaux humanitaires d’accoster à Gaza. Israël n’a pas non plus le droit d’arraisonner ou d’attaquer ces mêmes bateaux dans les eaux internationales. Pourtant, Israël a déjà attaqué des flottilles : en 2010, l’attaque de la flotille avait 10 morts dans les eaux internationales, et il y a deux mois des drones avaient attaqué une flotille. L’arrestation des militantEs de la flottille de la liberté est illégale.

    Le NPA-l’Anticapitaliste condamne l’intervention d’Israël sur ces flottilles. Israël doit laisser passer en toute sécurité l’aide apportée par ce bateau et garantir la sécurité de ses occupants. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien à Rima Hassan, à Greta Thunberg et aux 10 autres personnes de l’équipage face à la répression israélienne, et exige leur libération. 

    Enfin le NPA l’Anticapitaliste condamne l’inaction et l’absence de sanctions envers Israël qui mène en toute impunité une guerre génocidaire à l’encontre du peuple palestinien, en premier lieu de la France et de son gouvernement dirigé par Macron. 

    Nous appelons à se mobiliser largement afin de soutenir la Flottille pour Gaza et à se rassembler ce lundi 9 juin à 18 heures.