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Actualités nationales... - Page 26

  • L’islamophobie tue : organisons la riposte !

    Le 28 avril 2025, à La Grand-Combe, Aboubakar Cissé a été assassiné dans sa mosquée, à l’aube, alors qu’il s’apprêtait à la nettoyer avant la jumu’a (prière du vendredi). 

    Il a été frappé de cinquante coups de couteau par un homme se disant animé d’une « conviction » de devoir tuer. Ce meurtre n’est ni un fait divers ni une tragédie isolée. C’est un acte islamophobe. Et un signal d’alarme : l’islamophobie est une menace mortelle.

    Dans un contexte d’intensification de la stigmatisation des musulmanEs, ce crime constitue l’expression brutale d’une logique politique et raciste déjà bien installée. 

    Aboubakar, martyr de l’islamophobie 

    Parce qu’Aboubakar était musulman, dans une mosquée, dans un lieu identifié comme tel, il a été pris pour cible. L’assassin ne s’est pas contenté de « tuer la première personne venue » ; il a pénétré dans un lieu de culte, proféré des insultes contre l’islam, et méthodiquement humilié et assassiné un homme en raison de sa foi. C’est l’aboutissement d’un fantasme délirant mais cultivé par le climat ambiant : faire disparaître les musulmanEs de l’espace public.

    L’islamophobie et le racisme d’État, vecteurs des violences 

    Ce n’est pas la première fois que des lieux de culte musulmans sont visés. Depuis des années, ils sont profanés, menacés, désignés comme des zones de non-droit, comme des ennemis de l’intérieur. Contrairement à ce que certains discours voudraient faire croire, ces lieux n’ont jamais été sanctuarisés. À rebours de la tradition républicaine qui voudrait que les lieux de culte bénéficient d’un certain respect, ils sont perçus ici comme des cibles légitimes. Quand l’État ferme des lieux de prière, quand les médias les désignent comme des foyers de radicalisation, quand la parole raciste se libère sans conséquence, les actes suivent. Ce meurtre n’est pas une « aberration ». Il est la conséquence logique d’un racisme structurel qui rend acceptable, voire souhaitable, la disparition des musulmanEs.

    Mais il serait insuffisant de ne pointer que l’État ou les médias. L’islamophobie est diffuse, enracinée, multiforme. Elle innerve les institutions, elle s’exprime dans les politiques sécuritaires, elle se niche dans les lois (comme celle de 2004 sur les signes religieux à l’école), elle irrigue les discours et s’insinue dans les représentations sociales. Elle est ce socle idéologique qui permet d’accuser en bloc, de discriminer légalement, de rendre invisibles ou de désigner à la vindicte les musulmanEs et assimiléEs.

    La riposte solidaire à construire par en bas 

    Face à cela, il y a pourtant des résistances. Dès l’annonce de l’assassinat d’Aboubakar Cissé, des collectifs, des organisations, des proches ont réagi, exprimant colère et solidarité. Une mobilisation est en préparation, notamment à travers la marche du 11 mai. Ces réactions sont précieuses. Elles disent que notre camp social n’est pas condamné à la passivité. Elles disent aussi qu’il est temps d’amplifier la riposte mais celle-ci ne doit pas se mobiliser seulement lorsque la tragédie est survenue. 

    Combattre l’islamophobie est une priorité, parce qu’elle fracture notre camp social, parce qu’elle légitime l’extrême droite, parce qu’elle est un cheval de Troie contre l’ensemble des droits démocratiques. 

    Trop souvent, les personnes directement concernées par l’islamophobie sont mises à l’écart des structures militantes et des campagnes. Trop souvent, notre solidarité reste abstraite ou tardive. Il faut construire une mobilisation unitaire, durable, radicale, qui ne se contente pas de dénoncer les conséquences mais s’attaque aux causes : une véritable campagne contre l’islamophobie. Cela passe par l’abrogation des lois racistes, par la reconnaissance du droit à l’expression religieuse dans l’espace public, par la solidarité active avec les musulmanEs. 

    Le meurtre d’Aboubakar Cissé n’est pas seulement un crime odieux. Il est le révélateur d’un moment politique. Un moment où la volonté de faire disparaître les musulmanEs de l’espace public se heurte à une nécessité vitale : celle de résister ensemble, dans la rue, dans les quartiers, dans les lieux de travail, dans les lieux de culte. Non pas en victimes résignées, mais en actrices et acteurs d’une lutte émancipatrice contre le racisme et pour la justice sociale.

    Commission nationale antiracisme

  • Non à la dissolution d’Urgence Palestine !

    Le gouvernement Macron poursuit ses tentatives de faire taire les voix de soutien au peuple palestinien. Retailleau, dans la très à droite ligne de Darmanin continue d’utiliser l’arme de la dissolution pour interdire les oppositions à leur politique. Des groupes comme Palestine Vaincra ont déjà été dissous pour des motifs fumeux qui masquent mal le fait que ce sont des prétextes pour faire taire les voix solidaires avec la Palestine.

    Cette procédure s’inscrit dans un contexte islamophobe inouï et quelques jours après l’assassinat d’Aboubakar Cissé que le gouvernement a cherché à minimiser. En effet, Urgence Palestine est l’une des principales organisations en France qui mobilise la jeunesse des quartiers populaires en solidarité avec la résistance du peuple palestinien. Un peuple qui doit faire face au génocide mené par un gouvernement israélien d’extrême droite qui a le soutien et la complicité des « démocraties occidentales » dont la France de Macron. Une fois de plus, le soutien aux PalestinienNEs est réprimé et ses voix étouffées.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte son soutien sans faille à Urgence Palestine et condamne absolument cette tentative de dissolution. Nous devons faire front pour défendre Urgence Palestine contre cette décision scandaleuse. Le NPA-l’Anticapitaliste reste déterminé dans son opposition au génocide, aux politiques coloniales, d’apartheid et de purification ethnique menées par Israël. Nous nous tenons aux côtés de celles et ceux qui mobilisent et mènent ce combat en France. La solidarité n’est pas un crime. Non à la dissolution d’Urgence Palestine !

  • Attentat de La Grand-Combe : l’islamophobie d’État en accusation...

    Attentat meurtrier dans la mosquée de La Grand-Combe : l’islamophobie d’État en accusation

    Le Nouveau Parti anticapitaliste – l’Anticapitaliste (NPA-A) exprime sa profonde tristesse et sa colère après à l’attentat islamophobe survenu vendredi 25 avril 2025 dans la mosquée de La Grand-Combe, dans le Gard, lors duquel Aboubakar, 23 ans, a été assassiné à coups de couteau. Nos pensées vont aux proches de la victime, à la communauté musulmane de La Grand-Combe et à toutes les personnes touchées par ce drame. Nous leur exprimons notre solidarité et notre soutien.

    Selon les informations rapportées par le parquet d’Alès et par la presse, l’agresseur s’est filmé pendant son attentat, criant par deux fois « ton Allah de merde » et indiquant que, par les zones du corps qu’il a visées par une cinquantaine de coups, il a cherché à humilier la victime en plus de la tuer. Ces propos, ces actes, cette volonté de rabaisser, le lieu de l’assassinat ne laissent que peu de doute sur les motivations islamophobes du meurtrier.

    L’attitude du ministre de l’Intérieur qui est aussi en charge des cultes, Bruno Retailleau, est révélatrice de l’islamophobie d’État qui est portée par le gouvernement. À l’annonce de cette attaque, il n’a pas jugé nécessaire de modifier son agenda. Au lieu de se rendre sur les lieux du drame pour apporter son soutien à la communauté endeuillée, il a préféré maintenir son meeting dans l’Ain, dans le cadre de sa campagne pour la présidence des Républicains. Chacun·e pourra relever la différence de traitement avec d’autres situations.

    Plus largement, on ne peut pas isoler ce terrible meurtre de la campagne islamophobe menée par toute une partie du spectre politique et médiatique comme par le gouvernement lui-même. La multiplication des lois et mesures visant les musulman·es, les fermetures d’établissements, les perquisitions abusives, les expulsions arbitraires, les poursuites infondées, les condamnations vexatoires visant des personnalités musulmanes, tout cela crée un climat qui légitime le racisme antimusulman et encourage les passages à l’acte.

    Le NPA réaffirme son engagement à combattre l’islamophobie comme toutes les formes de racisme. Nous appelons à la mobilisation sur des bases solides, tant qu’il le faudra face au racisme d’État comme face à l’extrême droite. Toute mesure islamophobe est non seulement une oppression supplémentaire contre les musulman·es, c’est également un combustible pour les violences racistes. Nous appelons à rejoindre les rassemblements qui se tiennent dimanche 27 avril, à Paris, à Marseille et ailleurs.

  • Le massacre des journalistes à Gaza...

    Mercredi 16 avril, sur les marches de l’Opéra Bastille à Paris, s’est tenu un rassemblement de soutien aux journalistes palestinienEs systématiquement cibléEs par les drones et autres bombes de l’armée israélienne (et on peut dire : enfin !). 

    Rassemblement très émouvant où à la lecture des noms des journalistes assassinéEs, les journalistes français tombaient sur les marches de l’Opéra.

    Couvrir le massacre au prix de sa vie

    Plus de 200 morts en dix-huit mois de ce que les médias français appellent une « guerre », bien qu’il y ait une seule armée pilonnant des populations civiles piégées dans un minuscule territoire dont il est impossible de s’échapper. La presse étrangère étant empêchée d’entrer à Gaza, les journalistes palestinienNEs sont les seulEs à pouvoir couvrir le massacre et ils et elles le payent de leur vie. Le matin même, Fatma Hassouna, une jeune femme photo reporter, avait été tuée chez elle avec toute sa famille par un missile. Elle est le fil rouge d’un documentaire qui sera présenté dans quelques semaines au Festival de Cannes. 

    Rien sur les grandes chaînes de télé françaises

    Quelques jours auparavant, Hossam Shabat, travaillant pour Al Jazeera, avait été assassiné par un missile alors qu’il circulait dans une voiture clairement identifiée par de grandes lettres TV sur son toit. Il avait écrit un message en forme de testament à publier sur les réseaux sociaux, au cas où il serait tué, ce qui n’est pas courant pour un jeune homme de 23 ans. Mais l’espérance de vie d’unE journaliste à Gaza est très courte.

    Dans la nuit du 6 au 7 avril, Ahmed Mansour, journaliste pour Palestine Today a été brûlé vif dans la tente de la presse installée près de l’hôpital de Khan Younès. Les images de son martyre, assis derrière son ordinateur et enveloppé par les flammes ont fait le tour du monde, mais on ne les verra jamais à la télévision en France. 

    Pas plus qu’on a vu des images de ce rassemblement de soutien, à part 2 minutes sur France 24 et TV5 monde. Silence et black-out du côté des grandes chaînes publiques et privées, alors que tous les syndicats de la profession et les sociétés de journalistes y appelaient. 

    Mireille Court

  • Budget : Bayrou ou la rengaine de la dette pour nourrir le capital ...

    Le « problème de la dette » est de retour avec son cortège d’idées zombies. « Chaque français doit à sa banque 50 000 euros », « nous consommons et dépensons trop », « nous ne produisons et ne travaillons pas assez ». Bref nous sommes endettéEs car nous vivons au-dessus de nos moyens. Tel est en substance le discours de François Bayrou.

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  • Solidarité avec Rima Hassan : refusons la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien !

    Plus de onze heures consécutives, c’est le temps qu’aura duré l’audition libre de l’eurodéputée Rima Hassan par la BRDP(Brigade de répression de la délinquance aux personnes) de la police judiciaire parisienne en raison de ses positions propalestiniennes. Il s’agit d’une tentative d’intimidation politique, d’un acte de harcèlement visant à étouffer la voix d’une militante franco-palestinienne, opposante à l’impérialisme israélien et à criminalisertoute solidarité active avec le peuple palestinien !

    Non à l’intimidation des militant·es propalestinien·nes

    Avec une enquête pour « apologie du terrorisme » et « menaces de mort », déclenchée par des plaintes, notamment de responsables politiques, l’État français poursuit sa stratégie de silenciation des voix dénonçant le génocide en Palestine. Me Vincent Brengarth, avocat de Rima Hassan, rappelle d’ailleurs que « depuis de nombreux mois, de nombreuses convocations de personnes (militants, syndicalistes...) du chef d’apologie du terrorisme interviennent dans le contexte de l’offensive menée par Israël. [...]Ces poursuites sont généralement diligentées par le parquet, subordonné à l’exécutif ».

    Si l’eurodéputée de la France insoumise dérange, c’est parce qu’elle rappelle avec force une vérité historique : l’oppression systématique du peuple palestinien par Israël constitue bien une réalité coloniale et impérialiste. Celleux qui, aujourd’hui, tentent de la faire taire sont les complices des crimes de l’occupation israélienne. Onze heures d’interrogatoire ininterrompues représentent une manœuvre brutale destinée à faire plier une militante refusant les diktats idéologiques des défenseur·es de l’apartheid israélien.

    Tous·tes uni·es contre la répression

    Cette répression s’inscrit dans un contexte plus large de criminalisation des militant·es antifascistes, anticolonialistes et anti-impérialistes. L’utilisation répétée de l’accusation d’ « apologie du terrorisme » est devenue l’arme favorite d’un pouvoir réactionnaire, désireux d’écraser toute résistance antifasciste et populaire en étouffant le débat public. Nous dénonçons les dérives d’un État policier, qui mobilise des dispositifs sécuritaires sans rapport avec l’expression politique d’une représentante parlementaire. Les lois d’exception qui ont visé d’abord largement les musulman·es sous couvert de lutte contre l’islamisme sont appliquées en dehors de toute menace réelle. La liberté d’expression et l’État de droit sont menacés, et comme souvent, les personnes racisé·es sont les premières visées.

    Face à cette intimidation inacceptable, nous affirmons notre entière solidarité avec Rima Hassan. Son combat est le nôtre, celui de tous·tes celleux qui combattent l’impérialisme où qu’il soit et prônent l’autodétermination pour tous les peuples. Nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites à son encontre et appelons l’ensemble des forces de notre camp politique à amplifier la mobilisation contre la répression.

    Lutter pour la Palestine n’est pas un crime, mais un devoir internationaliste et antifasciste. Soutien total à Rima Hassan !

  • Stop à la casse des emplois, construisons la résistance !

    Bien qu’on en parle moins, le rythme des suppressions d’emplois ne s’est ralenti dans aucun secteur. Avec les réformes des dernières années, le gouvernement a donné au patronat les moyens de licencier sans bruit : entre plan de départs volontaires, fin des contrats précaires et ruptures conventionnelles collectives, ce sont des plans de licenciements qui ne disent pas leur nom.

    Individualiser les salarié.es pour atomiser les résistances permet aux employeurs de diluer la confrontation et de limiter les mobilisations. Pourtant, comme à Poissy ou Vencorex, des salarié.es essayent de résister et de construire la grève, avec leurs syndicats.

    Le repreneur de Vencorex, une entreprise chinoise, récupèrera les brevets industriels mais va laisser les pouvoirs publics se débrouiller avec les 76 000 tonnes de déchets chimiques, dont 30 000 tonnes de dioxine, enfouis autour de l’usine.

    Il ne gardera que 50 salarié.es sur 450 et par effet domino ce sont environ 6 000 emplois qui sont en danger dans le bassin d’emploi !

    En France, 500 000 les emplois pourraient être détruits dans les mois qui viennent.

    Si on les laisse faire, ils détruiront nos vies et la planète

    Partout dans le monde, les populations subissent de plein fouet les conséquences des guerres, du pillage des ressources et du changement climatique. C’est ce qui pousse sur les routes de l’exil des millions de personnes.

    Dans les pays impérialistes, licenciements, casse des services publics, destruction de la sécurité sociale… sont autant de moyens de récupérer sur notre dos de quoi enrichir encore plus les patrons et gaver les actionnaires.

    Partout les capitalistes imposent leurs politiques mortifères par la répression et l’autoritarisme. Dans plusieurs pays, des droites fascisantes ont été portées au pouvoir pour atteindre cet objectif.

    Face à la violence de classe, construisons la résistance populaire !

    Si nous voulons vivre dignement sans saccager la planète, il va falloir s’affronter aux classes dominantes. Leur politique est illégitime : nous devons dire stop à la guerre, à la casse sociale et à la destruction de l’environnement.

    Nous avons face à nous les forces qui défendent l’ordre établi pour perpétuer un système en fin de course : le capitalisme. Pour résister et imposer d’autres choix, nous devons être solidaires et organisé.es.

    Des résistances existent, elles doivent converger, s’organiser, se renforcer !

    À l’occasion du 1er mai, faisons entendre la voix des travailleuses et des travailleurs, de tou.tes les opprimé.es, de tou.tes celles et ceux qui subissent la violence du système capitaliste, guerrier, raciste, sexiste et autoritaire.

    Par-delà les frontières, soyons des millions dans les rues, solidaires et déterminé.es face à l'extrême droite, pour en finir avec le capitalisme et pour changer le monde !

  • Droits des travailleur·E·s Le 1er Mai, mobilisation générale...

    Près de deux ans après le grand mouvement contre la réforme des retraites, version Borne et Macron, les puissants de ce monde continuent de ponctionner les travailleurEs pour augmenter les profits. Autant de raisons de s’unir et de se battre à l’approche du 1er Mai.

    Le Premier ministre a dévoilé le 15 avril ce qui s’avère être un mantra… bien de droite : « C’est devenu presque une loi universelle : plus l’impôt est lourd, plus les contribuables se dérobent et moins les investisseurs s’engagent ». Le Newton de l’économie entend ainsi continuer la politique de ses prédécesseurs qui a pourtant largement échoué : celle dite de l’offre, qui consiste à faire des cadeaux au patronat et à faire peser la dette de l’État sur les travailleurEs (voir article page 3), en la faisant passer pour une loi scientifique.

    Menaces sur les revenus des travailleurEs

    La dernière annonce d’Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, appuie cette orientation. La voilà qui cherche à opposer les actifEs et les retraitéEs, comme d’autres avant elle, ont divisé les travailleurEs du public et du privé. Elle propose de réfléchir à supprimer l’abattement fiscal de 10 % sur les revenus dont bénéficient les retraitéEs : « Je pense, à titre personnel, qu’on ne peut pas indéfiniment mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement ». CQFD. Les niches fiscales patronales, elles, se poursuivent !

    Tout cela, alors que l’augmentation du coût de la vie n’est pas rattrapée par les salaires et que la guerre commerciale de Trump fait peser le risque d’une dégradation de l’économie qui a déjà et aura encore plus demain des conséquences sur les plus pauvres en Europe et à travers le monde. Tout pour les profits !

    Impérialisme et menaces écologiques

    Face aux politiques protectionnistes qui avivent la guerre commerciale et les tensions inter-­impérialistes, les travailleurEs du monde ont les mêmes intérêts : stopper ce déchaînement, qui, sur tous les continents, accélère les processus extractivistes et productivistes, accélère le réchauffement climatique et la dégradation du vivant et engendre des inégalités et des souffrances. 

    Face à la menace écologique comme face aux guerres coloniales, comme à Gaza et en Cisjordanie, au Congo, en Ukraine, qui mettent en jeu la question des ressources ou des débouchés économiques, les travailleurEs du monde en entier ont à opposer une autre logique que celle du profit. Le 1er Mai sera l’occasion de le dire haut et fort, de s’organiser car il y a toutes les raisons pour que cette journée internationale des droits des travailleurs et des travailleuses soit une journée de mobilisation pour des mesures d’urgence sociale, écologique et sanitaire et démocratique.

    S’organiser face à l’urgence

    L’issue des dernières élections montre à quel point nous avons besoin d’être uniEs et organiséEs pour faire face au déni de nos droits : démocratiques (puisque Macron est passé outre nos choix en nommant deux Premiers ministres de droite) ; sociaux (puisque la macronie est passée outre notre voix avec ses 49.3 répétés) ; écologiques et sanitaires, puisque du nucléaire en passant par l’eau en bouteilles, jusqu’aux pesticides, la libéralisation économique se fiche pas mal de notre santé et de l’état de la planète.

    Nous avons besoin de créer des contre-pouvoirs à la base, sans croire au sauveur suprême et à des institutions dévoyées, mais en croyant à la force de notre auto-organisation. Si les comités NFP sont encore trop peu nombreux, ils peuvent être un moyen de créer des dynamiques pour porter un programme d’urgence. 

    En étant toujours plus nombreuses et nombreux, nous pourrons envisager la rupture avec ce système. Cette rupture passe par des revendications simples qui si elles vont jusqu’au bout posent la question de qui décide ? qui a le pouvoir ? Les profits ou un projet de société pour vivre ensemble dans le respect ?

    Le 1er Mai, c’est l’occasion de faire vivre cette part de nous-mêmes qui se bat pour l’emploi, les salaires, le partage du temps du travail et l’émancipation du travail. C’est l’occasion de réaffirmer qu’un toit, c’est un droit, que l’éducation et la santé doivent être accessibles à toutes et tous partout sur le territoire. De réclamer aussi des services publics de qualité et l’extension de la gratuité. De demander l’expropriation de l’industrie pharmaceutique, l’arrêt du nucléaire. Le 1er Mai, on manifeste, on s’organise, on discute. Du pouvoir des travailleurEs viendra demain.

    Fabienne Dolet