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Actualités internationales... - Page 61

  • En Pologne, les premières limites du gouvernement démocrate...

    Alors que dans la majorité des élections récentes la droite conservatrice progresse, les élections polonaises du 15 octobre 2023, avec une participation historique (78 %), ont au contraire mis en minorité le gouvernement conservateur. De plus, seulement 40 % d’électrices et d’électeurs ont participé aux référendums migratoires racistes convoqués au même moment, rendant leur résultat non valable.

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  • Praticiens à diplôme hors Union européenne jetables ? Une prescription qui ne passe pas !

    Malgré le manque de médecins, des milliers de praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) risquent de se voir, au 31 décembre, privés de leur autorisation d’exercer en France, alors qu’ils font tourner les hôpitaux depuis des années !

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  • Au Chili, après une nouvelle Constitution encore rejetée : retour à la case départ ?

    Ce dimanche 17 décembre 2023, pour la deuxième fois en un peu plus d’un an, les Chiliennes et Chiliens étaient appelés à voter lors d’un référendum « pour » ou « contre » une nouvelle Constitution, qui devait mettre fin à celle édictée en 1980 durant la dictature de Pinochet (et réformée à plusieurs reprises depuis 1989). 

    Ce nouveau scrutin national se déroule quatre ans après la grande révolte sociale de 2019, et deux ans après l’élection du jeune président de la gauche progressiste (autour d’une coalition regroupant Parti communiste et Frente Amplio), Gabriel Boric. Là encore, les plus de 15 millions d’électrices et électeurs se sont clairement prononcés contre la proposition constitutionnelle : 55,8 % s’y sont opposés. 

    Un vote de classe

    On constate à nouveau dans la capitale comme au plan national, un rejet de classe, tandis que les trois communes les plus riches du pays votaient « pour ». Seules deux régions ont opté majoritairement pour la proposition constitutionnelle. Pourtant, le grand patronat et ses médias ont investi massivement dans la campagne en faveur du « pour », afin de défendre un projet encore plus réactionnaire que la Carta Magna en place. Rédigée par l’extrême droite et la droite dans le cadre d’un processus beaucoup plus « contrôlé » que le précédent par les partis traditionnels, la proposition empêchait notamment toute législation favorable à l’avortement, sanctuarisait le système des fonds de pensions par capitalisation, consolidait la marchandisation de l’eau, de l’éducation, de la santé ou encore gravait dans le marbre un des codes du travail les plus ­conservateurs de l’Amérique latine.

    Une défaite pour l’extrême droite

    En septembre 2022, plus de 62 % de la population avait déjà refusé une proposition constitutionnelle. Il s’agissait alors d’un texte plutôt orienté à gauche, féministe, qui défendait de nouveaux droits pour les peuples autochtones et qui prétendait dépasser — en partie — l’État subsidiaire néolibéral. Malgré les différences et dans une conjoncture désormais morose, où dominent le discours sécuritaire et les difficultés économiques, un rejet massif s’est donc exprimé à nouveau ce dimanche : la crise d’hégémonie en cours est loin d’être terminée. 

    Le Parti républicain de José Antonio Kast, extrême droite qui a émergé avec force depuis trois ans, et qui s’est construite pour le retour « à l’ordre », connaît en même temps une défaite importante avec ce vote. D’autant que Kast se voyait déjà comme le nouveau président à partir de 2027. Les couteaux sont de sortie entre la coalition de la droite traditionnelle (Chile Vamos) et le clan républicain, chacun cherchant à s’attribuer l’origine de la débâcle. 

    Globalement, ce résultat donne un peu « d’air frais » à un gouvernement progressiste qui s’est caractérisé depuis 2021 par une faible capacité transformatrice et surtout aucune volonté — même minimale — d’affrontement avec les secteurs dominants. Minoritaire au parlement, enfermé dans une logique gestionnaire, allié avec le Parti socialiste social-libéral, Gabriel Boric a immédiatement appelé « au consensus national » tout en fermant la porte à toute poursuite d’un processus constituant. Dans ce contexte, seule une revitalisation de l’esprit rebelle d’octobre, des luttes populaires, autochtones et féministes pourrait rebattre les cartes et rouvrir un horizon émancipateur.

    Franck Gaudichaud

  • Pas de trêve pour nos rêves… d’un monde sans capitalisme !

    On se prend à rêver d’une « trêve » en cette période de fin d’année. Pourtant, plus encore que d’habitude, il n’y en aura pas. Ni à Gaza, ni en Cisjordanie, ni en Ukraine. Ni au Soudan, où la population est victime de milices armées qui veulent en finir avec le mouvement populaire qui a renversé la dictature en 2019. Ni au Congo, où elle est victime des exactions des bandes prédatrices qui veulent contrôler les richesses minières du pays. 

    Pas de trêve non plus pour les femmes et les hommes sur les routes de l’exil, chasséEs par les désastres climatiques, la guerre, les famines et la misère. Les survivantEs de parcours migratoires inhumains, qui se retrouvent ici sans-papiers et déshumaniséEs, sont livréEs à des attaques racistes sans précédent, dont la dernière loi raciste anti-immigration. 

    Pas de trêve pour l’inflation et la surexploitation. Pendant que les prix explosent, les associations humanitaires sont débordées par les demandes d’aides. Des centaines de milliers de personnes sont sans toit, dont près de 3 000 enfants à la rue. Cela, alors que l’argent coule à flot pour les capitalistes, que les sociétés du CAC 40 engrangent 160 milliards de profits par an. Cela, alors que les hôtels, les gymnases et les mairies se préparent pour les JO, au détriment des libertés démocratiques et des services publics déjà mis à mal. 

    La résistance, au côté des peuples palestinien, ukrainien, soudanais, des femmes du Congo, les luttes ici au côté du monde du travail, des migrantEs et des sans-abris pour leurs droits, ne vont pas s’arrêter. Il est vital de ne rien lâcher, de préparer une contre-offensive contre Macron et ses nouveaux alliés des Républicains et des extrêmes droites, de construire un grand mouvement d’ensemble pour mettre un coup d’arrêt aux politiques impérialistes et antisociales, et de reconstruire une alternative unitaire et radicale, prémices d’une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions, et une force politique pour la porter.

    Redouane Amri

  • Guerres en Palestine et en Ukraine, pauvreté extrême et racisme : pas de trêve de fin d’année...

    Plus encore que d’habitude, la prétendue « trêve de Noël » sera vide de sens. 

    Du génocide à Gaza aux multiples conflits

    Il n’y a pas de trêve pour la population de Gaza, sous les bombes et le blocus décrété par l’État d’Israël, privée d’électricité, de nourriture et d’eau, de médicaments et de soins et qui meurt en masse (actuellement plus de 20 000). Nous avons franchi un cap : un génocide est en cours à 3300 km de Paris. Pas de trêve pour les PalestinienEs de Cisjordanie livrés à l’arbitraire des colons armés et des soldats israéliens. Nous ne pouvons pas détourner les yeux.

    Il n’y a pas non plus de trêve pour la population ukrainienne dans ce troisième hiver de guerre et de résistance à l’offensive de Poutine. Ni pour la population du Soudan, victime de milices armées qui veulent en finir avec le mouvement populaire qui a renversé la dictature en 2019. Ni pour les populations du Congo, victimes des exactions des bandes prédatrices qui veulent contrôler les richesses minières du pays. Il n’y a pas non plus de trêve pour les femmes et les hommes sur les routes de l’exil, chasséEs par les désastres climatiques, la guerre, les famines et la misère.

    Une situation catastrophique pour les classes populaires

    À Mayotte, la population est privée d’eau potable, d’école, d’accès à la santé. En Martinique et Guadeloupe, l’État français refuse de rendre justice aux personnes empoisonnées par le chlordécone pour cet énième crime d’État sur ces territoires.

    Il n’y pas de trêve pour les survivantEs de parcours migratoires inhumains, qui se retrouvent ici sans-papiers et déshumaniséEs, livréEs à des attaques racistes sans précédent, encore plus précariséEs, privéEs de droit par la dernière loi anti-immigration de Darmanin. Soutenue par l’extrême droite, cette loi raciste portée par la droite macroniste et LR, vise aussi à nous diviser et nous isoler les unEs des autres face aux problèmes et aux attaques que nous subissons.

    Car pendant que les prix explosent avec l’inflation, les associations humanitaires sont débordées par les demandes d’aides. Des centaines de milliers de personnes sont sans toit, dont près de 3 000 enfants à la rue. 

    Cela, alors que l’argent coule à flot pour les capitalistes, que les sociétés du CAC 40 engrangent 160 milliards de profits par an, que les hôtels, les gymnases et les mairies se préparent pour les JO, au détriment des libertés démocratiques et des services publics dont les salariéEs, notamment dans la santé et les transports, vont devoir redoubler d'efforts au travail.

    Enfin, il n’y a pas de trêve des licenciements et du chômage – comme chez Casino qui comptent 50 000 salariéEs et est menacé de démantèlement – pas plus que pour les violences sexistes et sexuelles qui blessent, détruisent et tuent quotidiennement.

    Pas de répit contre Macron

    Le capitalisme ne nous accordera jamais de trêve, car la marche incontrôlable de ses crises et désordres politiques broie des vies humaines par millions et hypothèque l’avenir de la planète.

    Face à cela, il ne peut pas y avoir de trêve des luttes. La résistance, aux côtés des peuples palestinien, ukrainien, soudanais, des femmes du Congo, les luttes ici aux côtés du monde du travail, des migrantEs et des sans-abris ne peut pas s’arrêter ces prochaines semaines. C’est vital de ne rien lâcher, de préparer dès les premiers jours de 2024, une contre-offensive contre Macron et ses nouveaux alliés des Républicains et des extrêmes droites. Construire un grand mouvement d’ensemble pour mettre un coup d’arrêt aux politiques impérialistes et antisociales. Reconstruire une alternative unitaire et radicale, prémices d’une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions, et une force politique pour la porter.

  • « Confondre antisionisme et antisémitisme, c’est trahir ce qui était la majorité des juifs du monde d’avant la Deuxième Guerre mondiale »...

    Entretien avec Michèle Sibony

    Michèle Sibony, porte-parole de l’UJFP, l’Union juive française pour la paix, répond à nos questions sur l’actualité de l’antisémitisme, les moyens de lutter contre celui-ci et son instrumentalisation par les classes dominantes.

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