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Actualités internationales... - Page 60

  • Trump sera-t-il disqualifié pour se présenter aux élections ?

    Fin de l’année 2023, et l’ancien président Donald Trump domine les médias comme il l’a fait au cours des huit dernières années. Deux États, le Colorado et le Maine, ont décidé que Trump ne pouvait pas figurer sur leur bulletin de vote parce qu’il s’est engagé dans une insurrection le 6 janvier 2020, ce qui le rend inéligible en vertu du 14e amendement à la Constitution des États-Unis. 

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  • L’impunité israélienne fait monter les tensions régionales...

    Depuis le début de la guerre d’Israël contre la bande de Gaza à la suite de l’action armée du Hamas le 7 octobre, les tensions régionales n’ont cessé de s’intensifier sans se transformer (encore) en guerre ouverte et directe. Face à la violence de l’armée d’occupation israélienne soutenue par ses alliés impérialistes occidentaux, les risques d’embrasements régionaux beaucoup plus meurtriers ne cessent de croître.

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  • Appel de la Confédération des syndicats libres d’Ukraine...

    Alors que la nouvelle année 2024 en Ukraine a commencé avec d’horribles attaques massives de missiles russes, nous publions l’Appel de la Confédération des syndicats libres d’Ukraine aux syndicats, aux parlements et aux gouvernements des pays démocratiques, aux partenaires internationaux et aux organisations internationales concernant l’attaque massive de la Russie contre l’Ukraine.

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  • Le vieux monde se meurt, il est urgent de construire le nouveau !

    En ce début d’année 2024, il est une présence encombrante, celle de la guerre. Elle se déploie dans plusieurs régions du monde et acquiert une dimension totale, voire globale.

    Désarmé et impuissant face à la longue occupation militaire de l’Ukraine par la Russie de Poutine, le Vieux Continent voit son monde s’effondrer sous les coups des politiques néolibérales qui ouvrent la voie aux nouveaux fascismes. Dans ce contexte, la machinerie déclarative du droit international, constamment bafouée par la brutalité des politiques anti-immigration et la multiplication des occupations militaires, peine à dissimuler son impuissance. 

    La guerre s’impose comme une donnée économique : les budgets militaires explosent au détriment des investissements vitaux dans la planification et la reconversion écologique. Mais aussi comme donnée politique et sociale, via l’identification de l’islam en tant qu’ennemi intérieur et extérieur, l’instrumentalisation du racisme et de l’antisémitisme et la montée de l’autoritarisme d’État, où « la notion de terrorisme devient la pièce maitresse de la nouvelle rhétorique guerrière », comme le disait Daniel Bensaïd en 2003.

    La guerre frappe durement les populations soudanaises et congolaises où les morts et la destruction atteignent des proportions industrielles et les déplacéEs se comptent par millions. 

    La brutalité génocidaire du conflit entre l’État hébreu et les PalestinienNES sur une population très jeune, assiégée, sous blocus et menacée par la famine et l’urgence humanitaire, constitue le principal scénario de guerre. Depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre, nous assistons à une succession de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le conflit israélo-palestinien remet sur le devant de la scène la nécessité de combattre l’impérialisme et le colonialisme. 

    Meurtrie, morcelée et saccagée par l’État colonial d’Israël, la Palestine gagne sur le terrain politique en devenant le symbole international de la résistance anticoloniale. À la veille de la nouvelle année, son drapeau flottait dans les villes du monde entier réclamant le cessez-le-feu immédiat et la défense du droit des peuples autochtones à l’autodétermination. 

    L’élan internationaliste de ces mobilisations, défiant les classes dominantes de leurs pays et leur honteuse complicité dans la campagne d’extermination, nous donne confiance dans la possibilité de bâtir un monde nouveau, débarrassé de l’impérialisme et de sa principale matrice, le capitalisme.

    Hélène Marra

  • La résistance ne cède rien face à la guerre coloniale de Poutine...

    L’Ukraine a subi le vendredi 29 décembre la pire des attaques aériennes lancées par la Russie sur son territoire depuis l’invasion de février 2022 : plus de 160 missiles ont été tirés, dont des missiles de croisière et des drones explosifs Shahed touchant près de 120 villages et villes incluant la capitale Kyiv, Kharkiv (nord-est), Lviv (ouest) et d’Odessa (sud). Outre les infrastructures militaires - qui se sont avérées correctement protégées -, ce sont les infrastructures civiles de toutes les régions du pays, qui étaient visées, endommageant des immeubles, un centre commercial, une école, un hôpital et faisant près de 40 morts et des dizaines de blessés. Les maires de Zaporija et de Kiev ont annoncé un "jour de deuil".

    Il s’agit pour le pouvoir russe de saturer les défenses aériennes, de tester la solidarité occidentale, d’affecter directement les conditions de vie des civils, privés d’électricité pour se chauffer en hiver, en espérant obtenir un effondrement du moral de la population. 

    Le lendemain de cette attaque, des frappes de drones - imputées par Moscou à l'armée ukrainienne - ont touché Belgorod (près de la frontière) faisant 18 morts dont un enfant et 111 blessés. La Russie a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU contre l’Ukraine… après avoir annoncé dans l’heure suivant ces frappes (comme ce fut révélé sur LCI le 31 décembre), avoir intercepté des drones visant des cibles militaires - et faisant des dégâts dans les zones urbaines survolées de Belgorod. Le nouveau discours supprime cette version pour retourner contre l’Ukraine les accusations de crimes de guerre… et « légitimer » un nouvel assaut lancé le 31 décembre contre l’Ukraine. Depuis des mois, des frappes de drones touchent le territoire de la Russie - y compris la Crimée. Les pouvoirs ukrainiens n’en assument pas la responsabilité : ils renvoient à des actions de résistance populaire décentralisées en Ukraine (dont témoignent la fabrication et l’usage des drones, ou la réparation rapide des infrastructures endommagées) ; mais aussi, à des forces internes à la Russie agissant de la frontière jusqu’aux abords de Moscou. 

    Contrairement aux espoirs de Poutine, la violence des attaques russes pourrait catalyser un sursaut d’aides occidentales - comme en témoigne l’annonce par Londres de 200 missiles antiaériens livrés à Kiev. Certes, les élections à venir aux Etats-Unis sont périlleuses pour l’Ukraine, et la guerre d’Israël contre le peuple palestinien contribue à détourner les opinions publiques - de tous bords - de l’aide à l’Ukraine. C’est sur quoi mise le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirmant sur la chaîne de télévision Rossiya24 que les Etats-Unis et ses alliés suggéraient à Moscou d'entamer des pourparlers de paix en Ukraine « car ils n'ont pas réussi à vaincre les forces russes ». 

    Il est vrai qu’après deux ans de guerre, bien des jeunes ukrainiens préfèrent déserter que s’enrôler. Mais la société ukrainienne permet aussi que s’expriment sa diversité, et l’on constate que bon nombre de ceux et celles qui expriment des désaccords et déceptions envers Zelensky, exigent plus de droits sociaux et/ou se tournent vers Valeri Zaloujny, le chef d'Etat major de l'armée ukrainienne, pour réclamer avec lui plus de moyens et lui faire confiance pour une meilleure défense du pays.

    Mais la vérité est que les forces russes n’ont pas, non plus, réussi à vaincre la résistance ukrainienne et rechignent à faire appel à une conscription massive de peur des réactions de la société russe. Des « pourparlers » - aux conditions de la Russie - arrangeraient bien Moscou qui peine à stabiliser son contrôle de 17,5% du territoire ukrainien. Aucun des « oblasts » proclamés « russes » après de pseudo référendums en condition de guerre, ne sont exempts des pires violences, expulsions, déportations d’enfants et russification forcée des populations ukrainiennes russophones. Et l’Ukraine a réussi l’exploit de déstabiliser la Crimée et de contrôler la mer Noire malgré les menaces russes de bombardements… 

    Il n’y aura pas de paix sans justice décoloniale, et d’ici là, sans droit multiforme de résister à l’occupation, en Ukraine comme en Palestine méritant tout notre soutien « par en bas » !

  • Face à la convergence des crises, le défi de faire avancer les travailleur·es et les peuples...

    Le siège et le massacre en cours contre les Palestinien·nes de Gaza, menés par l’État israélien avec le soutien ouvert des États-Unis et le silence complice des autres puissances impérialistes occidentales, s’ajoutent à la guerre de Poutine contre l’Ukraine pour prouver l’instabilité et la violence brutale qui caractérisent le nouveau scénario géopolitique mondial. La multiplication des guerres et l’aggravation des tensions entre et au sein des États ne sont qu’un des signes de la nouvelle période historique de convergence des crises, qui a débuté avec la crise de 2008.

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  • Algérie : l’exercice de la citoyenneté est-elle un crime ?

    Dans un régime de libertés démocratiques, la citoyenneté, c’est-à-dire la participation des citoyens à la construction de l’espace public mais aussi sa détermination à défendre ses droits, est le critère essentiel même pour que fonctionne le régime. Dans un régime de dictature, d’autoritarisme, la citoyenneté incarne la subversion, un trouble-fête pour les gouvernants. En est-il ainsi dans notre pays en vue des tracasseries qui s’abattent sur Kamel Aissat dont le procès est programmé pour le 24 décembre ? Il est poursuivi pour des accusations hallucinantes et insensées « d’atteinte à l’intérêt national » et « d’atteinte à l’unité nationale ». Lui le patriote de toutes les patries et des peuples opprimés.

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  • Où va la guerre d’Israël contre Gaza ?

    Il semble désormais probable que d’ici la fin de cette année 2023, l’État sioniste changera le cours de la guerre qu’il a lancée contre la bande de Gaza et passera à une nouvelle phase. La première phase préliminaire de bombardements intenses et terriblement meurtriers qui a immédiatement suivi l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » a été suivie par une deuxième phase d’invasion terrestre qui a ciblé le nord de la bande de Gaza, et une troisième phase au cours de laquelle l’invasion s’est déplacée vers la partie sud, en se concentrant sur Khan Younès. Rafah a été relativement épargnée, afin qu’elle puisse servir de refuge à la population de Gaza jusqu’à ce que les dirigeants sionistes décident, en fonction de la situation sur le terrain et au niveau international, quel sort ils devraient chercher à imposer à ce territoire gravement sinistré. Il était en effet clair dès le début que l’invasion actuelle serait déterminée par « ce que l’armée israélienne peut réaliser avant qu’une combinaison de pertes dans ses rangs et de pressions internationales ne l’oblige à s’arrêter ».

    La phase préliminaire de bombardement a duré trois semaines. Cela était dû d’abord au fait que le commandement militaire israélien a été pris par surprise. Il n’était pas préparé à une guerre d’invasion telle que celle que le gouvernement sioniste a décidé de lancer en réponse à l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » et avait donc besoin de temps pour se préparer et planifier l’agression en cours. La deuxième raison est que, comme la plupart des armées des pays riches, les forces armées israéliennes sont devenues couardes (une posture que le célèbre analyste militaire israélo-américain Edward Luttwak a qualifiée de « post-héroïque »), en particulier face à la résistance de combattants prêts à mourir. Les forces d’occupation israéliennes cherchent donc à mener des guerres au coût humain le plus bas possible dans leurs rangs, grâce à un recours très étendu à la guerre à distance.

    Lorsqu’il s’agit d’envahir des zones urbaines, comme c’est le cas à Gaza, la conséquence de cette dernière considération est une destruction d’une très grande intensité et un coût énorme en vies civiles parmi la population locale. C’est bien pourquoi l’agression actuelle a pris une telle ampleur génocidaire, avec environ vingt mille Palestinien.nes tué.es jusqu’à présent, dont une grande majorité de civils, outre plusieurs milliers de disparu.es sous les décombres. De son côté, l’armée israélienne n’a perdu qu’environ 125 soldats, selon ses propres sources. Même si le nombre de pertes israéliennes devait largement dépasser le chiffre officiel actuel, d’autant que le nombre de blessés est bien supérieur au nombre de morts et qu’il y a un grand nombre de blessés graves, il en va de même pour les blessés palestiniens, sans parler des victimes indirectes de l’invasion et du siège meurtrier qui l’accompagne. La guerre en cours reste donc un cas record dans l’histoire des guerres en termes de disproportion des morts subies par les deux camps. Dans une certaine mesure, elle ressemble à l’utilisation unilatérale d’une arme de destruction massive sur une zone peuplée.

    L’armée sioniste a réussi à prendre le contrôle de la majeure partie de la moitié nord de la bande de Gaza après avoir détruit la plupart de ses bâtiments, déplacé la très grande majorité de sa population et tué un pourcentage terrifiant de cette dernière. Elle concentre désormais ses efforts sur le renforcement de son contrôle sur la moitié sud, en particulier sur les parties nord et est de cette second moitié de l’enclave. Cela se déroule alors que la protestation mondiale provoquée par l’ampleur impressionnante des meurtres et des destructions commises par l’armée sioniste s’intensifie, tandis que la sympathie pour les Israélien.nes victimes du « Déluge d’Al-Aqsa » s’affaiblit progressivement, malgré les efforts de propagande déployés pour la raviver. Cela a conduit à une escalade de la pression internationale sur le gouvernement sioniste, lui enjoignant de s’abstenir de nouveaux massacres et destructions à grande échelle. Cette pression est désormais également exercée par le seul gouvernement dont Israël ne peut se permettre d’ignorer la position, celui des États-Unis, son partenaire dans la guerre contre Gaza, sans le soutien militaire et politique duquel une guerre d’une telle intensité sur une si longue période n’aurait pas été possible.

    Les forces d’occupation seront donc contraintes de mettre un terme à l’invasion et aux bombardements massifs dans quelques jours et de passer à une quatrième phase au cours de laquelle elles s’efforceront de renforcer leur contrôle sur le territoire envahi, c’est-à-dire la majeure partie de la bande de Gaza, par le biais d’une « guerre de moindre intensité » visant à éradiquer toute résistance restante dans ces zones et à détruire le réseau de tunnels dans leur sous-sol. Israël sait que les États-Unis et d’autres gouvernements occidentaux continueront à soutenir une telle quatrième phase de « guerre de moindre intensité » puisqu’ils ont proclamé leur soutien dès le début à l’objectif d’éradiquer le Hamas, comparé à l’EI depuis le « Déluge d’Al-Aqsa ». Quant à l’objectif à plus long terme, dont dépend la nature de la cinquième phase à suivre, il sera à son tour déterminé par le degré de succès de l’armée sioniste dans le renforcement de son contrôle sur les zones conquises et par la capacité d’Israël à continuer de mettre en œuvre la « seconde Nakba » en empêchant le retour d’une grande partie de la population palestinienne dans ces zones – de peur qu’elles ne se transforment à nouveau en foyers de résistance de nature à épuiser l’armée d’occupation.

    Du point de vue israélien, les perspectives se situent désormais entre le scénario prôné par l’extrême droite sioniste, qui appelle à l’annexion de la bande de Gaza avec développement d’un colonialisme de peuplement dans ce territoire, et le scénario qu’impose le rapport de force aux dirigeants de l’État sioniste, qui peut être comparé à une répétition dans la bande de Gaza de la situation qui prévaut en Cisjordanie. L’armée d’occupation israélienne contrôlerait ainsi une vaste ceinture de sécurité stratégique à l’intérieur de l’enclave, le long de ses frontières, de la même manière qu’elle contrôle la vallée du Jourdain, et maintiendrait d’autres sites tampons entre les zones peuplées qui fourniraient une opportunité pour la mise en place d’un mouvement de colonisation similaire à celui qui existe dans la « zone C » en Cisjordanie. Le pouvoir nominal sur le reste de la bande de Gaza serait confié à des dirigeants palestiniens dont l’identité est toujours controversée entre le gouvernement israélien, d’une part, et Washington et ses alliés, de l’autre.

    En effet, l’administration Biden souhaite remettre le pouvoir à Gaza à « l’Autorité palestinienne » basée à Ramallah après l’avoir « revitalisée », selon l’expression utilisée par le président américain (la manière dont cela se ferait reste floue pour tout le monde, y compris pour Biden lui-même et son administration). A l’opposé, Netanyahu et ses alliés de l’extrême droite sioniste refusent l’établissement d’une autorité unique régnant sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, afin de ne pas subir de pressions pour concéder la proclamation d’un « État palestinien ». Ceci en dépit du fait qu’un État établi dans de telles circonstances ne pourrait être rien de plus, en réalité, qu’un État croupion privé de souveraineté dans les domaines fondamentaux et donc, en substance, rien d’autre qu’une continuation de l’occupation.

    Gilbert Achar

    Traduit de l’adaptation anglaise publiée par l’auteur sur son blog de l’original arabe publié le 19 décembre par le quotidien Al-Quds al-Arabi

  • Palestine, mobilisation dans les universités !

    Depuis l’offensive génocidaire israélienne sur la Palestine et à la suite de l’appel des étudiantEs palestinienNEs, des comités en soutien à la Palestine se sont construits dans plusieurs facs en France, comme à l’EHESS, à Montpellier, à Nanterre, à la Sorbonne-Nouvelle, à Rennes, à Toulouse ou encore à Sciences Po Paris.

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