Dans son ensemble, la droite a obtenu 52,6 % des voix dimanche 10 mars. L’Alliance démocratique (AD), dirigée par le PSD de Luís Montenegro (membre du Parti populaire européen), totalise 29,5 %. Les ultralibéraux de l’Initiative libérale (IL, membre de l’ALDE), atteignent 5 %, tandis que CHEGA (parti d’extrême droite fondé en 2014 et affilié à l’ID-Parti Identité et Démocratie), atteint le retentissant 18 %, garantissant 48 des 230 sièges du Parlement portugais.
Actualités internationales... - Page 58
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Un virage électoral à droite avec un avenir incertain au Portugal...
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Chlordécone, un pas en avant pour obtenir réparation au Antilles !
Sur proposition du député de Guadeloupe Elie Califer (socialistes et apparentés), l’Assemblée nationale a voté le 29 février une loi reconnaissant la responsabilité de l’État français dans le scandale du chlordécone. La loi doit maintenant passer au Sénat. Ce vote est manifestement un pas en avant.
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Autonomie et questions sociales en Corse...
Si un accord semble être trouvé sur « la reconnaissance d’un statut d’autonomie » de la Corse, Macron et Darmanin se sont empaillés avec la majorité nationaliste modérée de Corse à propos de deux options. Là où celle-ci revendique l’instauration d’un statut de résident, les premiers campent sur la notion de résidence.
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Le fiasco électoral du régime islamique en Iran...
Deux élections au suffrage universel ont eu lieu le 1er mars. La première pour élire l’Assemblée législative ; la seconde pour choisir les 88 « experts » religieux ayant essentiellement pour mission de désigner le prochain Guide suprême à vie, la plus haute autorité de la République islamique.
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Maroc : à Figuig, les femmes en lutte pour le bien commun...
Le soulèvement de Figuig, à la frontière algérienne, a commencé fin octobre 2023 lorsque, au cours d’une réunion du conseil municipal de la ville, celui-ci a rejeté l’adhésion au groupement intercommunal visant à lui attribuer la distribution de l’eau et de l’électricité, ainsi que le traitement et l’assainissement.
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Au Tchad, la dictature en marche...
Déby prépare le terrain électoral en neutralisant l’opposition par la cooptation ou la répression.
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État de l’Union : Biden lance sa campagne au milieu des protestations...
Le président Joe Biden a profité du discours sur l’État de l’Union, le rapport annuel du chef de l’exécutif au Congrès, pour lancer sa campagne de réélection à la présidence, alors que des centaines de manifestants bloquaient la Pennsylvania Avenue, qui mène de la Maison Blanche au Capitole, pour exiger un cessez-le-feu dans la guerre d’Israël contre la Palestine.
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« Chaque semaine à Thessalonique, se déroule depuis plusieurs mois une manif de l’éducation, assez massive »...
Comme on pouvait s’y attendre, le projet de loi sur les facs privées une fois déposé au Parlement a été voté le 8 mars par la droite, qui détient la majorité absolue des sièges (pour 41 % des voix exprimées aux législatives, soit 20 % du corps électoral).
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Non à la répression au Pays basque ! Soutien aux Six du Labourd !
Mercredi 6 mars, très tôt dans la matinée, la police française a procédé à une série d’arrestations au Pays basque nord, arrêtant 6 jeunes militantEs nationalistes basques à leur domicile. Parmi les six personnes âgées de 19 à 28 ans, cinq seraient des membres du collectif U14 (Uztaila 14, le « 14 juillet » en basque).
Ils et elles sont soupçonnés d’avoir commis des dégradations sur le petit train touristique d’Hendaye le 12 juillet dernier, action revendiquée par le collectif lui-même. Une autre procédure concerne des dégradations en marge du traditionnel défilé du 14 juillet, défilé contesté par U14 qui a organisé une manifestation à Saint-Jean-de-Luz en guise de protestation face à l’État français. Les militantEs sont aussi accusés d’avoir le même jour enlevé le drapeau tricolore de la mairie, et de l’avoir remplacé par l’ikurriña (drapeau basque). Enfin, une dernière enquête concerne des violences et dégradations qui ont eu lieu lors d’une manifestation contre la réforme des retraites en mars 2023.
Un des camarades a été relâché le 6 mars dans la soirée, tandis que les cinq autres ont été relâchés le 7 mars après une journée et demie de garde à vue. Tous comparaîtront devant la justice française le 11 juin prochain.
Le NPA dénonce fermement l’arrestation des six camarades basques et leur apporte son soutien. Par ce déploiement de moyens colossal et cette démonstration de force, l’État français poursuit une politique de criminalisation de la lutte basque qui vise à museler l’opposition et la jeunesse organisée. Encore aujourd’hui, Paris comme Madrid font le choix de la répression et de la tension, alors même que le Pays basque a fait depuis des années le choix d’entrer dans une nouvelle stratégie de mobilisation non violente et de désobéissance civile. Il faut que L’État français cesse cette répression constante contre les citoyens basques ! La situation est critique et la réponse de l’État mène à une escalade de la violence qui n’est pas souhaitable.
Nous exprimons notre solidarité envers les personnes arrêtées, leurs camarades, leurs amiEs et leur famille. Nous demandons l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires et appelons à rejoindre les actions et mobilisations qui ont lieu pour dénoncer cette situation.
Solidarité Internationaliste !
Gora Euskal Herria askatuta!
Gora Euskal Herria Ekosozialista !
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Répression des mobilisations environnementales : un réquisitoire de l’ONU...
La convention d’Aarhus, signée par la France en 1998, doit protéger les défenseurEs de l’environnement. Elle impose l’obligation de veiller à ce que les personnes exerçant leurs droits ne soient pas pénalisées, persécutées ou harcelées.
Le Comité d’examen du respect de ces dispositions dit clairement que les manifestations pacifiques en faveur de l’environnement constituent un exercice légitime du droit du public à participer au processus décisionnel. C’est à ce titre que Michel Forst, mandaté par l’ONU, a enquêté depuis un an sur le niveau de répression dont sont victimes aujourd’hui les mouvements de désobéissance civile en Europe et en France. Le 23 février dernier, Michel Forst visitait la ZAD de la Crém’Arbre sur le parcours du projet de l’A69, entre Castres et Toulouse. Il a pu constater la manière brutale, humiliante, dont le préfet du Tarn conduit la répression.
Évolution inquiétante des politiques répressives en Europe
M. Forst livre un diagnostic très inquiétant sur l’évolution des politiques répressives, des modes de maintien de l’ordre, de la justice. Tous les grands pays européens sont concernés. Le mécanisme mis au jour est clair : en s’appuyant sur la législation relative à la criminalité, sur les dispositifs policiers et sur l’arsenal juridique anti-terroriste, il s’agit d’intimider, de dissuader toutes mobilisations et de les délégitimer pour justifier la brutalité à leur encontre. Nombre de médias sont enrôlés, usant de la rhétorique « écoterroristes », « radicaux », « extrémistes », « violents ».
En France nous subissons la multiplication des contrôles abusifs, des arrestations et des amendes, les brutalités policières lors des manifestations, les maltraitances en garde à vue, humiliations, intimidations, violences, insultes racistes et sexistes. Enquête et surveillance étendues utilisant la législation relative à la criminalité organisée : suivi, géolocalisation, mise sur écoute, perquisition, infiltration policière. Tous les moyens sont bons ! En parallèle, les tribunaux généralisent la détention provisoire et durcissent les conditions de remise en liberté.
Répression des contestations
Ces pratiques répressives constituent une menace majeure pour la démocratie et les droits fondamentaux. Elles empêchent la société de « faire face à la crise environnementale avec l’urgence requise ». Plutôt que de mettre en place des politiques efficaces de sortie des énergies fossiles, de protection des sols et de la biodiversité, de lutte contre toutes les pollutions industrielles et agricoles, les gouvernements poursuivent et harcèlent les lanceurs d’alerte, les activistes, les scientifiques, les journalistes, discréditent leur combat et leurs actions.
Au-delà de l’intérêt de ce rapport, nous savons que la criminalisation des activistes environnementaux n’est qu’une des facettes de la guerre que mènent Macron et son gouvernement contre le mouvement social. Après les Gilets jaunes, les manifestations syndicales, les quartiers populaires, ils veulent mettre au pas toute contestation de leur pouvoir et de leur politique inégalitaire et écocide.
Commission nationale écologie