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Nos tracts, à diffuser... - Page 19

  • Covid-19 : le seul bilan de Macron, c’est la catastrophe sanitaire !

    Jeudi 25 mars, alors que tous les indicateurs étaient déjà au rouge, le discours de Macron a été surréaliste : « Aucun mea culpa à faire, ni aucun remords, ni aucun constat d'échec ».... Un décalage total entre son bilan politique catastrophique et la terrible situation dans laquelle nous sommes : ainsi, selon l'Insee, la mortalité a augmenté de 9,1 % en 2020, du jamais-vu depuis 70 ans !

    Alerte, situation critique !

    En effet, les chiffres montrent que la situation sanitaire se dégrade rapidement. Avec le variant anglais, les épidémiologistes avaient pourtant bien alerté de larrivée de cette troisième vague. Ainsi, le nombre de nouveaux cas de contamination est en nette augmentation (+17%) par rapport à la semaine précédente. Dans les hôpitaux, le taux d'hospitalisations des plus de 75 ans augmente à nouveau, et la pression sur les services de réanimation s'accentue, la plupart étant dores et déjà saturés. Le pic des 5000 hospitalisations en réanimation atteint ce lundi dépasse déjà celui de la deuxième vague en novembre dernier… Et en conséquence, le tragique nombre de décès a augmenté la semaine dernière, de plus de 4 % par rapport à la semaine précédente.

    Les lieux de travail ne sont évidemment pas épargnés. Ainsi, à l'usine PSA de Poissy, qui compte plus de 3500 salariéEs, 45 cas de Covid, (30 selon la direction qui refuse de prendre en compte les intérimaires et sous-traitants !) et malheureusement trois décès… Et les exemples sont nombreux.

    Clusters dans les établissements scolaires

    Pendant des mois, le ministre de lÉducation nationale Blanquer na rien voulu entendre. Pourtant, les études montraient bien que le virus circulait de manière accrue dans les écoles primaires, au collège et au lycée… Aujourdhui, cest donc lexplosion attendue de la contamination dans les écoles et, après avoir mis en danger pendant des semaines la santé des personnels des écoles, des élèves et de leurs familles, le gouvernement est bien obligé de prendre des mesures de toute urgence, comme toujours dans limprovisation totale.

    La situation à laquelle nous en sommes arrivés, et de laquelle ce gouvernement porte lentière responsabilité, oblige les personnels travaillant dans les établissements les plus critiques (comme en Seine-Saint-Denis) à exercer leur droit de retrait. Cela se fait contre une hiérarchie qui le refuse, estimant que les protocoles sanitaires mis en place « couvrent les agents »… Il ne faut plus tergiverser : dans ces établissements, toutes celles et ceux — personnels, parents d’élèves — qui réclament des fermetures temporaires afin de faire retomber l’épidémie ont entièrement raison !

    Répondre aux urgences sanitaires

    Faute de place, il est maintenant question d'installer des tentes devant les hôpitaux et de trier les patientEs... Pourtant ce n'était pas une fatalité : les responsables politiques — de gauche et de droite — qui ont démantelé l'hôpital public depuis des années, et qui continuent aujourdhui à le démolir, devront rendre des comptes. Et depuis un an, de laffaire des masques manquants jusqu’à cette campagne de vaccination bien trop lente, ce sont bien ce gouvernement et l'industrie pharmaceutique qui portent lentière responsabilité de cette catastrophe sanitaire.

    À nous d'imposer de véritables mesures de santé publique : louverture de lits en réanimation, lembauche et la formation massive de personnels de santé ; l’amplification de la campagne de vaccination, en réquisitionnant l'appareil de production et en exigeant la levée immédiate des brevets sur les vaccins ; la protection du monde du travail et de lensemble de la population (dans les entreprises et les services publics, en particulier dans l’éducation), y compris par la fermeture des lieux si nécessaire.

    Parce que la primauté des profits sur les vies à laquelle conduit ce système dingue est criminelle et que ceux qui la défendent et la mettent en œuvre sont coupables.

  • Soutien aux occupations des lieux culturels, ce n’est qu’un début !

    Le 4 mars, à l’issue de la journée de mobilisation appelée par les syndicats et organisations professionnelles du spectacle, commençait l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris. Le début d’une large mobilisation des travailleurEs du spectacle et de la culture pour défendre leurs droits, qui aujourd’hui fait tache d’huile, dans un contexte sanitaire certes compliqué mais surtout contre un gouvernement à loffensive.

    La culture défend des droits pour touTEs !

    Les occupations de lieux culturels se multiplient dans l’ensemble des villes : déjà plus d’une cinquantaine de théâtres, salles de spectacle, voire cinémas, où l’on se réunit dans le cadre d’« agoras » (assemblées générales ouvertes) pour élaborer des plateformes revendicatives et débattre des modalités d’organisation de la lutte. Celles et ceux qui font la culture doivent pouvoir décider de manière démocratique quels sont leurs besoins, et si et comment on ouvre les lieux culturels !

    Si la question de la réouverture de ces lieux (jugés non essentiels par ce gouvernement) est la seule exigence relayée par les médias, c’est bien le retrait de la contre-réforme de l’assurance chômage, que souhaite imposer le gouvernement pour le 1er juillet, qui est la revendication centrale du mouvement. Au-delà de la culture, cette attaque sans précédent va toucher l’ensemble du monde du travail et se traduire par une baisse drastique des allocations pour celles et ceux que l’on prive d’emploi.

    Pour la culture, le mouvement défend laccès aux droits sociaux pour touTEs, avec pour les intermittentEs la prolongation des droits au chômage d’au moins un an (la fameuse « année blanche »), mais également l’accès à un revenu décent pour les précaires de la culture, le respect des droits aux congés maternité, aux congés longue maladie, etc.

    Étendre et amplifier le mouvement

    Sans surprise, le pouvoir n’a rien à proposer, surtout pas le retrait de son projet néfaste sur l’assurance chômage. La ministre Bachelot s’est bien montrée aux premiers jours de l’occupation du théâtre de l’Odéon pour soutenir du bout des lèvres la possible réouverture des lieux de culture et lâcher un significatif « peut-être » sur la nécessaire « année blanche »… Cela avant d’effectuer un recul net et significatif sur toutes les questions !

    Le gouvernement refuse donc d’entendre les revendications des travailleurEs du spectacle et de la culture, comme c’est le cas pour l’ensemble des besoins de notre camp social. La situation devient de plus en plus difficile, avec l’installation dans la durée de la pandémie et ses conséquences, en particulier sur l’emploi et les conditions de travail. Pourtant le pouvoir continue son offensive contre l’ensemble de nos droits et la possibilité d’avoir des conditions de vie un minimum décentes pour touTEs.

    Face à lui, l’enthousiasme et le dynamisme des occupations n’ont pas dit leur dernier mot : la défense de revendications pour touTEs, contre le chômage et la précarité, pour l’accès aux droits sociaux minimum et le droit à vivre de son travail dans des conditions sanitaires satisfaisantes, pour le droit de décider collectivement et démocratiquement de nos vies, peut trouver un écho large.

    Convergeons vers les lieux d’occupation, et partout où cela est possible, multiplions-les ! Dans un contexte où la crise sanitaire pousse au repli sur soi et où le pouvoir, sans stratégie et dans l’improvisation constante, se montre totalement incapable d’y répondre, la lutte collective est pour nous « essentielle » !

  • Femmes en première ligne, femmes en lutte : le 8 mars, touTEs en grève !

    Ce lundi 8 mars 2021 a lieu dans un contexte de crise globale du système qui touche particulièrement les femmes. La grève féministe internationale, qui se construit depuis plusieurs années, prend d’autant plus d’importance pour combattre ce système dans toutes ses dimensions d’exploitation, de sur-exploitation des femmes et d’oppression sexiste, raciste et LGBTIphobe.

    La crise sanitaire a renforcé toutes les violences sexistes

    Avec la crise du Covid-19, les emplois qu’occupent très majoritairement les femmes, notamment dans le domaine du soin et de la santé mais aussi dans les services publics, sont en première ligne. Et comme les femmes sont aussi celles qui occupent les emplois les plus précaires (70 % des temps partiels, 3/4 des bas salaires), ce sont aussi les premières à subir les effets de la crise économique.

    Avec la pandémie, les violences ne se sont pas arrêtées, car les différentes phases de confinement et de couvre-feu n’ont fait qu’accroître les violences intra-familiales et au foyer, contre lesquelles le mouvement féministe s’est tant levé ces dernières années.

    Ordre moral et autoritarisme à l’offensive

    Dans le même temps, le renforcement de la famille traditionnelle (favorisé entre autres par la crise sanitaire et le confinement) s’accompagne d’une offensive réactionnaire déjà bien présente depuis plusieurs années. Le recul autour de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules ou les couples de femmes en est le dernier exemple. Pour les réactionnaires de tous bords, l’enjeu est de défendre et de maintenir l’idée (déjà dépassée dans les faits) d’un ordre moral et de la famille « traditionnelle ».

    Les cadres d’organisation collective sont difficiles à construire, à cause de la pandémie mais surtout à cause de l’État autoritaire. La loi sur le « séparatisme » accentue les attaques contre les musulmanes, mais aussi comme on l’a vu ces derniers jours contre l’université, en particulier contre les courants progressistes de la recherche. Et c’est l’extrême droite – qui peut se lâcher – qui en profite, progressant dans les sondages et les esprits...

    Pour un mouvement féministe radical et international, construire la grève !

    Depuis une dizaine d’années, un mouvement féministe de masse et extrêmement combatif se construit. Il pose la questions des violences structurelles de nos sociétés mais aussi celle du système capitaliste dans sa globalité. Parti d’Amérique Latine, relayé en Pologne, en Espagne… En Pologne, plusieurs journées de manifestation et de grève générale ont contraint le gouvernement ultra-catholique à reculer sur l’interdiction de l’avortement ! Ce mouvement met en son centre l’outil de la grève et avance la nécessité d'une lutte féministe à échelle internationale. Cet été, des militantEs zapatistes viendront du Chiapas (une région du Mexiquepour rencontrer « toutes les personnes qui luttent sur les cinq continents ». Leur délégation sera essentiellement composée de femmes dont les préoccupations sont aussi les nôtres : « La survie de l’humanité dépend de la destruction du capitalisme ».

    Depuis plusieurs années, l’appel à la grève des femmes se construit au niveau international afin de montrer que sans les femmes, le monde ne tournerait pas. Il y a un enjeu à faire vivre un mouvement féministe massif et populaire, ancré dans la lutte des classes, et qui soit aussi en capacité de faire le lien entre mouvements antiraciste, antifasciste, et LGBTI. La date du 8 mars doit être le début d’une riposte à la hauteur de ces enjeux : touTEs en grève et dans la rue ce lundi 8 mars !

  • « Islamo-gauchisme » : le pouvoir chasse à l'extrême droite !

    Difficile ces dernières semaines d’échapper, dans les médias, à la « polémique » suscitée par les propos de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, plus occupéà insulter la communauté universitaire et les musulmanEs qu’à se préoccuper de la situation dramatique que vivent les étudiantEs et les personnels du supérieur. Dénonçant des universités qui seraient gangrenées par le spectre de « l’islamo-gauchisme », elle a ainsi annoncé l’ouverture d’une « enquête » confiée au Conseil national de la recherche scientifique (CNRS)...

    « Aucune réalité scientifique »

    C’est pourtant ce même CNRS qui a tenu à lui répondre que le terme d’« islamogauchisme » « ne correspond à aucune réalité scientifique », rappelant que ce terme creux et flou prend ses origines dans le vocabulaire de l’extrême droite. Il renvoie aussi au sinistre spectre du « judéo-bolchévisme », synthèse de l’antisémitisme et de l’anticommunisme qui s’était diffusée partout en Europe au début du siècle dernier, particulièrement du côté de l’Allemagne nazie...

    Même si Blanquer parle d’un « fait social indubitable » et Vidal dun « ressenti », ils ont toutes les peines du monde à définir et assumer précisément ce qu’ils entendent par là. Et le CNRS de viser juste : il a tenu à « condamner avec fermeté celles et ceux qui tentent d’en profiter pour remettre en cause la liberté académique indispensable à la démarche scientifique et à l’avancée des connaissances, ou stigmatiser certaines communautés scientifiques »Le pouvoir tient bien à mettre en garde les universitaires sur ce qu’ils et elles auraient le droit de penser, de dire ou d’écrire…

    De la loi islamophobe au « débat » Darmanin-Le Pen

    Cette nouvelle offensive raciste intervient dans un contexte global islamophobe très agressif, entretenu par le gouvernement. Ainsi, la présentation et le vote de la loi contre le « séparatisme » à l’Assemblée nationale ont été le prétexte à toutes les lubies et déclarations racistes d’une majorité au coude-à-coude avec la droite, l’extrême droite et, malheureusement, une large partie de la gauche. Et en dernier lieu, c’est bien le Rassemblement national qui tire profit de ces surenchères.

    Ce n’est pas la première fois que ce gouvernement entend faire « barrage » à lextrême droite en lui empruntant ses thèses et sa politique, à l’image du lamentable « débat » télévisé entre Darmanin et Le Pen il y a deux semaines, au cours duquel le ministre de l’Intérieur s’est même vanté d’être plus dur que l’extrême droite...

    Faire reculer le racisme et l’autoritarisme

    Heureusement, la réaction du monde universitaire ne s’est pas faite attendre : tribunes, déclarations officielles révoltées émanant d’institutions de recherche ou de directions d’universités… La démission de Vidal est au centre des exigences, et les personnels de l’enseignement supérieur ont bien raison.

    Cette politique, c’est celle de tout le gouvernement, et la construction d’un rapport de forces, d’une capacité à se mobiliser, est une étape fondamentale pour le faire reculer. Cela veut également dire lutter contre l’extrême droite et la progression de ses idées, y compris dans une large partie des médias, qui portent eux aussi une part de responsabilité dans la légitimation des thèses les plus réactionnaires et racistes.

    Cette riposte commune doit se construire avec touTEs : personnels de l’éducation, organisations syndicales et politiques, associations antiracistes, collectifs musulmans… Il s’agit de combattre l’islamophobie d’où qu’elle vienne, des sommets de l’État ou de l’extrême droite la plus rance.

  • Brevets sur les vaccins, stop !

    Notre santé n'est pas un marché !

    En mai dernier, Macron déclarait vouloir « sortir le vaccin des lois du marché ». Aujourd'hui il en appelle à une « coordination mondiale sur la vaccination ». Une pure posture médiatique quand, à l'OMC, les représentantEs de la France, de l'Union européenne, soumis aux intérêts des trust pharmaceutiques, refusent d'accorder aux États pauvres une dérogation temporaire aux accords sur les droits de propriété intellectuelle, afin de produire ce dont ils auraient besoin.

    Des vaccins privatisés par les riches

    Dans le monde capitaliste, on ne partage pas, on s'approprie au nom du profit. Alors que la vaccination est un enjeu central de la lutte contre la pandémie, la concurrence des laboratoires de Big Pharma conjuguée à celle des États constituent un frein majeur à l'extension des traitements, provoquant une pénurie de vaccins à l'échelle mondiale. Une pénurie mortelle pour les populations concernées mais qui arrange les firmes, car elle leur permet en réalité de faire monter les prix. Les pays pauvres doivent attendre pour être servis : un seul pays d'Afrique, les touristiques Seychelles, a commencé la vaccination.

    Dans ce contexte, ce n'est ni Macron ni les autres dirigeants des pays riches, malgré leurs belles déclarations, qui peuvent inverser la tendance, tant ils sont au diapason des grands groupes pharmaceutiques. Ils préfèrent agiter la peur du gendarme et réprimer les libertés plutôt que de s'en prendre aux profits colossaux de ces grands groupes pour pallier la vacuité de leur politique sanitaire.

    Les vaccins anti-Covid, bien commun de l'humanité

    Il faut mettre un coup d’arrêt à la marchandisation de la santé par les grands trusts pharmaceutiques, déjà à l’origine de nombreux scandales sanitaires : Mediator, Dépakine… et qui constitue la première cause de défiance à l'égard des vaccins. Les vaccins autorisés, tout comme les médicaments, doivent devenir des biens communs.

    Pour cela, il faut mettre fin aux brevets sur les vaccins et réquisitionner les usines des grands trusts pharmaceutiques, car tant que ces vaccins et leur production ne seront pas une propriété collective, la contradiction fondamentale entre le capitalisme, la recherche du profit, et nos besoins vitaux va continuer de s'aiguiser au détriment de notre santé. Il faut notamment imposer une licence obligatoire gratuite pour que, partout dans le monde, il puisse être fourni des vaccins gratuits à toutes les personnes qui en ont besoin, et pas seulement à celles et ceux qui en auraient les moyens ! Imposons un contrôle de la population sur les accords, les brevets, les essais cliniques, la pharmacovigilance, pour des vaccins et traitements sûrs et bien testés. Et dans un souci de transparence totale, les résultats des recherches doivent être rendus intégralement publics.

    Mobilisation générale pour nos vies !

    Il y a urgence à ce que ces vaccins puissent être produits massivement et soient rendus accessibles à tous les peuples du monde, le plus rapidement possible, car pour beaucoup, c'est bien une question de vie ou de mort.

    Pour imposer cela, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, en nous appuyant sur les travailleurEs de la santé, de l'industrie pharmaceutique... Des initiatives commencent à se populariser. Ainsi, 46 organisations et plus d’une centaine de personnalités ont lancé un appel-pétition pour la réquisition des brevets sur les vaccins anti-Covid. Un appel qui vient renforcer l'initiative citoyenne européenne « Pas de profit sur la pandémie ».

    Ces appels constituent un premier pas dans la construction d'un large mouvement social contre les brevets des trusts pharmaceutiques, mais également pour opposer une réponse unitaire à l'ensemble de la politique sanitaire du gouvernement. Parce que nos vies valent toujours plus que leurs profits !

  • Dégageons Darmanin et toutes les politiques racistes et liberticides !

    Alors que les débats autour du projet de loi « confortant le respect des principes de la République » (plus connu sous le nom de loi contre le « séparatisme ») continuent cette semaine à l’Assemblée, le pouvoir met en avant le meilleur dentre eux, Darmanin, présenté comme leur arme secrète contre l’extrême droite

    Un pompier pyromane à l’Intérieur

    Le pedigree réactionnaire de celui qui a remplacé Castaner à l’Intérieur en juillet dernier nest plus à établir. Proche de Christian Vanneste, parlementaire poursuivi pour homophobie, Darmanin a marché avec La Manif pour tous dont il partage bien des positions. Il a été nommé à l’Intérieur alors quil est accusé par deux femmes davoir profité de sa position d’élu pour obtenir des faveurs sexuelles (la première plainte pour « abus de faiblesse » a été classée sans suite, la seconde pour « viol » et « harcèlement sexuel » est en cours d’instruction).

    En pleine mobilisation contre les violences policières, née dans le sillage de la mort de George Floyd, Darmanin s’est posé en rempart contre la prétendue « haine anti-flic », poussant lignominie jusqu’à dire quil s’étouffait quand on parle de « violences policières ». Sa réponse à ces violences de plus en plus contestées, cest « la loi de sécurité globale », c’est-à-dire le droit à la surveillance généralisée de la populationet linterdiction de filmer les actes des forces de police !

    Et pour saupoudrer le tout, la politique de Darmanin saccompagne de discours et dactes sans concession ni humanité pour les migrantEs, telle cette évacuation violente de la place de la République en novembre à Paris, où migrantEs et soutiens ont été violemment chassés dans les rues de la capitale.

    Non à l’islamophobie d’État !

    Pour qui en douterait, la loi « séparatisme » qui devrait être votée à l’Assemblée ce 16 février na pas grand-chose à voir avec le prétendu idéal républicain d’égalité entre touTEs. Ses principaux défenseurs, Darmanin en tête, ne sen cachent même plus, présentant le texte comme un « médicament » devant permettre de soigner un « pays malade du séparatisme, dont le premier dentre eux, le séparatisme islamiste qui gangrène notre unité nationale »…

    Sans surprise, au lieu de sattaquer au séparatisme qui gangrène l’égalité et les solidarités, celui des riches, le gouvernement dégaine une batterie de mesures ciblant les musulmanEs, tel cet article 4 fourre-tout qui permet toutes les instrumentalisations contre celles et ceux qui seraient accusés de « délit de séparatisme »…

    En toute logique, cette politique entraîne les surenchères les plus racistes et réactionnaires à droite et à l’extrême droite, Rassemblement national en tête : plafond dimmigration voté par le Parlement, délit dentrave à la fonction denseignantE

    Mobilisons-nous pour nos libertés et l’égalité des droits

    L’air du temps est nauséabond, comme le montre lattitude du Sénat qui, la semaine dernière, a rejeté l’article 1 de la loi bioéthique étendant la PMA (Procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux célibataires. Une véritable offensive contre les personnes LGBTI et l’égalité des droits.

    Décembre a été marqué par de vastes mobilisations contre la loi de sécurité globale, mobilisations qui ont continué ce mois de janvier. De ces politiques qui visent à contrôler nos vies, à réprimer toute contestation alors que la colère monte contre lincompétence de ce pouvoir à faire face à la crise sanitaire et sociale, nous nen voulons pas ! Pour lensemble de son œuvre, Darmanin devrait dégager et toute sa politique avec lui. Il est tout sauf un rempart à la menace dune extrême droite quau contraire il consolide et renforce. Pour nos libertés, contre lautoritarisme et le racisme, lheure est à la mobilisation de notre camp social et de ses organisations.

  • Crise sanitaire : contre ce pouvoir incapable, à nous d’imposer nos réponses, manifestons le 4 février !

    Face au rebond de l’épidémie, le confinement est de nouveau sur la table. Leur monded’après, c’est bien « travaille, consomme et tais-toi ! ». Il est plus que temps d’amplifier les mobilisations pour en finir avec l’incurie de ce gouvernement qui s’est planté à chaque étape de cette crise sanitaire, avec la gestion capitaliste de la pandémie (qui ne conduit à aucune autre issue qu’une privation de nos libertés pour maintenir les profits), pour obtenir des moyens afin d’assurer notre sécurité sur les lieux de vie et de travail.

    Face au virus, contre ce gouvernement, reprenons la main

    Les capitalistes, Macron et son gouvernement, ont continué à casser le service public de santé et, ayant perdu la main sur le traitement sanitaire de la pandémie, n’ont comme unique réponse que la gestion autoritaire de cette situation : confinements, couvre-feu, fermeture de tous les lieux de loisirs et de culture…

    A l’opposé, comme le montrent les multiples indicateurs tous au rouge (virulence des nouveaux variants, début d’engorgement des hôpitaux, développement de clusters y compris dans les établissements de santé…), il y a urgence à apporter des réponses sur le terrain sanitaire.

    Quoi qu’il en soit, nous devons continuer à nous mobiliser : on ne peut pas accepter que nos vies privées, sociales et politiques soient confinées, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît notamment pour les jeunes et les personnes âgées, et continuer à travailler comme si de rien n’était ! Pour ralentir la propagation du virus, il faut diviser par deux le temps de travail sans perte de salaire, arrêter les productions non essentielles, recruter massivement pour que les établissements scolaires puissent fonctionner en demi-groupes tout en assurant la présence des élèves à plein temps, permettre la vaccination massive, notamment de l’ensemble des personnels soignants et des salariéEs qui travaillent en présentiel.

    Mettre l’économie au service de la population

    Un an après l’arrivée de la CoViD-19 en Europe, les solutions envisagées par les gouvernements capitalistes n’ont pas changé. Incapables de fournir des masques au début, ils ont échoué tout autant dans la mise en place des dépistages comme de la vaccination. Cette succession d’échecs n’est pas due à leur incompétence. Elle est le résultat de l’incapacité des capitalistes à mettre la production, les grandes entreprises, l’économie, au service du plus grand nombre. Elle est également due à leur choix de sacrifier les services publics depuis plusieurs décennies.

    Une toute autre politique est possible :

    - En réquisitionnant toutes les entreprises qui ont un rôle face au virus : industrie pharmaceutique, production de tests, de virus, de masques ;

    - En refusant les brevets sur les vaccins, en assurant la transparence dans la recherche et l’évaluation ;

    - En ré-ouvrant 100 000 lits d’hôpital, en formant du personnel soignant et en réquisitionnant les cliniques privées et leurs personnels ;

    - En finançant massivement la recherche publique pour développer de nouveaux traitements et de nouveaux vaccins en toute indépendance de l’industrie pharmaceutique ;

    - En diminuant drastiquement le temps de travail et en associant la population à la prévention et à la réorganisation de la société face à l’épidémie.

    Ils ne confineront pas nos colères !

    La semaine dernière, des milliers d’étudiantEs ont commencé à se réunir, à manifester pour la réouverture de leurs universités dans des conditions sanitaires assurant la sécurité de touTEs. Dans la santé, l’éducation, l’énergie, les personnels se mobilisent pour défendre le service public. Ce samedi 30 janvier, nous continuerons la mobilisation contre les lois liberticides et racistes en cours d’adoption. Et le jeudi 4 février, l’ensemble du monde du travail est appelé à la grève pour défendre l’emploi et les salaires.

    Face à une épidémie qui n’est pas prête de s’arrêter, il est temps de regrouper nos colères pour rompre avec cette gestion capitaliste de la crise et nous organiser pour donner vie à une autre société, solidaire. Parce que nos vies valent plus que leurs profits, c’est toutes et tous ensemble que nous devons commencer à relever la tête !

  • Blanquer et le gouvernement ont raté leurs examens, qu’ils dégagent !

    La situation sanitaire ne cesse de se dégrader avec la diffusion massive des nouveaux variants anglais et sud-africain. Il y a de fortes chances que nous arrivions à une explosion des contaminations et à une saturation des hôpitaux à moyen terme. C’est le résultat d’une politique désastreuse de la part du gouvernement depuis maintenant plusieurs mois.

    Le profit avant tout !

    Depuis un an, chaque épreuve est lamentablement ratée par la clique au pouvoir : les masques et le gel, les tests, les moyens dans la santé, la campagne de vaccination... Systématiquement, le choix a été fait de sauver le privé, de faire des économies dans les services publics et dans les protections sanitaires, quitte à mentir à la population. Les mesures autoritaires et liberticides ont accompagné cette séquence du début à la fin, avec pour conséquence des atteintes graves à la liberté d’expression et la multiplication des violences policières. La politique vaccinale est guidée par le profit à court terme, au mépris des besoins réels, qui pourraient être pourvus si les brevets étaient levés et le vaccin produit à moindre frais par des entreprises publiques et vendu à prix coûtant.

    L’éducation n’échappe pas à cette faillite…

    La gestion de la crise dans nos établissements témoigne de cette politique. Les « heures Covid » semblent s’être perdues dans les méandres de l’administration, les protections manquent cruellement, le personnel de nettoyage en nombre insuffisant ne peut pas procéder convenablement à la désinfection et à l’aération des locaux, et la campagne de dépistage est déjà un lointain souvenir. On ne mène pratiquement plus d’enquête lorsqu’un cas est détecté, et les malades sont mis à l’isolement parfois plusieurs jours après l’apparition des premiers symptômes. Un seul mot d’ordre : tout-va-bien !

    Pire encore, sur le plan éducatif, depuis la mise en place des demi-groupes en lycée, la moitié des élèves n’ont tout simplement plus qu’un demi-emploi du temps, perdant ainsi beaucoup d’heures, le distanciel ne remplaçant que très mal de véritables cours. Aucune embauche n’a été faite pour suivre sérieusement l’ensemble des élèves et permettre d’accompagner celles et ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, sociales ou familiales.

    Mobilisons-nous ce 26 janvier et après !

    Cette journée de grève permet de se retrouver, de partager les réalités que nous vivons et de formuler ensemble des revendications. Dès demain, il faudra imposer :

    - une embauche massive de personnels d’enseignement, de vie scolaire, médico-sociaux, administratifs et techniques ;

    - un réel dédoublement des classes, avec une prise en charge de 100 % des heures en présentiel, une mise à disposition de locaux par les collectivités, et du personnel ;

    - une campagne générale de vaccination auprès de toute la communauté éducative ;

    - la mise à disposition permanente de masques, gel et tests gratuits.

    C’est le seul moyen d’éviter un reconfinement généralisé qui serait destructeur pour les élèves et les personnels et qui rendrait encore plus difficile l’accès à l’enseignement pour les plus précaires. Le gouvernement ne reculera que par la mobilisation de touTEs : c’est pourquoi il faut amplifier le mouvement le jeudi 4 février, journée de grève interprofessionnelle, afin de construire une alternative opposée termes à termes aux projets de Blanquer : embaucher (alors qu'il supprime 1880 postes), augmenter les salaires (et pas les heures supplémentaires), renforcer l’éducation prioritaire (au lieu de l’exploser) et abroger les réformes du bac et de la voie professionnelle (plutôt que de les imposer à marche forcée). Dès maintenant, discutons-en et préparons la suite en nous réunissant partout parce que, malgré la pandémie, une autre école est possible.

  • Contre la mise à mort de nos emplois, manifestons le 23 janvier et le 4 février !

    Sous prétexte de crise sanitaire, le patronat, avec l’aide du gouvernement, se lâche de manière inédite en livrant une guerre économique et sociale féroce à l’ensemble du monde du travail. Une nouvelle vague de destructions d’emplois est à l’œuvre. Sans une mobilisation importante de notre camp social, des centaines de milliers de personnes pourraient basculer à nouveau dans la précarité et la misère.

    Une véritable saignée sociale

    C’est sans étonnement que lors de ses vœux, Macron, le président des ultra-riches, n’a pas eu un mot pour les chômeurEs, les précaires, les jeunes, les salariéEs menacés par les licenciements et le basculement dans la pauvreté. Pourtant la séquence qui s’ouvre en ce début d’année annonce un nouveau carnage social, et contrairement à ce qu’on nous assène, ce n’est pas la crise sanitaire qui en est responsable mais bien le capitalisme.

    Pour continuer de dégager des profits maximums, les patrons ont exploité la crise du Covid pour réorganiser la production et l’économie en se servant des salariéEs comme variables d’ajustement. Les suppressions de postes continuent dans le secteur public et les licenciements se multiplient dans le secteur privé, facilités par l’arsenal juridique assoupli des ordonnances Macron et de la loi Travail. Aux procédures collectives de licenciements qui ont triplé depuis 2019, il faut additionner les fins de contrats, les ruptures conventionnelles, les fins de CDD, les compressions d’intérim. Et le taux de chômage des jeunes atteint aujourd’hui 20 %.

    Nous ne paierons pas leur crise !

    Pendant ce temps, les « corona-profiteurs », patrons et actionnaires, ont continué de se gaver d’argent public. 100 milliards versés dans le cadre d’un hypothétique « plan de relance », un véritable chèque en blanc sans aucune contrepartie, aucun contrôle. Les bénéfices des grandes entreprises du CAC 40, les dividendes, explosent et les fortunes des milliardaires s’envolent.

    À l’inverse de cette politique qui nous mène chaque jour davantage à la catastrophe, il faut imposer que c’est aux capitalistes de payer ! Pour cela, luttons pour la protection du monde du travail, par l’interdiction des licenciements, l’embauche des précaires, la réduction du temps de travail et son partage entre toutEs sans perte de salaire, l’augmentation des salaires et des minima sociaux, ainsi que le recrutement massif dans les services publics. Il faut également imposer une autre utilisation de l’argent public, fruit de notre travail, afin de faire fonctionner la société pour le plus grand nombre, et non pour l’avidité d’une minorité.

    Inverser le rapport de force

    L’urgence est de construire la convergence de toutes celles et tous ceux qui ne veulent plus payer la crise. Les mobilisations à venir constituent déjà des étapes importantes pour faire que la peur change de camp. A l’initiative des salariéEs du voyagiste TUI menacés de 600 suppressions d’emplois, manifestons le 23 janvier à Paris pour l’interdiction des licenciements et contre les suppressions de postes. Le jeudi 4 janvier à l’appel de différents syndicats, construisons la grève interprofessionnelle pour défendre l’emploi. Des échéances qui convergent et auxquelles viennent s’ajouter des journées de mobilisation sectorielle dans la santé, l’éducation ou l’énergie.

    Il faudra aller au-delà de quelques journées de grèves ou d’actions pour imposer des mesures d’urgence et mettre en échec la politique du patronat et du gouvernement. Plus largement pour en finir avec la mainmise des capitalistes sur la société, il est urgent de construire un front des résistances pour frapper touTEs ensemble !