NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 208
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La librairie La Brèche et le NPA ciblés par des groupuscules d’extrême droite...
Ce lundi, nous avons découvert que la librairie parisienne La Brèche, liée au Nouveau Parti anticapitaliste, avait été la cible de l’extrême droite.Des graffitis antisémites et sexistes ont été réalisés sur les murs extérieurs, traitant le NPA de « p*te à ju*fs / p*te à Soros », signés de deux groupuscules fascistes (GUD et Zouaves Paris).Ces dégradations s’inscrivent dans une longue série d’attaques commises par des groupuscules d’extrême droite contre le mouvement social : agressions violentes de militantEs et attaques de locaux associatifs ou politiques, mais aussi de librairies comme récemment avec une librairie autogérée à Montreuil.Cette année, les mêmes groupuscules néonazis ont également commis diverses agressions sexistes, racistes, LGBTIphobes.Les néonazis se sentent pousser des ailes, portés par les discours de haine des Zemmour, Le Pen et compagnie, mais aussi par tous les idéologues, éditorialistes et autres malfaisants d’extrême droite qui ont un accès permanent aux « grands » médias.Et le moins que l’on puisse dire est que ce ne sont pas les Macron, Darmanin et consorts qui font reculer ce phénomène, bien au contraire. À force de multiplier les politiques racistes et antisociales directement piochées dans le discours et le programme de l’extrême droite, le pouvoir contribue au développement de cette dernière.Le NPA condamne les dégradations dont la librairie La Brèche a été la cible.Les immondices qui ont été écrites rappellent ce qu’est, fondamentalement, l’extrême droite : raciste, antisémite, sexiste, homophobe, dégueulasse, dangereuse.C’est l’ensemble de la gauche sociale et politique qui a été visée ces derniers temps, et c’est donc à l’ensemble de la gauche sociale et politique de construire, dans l’unité, la nécessaire riposte antifasciste.Contre les groupuscules d’extrême droite. Contre les Le Pen et Zemmour. Contre le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, l’homophobie. Contre tous ceux, y compris au gouvernement et dans les partis dits « républicains », qui reprennent à leur compte et banalisent les idées d’extrême droite. Pour nos droits, nos solidarités, nos luttes collectives, nos lieux d’expression. No pasarán ! -
L'équipe du blog prend elle aussi des vacances...
Bonjour à toutes et tous.
l'équipe de blog du NPA 06 et 83
prend quelques jours de vacances.Rendez-vous prochainement.
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Marche unitaire le 23 septembre 2023 : pour la fin du racisme systémique, des violences policières pour la justice sociale et les libertés publiques...
Appel unitaire
Le meurtre de Nahel, tué par un policier à bout portant le 27 juin 2023 à Nanterre, a mis de nouveau la lumière sur ce qui doit cesser : le racisme systémique, les violences policières, et les inégalités sociales que creuse la politique de Macron. Une politique néolibérale imposée par des méthodes autoritaires, des lois sécuritaires et une doctrine du maintien de l’ordre décriée jusque dans les plus grandes instances internationales. Une politique régressive qui fait le lit de l’extrême-droite et piétine toujours plus nos libertés publiques, notre modèle social, notre avenir face à l’effondrement écologique.
En première ligne des victimes de ces choix politiques, les habitant·es, et notamment les jeunes des quartiers populaires et des territoires ultramarins, qui subissent de plein fouet l’aggravation de toutes les inégalités sociales dans un contexte économique d’inflation, de hausse des loyers, des prix de l’énergie et de politiques d'urbanisme brutales. Les réformes de la Macronie accentuent la pauvreté en durcissant notamment l’accès aux prestations sociales. La scandaleuse réforme de l’assurance chômage en est un exemple significatif alors que la précarité au travail augmente.
Les révoltes dans les quartiers populaires ne peuvent s’analyser que dans ce contexte global. Les habitant·es de ces quartiers, et notamment les mères isolées, pallient bien souvent seul·es les carences de services publics dont la destruction s’accélère de jour en jour.
A côté de cela, de nombreuses violences sont perpétrées contre les populations : délocalisation et destruction de l’emploi, évasion et fraude fiscale, mode de vie des ultras riches écocidaire, supers profits des multinationales, modes de production hypers polluants responsables de la crise climatique. Et pour cela, l’Etat laisse faire ! De plus, les populations racisées et/ ou issues des classes sociales défavorisées, des quartiers populaires, des zones rurales et périurbaines appauvries, des territoires ultramarins sont victimes de violences institutionnelles et systémiques, notamment policières.
La politique répressive de l'Etat est encore renforcée par le dernier remaniement ministériel, qui a élargi les compétences du ministère de l’Intérieur à la ville, l'Outre-mer et la citoyenneté. La répression s’étend avec toujours plus d’intensité et de violences policières, d’interdictions de manifester, contre le mouvement social et écologiste, comme lors de la lutte contre la réforme des retraites rejetée par l'immense majorité des travailleur-ses et leurs syndicats et à Sainte-Soline. La liberté associative, directement et indirectement, est de plus en plus mise en cause.
Cette situation est d’autant plus inquiétante que l’institution policière paraît hors de contrôle du pouvoir politique. Des déclarations factieuses de certains syndicats de policiers suite au meurtre de Nahel aux déclarations du Directeur général de la police nationale et à celle du Préfet de police de Paris ainsi que le ministre de l’intérieur, c’est l’institution policière qui aujourd’hui remet en cause l’État de droit, plutôt que de mettre fin à l’impunité des auteurs de violences policières.
Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités de quartiers populaires, de victimes de violences policières et partis politiques se mobilisent ensemble dans la durée pour la convergence des justices antiraciste, sociale et écologique, féministes et pour que cessent les politiques sécuritaires et anti sociales.
La crise démocratique, sociale, politique que nous traversons est très grave.
Nous ne pouvons accepter qu’il y ait encore d’autres morts comme Nahel, ou d'autres blessé.es, victimes des violences policières.
Nous appelons à reprendre la rue samedi 23 septembre, à organiser des manifestations ou d’autres initiatives sur tout le territoire, pour faire front ensemble contre la répression des contestations sociales démocratiques et écologiques, pour la fin du racisme systémique, des violences policières, et pour la justice sociale climatique, féministe et les libertés publiques.
Nous exigeons des réponses immédiates et dans l’urgence :
– abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;
– une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement
– le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;
– la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police ;
- Un plan d’investissement public ambitieux dans les quartiers populaires et sur l’ensemble du territoire pour rétablir les services publics, le financement des associations et des centres sociaux.
Marchons toutes et tous ensemble le 23 septembre !
Premières organisations signataires :
Collectifs/comités de quartiers populaires, de victimes de violences policières : Coordination pour la Défense des habitants des Quartiers Populaires, Coordination nationale contre les violences policières, Coordination nationale “Marche 40 ans”, Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre, Comité Justice pour Othmane, Collectif Justice et Vérité pour Yanis, Comité Justice pour Alassane, Collectif Stop Violences Policières à Saint-Denis, Comité vérité et justice pour Safyatou, Salif et Ilan, Mémoire en marche Marseille.
Organisations syndicales : CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Fédération Syndicale Étudiante (FSE), Mouvement national lycéen ( MNL ), L'Union étudiante.
Associations et autres collectifs : Alternatiba, ANV-COP21, Attac France, Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF), Coudes à Coudes, Dernière Rénovation, Droit Au Logement (DAL), FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s), Fédération nationale de la LIbre Pensée, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), Les Amis de la Terre France, La Révolution est en marche, Marche des Solidarités, Memorial 98, Planning familial, Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR), Association Stop Aux Violences d’État, Alternatiba Paris, Association Intergénérationelle de la Rabière (AIR-37), Association Naya (37), Association Nouveaux Souffle pour l'Insertion Sociale et Professionnelle (ANSIP-37).
Organisations politiques : EELV Europe Ecologie Les Verts, ENSEMBLE Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire, LFI - La France insoumise, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires ( FUIQP), Gauche démocratique et sociale (GDS), La Gauche Ecosocialiste, Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Nouvelle Donne, Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti Ouvrier Indépendant (POI), Révolution Écologique pour le Vivant (REV), Vivre Ensemble Solidaires en Métropole Tourangelle (VESEMT-37).
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15e université d'été du NPA : programme intégral...
C'est bientôt...
Programme complet ICI ! -
Construire l’alternative : oui, mais comment ? (Contretemps)...
Un forum politique national intitulé « Organisons pour construire l’alternative » s’est tenu le 2 juillet dernier à Paris, annoncé par un appel signé par 400 militant.e.s de la gauche radicale. Initié notamment par des membres d’Ensemble !, du NPA et de Rejoignons-nous, ainsi que des militant.e.s du mouvement social, ce forum avait pour objectif de « construire, à terme, une nouvelle force démocratique et pluraliste, pour la justice, l’égalité et la démocratie », la réunion du 2 juillet constituant « une première étape qui doit nous permettre de débattre ensemble des contours d’une nouvelle organisation à construire ».
Contretemps s’est entretenue avec Florence Ciaravola, membre de l’équipe d’animation nationale d’Ensemble !, Fabien Marcot, membre du groupe d’animation de Rejoignons-nous et Pauline Salingue, porte-parole du NPA, militant.e.s qui ont participé à l’introduction de ce forum 1. Les questions émanant d’une discussion collective de la rédaction de Contretemps portent sur les objectifs, perspectives et suites du forum, sur la situation sociale et politique dans laquelle il a eu lieu – notamment les récentes révoltes urbaines – ainsi que sur les questions, débats et choix stratégiques que pose le processus politique initié par cette rencontre.
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L'Anticapitaliste : la revue, numéro 148...
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L'Anticapitaliste : le journal, numéro 672...
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Justice pour Geneviève LEGAY ! Procès Violences policières...
Venez nombreuses.x soutenir Geneviève lors de ce procès !Lyon, à partir de 8 h 30, vendredi 13 octobre 2023Plus d'infos prochainementVoir ICI la publication initiale d'ATTAC 06Rappel des faits :Nice, place Garibaldi, le samedi 23 mars 2019 : A la veille de l’accueil en grande pompe du dictateur Chinois Xi Jinping par Emmanuel Macron, et en plein mouvement social des Gilets Jaunes, une foule clairsemée, moins nombreuses que les forces de l’ordre, se rassemble pour manifester son indignation.
À la manœuvre, mégaphone à la main, ceint de son écharpe bleu-blanc-rouge, le commissaire divisionnaire Rabah Souchi. qui, contre une foule pacifique, fera preuve d’une brutalité féroce.
Dès 11h, les premières arrestations commencent. Et, à 11h40, lors d’une charge à laquelle les gendarmes présents, quant à eux, refusent de participer, Geneviève Legay, 73 ans, gilet jaune et porte parole d’ATTAC 06, tombe au sol, le crâne fracassé.
Les street médics sont empêchés d’intervenir, puis… arrêtés.
Avec cinq fractures et un traumatisme crânien très grave, Geneviève est restée 48 heures avec son pronostic vital engagé. Ils ont dit à ses filles qu'elle allait mourir…
Alors que Geneviève reste plusieurs mois à l’hôpital, commence alors le feuilleton de l’affaire d’État Legay. On apprend que l’enquête sur cette agression a été confiée à Hélène Pedoya, qui n’est autre que la compagne de Souchi, et qui de plus était elle aussi présente ce jour-là pour assurer le supposé « maintien de l’ordre ». Alerté sur ce point, le procureur général de Nice, Jean-Michel Prêtre, assure dans un premier temps auprès de Mediapart « ne pas voir en quoi cela pose problème. » Il sera rapidement avéré que ce même procureur, qui avait affirmé que Geneviève n'avait « pas été en contact avec les forces de l'ordre », avait assisté à toute la scène depuis le centre du supervision urbain (CSU) et donc sciemment menti pour, dira-t-il, « couvrir » le président de la république. Les pouvoirs locaux évoqueront ensuite un « plot » qui serait responsable des blessures, quoique la flaque de sang dans laquelle baignait la militante n’ait pu être causée que par un coup de matraque adressé à la verticale. Et Macron enfoncera finalement le dernier clou en lui souhaitant « un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse ».
Geneviève, qui garde encore aujourd'hui de graves séquelles de cette agression, n'est pas seule à avoir subi des violences ce jour-là, l’après-midi a été très brutal aussi. Y compris donc à la manifestation de 14 h à la gare, qui était déclarée et acceptée, mais ça n’a pas freiné Souchi ; il les a fait poursuivre, il y a eu une oreille arrachée, une épaule démise…Justice pour Geneviève ! Justice pour toutes les victimes de violences policières !Contact : affairelegay@proton.meArticles Médiapart :
https://www.mediapart.fr/.../affaire-genevieve-legay-le... -
Ni ordre policier ni régression sociale : Partage des richesses, justice sociale !
Un remaniement ministériel et deux prises de parole plus tard, l’apaisement tant voulu par le président n’est toujours pas au rendez-vous en cette fin juillet.
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Qui nous protège de la police ?
En 2020, Darmanin suffoquait : « Quand j’entends le mot violences policières, personnellement je m’étouffe ». Ce dernier lundi 24 juillet, c’est le directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux qui déclarait que « savoir le policier en prison [l’empêchait] de dormir » après le placement en détention d’un policier marseillais dans le cadre d’une enquête sur des violences policières considérant « qu’avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison, même s’il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves dans le cadre de son travail ». Une déclaration qui suivait une véritable manifestation de policiers marseillais lors de la mise en examen de leurs collègues.
Cette réaction s’inscrit dans une dangereuse escalade des prises de position face à la multiplication des révélations des violences policières. Déjà, après la mise en examen du policier qui a tué Nahel, le syndicat Alliance se permettait de déclarer que « le policier, comme tout citoyen, a le droit à la présomption d’innocence », critiquant les réactions pourtant mesurées de Macron. Dans la foulée, ce même syndicat s’associait à l’UNSA Police dans un communiqué qui multipliait les expressions provocatrices : « Hordes sauvages », de « nuisibles », « chienlit » subie « depuis des décennies », « les policiers sont au combat car nous sommes en guerre. Demain nous serons en résistance et le gouvernement devra en prendre conscience ».
Il n’y a là rien d’étonnant dans une profession dont plus de 60 % des membres ont voté pour l’extrême droite lors de la dernière élection présidentielle. Si les magistrats directement concernés se replient derrière la légalité de la procédure et la possibilité de recours, leurs syndicats majoritaires s’inquiètent du fait qu’« un degré a été franchi dans la gravité et dans la remise en cause de l’institution judiciaire. »
Le plus inquiétant réside dans la discrétion des membres du gouvernement s’exprimant par tweet pour le pourtant expansif Dupont-Moretti, silencieux pour Darmanin. Emmanuel Macron, de son côté, affirmait lundi comprendre « l’émotion » des policiers.
En difficulté au Parlement, rejeté par le monde du travail, le pouvoir est dans l’incapacité de s’opposer aux dérives, qu’il favorise largement, d’un appareil policier plus que jamais sous influence de l’extrême droite et menaçant même de se dégager des lois de leur République.
Robert Pelletier