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NPA l'Anticapitaliste 06 et 83 : le blog - Page 83

  • À Alès, à Montpellier, comme ailleurs, ripostons dans l’unité à la violence de l’extrême droite !

    Vendredi 30 mai, une douzaine de fachos du Bloc montpelliérain (BM) ont attaqué le public, réuni en nombre en ce soir de féria, du Prolé, bar emblématique d’Alès et lieu de sociabilité militante historiquement lié au PCF. Après une première provocation en forme de repérage mercredi soir, les néo-nazis du BM sont revenus vendredi soir pour une action coup de poing avec des gazeuses, blessant une vingtaine de personnes. La Croix-Rouge et le SAMU ont dû intervenir, et un militant cheminot a été hospitalisé en urgence.

    Ce passage à l’acte violent du Bloc montpelliérain fait écho à l’agression d’un syndicaliste par ce même groupe, il y a un an lors de la fête des fanfares à Montpellier. Ce coup de force d’un groupuscule néo-nazi dans la région et ailleurs en France n’est pas le premier et doit nous faire prendre la mesure de la riposte à construire.

    Pendant que le RN se renforce électoralement, le gouvernement reprend la rhétorique de l’extrême droite, et le ministre de l’Intérieur n’hésite pas à remettre en cause l’État de droit. Et, tout en laissant agir impunément les groupes violents comme le Bloc montpelliérain, il compte bien dissoudre Urgence Palestine et La Jeune Garde, ce dernier à la demande du groupe Némésis

    Voilà autant de feux verts pour que les groupes d’extrême droite prennent confiance et passent à l’acte. Macron et ses ministres sont responsables de cette poussée violente de l’extrême droite.

    L’unité, telle est notre arme !

    Nous avons besoin de construire un front unitaire qui se dresse face à la fascisation en cours et tienne tête aux fachos d’où qu’ils viennent, des urnes ou de la rue. Un front qui les empêche d’accéder à de nouvelles positions institutionnelles et qui les fasse reculer. Qui redonne de la confiance à notre camp social en mettant en œuvre des pratiques d’autoprotection de nos événements politiques et de nos lieux de sociabilité, en tissant des réseaux de solidarité, qui puissent contester aux fachos leur occupation de la rue et la tenue de leurs initiatives. Le NPA-l’Anticapitaliste prendra toute sa part dans la construction d’un tel front.

    Le NPA-l’Anticapitaliste apporte tout son soutien aux blesséEs du Prolé et appelle à se joindre au rassemblement qui se tiendra lundi 2 juin à 18 heures, devant la sous-préfecture, à Alès.

  • Exigeons une carte de résident pour les personnes déplacées d’Ukraine !

    Le 14 mai dernier, les sénateurs et sénatrices ont adopté à la quasi-unanimité un projet de loi visant à « améliorer le dispositif de protection temporaire » activé dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine, qui octroie le droit au séjour et à l’emploi à ses bénéficiaires. 

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  • Ukraine en guerre, Ukraine en luttes…

    La résistance à l’invasion russe n’a pas effacé les divisions de classe au sein de la société ukrainienne. Les inégalités de nos sociétés capitalistes et le néolibéralisme brutal appliqué par le gouvernement Zelensky affectent considérablement la population d’Ukraine. Les classes populaires se battent alors sur un « double front », contre les politiques antisociales et l’agression impérialiste.

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  • C’est le retour de la TVA antisociale !

    La TVA sociale est la mesure phare du paquet de mesures d’austérité que François Bayrou va détailler début juillet. En effet, le gouvernement entend sabrer 40 milliards d’euros dans les dépenses sociales pour le budget 2026. L’idée est de faire financer la Sécurité sociale par une hausse de la TVA plutôt que par une hausse des cotisations sociales, c'est-à-dire plutôt que par une hausse des salaires.

    La TVA, impôts sur la consommation et source de la moitié des recettes fiscales de l’État français, est l'impôt le plus injuste qui soit ! En effet, son poids pèse sur les ménages les plus modestes car ils consomment tout leur revenu. Tandis que les ménages les plus riches épargnent une part importante de leur revenu et donc… échappent en partie à cet impôt ! Ainsi, plus le revenu des ménages augmente, plus la part de leur revenu payé en impôt diminue…

    L’enjeu de la mesure n’est pas la justice fiscale et sociale mais la protection du capital. Comme l’a déclaré Bayrou lors de l’annonce de son plan le 27 mai : « les entreprises doivent être mises à l’abri pour le long terme ». La hausse de la TVA est en fait un cadeau fait aux entreprises qui pourront ainsi verser moins de cotisations. Une hausse d'un point de la TVA rapporterait 13 milliards d’euros ? La belle affaire ! Ce sont 13 milliards d’euros qui n’iront pas dans les salaires ! En revanche, la hausse des prix, tout le monde pourra la ressentir en faisant les courses ! 

    Par ailleurs, les exonérations de cotisations sociales coûtent chaque année environ 80 milliards d’euros aux caisses de la Sécurité sociale. Somme qui est compensée, partiellement, par le budget de l’État, et qui constitue autant de recettes en moins pour l’école, la justice, la culture…

    D’autres choix sont possibles. Un point de cotisation sociale en plus rapporte entre 4,8 et 7,6 milliards d’euros ; 1 % d’augmentation des salaires, 4,9 milliards d’euros et 100 000 chômeurEs en moins ferait rentrer 2,4 milliards dans les caisses de la Sécu. L’égalité salariale hommes-femmes rapporterait, elle, 5 milliards d’euros.

    Les syndicats et l’ensemble des salariéEs doivent être vent debout contre ce nouveau vol organisé de notre salaire ! Contre l’étatisation de la sécu et son financement par l'impôt, le NPA-l’Anticapitaliste revendique une Sécu financée intégralement par les salaires et gérée à 100 % par les salariéEs ! Nous devons construire la riposte face à cette attaque contre notre camp social et construire un rapport de force qui permette d'imposer d’autres choix.

  • Arrêt des poursuites : la lutte antifasciste et la solidarité avec les migrantEs ne sont pas des délits !

    Mardi 27 mai, des membres du groupe d’extrême droite fémonationaliste Némésis ont tenté de perturber la tenue du meeting en solidarité des jeunes mineurEs isoléEs de Belleville à Paris. C’est grâce à l’action collective des militantEs sur place qu’elles n’ont pas pu aller au bout de leur action, et que le meeting a pu se tenir.

    Suite à la résistance de nos camarades, elles ont alors annoncé porter plainte. Depuis, deux militants ont été placés en garde à vue au commissariat du 13e arrondissement de Paris. Le premier le jour même, et le second, membre du NPA-l’Anticapitaliste et syndicaliste au SNES-FSU le soir du mercredi 28 mai, sur dénonciation de Némésis en marge d’un meeting contre l’islamophobie.

    Les deux camarades sont toujours en garde à vue à l’heure actuelle.

    Nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites et leur libération : la lutte antifasciste et la solidarité avec les migrantEs ne sont pas des délits ! 

    Face à la montée de l’extrême droite et aux attaques de plus en plus fréquentes de groupuscules fascistes qui n'hésitent pas à s’en prendre violemment à nos luttes et à nos militantEs, nous devons plus que jamais résister ensemble.

    Encore une fois, la police montre les liens étroits de collaboration qui existent entre elle et l’extrême droite. C’était déjà sous la pression de Némésis que Bruno Retailleau avait annoncé la dissolution du groupe antifasciste La Jeune Garde, il y a quelques semaines.

    Nous appelons à un rassemblement de soutien à nos camarades ce jeudi 29 mai à 11h00 devant le commissariat du 13e.

    Montreuil, le 29 mai 2025

    Communiqué unitaire : NPA-l'Anticapitaliste, les sections syndicales SNES-FSU, SN-FO-LC, SUD Éducation, CGT éduc’action du lycée Voltaire à Paris.