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Actualités internationales... - Page 5

  • Solidarité avec les habitantEs d’Alep bombardéEs !

    Depuis plusieurs jours les quartiers à majorité kurde de Sheikh Massoud, et Ashrafieh à Alep sont assiégés par des brigades de djihadistes intégrées à l’armée syrienne. Déjà soumis à un blocus, les populations civiles subissent désormais des bombardements. On compte déjà une dizaine de morts civils, dont des enfants. Les pénuries d’eau, d’électricité et de produits de premières nécessités annonce une catastrophe humanitaire. 

    Ces attaques se déroulent alors que les négociations pour l’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) semblaient avancer. Les FDS avaient d’ailleurs accepté d’évacuer ces quartiers d’Alep, n’y maintenant qu’une force de police, les Asayish.  

    Mais cela n’est pas du goût de la Turquie, qui revendique depuis longtemps la mainmise sur la ville d’Alep, en plus des provinces syriennes qu’elle a déjà annexées au nord d’Alep. La faiblesse du gouvernement d’Al Charaa qui n’a plus d’armée à part les bandes djihadistes, dont beaucoup de membres sont d’anciens combattants de Daesh, a des conséquences directes sur la population syrienne. Les massacres de civils Alaouites, les affrontements avec les Bédouins du sud en témoignent. Les efforts de l’AANES (Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie) et de la direction des FDS pour avancer vers une Syrie fédérale et inclusive se heurtent aux ambitions territoriales et politiques de la Turquie au nord du pays et celles d’Israël au sud.  

    Le NPA-l'Anticapitaliste dénonce l’agression contre les quartiers kurdes d’Alep et exige la fin immédiate du blocus et des bombardements contre les populations civiles.  

    Nous dénonçons la violence permanente de l’État Turc contre les kurdes.  

  • L’Ukraine ne cède ni aux intox ni aux pressions...

    Après presque quatre ans d’une très longue guerre, la société ukrainienne est épuisée, marquée par les deuils, les déplacements, l’angoisse permanente des alertes. La confiance dans les alliés faiblit, beaucoup savent que l’aide peut diminuer, que des compromis peuvent se faire sur leur dos. Mais loin de se résigner, la majorité des UkrainienEs rejette l’idée d’une paix imposée qui sacrifierait leur sécurité future ou légitimerait l’occupation. Les violences subies dans les territoires occupés renforcent leur détermination.

    Expropriations et intox à grande échelle

    Par décrets, l’administration russe veut rendre irréversible l’occupation des territoires ukrainiens. Terres agricoles, logements, entreprises sont confisqués et transférés à l’État russe ou à ses proches. En violation du règlement international des lois de la guerre, qui interdit l’appropriation de biens privés dans les territoires occupés, le droit russe s’impose, le rouble devient la monnaie de référence, les passeports russes une condition d’accès aux services de base. Par cette politique du « fait accompli », Moscou s’emploie à rendre toute négociation réelle impossible.

    L’annonce d’une attaque de drones contre une propriété de Poutine est une tentative grossière de manipulation. Kiev n’avait aucune raison de consacrer des forces à une cible sans aucun intérêt militaire. Depuis, Moscou n’a toujours pas fourni la moindre preuve et ne compte pas le faire. L’épisode sert à victimiser le pouvoir russe et à justifier la poursuite de la guerre face aux pressions de Trump — qui prend pour argent comptant les mensonges poutiniens.

    Sur le front, la guerre d’usure

    Malgré 150 000 combattants déployés dans le secteur de Pokrovsk, Moscou n’a pas réussi de percée stratégique majeure ni d’encerclement décisif depuis des mois, et l’armée ukrainienne tient, elle ne s’effondre pas. L’enjeu de la présence ukrainienne y est plus diplomatique que militaire. Les forces russes exigent la totalité du Donbass dans le cadre d’un accord de paix, la prise de Pokrovsk en serait le symbole. En ce début d’hiver, rien n’est joué. Pour Moscou, le maintien en état des réseaux logistiques sera prioritaire pour assurer un approvisionnement accru, en carburant et en vivres ; pour Kiev, l’intensification des bombardements sur les infrastructures routières et énergétiques constitue une menace grave.

    Les négociations de paix patinent

    Dans les prochains jours, plusieurs rencontres porteront sur les garanties de sécurité que les alliés peuvent apporter pour dissuader Moscou de l’attaquer de nouveau. Poutine ne cède ni sur la reconnaissance des annexions ni sur la neutralisation durable de l’Ukraine. Les propositions de l’administration Trump — par exemple celle d’une « zone économique libre » d’où Kiev aurait retiré ses troupes — créent une pression politique sur Kiev pour valider un partage territorial inacceptable. Le viol du droit international commis par Trump au Venezuela s’inscrit dans la logique appliquée par Poutine en Ukraine (et demain par la Chine à Taïwan ?) qui vise une répartition de « zones d’influence historiques » entre autocrates. De son côté, Zelensky a répété de façon claire que l’Ukraine ne céderait aucune partie de son territoire ni ne reconnaîtrait la souveraineté russe sur ces terres, y compris le Donbass ou la Crimée. Il refuse toute solution « imposée » par Washington ou Moscou si Kiev n’est pas à la table des négociations. Ces conditions constituent le cœur de la résistance du peuple ukrainien.

    Le groupe d’intervention Solidarité Ukraine du NPA

  • L’épuration ethnique de Gaza par des ONG et le Somaliland...

    À compter du premier mars, trente-sept ONG se verront interdire d’agir dans la bande de Gaza, alors même qu’elles constituent des ressources essentielles pour la population. Cette décision s’inscrit dans un projet global de privatisation et de militarisation de l’aide humanitaire. Elle poursuit un double objectif : le contrôle du récit et l’épuration ethnique, que vise explicitement le projet d’expulser les GazaouiEs vers le Somaliland.

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  • Solidarité avec le peuple vénézuélien contre l’agression impérialiste !

    Des bombardements, des tirs, au moins 80 morts, l’arrestation et l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse... L’attaque militaire des États-Unis au Venezuela marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples. Après le Venezuela, à qui le tour ? La Colombie, qui a dénoncé l’attaque ? Cuba, qui se dresse contre l’impérialisme américain depuis la révolution castriste en 1959 ? L’Iran, déjà attaqué en juin dernier ? La démocratie ne s’impose pas par les bombes – l’Irak ou la Libye en sont la preuve. Contre l’ingérence américaine, seule l’autodétermination des peuples peut ouvrir une issue émancipatrice.

    Une intervention impérialiste assumée

    Uruguay, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Guatemala, Salvador, Chili… presque tous les pays latino-américains ont été, dans un passé pas si lointain, victimes de coups d’État orchestrés par la CIA. Synonymes d’assassinats de militantEs politiques et de syndicalistes, de massacres, de disparitions, de tortures, de viols, d’enlèvements de nourrissons, il s’agissait alors d’interventions secrètes. 

    En 2026, Trump assume ouvertement ses actions et ses motivations. Ce sont les forces armées américaines qui interviennent directement pour renverser Maduro. L’objectif affiché est le contrôle des immenses réserves pétrolières du pays, les plus importantes de la planète.

    Ni la paix, ni la démocratie 

    Il n’y a même plus d’alibi démocratique. Trump estime que l’opposante d’extrême droite Maria Corina Machado, qui lui a pourtant dédié son prix Nobel de la paix, « ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays ». Il est donc prêt à laisser le régime en place, à condition que sa nouvelle dirigeante, Delcy Rodríguez, se soumette à ses exigences. Et celle-ci promet en effet l’ouverture du secteur pétrolier aux compagnies américaines, tout en renforçant le contrôle militaire sur la population.

    Montée du fascisme

    L’offensive impérialiste se combine avec une montée du fascisme dans la région, mais aussi aux États-Unis. Le soutien de Trump à Milei en Argentine, à Kast au Chili, à Bukele au Salvador, s’articule à une politique intérieure de plus en plus autoritaire, marquée par le non-respect flagrant des lois fédérales et par une répression croissante du mouvement social – en premier lieu de la solidarité avec la Palestine.

    Solidarité avec le peuple vénézuélien

    Les classes populaires du Venezuela ont déjà trop souffert des politiques répressives du régime Maduro et de la crise économique aggravée par les sanctions américaines. L’ingérence politique, économique et militaire directe des États-Unis ne fera qu’aggraver la situation. 

    Le NPA-l’Anticapitaliste ne soutient pas le régime de Maduro, mais le peuple vénézuélien et son droit à l’autodétermination. C’est au peuple vénézuélien de décider s’il doit emprisonner ou non Maduro, et non au gouvernement américain.

    Nous exigeons donc le retrait des troupes américaines du Venezuela et des Caraïbes, la levée des sanctions. L’attaque contre le Venezuela est une expression du nouvel impérialisme américain : elle annonce d’autres agressions.

    Nous appelons à construire des cadres unitaires de solidarité avec le peuple vénézuélien, et plus largement contre les impérialismes.

  • Algérie : Pour la libération de Lyes Touati...

    Lyes Touati, membre du Parti Socialiste des Travailleurs (parti suspendu depuis 2022), est également un militant associatif très engagé dans sa ville natale d’Aokas. Présent dans l’ensemble des luttes relevant de l’intérêt général, il s’est notamment investi dans les combats environnementaux, en particulier pour la préservation de la bande boisée d’Aokas, la délocalisation de la décharge publique et la mise en place d’une déchèterie. Lors de l’épidémie de Covid-19, il a initié un collectif citoyen chargé de collecter des fonds, contribuant ainsi à l’acquisition d’une centrale à oxygène pour l’EPH d’Aokas, ainsi que de matériels et de médicaments indispensables aux malades en situation de détresse.

    Des engagements exemplaires

    Son engagement social se manifeste également par son soutien constant aux grèves syndicales dans le secteur de l’éducation. Il a notamment appelé à prendre en compte les revendications légitimes des lycéenNEs et collégienNEs lors de leurs mobilisations l’an passé, en défendant l’écoute, le dialogue et le débat avec ces élèves. Il soutient par ailleurs de manière infatigable les luttes des travailleurEs.

    Figure majeure du Hirak de 2019, Lyes Touati a, dès la première semaine du mouvement, appelé à son auto-organisation sous le mot d’ordre d’assemblée ­constituante.

    Militant anticapitaliste et anti-impérialiste assumé, il défend ouvertement des positions antisionistes et anti-­impérialistes concernant les questions ­palestinienne et sahraouie.

    Des accusations absurdes

    C’est pourtant dans ce contexte militant que Lyes Touati a été arrêté le 14 décembre dernier, puis placé sous mandat de dépôt à compter du 16 décembre, sur la base d’une accusation surréaliste d’appartenance au MAK — qui constitue l’exacte antithèse des idéaux qu’il incarne et des luttes qu’il mène depuis des années.

    Dès le 17 décembre, ses avocats ont déposé une demande de remise en liberté provisoire, rapidement suivie d’une large vague de soutien et de témoignages saluant son parcours militant, aux niveaux local, national et international. Toutefois, le 30 décembre, la chambre d’instruction a rejeté cette requête et maintenu Lyes Touati sous mandat de dépôt.

    Par cette accusation, Lyes Touati encourt une peine de prison allant de 5 à 10 ans, alors même qu’aucun élément ne permet d’en établir la véracité ni le fondement, tant sur le plan juridique que politique. Il assume pourtant clairement et publiquement son anticapitalisme et son anti-impérialisme, que le juge d’instruction semble refuser de prendre en considération. Sa dernière publication sur Facebook, datée du 13 décembre, la veille de son arrestation, n’était d’ailleurs autre que la célèbre citation du préambule du Manifeste du parti communiste : « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ».

    Liberté pour Lyes !

    Une pétition d’initiative locale a d’ores et déjà recueilli plus de 1 500 signatures. Elle témoigne de la reconnaissance de la probité morale et politique de Lyes Touati et constitue un rejet net des accusations infondées ­portées contre lui.

    La mobilisation de solidarité doit se poursuivre pour obtenir sa libération. Faisons signer la pétition, sollicitons des rendez-vous auprès des ambassades et contribuons à démontrer que Lyes est un militant anti-impérialiste et pro-Palestine reconnu, qui n’a rien à faire en prison. 

    CorrespondantEs

    Pour signer la pétition, cliquer ici

  • Ni Guide ni Shah : soutien au soulèvement des peuples d’Iran !

    Le soulèvement en cours en Iran articule revendications sociales, égalité des droits et rejet de la dictature. Face à la répression du régime et aux tentatives de récupération impérialistes et monarchistes, la mobilisation ouvre une nouvelle séquence à fort potentiel révolutionnaire.

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  • Yankees Go Home ! Non à l’agression impérialiste contre le Venezuela !

    Ce matin, le Venezuela a été frappé par plusieurs bombardements étasuniens. Les frappes – menées à l’aube, visant des bases militaires, mais aussi des zones civiles – ne laissent aucun doute sur la nature de l’opération. Il s’agit d’une agression impérialiste ouverte et assumée, dont l’objectif est d’imposer un changement de régime par la violence et d’exercer un contrôle direct sur le pays, alors que le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole de la planète.

    Sur son réseau social, Donald Trump se félicite que le président Nicolás Maduro et sa compagne Cilia Flores aient été « capturés puis exfiltrés » de force hors du pays par l’armée des États-Unis au « cours d’une opération militaire de grande envergure ». Après des années de sanctions illégales et de multiples tentatives de déstabilisation, après des semaines de pression militaire dans les Caraïbes et le déploiement d’une importante armada et plus de 15 000 soldats aux portes du Venezuela, Donald Trump franchit ainsi un nouveau seuil. Cette stratégie vise à soumettre le Venezuela et à envoyer un message de menace à tous les peuples latino-américains.

    Face à cette nouvelle offensive impérialiste brutale, l’urgence est à la construction d’une mobilisation large et unitaire en défense du droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien. Nous appelons à la constitution d’un mouvement de résistance anti-impérialiste et de solidarité internationaliste avec le Venezuela et toute l’Amérique latine.

    Nous exigeons l’arrêt immédiat de toute agression militaire et la fin des sanctions criminelles contre le Venezuela, le retrait des troupes étasuniennes des Caraïbes, la fin de toutes les stratégies interventionnistes de Donald Trump dans la région (militaires, économiques ou électorales).

    Si nous avons affirmé à plusieurs reprises notre rejet de l’autoritarisme de Nicolás Maduro et notre soutien aux camarades des gauches sociales et politiques qui luttent au Venezuela à la fois contre ce régime et contre les droites pro-impérialistes, nous réaffirmons haut et fort que c’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir. La démocratie ne peut pas s'imposer par l'intervention militaire extérieure d'un État impérialiste, et encore moins en bombardant la population civile. 

    Yankees Go Home ! Non à cette agression impérialiste ! Pour le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien !