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Actualités internationales... - Page 2

  • Sortir de la guerre mais pas à n’importe quel prix...

    En ce début d’hiver, l’endurance du peuple ukrainien, après 4 ans d’une guerre totale, est mise à rude épreuve sous la double pression des attaques russes et de la « diplomatie » au forceps d’un Trump visant le « prix Nobel de la paix ».

    À Koupiansk et Pokrovsk dans le sud-est, les combats se poursuivent et les contre-offensives ukrainiennes neutralisent l’armée russe. Le bombardement des infra­structures énergétiques et des centres urbains vise à condamner à un hiver sans chauffage ni électricité la population qui, pour y faire face, reste solidaire et multiplie les combines. Dans les territoires occupés, l’obligation d’un passeport russe pour bénéficier des services sociaux, la conscription forcée et l’embrigadement des enfants se poursuivent. Une grave crise politique, liée à la corruption des cercles proches du pouvoir, déstabilise le gouvernement de Kyiv dans les négociations.

    Des « plans de paix » trumpistes

    Les forces russes ont conquis, depuis la fin 2022, moins de 1 % du territoire ukrainien, au prix de pertes immenses. Mais Poutine valorise au maximum ces avancées pour les consolider via la diplomatie trumpiste. Les États-Unis exercent une pression continue sur l’Ukraine (dépendante de leurs moyens de renseignements pour anticiper les attaques russes) et mènent des négociations directes avec le Kremlin. Trump veut contraindre Zelensky et la ­population ­ukrainienne à abandonner une partie de leur territoire, dont des zones non conquises par les forces russes et stratégiquement vitales dans l’oblast de Donetsk. L’Ukraine devrait céder sa « ceinture de forteresse », la principale ligne défensive fortifiée depuis 2014. Les positions russes le long des zones frontalières de Donetsk-Kharkiv et de l’oblast de Donetsk-Dnipropetrovsk fourniraient un point de lancement bien plus avantageux que les lignes actuelles pour une future ­offensive russe. 

    Forcer la capitulation, soumettre les peuples

    Pour consolider le soutien occidental et son propre régime, Zelensky s’est dit prêt à organiser des élections présidentielles et un référendum sur le contenu des négociations de cessez-le-feu, si les conditions de sécurité sont garanties. Il est prêt à accepter une zone démilitarisée si son périmètre et les garanties sur son respect empêchent la cession définitive de territoires. Toute cession se heurterait à une forte opposition de la population, certes épuisée et meurtrie, mais viscéralement attachée à l’intégrité de l’Ukraine.

    La brutalité de Trump fait écho au cynisme de Poutine. Ils partagent les mêmes idéologies réactionnaires que les extrêmes droites européennes. Les discussions autour des concessions territoriales ne sont que des leurres face aux objectifs poutiniens de partage des zones d’influence « historiques » entre grandes puissances et de marchandage entre elles sur le dos des peuples. Quant à Trump, il veut soumettre les peuples aux intérêts économiques des mastodontes de la tech et gagner le Nobel d’une paix impériale, de l’Ukraine à la Palestine.

    Soutenir la société civile ukrainienne

    La complicité des deux brigands fascistes est aujourd’hui si manifeste qu’il est difficile de comprendre pourquoi la solidarité, y compris le soutien à la résistance armée ukrainienne, pose autant de difficultés à tant de forces de gauche. Si l’urgence est de combattre le fascisme, la montée d’une extrême droite autoritaire et prédatrice, pourquoi ne pas se battre contre ceux qui en sont les principaux promoteurs ? C’est une condition essentielle de crédibilité quand on est aux côtés des mouvements sociaux et démocratiques, syndicaux, féministes, LGBT, écologistes ukrainiens, russes et biélorusses.

    Washington et Moscou sont dans le même camp, celui des forces réactionnaires qui se battent contre l’autodétermination des peuples, contre les revendications des travailleurEs et contre toutes les luttes d’émancipation. La défaite de l’Ukraine renforcerait toutes les forces anti-­ouvrières et anti-démocratiques. 

    Groupe intervention Ukraine

  • Retour du Pinochetisme au Chili !

    José Antonio Kast a emporté le deuxième tour de l’élection présidentielle chilienne avec 58,30% des suffrages, ce dimanche 14 décembre.

    Ce fils d’un sous-officier allemand membre du parti Nazi, dont la famille a été une actrice de premier plan des horreurs du pinochetisme, signe ainsi le retour de l’extrême-droite au pouvoir, cette fois par les urnes, et dans le cadre d’un nouveau système de vote obligatoire, 35 ans après la fin de la dictature.

    Il s’impose dans toutes les régions du pays face à Jeanette Jara, candidate unitaire d’une large coalition progressiste, elle-même étant issue du Parti Communiste Chilien, et ex- ministre du Travail du gouvernement sortant de centre-gauche de Gabriel Boric.

    L’accession au pouvoir de Kast, dans un parlement largement sous hégémonie des droites et extrême-droites, s’est construite sur la base d’un agenda politique ultra-sécuritaire, xénophobe, anti-communiste et misogyne, incriminant notamment les femmes, les migrant·es, les militant·es et les peuples autochtones comme responsables de tous les maux du pays.

    Il a aussi été porté par le déploiement d’une intense campagne de quelques grands groupes médiatiques conservateurs qui dominent tout le champ de l’information au Chili. Admirateur de Pinochet, Kast, allié avec la droite conservatrice qui s’est empressée de lui donner son soutien, souhaite imposer une violente radicalisation du néolibéralisme chilien (pays déjà modèle en la matière), mais aussi un agenda profondément réactionnaire au service des classes dominantes du pays andin. Et il sera prêt à recourir à tout l’arsenal répressif de l’Etat chilien pour y parvenir.

    Cette élection s’inscrit dans une séquence politique et de luttes particulièrement intense.

    La force propulsive du grand soulèvement populaire débuté en octobre 2019 est encore dans tous les esprits, même si elle n’avait finalement pas conduit à la chute du gouvernement Sebastián Piñera (droite), ni réussie à déboucher sur une bascule durable des rapports de classe.

    La victoire présidentielle du Front Large de Gabriel Boric en 2021 a été permise pour cette poussée par en bas. Elle s’est aussi caractérisée par le pari d'essayer d'offrir une issue institutionnelle à cette énergie tout en l’inscrivant dans un pacte pour une « paix sociale et une nouvelle constitution », accepté par les élites du pays effrayées par la puissance d’octobre.

    L’élan réformiste de la coalition de gauche, minoritaire au parlement et assez peu ancrée dans le mouvement social, a été stoppé par l’échec cuisant du référendum constitutionnel de 2022, facilitant une ré-orientation progressive vers « l’extrême-centre » en cogouvernant avec les sociaux-libéraux.

    De fait, les réformes les plus emblématiques (passage à la semaine à 40h, augmentation du salaire minimum, lois sur les droits des femmes) ou les tentatives de refonte du système de retraite et de la fiscalité, ont pu être réalisés en faisant d’importantes concessions au patronat et à une opposition revigorée, tandis que l’agenda sécuritaire du gouvernement, la signature de traités de libre-échange (TPP) et l’instauration de l’Etat d’exception en pays Mapuche ont marqué des ruptures avec les engagements de campagne.

    Cette nouvelle défaite au Chili doit alerter les forces de gauches et antifascistes partout dans le monde.

    Un à un, les pays tombent sous la coupe de pouvoirs d’une extrême-droite fascisante et autoritaire. En Amérique Latine, boosté par le retour aux manettes de Trump et son offensive impérialiste dans la Caraïbe, le constat est particulièrement alarmant.

    Quelles que soient les leçons qu’on tire collectivement de ces échecs, il y a urgence à bâtir un véritable front antifasciste international, construit dans l’unité et capable de répondre aux aspirations populaires dans un monde capitaliste en crise.

    Le NPA s’engagera dans les initiatives de solidarité internationale pour le Chili et l’Amérique latine aux côtés des forces sociales et politiques qui partagent cette même nécessité.

    Nous souhaitons adresser toute notre solidarité aux habitant·es du Chili qui vont désormais devoir faire face à un pouvoir particulièrement inquiétant et dangereux.

    En particulier à toutes celleux qui seront très certainement ses principales cibles : les minorités, les femmes, les migrantEs, les militantEs, les syndicalistes et les peuples autochtones mobilisés. Notre courant politique, qui a accueilli de nombreuSEs militantEs chiliens fuyant la dictature de Pinochet par le passé, répondra à nouveau présent.

  • Algérie : Liberté pour Lyes Touati et toustes les prisonnierEs politiques...

    Le militant Lyes Touati, membre du Parti socialiste des travailleurs, a été arrêté hier à Aokas (Algérie) et placé en détention préventive. Nous ne connaissons pas les raisons de cette arrestation, ni les faits qui lui sont reprochés.

    Cette arrestation fait suite à un harcèlement policier de longue date contre lui. Il a notamment été condamné à 6 mois de prison ferme et 10 000 dinars algériens d’amende pour avoir posté sur Facebook une citation de La Boétie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Il est également régulièrement convoqué par la police sans raison sérieuse.

    Régulièrement, en Algérie, des militant·es sont accusé·es d’atteinte à la sécurité du territoire ou de collusion avec l’étranger, dans un amalgame avec les actions du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, qui vient, ce dimanche, d’autoproclamer l’indépendance de la Kabylie .

    Il n’existe aucun lien entre le MAK, qui est par ailleurs soutenu par le pouvoir de l’État du Maroc et qui soutient Israël, et notre camarade Lyes Touati .

    Le NPA-L’Anticapitaliste, dans la lignée de notre courant politique, la IVe internationale, qui a montré sa solidarité politique et concrète lors du combat pour l’indépendance de l’Algérie, revendique la libération immédiate de notre camarade et l’abandon des poursuites contre lui et tou·tes les détenu·es d’opinion.

  • Tuerie à Sydney : l'antisémitisme une fois de plus meurtrier...

    Au moins seize personnes ont été tuées et plus d'une quarantaine blessées dans une fusillade à Sydney, en Australie, ce dimanche 14 décembre 2025. Cette tuerie antisémite visait des Juifs et Juives lors du premier jour de la fête juive de Hanouka sur la plage de Bondi. Nous adressons nos pensées et notre solidarité aux proches des victimes décédées et aux personnes blessées. 

    Cet attentat, dont les auteurs se revendiqueraient de l'organisation « État islamique » (Daesh), cherche à faire peser sur toute la diaspora juive une menace pour sa sécurité, sa liberté de culte, sa visibilité dans l'espace public. 

    L'antisémitisme, loin d'avoir disparu, continue de structurer profondément la société. Des idéologues racistes utilisent le contexte international pour l'alimenter encore, incitant aux violences.

    Avec le génocide à Gaza, l'impunité d'Israël, la manière dont la lutte contre l'antisémitisme est dévoyée pour justifier ce génocide et l'islamophobie, nous sommes vraisemblablement dans une longue vague de complotisme antisémite et de violences antijuives à laquelle il faut répondre.

    Contrairement à ce qu'affirment celles et ceux qui nient ou minimisent son importance, l'antisémitisme a des effets sur les Juifs et Juives, jusqu'à menacer leurs vies.

    L'instrumentalisation abjecte de cet attentat par le gouvernement israélien, qui fait du soutien au peuple palestinien la cause de l'antisémitisme, doit être dénoncée. Il faut combattre résolument l'assimilation des personnes juives à l'État colonial israélien, voulue aussi bien par le sionisme que par les idéologues antisémites.

    L'antisémitisme n'a rien à voir avec la solidarité envers le peuple palestinien ; il la dessert au contraire. Il faut refuser la mise en concurrence des différentes victimes du racisme, qui fait elle-même partie du système raciste. Nous rappelons que l'antisémitisme est contre-révolutionnaire, en ce qu’il remplace la critique du système capitaliste et de l’impérialisme par une vision complotiste du monde.

    Le NPA-l'Anticapitaliste est engagé dans le combat politique contre le système raciste dans son ensemble et donc contre toutes les formes de racisme – dont l'antisémitisme – et de colonialisme – dont le sionisme. Seule une réponse politique émancipatrice, solidaire et égalitaire, antiraciste et anticapitaliste, permettra d'en finir avec le complotisme et les violences racistes. 

  • Palestine : Le colonialisme porte en lui l’écocide...

    Réduire le génocide à une seule accumulation de morts humaines est insuffisant : le colonialisme porte en lui un projet génocidaire qui comporte aussi une dimension écocidaire. L’écocide, c’est la destruction intentionnelle des écosystèmes : dévastation et contamination des terres agricoles, accaparement des ressources vivrières, extractivisme, contamination de l’eau.

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  • Le régime poutinien ne tient que par la guerre...

    Poutine et ses affidés, confortés par le soutien de Trump, répètent qu’ils n’ont aucune intention de reculer : leur objectif reste la capitulation totale de l’Ukraine. Pourtant, dans le débat politique, c’est encore trop souvent sur les UkrainienNEs et leurs alliés qu’on fait porter peser la responsabilité de l’expansionnisme militaire russe.

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  • COP30, un échec de plus !

    Fiasco, douche froide, vide abyssal, les réactions sont unanimes : la COP30 n’a servi à rien.

    Pire, elle a dévoilé le double discours des principaux dirigeants de la planète et des lobbys de tout ce qui compte comme climato-­obstructeurs (ils connaissent depuis longtemps l’impact des nouvelles conditions climatiques mais font tout pour empêcher les actions efficaces).

    Aucun engagement contraignant

    Le document final ne comporte aucune référence directe à l’élimination des combustibles fossiles, ni engagement contraignant, ni calendrier clair pour répondre à l’urgence climatique. La part des fossiles dans les émissions de GES est supérieure à 80 %, ce qui en fait la cause principale à traiter.

    La pression extractiviste sur les territoires les plus fragiles (forêts, bassins d’eau, populations autochtones, communautés rurales, etc.) va continuer, au nom de la « transition énergétique » ou des « intérêts économiques ».

    L’agrobusiness est gâté : la création d’un fonds pour les forêts tropicales masque mal les effets délétères de l’accord commercial UE-Mercosur qui facilitera l’accès au marché européen de leurs matières premières, bœuf, poulet, soja, sucre et éthanol, les plus grands facteurs de déforestation en Amazonie.

    Le financement climatique, ciblé et injuste, donne la mesure du cynisme ambiant. Les pays les plus exposés aux effets du climat seront les moins aidés, accentuant les dynamiques d’injustice climatique.

    La France, dont la délégation comprenait Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, donne le ton : les financements se font sur la base de prêts pas plus avantageux que ceux du marché et Paris refuse d’engager de nouvelles dépenses. « Ce n’est plus du financement climatique : c’est un business », déplore une activiste.

    Toustes se battent contre un même ennemi

    Avant et pendant la COP30, de nombreuses initiatives ont mobilisé peuples autochtones, communautés vulnérables, jeunes activistes, partis et syndicats qui rejettent les « fausses solutions » (marchés carbone, bioéconomie imposée, etc.) au seul profit des multinationales. Ces luttes incarnent la résistance à la prédation écologique, à l’injustice climatique et aux politiques néocoloniales qui s’accompagnent d’une militarisation à marche forcée et d’une répression forte contre celles et ceux qui défendent l’environnement.

    Toustes se battent contre le modèle extractiviste qui surexploite les biens communs et s’approprie des territoires. Ce réseau ne se limite pas à l’exploitation minière ou pétrolière ; il englobe l’agro-industrie, les biocarburants et les mégaprojets ­énergétiques qui consolident un modèle de dépendances.

    Le renforcement des réseaux transnationaux est essentiel pour faire face au pouvoir des multinationales et avancer vers un horizon de vie digne et de justice climatique : nos territoires ne se négocient pas, ils se défendent !

    Comme le disent nos camarades brésilienNEs, il faut mettre fin dès maintenant à la marche destructrice de la « croissance » capitaliste. Un nouveau cap est de plus en plus urgent. Le monde sera écosocialiste ou ne sera pas !

    Commission nationale écologie